mercredi 26 avril 2017

Prix : Colin Niel Prix Landerneau du Meilleur Polar 2017

© Christophe Meireis
Colin Niel est le sixième lauréat du Prix Landerneau du meilleur polar pour l'année 2017 avec son roman Seul les bêtes aux éditions Le Rouergue.

Il a reçu son prix des mains de Michel-Édouard Leclerc et du président du jury de cette année, Hervé Le Corre.

J'ai eu la chance de pouvoir assister à ce moment et j'ai été très sensible à la bienveillance des différents intervenants, que ce soit Colin Niel qui a fait un brillant discours de remerciement via la voix de son héros, ou Hervé Le Corre tout aussi touchant, humble, avec les yeux pétillants.

Et l'occasion de papoter avec Hervé Jourdain, qui était dans les finalistes avec son livre Femme sur écoute publié chez Fleuve Éditions, sa directrice éditoriale, Valérie Miguel-Kraak et Antoine Mallet, membre du jury.

© Christophe Meireis
Un beau moment de complicité, donc, avec une belle sélection finale qui incite à la lecture. Rendez-vous en 2018 pour la prochaine sélection !

Sélection 2017 :

Haute voltige d’Ingrid Astier (Gallimard)
Kaboul express de Cédric Bannel (Robert Laffont)
La daronne d’Hannelore Cayre (Métailié)
Femme sur écoute d’Hervé Jourdain (Fleuve éditions)
Seules les bêtes de Colin Niel (Le Rouergue)
Aveu de faiblesse de Frédéric Viguier (Albin Mchel).

Frédéric Fontès, www.4decouv.com

lundi 17 avril 2017

Chronique : Karst - David Humbert (Liana Levi)

Présentation
Cette première enquête du Lieutenant de Police Paul Kubler entre-ouvre pour nous les portes de la géologie et de l'hydrogéologie. Comme l'enquêteur, le lecteur découvre petit-à-petit la nature des sous sols de la région.
Avec efficacité, David Humbert nous propose un premier roman maitrisé et un héros fort attachant. Certes, l'intrigue est classique mais du coup, Karst est une véritable bouffée d'oxygène.
On se surprend très rapidement à chercher sur le net les clichés des sites évoqués dans l'histoire.
Du potentiel, donc, qui promet une suite tout aussi alléchante. Je suivrai avec attention les prochaines publications de David Humbert.

Frédéric Fontès, www.4decouv.com


jeudi 13 avril 2017

Chronique : Je ne sais pas dire je t'aime - Nicolas Robin (Anne Carrière)

Présentation
Les livres de Nicolas Robin sont comme des pâtisseries : gourmands et croquants !

Après Roland est mort, l'auteur est de retour en librairie avec Je ne sais pas dire je t'aime aux éditions Anne Carrière.

En confrontant ses personnages aux aléas de la vie (un décès, un mal-être, une rupture, une quête d'identité), Nicolas Robin distille dans ses romans des touches d'optimismes, comme autant de rayons de lumières dans un environnement qui s'est provisoirement assombri.

À la manière de certains albums des Beatles (Sgt. Pepper's Lonely Hearts Club Band, Abbey Road) ou des Daft Punk (Discovery), Nicolas Robin lie les différents chapitres de son livre entre eux, en utilisant un élément de la fin de l'un dont on retrouve un écho dans les premières lignes du suivant.

Une transition subtile qui ajoute une musicalité supplémentaire au texte. Une musicalité qui fait le lien entre les personnages et les lecteurs, comme une douce mélodie qui nous accompagne au fil des pages.

Après Roland est mort, on découvre en filigrane dans ce nouveau texte cette "signature" de Nicolas Robin. Elle consiste à jouer avec les petits détails anodins du quotidien pour en faire de réjouissants petits opéra rock. On peut facilement imaginer Roland est mort et Je ne sais pas dire je t'aime comme les deux premiers actes d'une bienveillante comédie musicale. Vivement le prochain !

Je ne sais pas dire je t'aime est un livre qui fait du bien et il est disponible aujourd'hui en librairie.

Frédéric Fontès, www.4decouv.com

jeudi 6 avril 2017

News : Parmi les vivants - Charlotte Farison (Super 8)


Parmi les vivants est le premier roman de Charlotte Farison. Cette parisienne et analyste dans un grand établissement financier, est publiée pour la première fois par les éditions Super 8.
J'ai littéralement dévoré les 70 premières pages de ce "thriller corporate", même si le prologue de deux pages m'a quelque peu semblé abscons. On verra par la suite comment il s'intègre dans le reste de l'histoire.
Premières pages épatantes, donc, et chronique à suivre !

Présentation de l'éditeur : 2002, Paris.
Engagé au sein de l'entreprise Hermonia pour s'occuper du mécénat, Arturo remplace une certaine Lise Marshall, décédée a priori dans un accident de voiture.
Problème : il n'a aucune idée de l'identité réelle de son patron ni de la véritable raison pour laquelle il a été embauché.
Le fait est que ce genre de choses lui arrive régulièrement.
Docile, le jeune homme tente de se couler dans le moule.
Assailli par les brûlants souvenirs d'une enfance passée sous les tropiques, cependant, il sent bien qu'il ne pourra se contenter éternellement de cette vie factice.

Vienne, même époque.
Jeune call-girl à l'intelligence acérée, Shula est embauchée par un certain Victor Khan, obsédé par son amour de jeunesse disparu.
Ashis, son ex-mercenaire d'associé, s'efforce de le mettre en garde : il est en effet convaincu que Shula n'est pas qui elle prétend être.

De Vienne à Paris, de la jungle étouffante et létale à l'île mythique qui hante les rêves d'Arturo, une redoutable toile se tisse.
Mais qui est la proie, et qui est le prédateur ?
Comment distinguer les morts des vivants, les souvenirs de la réalité ?
L'heure est bientôt venue de tomber les masques...


Frédéric Fontès, www.4decouv.com

mercredi 5 avril 2017

News : Karst - David Humbert (Liana Levi)


À paraitre, demain 6 avril, Karst aux éditions Liana Levy. Il s'agit du premier roman d'un journaliste scientifique et géologue rouennais, David Humbert. Le pitch est intriguant, à suivre...

Présentation de l'éditeur : Trop curieux, trop honnête. Pour le lieutenant Paul Kubler, la sanction est un aller simple Paris-Rouen, avec affectation dans un commissariat de quartier de la cité normande, sa ville natale. Les premiers dossiers n’ont pas de quoi faire vibrer cet ex du quai des Orfèvres: promeneurs agressés dans les bois, ouvriers en colère pour cause de plan social… Mais un matin, les robinets des Rouennais commencent à crachoter de l’eau en Technicolor. Rose pâle, puis vert fluo. Quelqu’un pollue les sources. Du ministère de la Santé à la préfecture, on met la pression: il faut éviter l’affolement des usagers et stopper la crise. À cent à l’heure sur sa vieille Honda ou suspendu en spéléo au cœur des grottes, Kubler doit à tout prix découvrir le secret des profondeurs de la craie, le secret du karst.

Frédéric Fontès, www.4decouv.com

vendredi 31 mars 2017

Chronique : Équateur - Antonin Varenne (Albin Michel)

Présentation ICI

De son précédent livre, j'évoquais "l'hymne à ces romans d'aventure (Papillon et Banco d'Henri Charrière par exemple) où la survie devient le début d'une incroyable aventure humaine." D'ailleurs les dernières pages confirment cette filiation avec l'histoire de Charrière et de Belbenoit (chronique de Guillotine sèche à lire ici).  

Équateur, publié par les éditions Albin Michel, est le parfait prolongement de Trois mille chevaux vapeur. Antonin Varenne nous conte à nouveau les pérégrinations d'un homme au destin peu commun.

 « — Nous sommes trop nombreux sur cette terre pour avoir chacun un destin, alors nous nous regroupons pour en avoir un ensemble. »

J'aime bien cette évocation du destin car elle définit bien les rouages que l'auteur met en marche pour faire avancer ses acteurs. La richesse des personnages d'Antonin Varenne nait de leur rencontre au cœur de la fiction et de leur rendez-vous avec le lecteur.

« Deux frères, presque rien, mais quand on y pense, tellement. Notre mythologie. La fratrie plus forte que le destin, qui change le monde en chaos quand elle entre en guerre contre elle-même, fait basculer l'ordre des choses. »

Il y a aussi autre chose qui fait mouche dans l'écriture de l'auteur, c'est cette mise en abime qui lui permet de décrire la quête d'un personnage qui se raconte également de son côté. Il met en exergue l'importance de ces destins que l'on se relate, comme une légende se construisant au fil des pages avec au bout une hypothétique rédemption. Comme une chanson, une ode ou un tatouage évoquant les bonheurs et les malheurs de personnages cabossés par la vie.

Antonin Varenne est un magnifique raconteur d'histoires. Il fait partie de ses auteurs dont on découvre un premier livre et dont on dit que pour le prochain, on pourrait les suivre aveuglement jusqu'au bout du monde. L'auteur nous a à nouveau simplement pris au mot.

Et si vous aimez les ambiances évoquées par ce diptyque que compose Trois mille chevaux vapeurs et Équateur, je ne peux que vivement vous conseiller le visionnage de la brillante série tv britannique Taboo, coproduite, co-créée et interprétée par Tom Hardy.

Frédéric Fontès, www.4decouv.com

jeudi 30 mars 2017

Mag : Lire #454 - Spécial Polar (Avril 2017)






Le numéro du mag Lire spécial Polar #454 vient de paraitre. Il faut être patient avec eux pour avoir l'occasion une fois de l'année de lire des articles qui explorent le genre comme il le mérite.

On y trouve, entre autres choses :
Le Choix des Libraires, avec le billet de Pépita consacré au Canicule de Jane Harper chez Kéro ;

Les meilleurs ventes Polar (entre le 30.01 et le 26.02 2017) avec le Nuit de Bernard Minier qui se hisse à troisième place du classement. Un peu plus loin dans le classement, on retrouve Le Cri de Nicolas Beuglet (16e), Toxique de Niko Tackian (27e) et aussi La Mort Nomade de Ian Manook (29e), devant Congo Requiem de JC Grangé (35e) et Rêver de Franck Thilliez (39e) ;

Les 10 meilleurs polar de l'année selon le mag sont :
Prendre les loups pour des chiens d'Hervé Le Corre (Rivages).
Les pièges de l'exil de Philip Kerr (Seuil).
La Daronne d'Hannelore Cayre (Métailié).
Une affaire d'hommes de Todd Robinson (Gallmeister).
Jeux de miroirs d'E.O. Chirovoci (Les Escales).
La Fille d'avant de JP Delaney (Mazarine).
La Chambre d'ami de James Lasdun (Sonatine).
Printemps noir à Bordeaux d'Allan Massie (De Fallois).
Ragdoll de Daniel Cole (Robert Laffont).
L'amour et autres blessures de Jordan Harper (Actes Sud).

Je vais noter dans un coin le Jeux de miroirs dont le pitch m'intrigue...

Une petite bibliothèque idéale du thriller qui propose 5 titres :
Le nuit du renard de Mary Higgins Clark.
Le silence des agneaux de Thomas Harris.
Un tueur sur la route de James Ellroy.
Le poète de Michael Connelly.
Les Visages de Jesse Kellerman.

J'ai lu les cinq. Je regrette simplement qu'il n'y est que Kellerman pour représenter la jeune génération, avec une sélection qui propose des livres publiés respectivement en 1979, 1990, 1991, 1997 et 2009. Même si ça permet de proposer 5 titres en 30 ans de polars...

Un extrait du prochain Jussi Adler-Olsen, Selfie, et du prochain John Grisham, L'informateur.  Une interview de Michael Connelly. Un petit billet sur le nouveau roman d'Antonin Varenne, l'excellent Équateur dont je termine en ce moment la lecture (chronique à venir). Un article sur Gilles Paris et son nouveau roman, Le Vertige des falaises. Un autre sur Justin Cronin pour la publication du dernier tome de sa trilogie, La Cité des Miroirs (je viens de me procurer en poche les deux premiers, Le Passage et les Douze). Un extrait du nouveau roman de David Mitchell, l'âme des horloges, à qui l'on doit Cartographie des nuages, adapté au cinéma par les Wachowski avec Cloud Atlas. Un article sur le Dark Night, Une histoire vraie de Paul Dini et Eduardo Risso chez Urban Comics. Et puisque l'on parle de super-héros, je découvre la publication du premier tome d'une trilogie jeunesse, Power Club, l'apprentissage, signée Alain Gagnol. Auteur qui avait déjà abordé son amour pour le comic book dans son précédent roman, Un fantôme dans la tête.

C'est la saison du polar dans les revues littéraires, profitons-en !

Frédéric Fontès, www.4decouv.com






mardi 28 mars 2017

Chronique : Le Jour du Chien - Patrick Bauwen (Albin Michel)

Présentation ICI

AbracadaBauwen !

Avec un pitch de départ ayant, entre autres, déjà fait le succès de Boileau-Narcejac et d'un certain Harlan Coben (un homme croise une personne ressemblant très pour trait à sa femme décédée quelques années plutôt), Patrick Bauwen n'a pas la prétention de révolutionner le genre.
Mais dès les premières pages, on sait qu'il veut embarquer son lecteur dans une aventure où ce dernier ne verra rien venir.
Renverser les certitudes de celles et ceux qui tournent les pages est un challenge qu'il relève haut la main.

Même si Patrick Bauwen est parfois bienveillant avec son lecteur, un brin naïf dans quelques interactions entre ses personnages (à l'image des souvenirs de cette femme décédée avec qui on a du mal à s'attacher), on le sent particulièrement attentif à notre immersion dans le dédale de son intrigue.

Quand il évoque la magie dans ses remerciements, il nous rappel, au besoin, que son travail de romancier est sensiblement analogue à celui du prestidigitateur. Les deux bonimenteurs s'attachent à captiver leurs audiences tout en usant de multiples ressorts qui vont les duper.

Jeffery Deaver m'avait déjà permis d'aborder le parallèle avec son livre L'Homme qui disparait (si vous ne connaissez pas, ruez vous dessus !).

La "routine" de Patrick Bauwen est réussi jusqu'à la fin. Il fait bien le métier, comme on dit. Arrive l'épilogue. Et là, blam ! L'auteur se paie le luxe de sortir de son chapeau un nouvel élément révélant finalement le principal engrenage du roman. Diabolique !

Retrouvez Le Jour du Chien de Patrick Bauwen en librairie dès ce mercredi 29 mars, aux éditions Albin Michel. 

Frédéric Fontès, www.4decouv.com

jeudi 23 mars 2017

Chronique : Le Somnambule - Sebastian Fitzek (L'Archipel)


Le Somnambule de Sebatian Fitzek, un thriller à dormir debout !

Je retrouve le Fitzek qui m'a enthousiasmé il y a quelques années avec Thérapie : entre rêve et réalité, éveil et cauchemar, l'auteur allemand nous enferme dans un étrange immeuble en compagnie de son principal locataire.

Immeuble devenant un personnage à part entière (un peu comme dans le film argentin Séptimo avec Ricardo Darín) et évoluant comme le somnambule qui l'habite. D'ailleurs on se pose vite la question de savoir qui habite qui...

Si vous aimez les thrillers qui torturent la mémoire de leur personnage, façon Memento de Christopher Nolan, La Mémoire fantôme de Franck Thilliez ou Hématome de Maud Mayeras, ce Somnambule est fait pour vous.

Avec quelques twists imprévisibles, Le Somnambule réserve à ses lecteurs quelques bonnes surprises, et peut-être aussi quelques nuits blanches ! 

Frédéric Fontès, www.4decouv.com

mardi 21 mars 2017

News : L'Homme feu - Joe Hill (JC Lattès)


À paraitre le 31 mai 2017, L'Homme feu, quatrième roman de Joe Hill publié par les éditions Jean-Claude Lattès.
Je suis un inconditionnel des romans de Joe Hill, comme le montre ce dossier que je lui avais consacré : Le Prince du surnaturel qui va hanter vos journées et vos nuits à un nom, Joe Hill !
Je suis donc impatient de découvrir son nouveau roman !

Présentation de l'éditeur : Dans un monde apocalyptique, Harper, jeune infirmière atteinte d'un virus qui fait apparaître des tatouages brûlants sur sa peau, tente de survivre. Elle n'est pas la seule, mais sans remède, les malades sont traqués par des milices. Abandonnée par son mari alors qu'elle était enceinte, elle rencontre et suit l'homme-feu, capable de contrôler le feu qui brûle les humains infectés.

Frédéric Fontès, www.4decouv.com