Repentirs de Luc Fivet est une histoire uniquement disponible en format électronique.
C'est quand même désolant de constater qu'un aussi bon manuscrit n'ait pas trouvé preneur, alors qu'il égale voir même surpasse une bonne partie des thrillers français du moment.
Je ne prends pas de risque en vous affirmant cela puisque j'ai eu l'occasion de littéralement dévorer ce livre et qu'il me semble évident qu'une aussi bonne histoire doit aller à la rencontre des lecteurs.
Je n'ai jamais pris le temps de véritablement explorer l'univers de la peinture dans les romans, à l'exception peut être des Visages de Jesse Kellerman.
Dans Repentirs, Luc Fivet nous concocte une histoire fascinante avec, entre autres, un personnage particulièrement captivant, l'expert en peinture François Regard. Celui-ci devient un véritable détective quand il s'agit d'étudier un tableau afin de déterminer si celui-ci est un vrai ou un faux. L'art du détail n'a pas de secret pour lui et donc pour le lecteur qui n'a alors qu'une seule envie : se ruer sur son ordinateur pour voir les toiles évoquées dans le livre et en connaitre encore un peu plus sur ce grand peintre Johannes Vermeer, un des plus célèbres du siècle d'or. J'ai refermé le livre avec l'envie d'en ouvrir un autre consacré à ce peintre. Ça serait pour moi une première incursion dans le monde de la peinture néerlandaise et c'est au roman de Luc Fivet que je le dois.
Je vous invite vivement à commencer l'aventure en vous procurant l'édition électronique de ce superbe roman, qui recèle sont lot de surprises, en cliquant sur le lien suivant : http://www.lesvolubiles.com
Frédéric Fontès
dimanche 29 janvier 2012
BD : Nankin de Nicolas Meylaender et Zong Kai (Fei)
La précédente fois où j'ai eu l'occasion de lire l'effroyable histoire du massacre de Nankin en 1937, c'était en 2005 via le superbe roman de Mo Hayder, Tokyo.
Dans Nankin, publié aux éditions Fei, Nicolas Meylaender nous plonge au cœur de cette page d'histoire, dont la véracité est encore de nos jours contestés par certains, au Japon. À la manière de Frank Miller dans sa saga Sin City, le scénariste utilise une petite fille comme fil rouge, pour nous faire découvrir les différents points de vue de cette abominable attaque. Jalonnée par l'enquête de nos jours d'un avocat chinois, l'histoire nous guide dans cette journée sanglante de décembre 1937.
Zong Kai, l'illustrateur joue efficacement avec les ombres qu'il plonge dans un fond rouge sang pour évoquer le massacre et dans un fond bleu pour le récit au présent. Avec un style quasi-photographique, il saisi des instants tragiques tout en parvenant à ajouter une note d'espoir dans certains regards.
Cet album n'a pas pour but de répondre à la question du pourquoi de ce massacre. Mais elle nous invite surtout à nous demander comment une telle chose peut encore de nos jours être sujet à interprétation et à négation de la part du camp japonais.
La bibliographie en fin d'album nous invite à ne pas en rester là et à nous plonger plus en détail sur les éléments qui entourent cette triste page de l'histoire sino-japonaise.
Découvrez quelques planches de l'album sur Superpouvoir.com.
Frédéric Fontès
Dans Nankin, publié aux éditions Fei, Nicolas Meylaender nous plonge au cœur de cette page d'histoire, dont la véracité est encore de nos jours contestés par certains, au Japon. À la manière de Frank Miller dans sa saga Sin City, le scénariste utilise une petite fille comme fil rouge, pour nous faire découvrir les différents points de vue de cette abominable attaque. Jalonnée par l'enquête de nos jours d'un avocat chinois, l'histoire nous guide dans cette journée sanglante de décembre 1937.
Zong Kai, l'illustrateur joue efficacement avec les ombres qu'il plonge dans un fond rouge sang pour évoquer le massacre et dans un fond bleu pour le récit au présent. Avec un style quasi-photographique, il saisi des instants tragiques tout en parvenant à ajouter une note d'espoir dans certains regards.
Cet album n'a pas pour but de répondre à la question du pourquoi de ce massacre. Mais elle nous invite surtout à nous demander comment une telle chose peut encore de nos jours être sujet à interprétation et à négation de la part du camp japonais.
La bibliographie en fin d'album nous invite à ne pas en rester là et à nous plonger plus en détail sur les éléments qui entourent cette triste page de l'histoire sino-japonaise.
Découvrez quelques planches de l'album sur Superpouvoir.com.
Frédéric Fontès
BD : Shi Xiu, Reine des Pirates t.1 par Nick Meylaender et Wu Qing Song (Fei)
Ce premier tome (Face à face), consacré à l'une des légendes de la piraterie asiatique au dix-neuvième siècle, est une belle réussite. Je découvre l'histoire de cette formidable héroïne et je n'ai qu'une seul envie : me ruer sur la suite, à paraitre en avril prochain.
Nick Meylaender fait des merveilles au niveau de la caractérisation de ses personnages, qui vont révéler leur valeur au fil des pages. Shi Xiu est belle, cultivée et intelligente. Mais elle sait manier d'autres armes, disons... plus mortelles !
Wu Qing Song réalise un premier album de tout beauté, avec des planches pleines de détails et des couleurs au diapason d'un scénario bourré d'actions.
Le tome 2, Alliances, sera publié le 20 avril prochain, toujours aux éditions Fei.
Découvrez quelques planches de ce premier tome sur Superpouvoir.com.
Frédéric Fontès
Nick Meylaender fait des merveilles au niveau de la caractérisation de ses personnages, qui vont révéler leur valeur au fil des pages. Shi Xiu est belle, cultivée et intelligente. Mais elle sait manier d'autres armes, disons... plus mortelles !
Wu Qing Song réalise un premier album de tout beauté, avec des planches pleines de détails et des couleurs au diapason d'un scénario bourré d'actions.
Le tome 2, Alliances, sera publié le 20 avril prochain, toujours aux éditions Fei.
Découvrez quelques planches de ce premier tome sur Superpouvoir.com.
Frédéric Fontès
samedi 28 janvier 2012
Léviathan : La Nuit de Lionel Davoust (Don Quichotte)
Léviathan : la chute a été une des bonnes surprises de la rentrée littéraire 2011. C'est le 12 avril prochain que nous pourrons retrouver en librairie le deuxième opus de la trilogie de Lionel Davoust, Léviathan : la nuit.
Une fois n'est pas coutume, je ne vais pas joindre ci-dessous la présentation de l'éditeur, qui en dit peut être un peu trop sur cette suite.
Rendez-vous en avril prochain pour la chronique du livre.
Frédéric Fontès
Une fois n'est pas coutume, je ne vais pas joindre ci-dessous la présentation de l'éditeur, qui en dit peut être un peu trop sur cette suite.
Rendez-vous en avril prochain pour la chronique du livre.
Frédéric Fontès
vendredi 27 janvier 2012
Chronique : Glacé de Bernard Minier (XO)
J'ai longtemps tardé à lire ce premier roman de Bernard Minier car nombreux étaient les lecteurs et lectrices qui comparaient Glacé à l'univers de Jean-Christophe Grangé. Il a fallut que le livre soit en compétitions dans l'élection du Prix Polars Pourpres 2011 pour que je le lise. Jusque-là, je me disais que si j'avais envie de lire du Grangé, je n'avais qu'à lire ses romans. Ce fût là mon erreur. Mais surtout l'erreur de celles et ceux qui se contentent de la comparaison avec le "patron" du thriller français pour parler de Glacé.
Le roman partage peut être deux éléments avec les Rivières Pourpres de JC Grangé : le décor et le récit très cinématographique. En dehors de ça, la comparaison s'arrête là. Bernard Minier propose une histoire bien moins pessimiste et des personnages bien moins torturés que son illustre confrère. Les images qu'évoquent Glacé sont plus lumineuses et baignent dans la lumière. Le cœur de l'intrigue semble figé dans un bloc de glace et il faut patiemment attendre que celui-ci fonde pour découvrir la vérité.
Un peu alambiqué, un poile prévisible mais le dosage me semble bon et surtout, efficace.
Efficace parce que je reste persuadé que c'est un choix de l'auteur : le côté alambiqué concerne uniquement les éléments mis en œuvre par le meurtrier pour parvenir à ses fins, alors que l'enquête du héros reste à dimension humaine. Ne lisez-pas la quatrième de couverture de l'éditeur, qui évoque un commandant Servaz hypocondriaque alors que ce n'est pas le bon personnage qui est concerné. L'équipe avec laquelle il travaille est particulièrement originale et du coup, c'est assez rafraichissant. Niveau caractérisation des personnages de l'équipe, c'est de la belle ouvrage.
Parfois prévisible mais c'est une question de dosages. Entre ce que le héros sait/devine et ce que l'auteur veut faire découvrir à son lecteur, la mécanique nécessite du doigté. J'ai trouvé qu'au final cela se mariait bien à l'histoire et faisait de ce Glacé un premier roman rudement efficace.
Je serai au rendez-vous de la prochaine aventure littéraire de Bernard Minier.
Frédéric Fontès
Le roman partage peut être deux éléments avec les Rivières Pourpres de JC Grangé : le décor et le récit très cinématographique. En dehors de ça, la comparaison s'arrête là. Bernard Minier propose une histoire bien moins pessimiste et des personnages bien moins torturés que son illustre confrère. Les images qu'évoquent Glacé sont plus lumineuses et baignent dans la lumière. Le cœur de l'intrigue semble figé dans un bloc de glace et il faut patiemment attendre que celui-ci fonde pour découvrir la vérité.
Un peu alambiqué, un poile prévisible mais le dosage me semble bon et surtout, efficace.
Efficace parce que je reste persuadé que c'est un choix de l'auteur : le côté alambiqué concerne uniquement les éléments mis en œuvre par le meurtrier pour parvenir à ses fins, alors que l'enquête du héros reste à dimension humaine. Ne lisez-pas la quatrième de couverture de l'éditeur, qui évoque un commandant Servaz hypocondriaque alors que ce n'est pas le bon personnage qui est concerné. L'équipe avec laquelle il travaille est particulièrement originale et du coup, c'est assez rafraichissant. Niveau caractérisation des personnages de l'équipe, c'est de la belle ouvrage.
Parfois prévisible mais c'est une question de dosages. Entre ce que le héros sait/devine et ce que l'auteur veut faire découvrir à son lecteur, la mécanique nécessite du doigté. J'ai trouvé qu'au final cela se mariait bien à l'histoire et faisait de ce Glacé un premier roman rudement efficace.
Je serai au rendez-vous de la prochaine aventure littéraire de Bernard Minier.
Frédéric Fontès
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