jeudi 19 avril 2018

Chronique : Sauf - Hervé Commère (Fleuve)


C'est avec un immense plaisir que j'ai dévoré les pages du nouveau roman d'Hervé Commère. Plaisir décuplé en retrouvant au fil des pages cette construction de l'intrigue qui est devenu la marque de fabrique de l'auteur et qui avait trouvé naissance avec J'attraperai ta mort et les Ronds dans l'eau.

D'ailleurs cette signature, c'est avec l'image des ronds dans l'eau que l'on peut au mieux lui donner une forme. Alors oui, ses personnages vivent des péripéties hors du commun mais il transpire d'eux un amour comme on en croise rarement dans les livres du genre. Même les seconds rôles portent en eux ce petit truc poétique, à la fois mélancolique et optimiste, qui ne peut laisser les lecteurs insensibles.

L'image du rond dans l'eau est ce qui définit parfaitement bien les histoires de Commère : les mathématiques de la structure, le côté irrémédiable de la vague et la simplicité du mouvement. Voir ce que j'en disais dans la chronique de son second roman ICI.

Je n'ai pas lu ses deux précédents romans mais il faut que je rattrape ça, un peu comme je viens de me faire rattraper par un de ces fameux ronds dans l'eau.

Merci Hervé Commère.

Présentation de l'éditeurL’année de ses six ans, à l’été 1976, Mat a perdu ses parents dans l’incendie de leur manoir en Bretagne.
Rien n’a survécu aux flammes, pas le moindre objet.
Mat est aujourd’hui propriétaire d’un dépôt-vente.
Comme à chaque retour de congés, il passe en revue les dernières acquisitions.
La veille, ses employés ont récupéré un album photos à couverture de velours.
Sur chaque page de cet album, des photos de lui enfant.
Sauf que cet album ne devrait plus exister.
Il ne peut pas exister.
Et pourtant…
Mat a toujours aimé se raconter des histoires, mais à quarante ans passés, il semblerait que la sienne lui ait échappé.
De Montreuil à la pointe du Finistère, cherchant à comprendre quel message la vie veut lui adresser, il traquera les vérités, ses vérités, celles que recèle un album de famille resurgi brutalement des décombres.


Frédéric Fontès, www.4decouv.com

News : La perfection du crime - Helen Fields (Marabout)


La perfection du crime est le premier roman de l'ancienne avocate Helen Fields. Il marque le début d'une série consacrée à l'inspecteur Luc Callanach. Traduit par Luce Michel, il sera publié le 6 juin aux éditions Marabout. Chronique à venir.

Présentation de l'éditeur :
Perdu dans une région montagneuse isolée, un corps se consume. Seules des dents et un fragment de vêtement permettent d’identifier les restes carbonisés de l’avocate Elaine Buxton.  Pourtant, dans une pièce dissimulée aux yeux de tous, dans une grande maison d’Edimbourg, la vraie Elaine Buxton hurle dans le noir... L’inspecteur Luc Callanach vient juste de prendre ses fonctions quand l’affaire de la disparition d’Elaine est requalifiée en meurtre. Ayant abandonné une carrière prometteuse à Interpol, il tient à faire ses preuves aux yeux de sa nouvelle équipe. Mais le meurtrier a couvert ses traces avec un soin tout particulier...

Frédéric Fontès, www.4decouv.com

mercredi 11 avril 2018

News : L'Enfant de Poussiere - Patrick K. Dewdney (Au Diable Vauvert)


À paraitre le 17 mai prochain aux éditions Au Diable Vauvert, L'enfant de poussière, nouveau roman de Patrick K. Dewdney, première incursion de l'auteur dans l'univers de la fantasy et début de son cycle de Syffe.

L'éditeur communique à son sujet en parlant d'un coup de tonnerre dans la fantasy :


Rendez-vous le 17 mai pour découvrir ce pavé de 624 pages pour 23€.

Présentation de l'éditeur : La mort du roi et l’éclatement politique qui s’ensuit plongent les primautés de Brune dans le chaos. Orphelin des rues qui ignore tout de ses origines, Syffe grandit à Corne-Brune, une ville isolée sur la frontière sauvage. Là, il survit librement de rapines et de corvées, jusqu’au jour où il est contraint d’entrer au service du seigneur local. Tour à tour serviteur, espion, apprenti d’un maître-chirurgien, son existence bascule lorsqu’il se voit accusé d’un meurtre. En fuite, il épouse le destin rude d’un enfant-soldat.

Frédéric Fontès, www.4decouv.com

mardi 10 avril 2018

BD : Invisible Republic t.1 - Gabriel Hardman et Corinna Bechko (Hi Comics)


Ce premier opus d'Invisible Republic reprend les épisodes 1 à 5 de la série publiée aux USA par Image Comics. Traduit par Philippe Touboul pour les éditions HI Comics, il est illustré par Gabriel Hardman, co-scénarisé par sa compagne Corinna Bechko, avec des couleurs de Jordan Boyd.

Hardman est un illustrateur dont j'apprécie le travail depuis son passage sur Incredible Hulk. Il va d'ailleurs falloir que me procure son Earth One consacré à Green Lantern, avec la même équipe que sur Invisible. Et que je jette aussi un œil à ce qu'ils ont fait sur Planet of the Apes.

J'ai bien aimé cette incursion en 2843 et cette bascule dans le passé. Une double narration qui propose deux points de vues sur une ascension et sur une chute. Deux points de vue incarnés par des personnages que tout oppose mais qui se complète pour nous permettre de percer mes mystères qui entourent les actions d'Arthur McBride

Malgré un ventre mou sur la fin, j'ai bien aimé cette ambiance sombre et polardeuse, mêlant sf et politique. Ça augure de bonnes choses pour la suite, qui prendra la forme de 3 autres tomes à paraitre chez le même éditeur.

À suivre en ce qui me concerne.

Présentation de l'éditeur : Le régime galactique Arthur McBride est tombé. Son histoire est terminée. C’est du moins ce que pensait son peuple, jusqu’à ce que le reporter Croger Babb découvre le journal de Maia, la cousine cachée du dictateur. 
Au fil de ses pages est racontée l’ascension violente et audacieuse du plus grand freedom fighter de l’univers. Effacée de toutes les archives officielles, Maia est la seule à connaître les noirs secrets de son cousin, et compte bien faire connaître à la galaxie l’histoire vraie de celui qu’elle considérait comme son héros.

Frédéric Fontès, www.4decouv.com

jeudi 5 avril 2018

News : Kiaï - Coin et Kwapinski (Lucien Souny)


À paraitre le 1er juin aux éditions Lucien Souny, dans la collection Plumes Noires, Kiaï par le duo à quatre mains formé par Alexandra Coin et Erik Kwapinski.
L'occasion de retrouver un personnage qui avait fait son apparition dans leur précédent roman, La Voie du Talion, publié en 2016 chez aux Editions Fleur Sauvage/Aconitum, et désormais disponible en auto-publication sur amazon (ICI et ). Idem avec le roman en solo d'Alexandra Coin, Entraves, lui aussi disponible sur le site, en e-book ou en impression à la demande.
Chronique à suivre.

Présentation de l'éditeur : Un violent incendie a ravagé un orphelinat religieux. Les pensionnaires sont évacuées et Marie, l'une des jeunes filles, est placée d'office en psychiatrie à Auxerre. À des centaines de kilomètres de là, à l'exception des morts qu'il a laissés derrière lui et des années qu'il a passées dans la Légion comme tireur d'élite, rien ne distingue Fabrice des autres habitants de ce village en pays cathare où il s'est désormais retiré.
Jusqu'au jour où Peter Wolff, son vieux complice de randonnée, biker au look de Viking et prêtre défroqué, va attirer sur eux les foudres d'un groupe activiste catholique. Les méthodes de l'Inquisition renaissent de leurs cendres. En quoi cette croisade mortelle concernerait Marie ? Pourquoi elle seule pourrait y mettre un terme ?


Frédéric Fontès, www.4decouv.com

mercredi 4 avril 2018

Poche : On Se Souvient du Nom des Assassins - Dominique Maisons

À paraitre demain, en format poche aux éditions Points, On se souvient du nom des assassins, de Dominique Maisons.
Ci-dessous, ma chronique lors de la parution du livre en format poche, ainsi que le Tête à Tête que j'ai mené avec lui et Michael Mention, lors du dernier  Saint-Maur en Poche :


J'ai découvert la plume de Dominique Maisons en  2015 avec son troisième roman, Le Festin des fauves (qui est d'ailleurs disponible en format poche).

Et je vais vous avouer une chose : je ne l'attendais pas sur le terrain du thriller historique, un genre que j'affectionne particulièrement. J'ai dévoré Carter contre le diable de Glen David Gold, Noir Corbeau de Joel Rose, Un Œil bleu pâle de Louis Bayard, L'Interprétation des meurtres de Jed Rubenfeld, Nevermore de William Hjortsberg, la Trilogie du temps de Maxime Chattam, La cour des miracles de Jean-Luc Bizien chez 10-18, et bien d'autres encore.

Ce que j'ai beaucoup apprécié avec On se souvient du nom des assassins, c'est que pour un coup d'essai dans un univers qu'il aborde pour la première fois, Dominique Maisons maitrise son sujet de bout en bout.

Il va bien au-delà de ce qui n'aurait pu être qu'un simple hommage à Maurice Leblanc et Gaston Leroux.  Il construit un univers dans lequel son lecteur est parfaitement à l'aise et en caractérisant des personnages de manière à leur donner l'épaisseur qu'ils méritent. L'auteur intègre aussi des repères qui ont déjà fait leurs preuves dans Le Festin des fauves.
  
On se souvient du nom des assassins marque le moment où l'on prend conscience que Dominique Maisons est capable d'écrire dans n'importe quel genre et univers qu'il aura choisi, et de parvenir à coup sûr à régaler son lecteur.

Cette manière de débouler dans les étagères de libraires, avec un troisième et quatrième roman aussi efficaces et habiles, me fait penser à la maestria de Ian Manook, qui depuis la première apparition de son Yeruldelgger, dévore tout sur son passage. Je souhaite à Dominique Maisons le même succès.

C'est jouissif, palpitant, sans temps morts et après avoir tourné la dernière page, on en redemande encore. Un de mes coups de cœur de cette rentrée littéraire 2016.

On se souviendra du nom d'un putain de romancier : Dominique Maisons.




En juin dernier, pour la 9e éditions de Saint-Maur en poche, j'ai eu l'immense honneur d'animer un plateau en compagnie de Dominique Maisons et Michael Mention.

L'occasion pour moi d'évoquer un des points communs dans leurs bibliographies respectives, le roman policier historique.




Retrouvez ci-dessous quelques chroniques des romans évoqués :

Le festin des fauves

On se souvient du nom des assassins

Jeudi Noir

Sale temps pour le pays

Adieu demain

... Et justice pour tous

Encore une fois l'occasion pour moi de remercier toutes les personnes qui ont œuvré pour que le salon tienne encore une fois toutes ses promesses, Marie Hudelot Verdel, Fred Dufey, Gérard Collard, Jean-Edgar Casel, Audrey et les bénévoles du salon.

Un merci particulier à Yvan et Dominique pour leur présence réconfortante lors de ce plateau. Merci pour vos bonnes ondes.

Rendez-vous l'année prochaine pour les 10 ans !

Frédéric Fontès, www.4decouv.com