vendredi 6 juillet 2018

Chronique : Meg, En eaux troubles - Steve Alten (Pygmalion)


Une fois n'est pas coutume, je vais faire un petit préambule avant de parler du contenu.
Celles et ceux qui me suivent sur le net connaissent ma passion pour les romans de Steve Alten.
Cela fait quelques années que je prêche la bonne parole auprès des éditeurs avec qui je suis en contact, pour qu'ils reprennent la traduction de la série abandonnée il y a presque 20 ans par les éditions du Rocher, après la traduction des tomes 1 et 2, respectivement Mégalodon et La Terreur des abysses. Quand on sait que le premier a été publié en 1997 et le second en 2000, si on voulait à l'époque planter le lancement de cette série prometteuse, il ne fallait pas faire autre chose qu'attendre 4 ans pour publier la suite...
Bref, depuis 2014, j'ai eu l'occasion de faire le tour des maisons d'éditions avec mes trois fiches de lecture (Meg, La Terreur des abysses et le tome 3 inédit en France, Primal Waters). Personne n'était intéressé. Dommage, mais dès qu'une occasion se présente, j'en parle.
En aout 2015, j'ai pu en papoter de vive voix avec une éditrice, que m'avait présenté Anna Pavlowitch de chez Flammarion. Échange de mails afin de lui transmettre mes trois fiches, avec mes recommandations : intérêt des lecteurs pour les créatures préhistoriques avec la sortie à l'époque de Jurassic World, annonce de la mise en chantier de l'adaptation de Meg en film avec Jason Statham, publication aux USA d'une version remaniée par Steve Alten avec intégration d'un prologue jusque-là disponible en ebook, traduction à revoir et corriger, etc.
Le soir même j'envoie les fiches. À ce jour, je n'ai jamais eu aucune nouvelle de l'éditrice malgré une relance quelques semaines plus tard... Je n'ai rien fait de plus, pour moi, le projet ne l'intéressait pas.
Alors oui, il s'est certainement passé pas mal de choses en 3 ans. De nombreux autres contacts ont pu rentrer dans la course (dont l'agent de l'auteur très actif depuis lors). Mais ce n'est pas très glorieux de ne jamais avoir donner signe de vie, ni de n'avoir jamais pris le temps de m'informer de la publication à venir (j'ai appris la chose par hasard sur fb en début d'année).
Voilà, avant de dire merci à Florence Lottin des éditions Pygmalion (parce qu'il s'agit de cette personne rencontrée en 2015) pour le travail accompli sur cette superbe nouvelle édition, je tenais à dire ce que j'avais sur le cœur depuis quelques mois. Rapporteur d'ouvrage est déjà une activité pas très évidente. Mais quand on se retrouve face à ce genre silence méprisant, ça ne donne pas très envie de continuer à se décarcasser... On va dire que mes mails ont terminé leur route dans les courriers spam...
Celles et ceux qui m'ont contacté ces derniers temps pour tenter de placer leur manuscrit dans des maisons d'édition comprendront maintenant ma décision de ne plus le faire.
Voilà, maintenant que c'est dit, on va pouvoir revenir au sujet le plus important : le livre.

Le thème est captivant. Steve Alten occupe un espace laissé vacant depuis la disparition de Michael Crichton : le roman de monstre. L'auteur vulgarise juste comme il faut les détails techniques auxquels sont confrontés ses personnages.
À l'époque de sa sortie en 1999, on nous vendait le livre comme le parfait mélange entre Les Dents de la mer de Peter Benchley et Jurassic Park de Michael Crichton. D'ailleurs, le prologue [d'origine] du livre lorgne bien de ce côté-là.
C'est captivant, ça se lit très vite et l'auteur n'épargne rien à son héros. La suite, La Terreur des abysses, est parfaitement complémentaire avec ce premier opus, puisqu'elle relance de manière très intelligente l'intrigue, en nous racontant en détail la nature de la mission secrète de Jonas lors de sa première rencontre avec la femelle mégalodon. Intrigue qui permet d'ouvrir la porte à d'autres créatures marines oubliées...
Gros potentiel puisque les romans de monstres de qualité se font plutôt rares depuis Les Dents de la mer de Bentchley, la saga Jurassic Park de Crichton, Relic et Le Grenier des enfers de Preston-Chrild et Les Ruines de Scott Smith.
À ce jour, il existe cinq romans publiés aux USA, le sixième est annoncé pour fin juillet.
Dans le même style, Steve Alten a écrit un one-shot, The Loch, mettant en scène un jeune biologiste amené à découvrir les secrets du Loch Ness.
C'est donc une version remaniée que nous propose les éditions Pygmalion. Nouvelle traduction de Thibaud Eliroff sur cette histoire revue et corrigée par Steve Alten en 2015, et l’insertion d'un nouveau prologue de 89 pages, Meg : Origines. Et à la fin, une information qui fait chaud au cœur : "À SUIVRE..."
Je croise les doigts pour que le succès soit au rendez-vous et pour que les éditions Pygmalion s'intéressent à la bibliographie abondante de Steve Alten.
D'ailleurs, si nous voulons voir d'autres romans de l'auteur traduits en France, il faut faire en sorte que la parution de cet opus soit un immense succès.
J'ai déjà les précédentes éditions dans la biblio, les versions US également, mais je me suis quand même procuré cette édition dès sa sortie.
Merci de faire du buzz autours de ce livre, il le mérite !



Présentation de l'éditeur : À la fin du Pliocène s'éteint le plus gros et le plus féroce prédateur de toute l'histoire : le Carcharodon megalodon. Dix-huit mètres de long pour vingt tonnes, l'ancêtre des grands requins blancs a dominé la chaîne alimentaire marine pendant des millions d'années. 

De nos jours, en Californie, le professeur Jonas Taylor, paléobiologiste et ancien pilote de submersible pour la Navy, tente en vain d'oublier sa dernière plongée. Il ne peut effacer de sa mémoire ce qu'il a cru voir, ce qui a causé la mort de deux hommes, ce qui a ruiné sa carrière militaire : la tête du monstre, triangulaire, horrifiante, et son étrange éclat luminescent. 

Lors d'une conférence, il défend sa théorie : les megs peupleraient toujours les profondeurs. Ridiculisé par ses pairs, seule une descente dans la fosse des Mariannes pourrait prouver ses dires. Mais réussira-t-il à s'échapper une nouvelle fois du gouffre de l'enfer ?

Frédéric Fontès, www.4decouv.com


News : Délicieuse - Marie Neuser (Fleuve)

Illustration de couverture : Takato Yamamoto

Délicieuse est le nouveau roman de Marie Neuser à paraitre le 23 août prochain aux éditions Fleuve.
Marie Neuser a reçu en 2015 le prix Coup de cœur de la Griffe Noire.

Un nouveau roman attendu de cette prochaine rentrée littéraire. Lecture à venir...

Mes chroniques de ses deux précédents romans publiés chez Fleuve, formant le diptyque Prendre Femme sont ici : Prendre Lily et Prendre Gloria.

Et voir aussi si ce n'est pas déjà fait l'Interview : En tête à tête avec Marie Neuser - Saint-Maur (2015)

Présentation de l'éditeur : L’histoire commence ainsi :une femme parle à l’homme qu’elle aime. Devant elle : les restes d’un repas. Plutôt que le papier, elle a choisi l’écran. À  l’intimité d’une  lettre, elle a préféré la  vidéo et la multitude des réseaux sociaux. Cette femme, c’est Martha Delombre, psychologue criminelle habituée aux confessions les plus abominables. 
C’est désormais à son tour de se confesser. 
L’impudeur ? Peu lui importe, car tout le monde doit savoir. À commencer par lui. Le traître. Peut-on dire adieu à vingt ans d’amour fou en succombant à la première inconnue qui passe ? C’est ce qu’il  croyait. 
Au rythme des likes et des partages, traquant la fréquence des connexions, scrutant le pouls des commentaires, Martha la  ténébreuse se montrera prête à tout pour continuer d’exister sans baisser la garde, jusqu’au point de rupture. Celui qu’on n’attendait pas et qui a le pouvoir de redistribuer les cartes.

Une   aura   de   tragédie   antique,  comme un long chant ténébreux, inspiré d’un célèbre mythe grec. Marie Neuser propose une réflexion sur l’amour, le couple, la mémoire, la féminité, les tabous,   le double et la mise en scène sur les réseaux sociaux : les  thématiques contemporaines croisent à merveille le crime et la tragédie. Délicieuse est un inoubliable portrait de femme-vengeresse.

Frédéric Fontès, www.4decouv.com

jeudi 21 juin 2018

News: Cette maison est la tienne - Fatima Farheen Mirza (Calmann-Lévy)


À paraitre le 16 août prochain aux éditions Calmann-Lévy, Cette maison est la tienne est le premier roman de Fatima Farheen Mirza. Il est traduit par Nathalie Bru.

Présentation de l'éditeur : Avant-hier soir, elle n’avait encore jamais  entendu parler de ces taches qui s’amoncellent  comme la poussière sur le cœur.  Et si ne pas porter le foulard valait une tache,  est-ce qu’une nouvelle se formerait chaque fois  qu’elle déciderait de rester tête nue ?
 
Hadia, Huda et leur petit frère Amar ont grandi  sous le même toit californien, tiraillés entre rêve américain  et traditions chiites de leurs parents nés en Inde.
Le mariage d’Hadia est l’occasion pour les deux sœurs  de revoir Amar, disparu depuis trois ans. Grâce à l’exploration  de leurs souvenirs d’enfance, parfois tendres, souvent  douloureux, se dessine une fresque familiale bouleversante  où chaque enfant se joue des interdits pour tenter de grandir  librement dans son corps, et dans son cœur.
Frédéric Fontès, www.4decouv.com

samedi 16 juin 2018

News : Le Projet Starpoint, t.2 Le réveil des Adjinns - Marie-Lorna Vaconsin (La Belle Colère)


À paraitre le 28 septembre prochain aux éditions de La Belle Colère, Le Réveil des Adjinns, deuxième opus de la série Le Projet Starpoint de Marie-Lorna Vaconsin.
Il fait suite à l'excellent premier tome, La Fille aux cheveux rouges.

Présentation de l'éditeur : Bien qu’il soit sorti du coma, le père de Pythagore erre dans un état somnambulique. Pyth cherche un moyen de le sauver, mais un danger plus pressant le guette : Louise et lui ont été enrôlés de force par les Garde-Fous qui les contraignent à exécuter leurs basses besognes. Dans le monde de Foresta, la bataille pour les matières premières du Sublittoral bat son plein et une nouvelle force fait son apparition dans un contexte déjà tendu. Les Adjinns, métis aux sangs mêlés, capables de construire des ponts entre deux dimensions, se révoltent contre leur ennemi traditionnel, les Garde-Fous. Coincés dans un conflit qui les dépasse, Pyth et Louise ont de plus en plus de mal à jouer les adolescents ordinaires au lycée. Pour Pyth, la normalité a un goût d’autant plus amer que, parmi les nombreux défis qui se présentent à lui, il en est un qui lui semble insurmontable : Foresta lui manque et il n’a aucune idée de l'endroit où elle se trouve, dans ce monde comme dans l’autre.

Frédéric Fontès, www.4decouv.com

mercredi 13 juin 2018

News : Torrents - Christian Carayon (Fleuve)


À paraitre le 6 septembre 2018, Torrents, quatrième roman de Christian Carayon et son second aux éditions Fleuve après Un souffle, une ombre publié en 2016.

Présentation de l'éditeurLe courant emporte tout sur son passage. Sauf les secrets les plus inavouables.
1984. Des morceaux de corps humains sont découverts dans une rivière qui dévale vers la ville de Fontmile. On finit par identifier deux victimes, deux femmes portées disparues depuis longtemps. La peur et l’incompréhension s’emparent des habitants, jusqu'à l'arrestation de Pierre Neyrat, un chirurgien à la retraite. Ce dernier connaissait une des victimes, l'amie intime de son fils. Il a les compétences pour démembrer ainsi les cadavres et un passé trouble. Mais surtout, il a été dénoncé par sa propre fille.
Bouleversé par ces évènements qui réveillent la douleur de la perte de la femme de sa vie et font imploser sa famille, son fils François décide alors de remonter le cours de l’histoire. Car derrière les silences, ce sont les violences de l’Occupation que Pierre Neyrat a tenté d’oublier.
Mettant ses pas dans ceux de son père, François va reconstituer ce passé dont il ignorait tout, où se sont noués les fils fragiles de son existence.


Frédéric Fontès, www.4decouv.com

mardi 5 juin 2018

Chronique : La nuit de l'ogre - Patrick Bauwen (Albin Michel)






La Nuit de l'ogre est le sixième roman de Patrick Bauwen publié le 2 mai dernier aux éditions Albin Michel. On y retrouve Chris Kovak, héros de son précédent livre Le Jour du chien.

Patrick Bauwen est joueur et du coup, il en profite pour balader son lecteur. Impossible d'anticiper quoique ce soit dans ce "whodunit" endiablé" !

Cette nuit que vous allez passer avec l'ogre vous réserve son lot de surprises. Les seuls bémol que j'émettrais à ce sujet c'est qu'il y en a peu être une de trop... Et je bug sur le chapitre 65 et ses pages 407 et 408.

Gamin, j'aimais bien regarder le dessin animé Scooby Doo des studios Hanna-Barbera. Avec à chaque final d'épisode le vilain qui était littéralement démasqué par l'équipe de la série. J'ai toujours aimé les romans avec un vilain à l'identité secrète dont on découvrait qu'il était sous notre nez depuis le début du livre ou de la série. Je pense par exemple à James Patterson avec les premiers romans de sa série consacrée à Alex Cross, du temps où il écrivait encore lui-même ses bouquins...

Ici Patrick Bauwen s'en donne à cœur joie. Le Chien est de retour et il voit d'un mauvais œil cet Ogre qui vient interagir avec son cheptel... Depuis ses précédents livres, on savait l'auteur particulièrement attentif au fait de surprendre ses lecteurs. Avec cette seconde partie de son diptyque, il prend un évident plaisir à développer ses personnages secondaires, et ainsi emmener ses lecteurs dans des directions complètement inattendu.

Vous allez cogiter, faire des suppositions, tourner les pages, lire un chapitre de plus et dévorer le livre. Parce qu'en fait l'ogre de l'histoire, c'est vous !

Frédéric Fontès, www.4decouv.com

News : La Transition - Luke Kennard (Anne Carrière)


La Transition est le premier roman du britannique Luke Kennard. Cette dystopie de 300 pages à paraitre le 31 aout 2018, est traduite par Marie de Prémonville pour les éditions Anne Carrière.


« Le genre de livres qui vous coupe de votre famille le temps de votre lecture et vous fait traverser la route sans regarder, le visage enfoui dans les pages. » - The London Times 

« Kennard, dans La Transition, montre comment un poète peut relever les ambitions de la prose. » - The Los Angeles Times

« Une dystopie dans un gant de velours. L’humour noir d’un épisode de Black Mirror, au service d’une grande histoire de couple. » - The Guardian


Présentation de l'éditeur : « La Transition n'est pas une punition, c'est une opportunité. »
Voilà ce qu'on explique à Karl au tribunal alors qu'il doit partir en prison quelques mois pour fraude aux cartes à la consommation.
Ça se passe en Angleterre, Karl et sa femme Geneviève sont des trentenaires bobos, qui ont grandi avec l'idée qu'ils avaient le droit de manger bio, de boire des cafés aux compositions compliquées et d'habiter un minuscule appartement en ville décoré avec goût. La vérité, c'est qu'ils n'en ont pas les moyens, qu'ils font partie des perdants, et qu'il est venu temps de payer... ou d'accepter d'être réformés.
Ils acceptent donc, presque reconnaissants, ce programme de six mois où ils devront vivre chez un couple de mentors, plus accomplis, plus sages, qui ont la mission de leur mettre un peu de plomb dans la tête, de leur apprendre à gérer un budget et à se fixer des objectifs pour redevenir des membres productifs de leur classe sociale. Mais dès que le programme commence, Karl est envahi d'un doute. Les mentors sont sympathiques, l'appartement est magnifique, l'ambiance chaleureuse, le programme peu contraignant. Pourquoi alors ? Pourquoi est-il persuadé que La Transition cache de plus sombres desseins ? Pourquoi est-il persuadé qu'on essaie de le séparer de Geneviève ? Est-il en train de devenir paranoïaque ? C'est là que les premiers messages anonymes lui parviennent :

« Fuyez, La Transition n'est pas ce que vous croyez. »

Frédéric Fontès, www.4decouv.com

News : Le Signal - Maxime Chattam (Albin Michel)


À paraitre le 26 septembre 2018 aux éditions Albin Michel, Le Signal, nouveau roman de Maxime Chattam. Couverture à venir...

Présentation de l'éditeur : La famille Spencer emménage dans la petite ville perdue de Mahingan Falls. Pourtant les nouveaux venus n'y trouvent pas la tranquillité espérée : suicides mystérieux, disparitions de jeunes filles et autres accidents peu naturels s'enchaînent, semant l'angoisse chez les enfants Spencer. Ethan Cobb se doit d'enquêter.

Frédéric Fontès, www.4decouv.com

lundi 4 juin 2018

Chronique : Destinée, Alex Verus t.1 - Benedict Jacka (Anne Carrière)

La série de Benedict Jacka consacrée à son héros magicien Alex Verus débarque en France aux éditions Anne Carrière.

Le premier opus, traduit par Marie de Prémonville, Destinée, est disponible depuis le 1er juin. Ainsi que le tome 2, Malédiction, traduit par Benjamin Kuntzer. Le tome 3, Persécution est attendu pour le 14 septembre prochain. Il sera traduit par Cyrielle Ayakatsikas. Marie de Prémonville officiant sur ces deux derniers titres en tant que superviseuse de l'équipe de traduction.

Les éditions Anne Carrière poursuivent, après la Fin des Mystères de Scarlett Thomas récemment réédité, et surtout Le Project Starpoint de Marie-Lorna Vaconsin chez La Belle Collère ainsi que
La fille qui avait bu la lune de Kelly Barnhill, leur exploration des mondes de la magie et du fantastique.
Si vous ne connaissez pas encore ces trois romans, je peux déjà vous conseiller vivement de les lire.

Poursuite donc de cette exploration avec cette série de roman écrite par Benedict Jacka et consacrée à son héros, Alex Verus. Je viens de tourner la dernière page de ce premier tome et je me suis régalé.
Les personnages sont attachants, le héros charismatique, l'histoire ne connait pas de temps morts et l'univers proposé par l'auteur est particulièrement riche.

Univers qui n'est pas sans rappeler celui des Dossiers Dresden de Jim Butcher (publication abandonnée par les éditions Bragelonne après 5 tomes mais une intégrale va paraitre dans leur collection 10 ans, croisons les doigts pour que cela entraine la traduction du tome 6 et de la suite toujours inédite en France).

Comme Butcher, Jacka donne corps à un personnage en bas de l'échelle social qui utilise la magie dans le cadre d'une profession de vendeur d'articles pour magiciens amateurs. Il ouvre à ses lecteurs novices en la matière un univers fait d'enchantements et d'incantations à bien connaitre si l'on veut survivre. Et surtout un "bestiaire" fantastique fascinant.

Alex Verus est irrésistible et il est difficile de ne pas s'attacher à lui après la lecture de ce premier tome. Une chance que le tome 2 soit déjà disponible et que le 3 suive en septembre.

Pour celles et ceux qui suivent les traductions de Marie de Prémonville, ils et elles seront particulièrement sensibles à l'apparition dans le lexique de la série du terme "pistoléro" et l'évocation d'un "Dieu me déteste" par l'un des personnages. Une manière de lier l'esprit de ces romans et ceux cités plus haut dans une longue lignée d'histoires à l'aura et à la sensibilité à part.

Si j'étais devin comme Alex Verus, j'évoquerais les nombreuses possibilités qui s'offrent à vous avec la lecture de ce premier tome...

Maintenant, un choix s'offre à vous.

Benedict Jacka

Présentation de l'éditeur : Pour le commun des mortels, c'est un don impressionnant. Mais pour les autres mages, c'est le bas de l'échelle des arts occultes. De toute façon, Alex a tourné le dos à cette confrérie. Trop de rivalités, de secrets, de complots, trop de morts... Sa seule ambition est de mener une existence sans histoires, caché dans sa petite boutique d'accessoires pour magiciens amateurs. Dans l'arrière salle, il continue à faire un peu de marché noir, c'est risqué mais le commerce des vrais objets magiques lui permet de payer le loyer. Quand une relique puissante échoue entre ses mains, il se retrouve la proie des forces auxquelles il avait essayé d'échapper, forcé de choisir un camp dans une bataille qui le dépasse. Voir le futur n'est pas toujours drôle, surtout quand le sien semble à ce point compromis.

Frédéric Fontès, www.4decouv.com

dimanche 13 mai 2018

Chronique : Le Manuscrit inachevé - Franck Thilliez (Fleuve)


Je viens de terminer la lecture du nouveau roman de Franck Thilliez, le Manuscrit Inachevé.
Nouveau roman qui démontre à nouveau le plaisir que prend l'auteur à divertir ses lecteurs. Il améliore un peu plus son art de romagicien, en nous proposant un thriller à la mécanique implacable.

Franck Thilliez s'amuse avec ses lecteurs et en jouant avec les niveaux de lecture. Il évoque à la fois les techniques du prestidigitateur, que Jeffery Deaver avait utilisé pour son roman l'Homme qui disparait (chronique ICI), et sa passion pour les codes secrets. Il aime semer son roman d'indices afin de permettre aux lecteurs attentifs de découvrir la solution. Et dans ce Manuscrit inachevé, Franck Thilliez s'en donne à cœur joie.

Dans le parfait prolongement de la Mémoire Fantôme, l'Anneau de Moebius, Vertige, ou plus récemment Puzzle et Rêver, le prestidigitateur du thriller français vous convie à son nouveau numéro, avec un final particulièrement haletant. Un final qui va vous laisser d'abord dans le noir complet. Il ne tiendra qu'à vous de trouver la lumière...

Lance "abracadabra" Franck, illumine-nous !

Frédéric Fontès, www.4decouv.com

mardi 1 mai 2018

Chronique : Tout Le Monde Aime Bruce Willis (La Martinière)

Présentation ICI
« Silence, moteur, ça tourne, action ! »

Pour son précédent roman, On se souvient du nom des assassins, je disais "qu'il marque le moment où l'on prend conscience que Dominique Maisons est capable d'écrire dans n'importe quel genre et univers qu'il aura choisi, et de parvenir à coup sûr à régaler son lecteur."

Pour ce cinquième livre Tout le monde aime Bruce Willis, il le démontre une nouvelle fois.

Je suis épaté par la capacité de l'auteur à se lancer dans l'aventure d'un roman qui n'a absolument rien à voir avec le précédent. Ce n'est pas que cela m'aurait dérangé. Tant que le plaisir de lecture est là. Dans le cas de Dominique Maisons, il place la barre encore un peu plus haut en choisissant de ne pas s'appuyer sur un de ses romans existants pour créer le nouveau.

Dominique Maisons démontre son savoir faire pour surprendre ses lecteurs et embarquer ses personnages dans des directions complètement imprévisibles.

En découvrant le personnage de Gordon qui fait office de "protecteur" de l’héroïne Rose Century, impossible de ne pas penser au Myron Bolitar d'Harlan Coben et au Ray Donovan de la série tv. Le personnage est charismatique, on se dit même que le romancier aurait pu en faire le héros d'un roman à part entière.

J'ai aussi pensé à un autre roman qui se penche sur les mystères et les légendes d'Hollywood, l'excellent premier roman d'Olivier Bonnard, Vilaine Fille, dont je conseille évidemment la lecture.

Bref, je me suis complètement fait surprendre par la direction prise par l'auteur. Dominique Maisons nous propose sur papier ce qui ferait un excellent blockbuster au cinéma.

En 2017, on disait : On se souviendra du nom d'un putain de romancier.
En 2018, ça sera : Tout le monde aime Dominique Maisons.

Frédéric Fontès, www.4decouv.com

lundi 30 avril 2018

Chronique : Seul Ellory, Conversations - Meunier & Weill (Maison du Moulin)

Seul Ellory est un livre qui retranscrit divers entretiens que Roger Jon Ellory a accordé à Dominique Meunier et Hervé Weill. Un entretient à l'image de l'auteur britannique : fascinant, troublant et bienveillant.

On y (re)découvre un auteur touchant, parfois volubile, à la culture littéraire encyclopédique.  Il y dévoile également sa manière particulière d'écrire.

J'ai lu la première publication de RJ Ellory en France en 2008 (merveilleux Seul le silence) via les éditions Sonatine. Déjà à l'époque, on savait que l'on avait affaire à un écrivain à part. Sa biographie l'a confirmé années après années. Et ce livre d'entretiens vous le démontre en 200 pages.

Si vous voulez faire découvrir l'auteur à quelqu'un, ou si vous souhaitez approfondir vos connaissances d'un auteur désormais incontournable, je vous invite à commander le livre, disponible en impression à la demande, en cliquant ICI.

J'ai déjà hâte de revoir l'auteur, qui sera présent à la prochaine édition du Festival sans nom, en octobre prochain.

Présentation de l'éditeur : Livre d'entretien avec Roger Jon Ellory. « Écrivain, je l’ai toujours été et le serai toujours. Je l’ai été avant d’avoir été publié et le resterai même si un jour on ne me publie plus. » De son enfance tumultueuse, jusqu’à sa vie d’homme et d’écrivain accompli, Roger Jon Ellory détaille comment la vie a forgé l’auteur qui s’impose aujourd’hui comme un maître international du roman policier. À Birmingham, d’abord élevé par sa grand-mère puis livré à lui-même très jeune, il recréera une cellule familiale forte qui sera la base de sa réussite. La route a été semée d’embûches. C’est par une volonté à toute épreuve, un travail acharné et le soutien indéfectible de sa femme Vicky que le succès va arriver. Loin d’être un accomplissement, ce n’est pour Roger que le début de ce que ce touche-à-tout veut accomplir. Rien ne résiste au talent du stakhanoviste, qui dévore la vie à pleines dents. « Ce n’est pas tant une biographie qu’un instant T de ma vie ». Roger a encore tant à accomplir. Auteur de romans policiers et de thrillers, Roger Jon Ellory est un écrivain britannique né le 20 juin 1965 à Birmingham. A partir de 1987 et durant six années, il écrit vingt-deux romans dont aucun ne sera publié malgré ses dépenses conséquentes pour envoyer les manuscrits à des maisons d’édition. C’est en 2003 qu’il parvient à faire éditer son premier livre, Candlemoth, (traduit par Papillon de nuit pour sa parution française en 2015). Traduit dans vingt-six pays, c’est en France qu’il vend le plus de romans depuis la sortie de Seul le silence en 2008.

Frédéric Fontès, www.4decouv.com

Chronique : Sang de lune - Lincoln Child (Pygmalion)

Présentation ici
Sang de lune est la cinquième aventure du Docteur Jeremy Logan écrite par Lincoln Child et traduite en français par Fabienne Gondrand pour les éditions Pygmalion.

Elle fait suite à Deep Storm, La Troisième Porte, Projet Sin et la Bête d'Alaska.

J'ai dévoré les 335 pages de ce roman en seulement deux jours. J'ai retrouvé dans ce nouvel opus ce qui m'avait passionné dans les précédents : le héros se retrouve confronté à un évènement extra-ordinaire, qu'il peut expliquer et justifier par les connaissances et techniques scientifiques actuelles.

Pas un hasard si en mai 2017, je disais, à la lecture de Sharko de Franck Thilliez qu'il était "à la croisée de la série tv The Shield, des Rivières Pourpres de Jean Christophe Grangé et des romans de Preston & Child, Franck Thilliez construit une intrigue extrêmement élaborée."

Comme la fait Franck Thilliez avec un autre amateur de sang, Lincoln Child s'attaque à l'une des grandes figures des créatures de légendes : le loup-garous.

Il soigne parfaitement bien les seconds rôles, enrichissant du coup un environnement autours du héros qui se voulait être calme et solitaire.

Sang de lune est d'une parfaite efficacité et évite la déception ressentie à la lecture d'un précédent opus des enquêtes de Pendergast, Tempête blanche, qui semblait promettre le retour de créatures étranges dans la série alors que non...

Vivement le prochain !

Frédéric Fontès, www.4decouv.com

Poche : Sharko - Franck Thilliez (Pocket)


Sharko est la dernière aventure en date du duo Franck Sharko et Lucie Hennebelle. Elle sera disponible le 3 mai prochain en format poche aux éditions Pocket.
Voici ce que j'en disais en mai 2017 lors de sa publication en grand format aux éditions Fleuve :

 Et blam ! Encore une fois, Franck Thilliez parvient avec Sharko à proposer à ses lecteurs un roman encore plus ambitieux que les précédents.
Si on met de côté le fait que Franck Sharko enquête encore une fois sur une menace biologique mondiale, et que ça peut paraitre un peu redondant dans la bibliographie de l'auteur, on se retrouve avec un thriller d'une remarquable efficacité.
À la croisée de la série tv The Shield, des Rivières Pourpres de Jean Christophe Grangé et des romans de Preston & Child, Franck Thilliez construit une intrigue extrêmement élaborée.
Il nous embarque encore une fois dans une enquête aux enjeux fascinants. Difficile de résister à l'envie d'aller surfer sur google, entre deux chapitres, pour aller voir certains éléments abordés dans le roman.
La partition de Franck Thilliez est impeccable et démontre encore une fois sa capacité à produire des romans aux multiples complications dignes d'orfèvres de l'horlogerie.
Franck Thilliez est encore une fois à l'heure au rendez-vous avec ses lecteurs. Sharko est un des thrillers incontournables de cette année.
Foncez !

Frédéric Fontès, www.4decouv.com



samedi 28 avril 2018

Chronique : Deep Storm - Lincoln Child (Michel Lafon)


Comme j'ai lu ce roman avant la création de ce blog et qu'il est le premier opus d'une série dont le dernier tome vient de paraitre, il était temps que je lui consacre une chronique. 11 ans après l'avoir lu, j'ai toujours en tête cette fin incroyable et ce moment où le héros détourne l'attention d'un soldat en plein phase psychotique.

Voici ce que j'en disais, lors de sa parution en 2007, aux éditions Michel Lafon :

Voilà mon gros coup de cœur du moment, à mon avis le grand thriller de l'été (et plus!), que j' ai littéralement dévoré en deux grosses bouchées tellement c'était bon : 160 pages le premier soir, et le lendemain soir j'ai passé une nuit blanche pour pouvoir le terminer d'une traite.

Ce livre m'a réellement fasciné de bout en bout. L'intrigue est absolument formidable et très ambitieuse, et surtout tient toutes ses promesses jusqu'à la fin. Loin d'être linéaire ou simpliste, elle est remarquablement conçue. Pas un seul temps mort, dès le début les rebondissements s'enchaînent et plus on avance dans le récit, plus l'histoire dévoile son ampleur et devient passionnante. 

Les personnages sont convaincants et évitent tout manichéisme. Lincoln Child ménage un suspense époustouflant. Il sait rester sobre et compréhensible malgré les termes techniques et les descriptions technologiques. 


On a vraiment l' impression d' assister à la projection d' un film grand spectacle tellement son style est efficace et évocateur. L'immersion dans cette base sous-marine ultra-sophistiquée est d'un réalisme à couper le souffle, le mélange de mystères, de suspense, d'ambiance, de scènes d'action et de découvertes scientifiques cloue le lecteur sur place.


Tout est maîtrisé et dosé à la perfection dans ce techno-thriller spectaculaire et j'ai beau me creuser la tête, je ne lui trouve aucun défaut, bien au contraire puisqu'il est allé au-delà de toutes mes espérances et de ce que j'imaginais avant de commencer sa lecture. 


Et s'il est ambitieux, il tient toutes ses promesses jusqu'à la fin, durant laquelle on se ronge à la fois les ongles d'angoisse durant les superbes scènes d' action et de suspense, et à la fois on est fasciné par la description de ce qui est découvert.


Ce qui a fini de me séduire , c'est que pour la fin, l'auteur a su aussi éviter l' éternel happy end trop fréquent dans ce type d' histoires. 


Bref, c'est vraiment un magnifique techno-thriller, spectaculaire, passionnant et fascinant, un sans-faute éblouissant d'efficacité qui ravira tous les amateurs de sensations fortes et de suspense. 





Présentation de l'éditeur :
Construit dans les abîmes glacés de l'Atlantique, Deep Storm est le centre technologique le plus perfectionné au monde, mais aucun chercheur n'en mentionnera jamais le nom, ni même l'existence. Le docteur Peter Crane est envoyé en mission dans cette base sous-marine secrète où scientifiques et militaires forent le plancher océanique. Alors que le personnel présente de mystérieux symptômes, Crane réalise qu'ils sont sur le point de faire la plus terrifiante des découvertes...


Frédéric Fontès, www.4decouv.com

jeudi 19 avril 2018

Chronique : Sauf - Hervé Commère (Fleuve)


C'est avec un immense plaisir que j'ai dévoré les pages du nouveau roman d'Hervé Commère. Plaisir décuplé en retrouvant au fil des pages cette construction de l'intrigue qui est devenu la marque de fabrique de l'auteur et qui avait trouvé naissance avec J'attraperai ta mort et les Ronds dans l'eau.

D'ailleurs cette signature, c'est avec l'image des ronds dans l'eau que l'on peut au mieux lui donner une forme. Alors oui, ses personnages vivent des péripéties hors du commun mais il transpire d'eux un amour comme on en croise rarement dans les livres du genre. Même les seconds rôles portent en eux ce petit truc poétique, à la fois mélancolique et optimiste, qui ne peut laisser les lecteurs insensibles.

L'image du rond dans l'eau est ce qui définit parfaitement bien les histoires de Commère : les mathématiques de la structure, le côté irrémédiable de la vague et la simplicité du mouvement. Voir ce que j'en disais dans la chronique de son second roman ICI.

Je n'ai pas lu ses deux précédents romans mais il faut que je rattrape ça, un peu comme je viens de me faire rattraper par un de ces fameux ronds dans l'eau.

Merci Hervé Commère.

Présentation de l'éditeurL’année de ses six ans, à l’été 1976, Mat a perdu ses parents dans l’incendie de leur manoir en Bretagne.
Rien n’a survécu aux flammes, pas le moindre objet.
Mat est aujourd’hui propriétaire d’un dépôt-vente.
Comme à chaque retour de congés, il passe en revue les dernières acquisitions.
La veille, ses employés ont récupéré un album photos à couverture de velours.
Sur chaque page de cet album, des photos de lui enfant.
Sauf que cet album ne devrait plus exister.
Il ne peut pas exister.
Et pourtant…
Mat a toujours aimé se raconter des histoires, mais à quarante ans passés, il semblerait que la sienne lui ait échappé.
De Montreuil à la pointe du Finistère, cherchant à comprendre quel message la vie veut lui adresser, il traquera les vérités, ses vérités, celles que recèle un album de famille resurgi brutalement des décombres.


Frédéric Fontès, www.4decouv.com

News : La perfection du crime - Helen Fields (Marabout)


La perfection du crime est le premier roman de l'ancienne avocate Helen Fields. Il marque le début d'une série consacrée à l'inspecteur Luc Callanach. Traduit par Luce Michel, il sera publié le 6 juin aux éditions Marabout. Chronique à venir.

Présentation de l'éditeur :
Perdu dans une région montagneuse isolée, un corps se consume. Seules des dents et un fragment de vêtement permettent d’identifier les restes carbonisés de l’avocate Elaine Buxton.  Pourtant, dans une pièce dissimulée aux yeux de tous, dans une grande maison d’Edimbourg, la vraie Elaine Buxton hurle dans le noir... L’inspecteur Luc Callanach vient juste de prendre ses fonctions quand l’affaire de la disparition d’Elaine est requalifiée en meurtre. Ayant abandonné une carrière prometteuse à Interpol, il tient à faire ses preuves aux yeux de sa nouvelle équipe. Mais le meurtrier a couvert ses traces avec un soin tout particulier...

Frédéric Fontès, www.4decouv.com

mercredi 11 avril 2018

News : L'Enfant de Poussiere - Patrick K. Dewdney (Au Diable Vauvert)


À paraitre le 17 mai prochain aux éditions Au Diable Vauvert, L'enfant de poussière, nouveau roman de Patrick K. Dewdney, première incursion de l'auteur dans l'univers de la fantasy et début de son cycle de Syffe.

L'éditeur communique à son sujet en parlant d'un coup de tonnerre dans la fantasy :


Rendez-vous le 17 mai pour découvrir ce pavé de 624 pages pour 23€.

Présentation de l'éditeur : La mort du roi et l’éclatement politique qui s’ensuit plongent les primautés de Brune dans le chaos. Orphelin des rues qui ignore tout de ses origines, Syffe grandit à Corne-Brune, une ville isolée sur la frontière sauvage. Là, il survit librement de rapines et de corvées, jusqu’au jour où il est contraint d’entrer au service du seigneur local. Tour à tour serviteur, espion, apprenti d’un maître-chirurgien, son existence bascule lorsqu’il se voit accusé d’un meurtre. En fuite, il épouse le destin rude d’un enfant-soldat.

Frédéric Fontès, www.4decouv.com

mardi 10 avril 2018

BD : Invisible Republic t.1 - Gabriel Hardman et Corinna Bechko (Hi Comics)


Ce premier opus d'Invisible Republic reprend les épisodes 1 à 5 de la série publiée aux USA par Image Comics. Traduit par Philippe Touboul pour les éditions HI Comics, il est illustré par Gabriel Hardman, co-scénarisé par sa compagne Corinna Bechko, avec des couleurs de Jordan Boyd.

Hardman est un illustrateur dont j'apprécie le travail depuis son passage sur Incredible Hulk. Il va d'ailleurs falloir que me procure son Earth One consacré à Green Lantern, avec la même équipe que sur Invisible. Et que je jette aussi un œil à ce qu'ils ont fait sur Planet of the Apes.

J'ai bien aimé cette incursion en 2843 et cette bascule dans le passé. Une double narration qui propose deux points de vues sur une ascension et sur une chute. Deux points de vue incarnés par des personnages que tout oppose mais qui se complète pour nous permettre de percer mes mystères qui entourent les actions d'Arthur McBride

Malgré un ventre mou sur la fin, j'ai bien aimé cette ambiance sombre et polardeuse, mêlant sf et politique. Ça augure de bonnes choses pour la suite, qui prendra la forme de 3 autres tomes à paraitre chez le même éditeur.

À suivre en ce qui me concerne.

Présentation de l'éditeur : Le régime galactique Arthur McBride est tombé. Son histoire est terminée. C’est du moins ce que pensait son peuple, jusqu’à ce que le reporter Croger Babb découvre le journal de Maia, la cousine cachée du dictateur. 
Au fil de ses pages est racontée l’ascension violente et audacieuse du plus grand freedom fighter de l’univers. Effacée de toutes les archives officielles, Maia est la seule à connaître les noirs secrets de son cousin, et compte bien faire connaître à la galaxie l’histoire vraie de celui qu’elle considérait comme son héros.

Frédéric Fontès, www.4decouv.com

jeudi 5 avril 2018

News : Kiaï - Coin et Kwapinski (Lucien Souny)


À paraitre le 1er juin aux éditions Lucien Souny, dans la collection Plumes Noires, Kiaï par le duo à quatre mains formé par Alexandra Coin et Erik Kwapinski.
L'occasion de retrouver un personnage qui avait fait son apparition dans leur précédent roman, La Voie du Talion, publié en 2016 chez aux Editions Fleur Sauvage/Aconitum, et désormais disponible en auto-publication sur amazon (ICI et ). Idem avec le roman en solo d'Alexandra Coin, Entraves, lui aussi disponible sur le site, en e-book ou en impression à la demande.
Chronique à suivre.

Présentation de l'éditeur : Un violent incendie a ravagé un orphelinat religieux. Les pensionnaires sont évacuées et Marie, l'une des jeunes filles, est placée d'office en psychiatrie à Auxerre. À des centaines de kilomètres de là, à l'exception des morts qu'il a laissés derrière lui et des années qu'il a passées dans la Légion comme tireur d'élite, rien ne distingue Fabrice des autres habitants de ce village en pays cathare où il s'est désormais retiré.
Jusqu'au jour où Peter Wolff, son vieux complice de randonnée, biker au look de Viking et prêtre défroqué, va attirer sur eux les foudres d'un groupe activiste catholique. Les méthodes de l'Inquisition renaissent de leurs cendres. En quoi cette croisade mortelle concernerait Marie ? Pourquoi elle seule pourrait y mettre un terme ?


Frédéric Fontès, www.4decouv.com

mercredi 4 avril 2018

Poche : On Se Souvient du Nom des Assassins - Dominique Maisons

À paraitre demain, en format poche aux éditions Points, On se souvient du nom des assassins, de Dominique Maisons.
Ci-dessous, ma chronique lors de la parution du livre en format poche, ainsi que le Tête à Tête que j'ai mené avec lui et Michael Mention, lors du dernier  Saint-Maur en Poche :


J'ai découvert la plume de Dominique Maisons en  2015 avec son troisième roman, Le Festin des fauves (qui est d'ailleurs disponible en format poche).

Et je vais vous avouer une chose : je ne l'attendais pas sur le terrain du thriller historique, un genre que j'affectionne particulièrement. J'ai dévoré Carter contre le diable de Glen David Gold, Noir Corbeau de Joel Rose, Un Œil bleu pâle de Louis Bayard, L'Interprétation des meurtres de Jed Rubenfeld, Nevermore de William Hjortsberg, la Trilogie du temps de Maxime Chattam, La cour des miracles de Jean-Luc Bizien chez 10-18, et bien d'autres encore.

Ce que j'ai beaucoup apprécié avec On se souvient du nom des assassins, c'est que pour un coup d'essai dans un univers qu'il aborde pour la première fois, Dominique Maisons maitrise son sujet de bout en bout.

Il va bien au-delà de ce qui n'aurait pu être qu'un simple hommage à Maurice Leblanc et Gaston Leroux.  Il construit un univers dans lequel son lecteur est parfaitement à l'aise et en caractérisant des personnages de manière à leur donner l'épaisseur qu'ils méritent. L'auteur intègre aussi des repères qui ont déjà fait leurs preuves dans Le Festin des fauves.
  
On se souvient du nom des assassins marque le moment où l'on prend conscience que Dominique Maisons est capable d'écrire dans n'importe quel genre et univers qu'il aura choisi, et de parvenir à coup sûr à régaler son lecteur.

Cette manière de débouler dans les étagères de libraires, avec un troisième et quatrième roman aussi efficaces et habiles, me fait penser à la maestria de Ian Manook, qui depuis la première apparition de son Yeruldelgger, dévore tout sur son passage. Je souhaite à Dominique Maisons le même succès.

C'est jouissif, palpitant, sans temps morts et après avoir tourné la dernière page, on en redemande encore. Un de mes coups de cœur de cette rentrée littéraire 2016.

On se souviendra du nom d'un putain de romancier : Dominique Maisons.




En juin dernier, pour la 9e éditions de Saint-Maur en poche, j'ai eu l'immense honneur d'animer un plateau en compagnie de Dominique Maisons et Michael Mention.

L'occasion pour moi d'évoquer un des points communs dans leurs bibliographies respectives, le roman policier historique.




Retrouvez ci-dessous quelques chroniques des romans évoqués :

Le festin des fauves

On se souvient du nom des assassins

Jeudi Noir

Sale temps pour le pays

Adieu demain

... Et justice pour tous

Encore une fois l'occasion pour moi de remercier toutes les personnes qui ont œuvré pour que le salon tienne encore une fois toutes ses promesses, Marie Hudelot Verdel, Fred Dufey, Gérard Collard, Jean-Edgar Casel, Audrey et les bénévoles du salon.

Un merci particulier à Yvan et Dominique pour leur présence réconfortante lors de ce plateau. Merci pour vos bonnes ondes.

Rendez-vous l'année prochaine pour les 10 ans !

Frédéric Fontès, www.4decouv.com

jeudi 29 mars 2018

Chronique : Le Mal en soi - Antonio Lanzetta (Bragelonne)


J'ai pris plaisir à passer quelques jours avec les personnages d'Antonio Lanzetta. Même si l'intrigue n'est franchement pas original, il met en scène une galerie d'individus aux personnalités diverses et variées.
Je ne pense pas que l'on soit en présence d'un "Stephen King italien" sous prétexte que son intrigue prend ses racines dans la jeunesse du héros, Damiano. Il faut reconnaitre que comparer un jeune auteur à Stephen King est toujours assez casse-gueule. Dès qu'un livre rappel sa nouvelle le Corps/Stand By Me, on se retrouve avec ce genre de comparaisons. Heureusement, je n'y suis pas sensible.
Dans le même genre, je vous invite également à lire le roman Un Souffle, Une Ombre, de Christian Carayon, qui met en scène un personnage également hanté par son passé.
Mais l'histoire de cette bande d'ado est touchante.
La bascule d'une époque à l'autre fonctionne relativement bien, Antonio Lanzetta allant jusqu'à proposer aux lecteurs un héros différent, donc un point de vue différent pour les deux périodes : Damiano de nos jours et Flavio pour le passé.
Si on retrouve Damiano dans les deux narrations, j'ai été frustré que ce ne soit pas le cas pour Flavio.
Reste qu'Antonio Lanzetta sait parfaitement poser une ambiance, accrocher l'attention de ses lecteurs sans jamais l'abandonné en cours de route.
Le mal en soi est un roman maitrisé, même si l'auteur a fait le choix de mettre en lumière certains évènements et que d'autres restent dans l'ombre.
Antonio Lanzetta est un auteur à suivre, ce Mal en soi en est la parfaite preuve.

Présentation de l'éditeurAutomne 2016. Castellacio, petit bourg du Sud de l'Italie. Le cadavre d'une jeune fille est retrouvé pendu par les poignets avec du fil barbelé aux branches d'un saule. Sa tête décapitée gît entre les racines, ses yeux vitreux fixent Damiano Valente. Valente, c'est le Chacal, un écrivain à succès de « true crime », hanté par le passé et condamné à traîner sa jambe brisée. Depuis trente et un an, il traque sans relâche le meurtrier de Claudia, sa meilleure amie sauvagement assassinée au cours de l'été 1985. Aidé de son ami le commissaire De Vivo, il se lance sur les traces de celui que la presse a baptisé « l'homme du saule ».

Été 1985. Castellaccio, Flavio, jeune orphelin originaire de Turin, débarque chez son grand-père après la mort de sa mère. Rien n'est gagné d'avance avec cet homme bourru. En compagnie de ses nouveaux amis Stefano, Claudia, Damiano et du brave Jack, énorme chien au pelage noir, Flavio découvre l'insouciance, l'amour, la vie loin de Turin, dans la magnifique région du Cilento, à quelques coups de pédales de la mer et de la montagne. Et si le bonheur était à portée de main ? C'est oublier un peu vite que le mal n'est jamais loin...

Le Mal en soi, c'est le mal qui habite le tueur en série qui sévit à Castellaccio, mais c'est aussi celui qui torture les héros, c'est le destin qui frappe et c'est cette noirceur qui palpite en chacun de nous. Le Mal en soi, c'est aussi le mal qui imprègne le village de Castellaccio depuis trente et un ans, et peut-être depuis bien plus longtemps...


Frédéric Fontès, www.4decouv.com

mardi 27 mars 2018

News : Le Livre des Martyrs T1, les Jardins de la Lune - Steven Erikson (Leha)





À paraitre le 18 mai 2018, Les jardins de la Lune, premier opus d'une série de 10 nommée Le Livre des martyrs que l'on doit à Steven Erikson. Il est traduit par Emmanuel Chastellière pour les éditions Leha.

Avant de vous montrer le résumé, pour une fois, je commencerai par vous montrer la revue de presse des américains, qui est assez éloquente :

« L’œuvre de fiction la plus magistrale que j'aie jamais lue. Elle a à elle toute seule changé tout ce que nous croyions connaître de la littérature fantasy tout en en redéfinissant le champ des possibles. » -- SFSite.com
 
« Le chef d’œuvre d'Erikson, The Malazan Book Of The Fallen, arrive en pole position des sagas de fantasy épiques les plus réussies et ambitieuses jamais écrites.» --Pats Fantasy Hotlist .com

 
« Sans aucun doute la meilleure série de fantasy jamais écrite. Ce postulat doit bien sûr être révisé à l'aune de votre propre opinion, mais rares sont ceux qui oseraient nier la qualité et l'ambition des dix volumes qui font du "Malazan Book Of The Fallen" une œuvre inégalée dans le genre. » --Fantasy Book Review.com

« Ce n'est pas seulement l'étendue de l'imagination, mais aussi la qualité de la prose qui élève cette suite Malazéenne au-dessus des productions habituelles de la fantasy épique. L'auteur fait travailler dur son lecteur pour qu'il puisse être récompensé... mais ça en vaut vraiment la peine. »--SFX

 
« Erikson impose le respect... rares sont les livres qui forcent le lecteur à altérer sa perception de la réalité » -- STEPHEN R. DONALDSON

 
« Un monde à la fois captivant sur le plan humain et gorgé de magie sublime... une création aussi grandiose que merveilleuse... une série formidablement bien écrite... et incroyablement captivante. » -- ADAM ROBERTS

« Je suis bouche bée d'admiration devant le Malazan Book Of The Fallen. Ce chef-d’œuvre de l'imaginaire pourrait devenir le sommet de la fantasy épique. » --GLEN COOK

« Rares sont les écrivains qui associent avec une telle aisance le sens de la puissance mythique et la profondeur de leur monde, avec des personnages aussi aboutis et une action aussi palpitante, mais Steven Erikson y parvient avec un talent spectaculaire. » -- MICHAEL A. STACKPOLE

 
« Passionnant, impétueux, délicieusement sombre... Erikson apporte son style d'écriture aussi incisif que fascinant au genre de la fantasy épique, nous laissant une impression indélébile. Totalement captivant. »ELIZABETH HAYDON

 
« La force d'Erikson, ce sont ses personnages matures et sa capacité à créer un monde tout aussi complexe et désordonné que le nôtre. » --J.V. JONES


 Impressionnant, non ? Je serai au rendez-vous de cette sortie pour tenter l'aventure !

Présentation de l'éditeur : Dans un monde qui a vu naître et disparaître d'innombrables races et civilisations, l'empire malazéen étend implacablement sa domination, soumettant des continents entiers les uns après les autres, grâce à la discipline de ses armées et la supériorité de ses mages de guerre.
Mais la loyauté de ses soldats, abandonnés et trahis par leur impératrice, est mise à rude épreuve. Perdus, abandonnés et déchus, les fidèles de l'empire vont devoir tenter de survivre, entre sacrifices et dangers mortels.
Un complot bien plus vaste se joue en toile de fond. D'anciennes forces terrées dans l'ombre semblent se réveiller, prêtes à tout pour regagner leur splendeur passée. Regroupés sous la coupe du jeu des dragons, dieux et ascendants, sorciers et chamans, Eleints et changeurs de formes, tirent les ficelles d'un drame qui, transcendant les conflits des simples mortels, se joue à l'échelle du temps lui-même.
Avec un enjeu de taille : la suprématie totale.


Frédéric Fontès, www.4decouv.com


News : Qaanaaq - Mo Malø (La Martinière)

Couverture non définitive
À paraitre le 16 mai 2018, Qaanaaq, premier roman de Mo Malø, auteurs de nombreux romans signés sous différents pseudo. Pour les éditions de La Martinière, il va signer son premier roman policier.
La Martinière qui poursuit donc sa quête de nouveau talent. Je serai encore une fois au rendez-vous de ce polar glacé.
L'auteur vit en France et signe sous pseudo. Impossible pour moi de ne pas penser à Ian Manook et sa série d'enquêtes en Mongolie. Je souhaite à Mo Malø le même succès dans l'univers du polar.
Chronique à venir.

Présentation de l'éditeur : La neige omniprésente, les icebergs immobiles, la lumière crépusculaire : la vie au Groenland semble paisible. Pourtant, passée la blancheur virginale de ces paysages, les tensions entre autochtones et colons et la dangerosité immanente au lieu menacent. Quand survient une série de meurtres inexplicables, un inspecteur danois, d’origine inuit, est dépêché sur les lieux. Son nom ? Qaanaaq.
Qaanaaq Adriensen, spécialiste en affaires criminelles à Copenhague, est envoyé enquêter sur une série de meurtres étranges. Mais pas n’importe où, ni n’importe quand. Sur la calotte glacière du Groenland, territoire disputé par plusieurs nations, où quatre ouvriers ont été retrouvés, le corps déchiqueté. En cette saison hivernale, il fait évidemment nuit tout le temps. Pas facile d’y voir clair, d’autant plus que pour Qaanaaq, danois d’origine inuit, qui a totalement renié ses origines, le retour au pays natal ranime les fantômes du passé. Entre chasse à l’ours polaire et tempêtes de neige, Qaanaaq découvre que le Groenland est tout sauf un désert blanc où règnent le calme et la sérénité. L’isolement, la rudesse du climat, les tensions entre autochtones et « colons » européens dévoilent une autre facette de la banquise. Aux antipodes de notre vision fantasmée du pays des glaces.


Frédéric Fontès, www.4decouv.com

samedi 24 mars 2018

News : Il est à toi ce beau pays - Jennifer Richard (Albin Michel)






Publié le 1er mars, Il est à toi ce beau pays est le nouveau roman de Jennifer Richard, disponible aux éditions Albin Michel.
Jennifer Richard est une autrice franco-américaine d'origine guadeloupéenne et une documentaliste pour la télévision. On lui doit trois autres romans publiés aux éditions Robert Laffont.

Présentation de l'éditeur : Roman total par son ampleur, son ambition et sa puissance d'évocation, Il est à toi ce beau pays est la fresque tragique et monumentale de la colonisation de l'Afrique. Livrée aux appétits d'une Europe sans scrupules, elle est le théâtre d'un crime qui marque au fer rouge le XXe siècle. Sur trois continents, chefs d'Etat, entrepreneurs avides, explorateurs intrépides et missionnaires idéalistes agissent sous prétexte de civilisation.
Au fil d'un récit où se croisent héros inconnus et figures historiques, dont Léopold II, le « saigneur » du Congo, le pasteur George Washington Williams, l'aventurier David Livingstone, Joseph Conrad, Henry Morton Stanley ou encore Pierre Savorgnan de Brazza, Jennifer Richard nous donne le grand livre noir de l'Occident colonialiste. Et restitue, de la ruée vers les terres d'Afrique à l'instauration de la ségrégation aux États-Unis, le terrible destin d'une humanité oubliée.


Frédéric Fontès, www.4decouv.com

jeudi 22 mars 2018

Chronique : Passager 23 - Sebastian Fitzek (L'Archipel)






Sebastian Fitzek est fou. C'est un bon début de chronique, ne trouvez-vous pas ?

Il est fou, donc. Et c'est pour ça qu'on adore ses romans. Comme dans son dernier roman, le Somnambule, il ne se contente pas de développer un pitch. Non, comme il est dingue, il va construire une intrigue gigogne. Il va jouer avec les légendes urbaines et les grands classiques des mystères en chambres closes.

Quelle bonne idée que de rassembler ces éléments pour nous proposer un thriller qui se déroule essentiellement sur un bateau de croisière.

Il n'a pas peur de rajouter des complications, comme l'horloger fou qu'il est, même si parfois cela alourdit la phase explicative de la résolution de l'intrigue.

Beaucoup d'autres auteurs seraient tentés d'utiliser une bonne idée par livre. Sebastian Fitzek joue la carte de l'enthousiasme et n'hésite pas à structurer son intrigue en imbriquant les bonnes idées entre elles.

Cet enthousiasme est palpable et c'est un lien original qu'il parvient à créer avec ses lecteurs. Alors oui, on atteint parfois des sommets de "portnawak" mais c'est vraiment jouissif. Sebastian Fitzek exagère mais du coup, il plonge son lecteur au cœur d'une intrigue où il ne verra jamais rien venir.

J'avais déjà apprécié cela dans son précédent roman, le Somnambule, qui nous baladait bien lui aussi.

Si vous n'êtes pas claustrophobes et que vous n'avez pas le mal de mer, foncez lire la dernière folie de Sebastian Fitzek !

Frédéric Fontès, www.4decouv.com


mercredi 21 mars 2018

Chronique : Mange tes morts - Jack Heath (Super 8)

Présentation ICI
Qu'est-ce qui ne se mange pas mais se dévore, peut se feuilleter et avoir une belle tranche, et dont le contenu se tourne mais sans jamais bouger ?

Mange tes morts est un thriller addictif. Quand vous vous réveillez en pleine nuit et qu'il vous prend l'idée d'en relire quelques pages, c'est que vous êtes sacrément dans la panade...

En lisant la présentation de l'éditeur, j'ai pensé à la BD Chew qui met en scène le détective Tony Chu. Mais en dévorant le roman de Jack Heath, j'ai surtout penser à une autre série de l'éditeur Image Comics et publiée en France chez Glénat Comics, Nailbiter. Pour ne pas spoiler le livre, je vous laisse chercher sur le net les pitchs de ces deux bd, si vous ne les connaissez pas...

Dans la filiation de personnages cultes de thrillers tels que Dexter Morgan et Hannibal Lecter, Jack Heath donne lui aussi naissance à un anti-héros à la fois fascinant et redoutable.
Pas commun comme profil mais dans le cadre de cette histoire, on se surprend à plusieurs reprises à éprouver de l'attachement pour ce personnage un peu paumé, pour qui il est impossible de résister à ses pulsions "hors normes". Comme le Dexter de Jeff Lindsay, il trouve le moyen de les canaliser et surtout, de les "monnayer".

Outre le mystère qui entoure cette enquête de Timothy, j'ai trouvé original l'idée d'insérer des énigmes après chaque chapitre. Étant donné que résoudre des énigmes est l'activité principale qui permet au héros de gagner sa vie (à ne pas confondre avec celle qui lui permet de manger !), c'est original de mettre à contribution le lecteur, avec les réponses à la fin du livre.

Bref, pour un premier thriller, c'est un sacré challenge que relève Jack Heath avec ce Mange tes morts à la fois jouissif et imprévisible.

Maintenant, on sa se ronger les ongles en attendant la suite...

Frédéric Fontès, www.4decouv.com




mardi 20 mars 2018

Chronique : Les Engloutis - Denis Lépée (Observatoire)

Présentation ICI
Les Engloutis est le 7e roman de Denis Lépée. Il voit le retour de Tommaso Mac Donnell, personnage que l'auteur avait introduit une première fois en 2007 dans son livre l'Ordre du Monde.

J'aime ces livres que l'on ouvre une fois par jour, pour retrouver un personnage laissé la veille. Une lecture qui devient un rituel, une impression d'amicales retrouvailles et cet attachement qui contribue à créer des liens très forts avec les protagonistes.

Et cela, Denis Lépée y parvient parfaitement dans les Engloutis.

Ramener ce héros est un challenge et Denis Lépée ne fait pas dans la facilité puisqu'il choisit de nous raconter ce retour de Tommaso en le faisant à la première personne. C'est à dire que l'histoire va vous être racontée du point de vue du héros. Et question "immersion", c'est parfait.

J'ai apprécié cette délicatesse, cette humanité et cette fragilité dans l'écriture du romancier et dans sa façon de donner corps à Tommaso et à ses autres personnages.

Si la résolution de l'histoire passe finalement au second plan, c'est pour encore mieux mettre le lecteur face à des personnages hantés, dont l'évolution au fil des pages devient finalement l'intrigue à suivre.

Au plaisir de revoir Tommaso dans d'autres aventures !

Frédéric Fontès, www.4decouv.com


lundi 19 mars 2018

News : Soeurs - Bernard Minier (XO)

Sœurs, de Bernard Minier, à paraitre le 5 avril 2018 aux éditions XO, est le cinquième roman consacré au Commandant Servaz.
Chronique à suivre...

Présentation de l'éditeur :
Pauvres âmes déchues.
Il a fallu que je vous tue…
Mai 1993. Deux sœurs, Alice, 20 ans, et Ambre, 21 ans, sont retrouvées mortes en bordure de Garonne. Vêtues de robes de communiantes, elles se font face, attachées à deux troncs d’arbres.
Le jeune Martin Servaz, qui vient d’intégrer la PJ de Toulouse, participe à sa première enquête. Très vite, il s’intéresse à Erik Lang, célèbre auteur de romans policiers à l’œuvre aussi cruelle que dérangeante.
Les deux sœurs n’étaient-elles pas ses fans ? L’un de ses plus grands succès ne s’appelle-t-il pas La Communiante ?… L’affaire connaît un dénouement inattendu et violent, laissant Servaz rongé par le doute : dans cette enquête, estime-t-il, une pièce manque, une pièce essentielle.
Février 2018. Par une nuit glaciale, l’écrivain Erik Lang découvre sa femme assassinée… elle aussi vêtue en communiante. Vingt-cinq ans après le double crime, Martin Servaz est rattrapé par l’affaire. Le choc réveille ses premières craintes. Jusqu’à l’obsession.
Une épouse, deux sœurs, trois communiantes… et si l’enquête de 1993 s’était trompée de coupable ?
Pour Servaz, le passé, en resurgissant, va se transformer en cauchemar. Un cauchemar écrit à l’encre noire.
Peur, soumission, mensonges, manipulation
Le nouveau thriller de Bernard Minier

Frédéric Fontès, www.4decouv.com


samedi 17 mars 2018

News : Contretemps - Charles Marie (Aux Forges de Vulcain)


Contretemps est le premier roman de Charles Marie qui vient de paraitre aux éditions Aux Forges de Vulcain.

William Morris & Alan Moore
 Le dossier de presse présente l'auteur comme un immense lecteur, autant passionné par Alan Moore que par William Morris.

Une de mes prochaines lectures...

Présentation de l'éditeurUn enquêteur improbable se retrouve entraîné dans des aventures surréalistes et poétiques.

Melvin Epineuse est engagé par une société secrète pour retrouver Bruno Bar, un excentrique dont la principale occupation consiste à baptiser, contre leur volonté, les militants anticléricaux. Les recherches de Melvin le mèneront de Paris à Florence, de Florence à Budapest ; jamais il ne prendra l'avion, mais toujours le train ; jamais il ne mangera d'autres mets que les plus fins, ni ne boira d'autres boissons que les plus nobles. Il rencontrera des femmes, explorera des catacombes, se fera tirer dessus sans riposter et s'efforcera de terrasser ses adversaires à coups d'aphorismes improvisés.

Dans ce premier roman, lecteurs et lectrices, emportés par un héros attachant et original, pénètreront dans un imaginaire étrange, proche des débuts de Neil Gaiman, pour découvrir, à la faveur d'une écriture ciselée, parsemée d'aphorismes et de traits d'esprit, une enquête haletante et mystérieuse.

Frédéric Fontès, www.4decouv.com


mercredi 14 mars 2018

News : Mange tes morts - Jack Heath (Super 8)


Déjà auteur d'une vingtaine de romans destinés aux adolescents, Mange tes morts est le premier thriller de l'australien Jack Heath.
Traduit par Charles Bonnot, il sera publié le 22 mars 2018, aux éditions Super 8.
À la croisée de Dexter et du Silence des agneaux, Timothy Blake, héros du roman, n'est pas non plus sans rappeler Tony Chu, un détective cibopathe (je vous laisse chercher sur le net...), héros de la bande dessinée Chew, traduite en France par les éditions Delcourt.
Je viens d'en lire les premières pages, et je peux déjà vous dire que c'est "délicieux"...
Chronique à venir.

Présentation de l'éditeur : Cameron Hall, 14 ans. Disparu en rentrant de l'école ; rançon exigée. L'horloge tourne, la police est impuissante : c'est une mission pour Timothy Blake.
Timothy (nom de code " le pendu ") a un don. Il lit dans l'esprit des gens. Comprend tout avant tout le monde. Résout les énigmes les plus ardues. Le genre à s'ennuyer avec un Rubik's Cube ou à connaître votre numéro de sécurité sociale par cœur. Mais Timothy a aussi un problème. Pas le fait d'être pauvre, non. Pas le fait d'être affublé d'un coturne toxicomane et parano prénommé Johnson. Un vrai problème, un problème, disons, comportemental. Qui fait que même le FBI répugne à travailler avec lui. Une vie sauvée, une récompense : ainsi fonctionne Timothy. Mais cette fois, et malgré l'appui de l'agent spécial Reese Thistle, il se pourrait que notre sympathique génie psychopathe ait trouvé à qui parler. 


Frédéric Fontès, www.4decouv.com

mardi 13 mars 2018

News : Sang de lune - Lincoln Child (Pygmalion)


Prévu à l'origine chez Ombres Noires puis chez Flammarion, c'est finalement chez Pygmalion que Sang de lune, cinquième aventure du Docteur Jeremy Logan, sera traduite en français par Fabienne Gondrand et disponible en librairie le 18 avril prochain.

Présentation de l'éditeur : Jérémy Logan, spécialiste des phénomène étranges, est appelé dans les Adirondacks où des montagnards ont découvert le corps d'un randonneur mis en pièces. Si la piste d'un animal sauvage est écartée en raison de la violence de l'acte, certains murmurent que les loups-garous qui peuplent la forêt ne seraient pas étrangers à cette mort.

Frédéric Fontès, www.4decouv.com

News : La nuit de l'ogre - Patrick Bauwen (Albin Michel)



La Nuit de l'ogre est le sixième roman de Patrick Bauwen à paraitre le 2 mai aux éditions Albin Michel. On y retrouvera Chris Kovak, héros de son précédent livre Le Jour du chien.

Présentation de l'éditeur : Chris Kovak prend en stop une jeune femme blessée qui fuit au premier feu en abandonnant son sac. Celui-ci contient du sang et une tête humaine dans un bocal. Dans le même temps, son ancienne compagne le lieutenant Audrey Valenti enquête sur une agression atroce. Ils font tout pour s'éviter mais leurs chemins vont se croiser.

Frédéric Fontès, www.4decouv.com

samedi 10 mars 2018

Chronique : Normal - Warren Ellis (Au Diable Vauvert)


Disponible depuis le 8 février dernier, ce troisième roman de Warren Ellis est traduit par Laurent Queyssi, pour les éditions Au Diable Vauvert.
Après Artères Souterraines et Gun Machine, Normal est l'occasion pour Warren Ellis de revenir sur certains de ses thèmes fétiches : le futur, la technologie, la paranoïa, la ville.
Situer un roman dans un hôpital psychiatrique où la paranoïa est légion, on peut dire que c'est une idée casse-gueule. Mais entre les mains de Warren Ellis, cela devient génial. Ou dément. Cela dépend de quelle côté de la frontière vous vous tenez.
Parce que le sujet de fond de Normal, c'est bien la frontière. Frontière de la normalité, de la réalité, de la santé mentale, du privé.
L'internement du héros est l'occasion pour lui de commencer une véritable enquête. Si vous avez aimé Version Officielle de James Renner, vous aurez le plaisir de (re)plonger dans l'univers des théories du complot.
C'est vraiment une lecture que je conseille aux fans de Warren Ellis. Et pour celles et ceux qui ne connaissent ni le scénariste et ni le romancier, c'est une des clés de son univers particulier.

Présentation de l'éditeur : Adam Dearden est interné à Normal Head, un institut de l'Oregon accueillant des visionnaires rendus fous par leurs prévisions apocalyptiques. Son arrivée coïncide avec la disparition d'un patient. Les pensionnaires, pris d'un délire paranoïaque, remettent en cause la conception du futur des gens prétendument normaux.

Frédéric Fontès, www.4decouv.com

mercredi 28 février 2018

News : La Terre des morts - JC Grangé (Albin Michel)


Deux ans après Congo Requiem, le nouveau roman de Jean-Christophe Grangé, La Terre des morts, est annoncé pour le 2 mai prochain aux éditions Albin Michel.

Présentation de l'éditeur : Le commandant Corso est saisi de l'enquête sur les meurtres de stripteaseuses à Paris et pense hériter d'une nouvelle affaire criminelle, mais il se trompe. Alors qu'un affrontement sans merci s'amorce avec son principal suspect, un peintre débauché et assassin, un nouvel adversaire change la donne : Claudia Muller, une avocate manipulatrice qui va projeter une lumière nouvelle sur cette affaire.

Frédéric Fontès, www.4decouv.com

mercredi 21 février 2018

News : L'oeuvre noire - Philippe Lyon (Calmann-Lévy)


L’œuvre noire est le premier roman du réalisateur et scénariste Philippe Lyon, à paraitre le 28 mars prochain aux éditions Calmann-Lévy. Chronique à suivre...

Présentation de l'éditeur : L’œuvre noire, c’est ce qu’a initié ce psy français de renommée internationale il y a trois ans, quand il s’est porté garant pour un petit malfrat dans un tribunal parisien. Pourquoi il l’a tiré d’affaire, ce qu’il exige du voyou, ce qu’il lui a fait… C’est un mystère effarant que le lecteur va découvrir au fil du roman, mais voilà où tout a commencé.
Et aujourd’hui, trois ans après donc, Manuel Kross, 25 ans de carrière dans la police, flic grande gueule sauvé de la barbarie de son métier par son amour fou pour sa femme, est appelé sur les bords de Seine où l’on a repêché deux hommes. Ils ont été battus à mort, à coups de poing et à coups de pieds, méthodiquement, avant d’être jetés dans le fleuve. Bientôt, Kross comprend qu’en fait ils se sont battus jusqu’à en mourir. Contre qui  ? Pourquoi  ?
Kross vient de mettre au jour le pire des Jeux du cirque modernes, des combats à mains nues, en plein Paris. Des combats qu’on appelle ultimes, retransmis sur le darknet, avec des parieurs triés sur le volet à la fois pour leur argent et leur capacité à se taire. Derrière tout ça, il y a un homme d’affaires discret dont le nom est murmuré dans tous les clubs de boxe et de fight depuis quelques mois. Ari Zeller. Très riche, très  puissant. Déjà une légende.
Dès les premiers instants de l’enquête, commence une lutte à mort entre Kross et Zeller, un combat bien inégal quand l’un respecte la loi et l’autre n’a pas de limites. Mais Kross n’est pas n’importe quel flic.

Frédéric Fontès, www.4decouv.com