vendredi 15 septembre 2017

News : Mentor - Lee Matthew Goldberg (Hugo Thriller)


À paraitre le 5 octobre prochain aux éditions Hugo Thriller, Mentor est le premier roman de Lee Matthew Goldberg a être publié en France, après Slow Down en 2015 (inédit chez nous à ce jour).


Il est traduit par Élie Robert-Nicoud, qui a déjà œuvré, entre autres, sur de nombreux romans d'Elmore Leonard et sur l'incroyable recueil de nouvelles de Jeffery Deaver, Spirales Infernales.

Si l'on en croit l'éditeur, il s'agit d'un thriller redoutablement efficace, [...] entre American Psycho et Le Silence des agneaux, rien que ça !

Avec ce genre d'accroche, pas le droit à l'erreur...

Chronique à suivre.

Présentation de l'éditeur : Tout semble sourire à Kyle Broder, jeune éditeur dans une grande maison d'édition new-yorkaise. Lorsque Kyle est contacté par William Lansing, son professeur à l'université, il est ravi et décide de présenter son mentor à sa charmante petite amie, Jamie. À cette occasion William propose à Kyle le manuscrit d'un texte sur lequel il travaille depuis de nombreuses années.
Au départ, Kyle est enchanté à l'idée de le publier, mais après avoir lu quelques pages, il est profondément choqué par la perversité du récit.
Lorsque Kyle en refuse la publication, William commence à ruiner la vie de l'éditeur, s'en prenant successivement à son chat, sa copine et son auteur vedette. Kyle est alors obligé de se replonger dans le roman de William, Devil's Hopyard et il découvre alors que le livre fait étrangement écho à l'histoire de la disparition non élucidée de Mia – sa petite amie à l'université – et ressemble cruellement à la confession d'un criminel.


Frédéric Fontès, 4decouv.com

Chronique : La société des faux visages - Xavier Mauméjean (Alma)


"Votre art consiste à sortir d'un lieu clos. La science m'aide à y entrer."



Épatante, cette rencontre fictive entre deux monuments de leur époque que sont Houdini et Freud.
Intéressant ce parallèle entre escapologie et psychanalyse. Et à cela on peut rajouter un élément pour parfaire la mise en abime : la littérature. Escapologie, psychanalyse et littérature.

Harry Houdini et Sigmund Freud représentent deux mécanismes, chacun avec ses complications. Deux êtres qu'il faut apprivoiser pour tenter d'en percer les mystères et les secrets.
Comme l'enquête qui leur est confiée. Comme le livre que l'on a entre les mains. Comme les mots et les intentions de Xavier Mauméjean. Comme le lecteur qui doit se laisser guider. Vous rentrez dans le livre, puis vous en sortez quand l'auteur l'a décidé.




 Je vous conseille vivement d'en faire l'expérience, comme une autre petite merveille de l'auteur, disponible dans une très belle édition poche, Lilliputia.

Présentation de l'éditeur : New York 1909. Pour enquêter sur la disparition de son fils Stuart, le milliardaire Vandergraaf recrute un duo surprenant : Sigmund Freud, le médecin et Harry Houdini, l’illusionniste. L’un prétend explorer les méandres de l’esprit. L’autre affirme pouvoir s’échapper des lieux les plus hermétiquement clos. Ils disposent d’un seul indice : un conteneur scellé, sur les docks. C’est le temps des premiers gratte-ciel, des puissantes familles et des gangs. Au fil d’un jeu de pistes ébouriffant, où le portrait d’une femme joue un rôle décisif, Freud et Houdini affrontent les sommets aussi bien que les bas-fonds new-yorkais.

Frédéric Fontès, 4decouv.com

mardi 12 septembre 2017

News : Retour à la poussière - Matt Goldman (Calmann-Lévy)


Retour à la poussière, à paraitre le 25 octobre prochain aux éditions Calmann-Lévy, est le premier roman traduit en France de Matt Goldman. Il s'agit du premier opus d'une série avec pour héros le privé Nils Shapiro.
Il est traduit par Estelle Roudet.
Le pitch de départ de cette première enquête me semble particulièrement intriguant, je vous laisse le découvrir si-dessous.
Chronique à venir.

Présentation de l'éditeur : Comment feriez-vous si vous deviez résoudre un meurtre sans la moindre petite preuve exploitable ?

C’est la difficulté que rencontre le privé Nils Shapiro. Nils  qui, par ailleurs, essaie d’oublier son ex et de ne pas avoir trop froid dans une Minneapolis en proie à un hiver aux températures proprement glaciaires. Son ancien collègue de la police d’Edina, Anders Ellegaard, vient en effet de l’appeler au sujet d’une affaire pour le moins étrange : Maggie Somerville vient d’être retrouvée assassinée dans sa chambre. 

Problème  : le cadavre, la scène de crime et la maison entière sont noyés sous une épaisse couche de poussière, résultat de centaines de sacs d’aspirateur éventrés. Y espérer retrouver l’ADN de l’assassin relève de l’utopie pure et simple.
Nils se lance malgré tout dans l’enquête et découvre une mystérieuse jeune femme dont l’identité, si elle était révélée, pourrait détruire toute la famille Somerville…
Complication supplémentaire : le FBI s’empare de l’affaire. Contraints d’enquêter en douce, Nils et Ellegaard se rendent rapidement compte qu’il ne s’agit pas seulement d’une simple histoire de mœurs. Le crime a des ramifications qui dépassent de loin les frontières du Minnesota…


Frédéric Fontès, 4decouv.com

vendredi 8 septembre 2017

News : L'Appel du Neant - Maxime Chattam (Albin Michel)



Le nouveau roman de Maxime Chattam, L'Appel du néant, est annoncé pour le 2 novembre 2017 aux éditions Albin Michel.
Il fait office de troisième tome de la trilogie consacrée au Lieutenant à la Section de Recherche de Paris, Ludivine Vancker, que l'on avait pu découvrir dans La Conjuration Primitive (2013) et retrouver dans La Patience du diable (2014).

Présentation de l'éditeur :

Tout commence toujours par un cadavre.
C’est ensuite que ça s’est empiré…

Tueur en série…
Traque infernale
Médecine légale
Services secrets
… terrorisme.

Êtes-vous sûr d’être prêt
?

Frédéric Fontès, 4decouv.com

dimanche 27 août 2017

Festival : Toulouse Polars du Sud 9e Édition


Découvrez le programme de cette 9e édition du Festival International des Littératures Policières, aka Toulouse Polars du SUD, qui se tiendra du 6 au 8 octobre prochain au forum de la Renaissance de Toulouse.

On y retrouvera, entre autres, Peter Farris, Nicolas Lebel, Gilles Vincent, Karine Giebel, Jax Miller, Todd Robinson, Sara Gran, Patrick Sénécal, Cloé Mehdi, Michael Mention...

La liste complète des invité(e)s susceptibles de vous intéresser :  http://www.toulouse-polars-du-sud.com/category/fest17/aut17/



Pour plus infos, c'est là : http://www.toulouse-polars-du-sud.com/

Frédéric Fontès, 4decouv.com

vendredi 25 août 2017

La chronique de Clémence : Comme de longs échos - Elena Piacentini (Fleuve Noir)


C'est une première pour 4decouv : une chronique rédigée par une invitée. Ce n'était pas prévu mais ça m'a semblait impossible de passer à côté (la mienne est ICI). J'aime beaucoup la manière dont Clémence évoque le roman d'Elena Piacentini. Je pense toujours que parler d'un livre, c'est parler de soi et de ses émotions. Et je trouve que cette chronique en est la parfaite preuve. 

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Dès les premières pages, le ton est donné. Elena Piacentini place la barre haute et la suite va le confirmer. Avec beaucoup de talent, l'auteur met momentanément de côté Léoni pour donner corps au Capitaine Mathilde Sénéchal. Cette dernière va évoluer dans un univers sombre et malgré tout assez familier des lecteurs d'Elena Piacentini (les légistes de ses romans se font des clins d'yeux, rien que ça ! ). 

Mathilde Sénéchal n'est pas exactement la copine idéale et pourtant on sent entre ses fêlures quelque chose d'éclatant, de tout proche, prêt à fleurir pour peu qu'on trouve le bon dosage dans l'arrosage. 
Les pages de ce roman exhalent des parfums cachés, des histoires cryptées et de la matière à explorer - pour plus tard. On rencontre au fil des pages des personnages délicieux tant dans leur être que dans leurs relations, à Mathilde, à la vie, à l'amour. 

La frêle et attachante Adèle mérite un paragraphe à elle seule tant ce qu'elle vit et ce qu'elle laisse montrer d'elle la rend splendide. Elle donne de la rondeur à l'apparente rigidité de Mathilde, et son lien au chien me donne à penser que tout comme aux gourmands, on ne peut que faire confiance aux humains qui aiment les animaux. 

Dans la galerie des personnages, je suis restée toute chose face à ce Pierre chercheur d'Ours, "vivant pilier de la Nature" (Charles Baudelaire), empli d'une douce pudeur qui encore aujourd'hui trois semaines après avoir fermé les pages me rend frissonnante : un tempérament tenace, des interstices pour les sentiments, la carcasse soumise à rude épreuve... 

Et puis, la poésie du titre ! Ciel ! Je trouve d'une extrême délicatesse les titres qui font honneur au lecteur, j'en vois plusieurs dans ce que j'ai pu lire jusqu'à présent (Grossir le ciel, La nuit n'est jamais complète, Un long moment de silence) et ce roman Comme de longs échos mérite une place sur le podium.

"Comme de longs échos qui de loin se confondent 
Dans une ténébreuse et profonde unité, 
Vaste comme la nuit et comme la clarté,
Les parfums, les couleurs et les sons se répondent."

J'ai exhumé ce poème de Baudelaire dont le vers est extrait pour réaliser que c'est lui qui trouve finalement les mots les plus approchants de ma sensation pour commenter le dernier né d'Elena Piacentini. J'ai une affection folle pour les romans qui font la part belle aux sens... et ce roman est parfumé, c'est magique. 

Bien sûr la menthe de Mathilde (il me tarde d'en savoir plus dans le prochain roman), les descriptions olfactives des lieux, et ce passage plus que divin sur les arômes du cognac est d'une justesse folle, d'une sensualité terrible dans le contexte entre Mathilde et Albert, d'une beauté à couper le souffle, j'ai du le relire au moins dix fois. 

On le trouve au chapitre 62, page 263 : « C'est l'hiver. Le chêne brûle dans la cheminée. Tu es bien peinard sur un canapé en cuir. Il y a un havane dans le cendrier mais tu ne vas pas le fumer de suite. Tu croques un carré de chocolat. Quelqu'un est en train de peler une orange dans la pièce. Sur les claies du grenier, des pruneaux finissent de sécher. Un essaim d'abeilles s'est tapé l'incruste dans la soupente. Tu sens maintenant ? »

Un passage d'Elena Piacentini qui fait une nouvelle fois écho à la suite du poème des Correspondances de Baudelaire : "Comme l'ambre, le musc, le benjoin et l'encens, 
Qui chantent les transports de l'esprit et des sens."

J'ai vraiment été charmée par l'écriture travaillée, fine, et ciselée, la clarté et pureté dans le vocabulaire, l'emploi du mot exact pour un rendu cristallin, la concordance temporelle et le style incisif et lumineux, mordant. 

Je pourrais également parler de l'intrigue qui se dévore avec appétit, viles turpitudes de l'âme humaine incluses et méandres intelligents à souhait. En terminant ma lecture, je suis restée sous le charme du roman, fond et forme, pleine d'empathie pour une auteure qui se renouvelle avec brio et qui marque un coup de maître pour son entrée chez Fleuve.

Clémence

Chronique : Comme de longs échos - Elena Piacentini (Fleuve Noir)


C'est la première fois que je m'aventure dans l'univers d'Elena Piacentini. J'ai bien la première enquête de son flic corse en stock, mais c'est Comme de longs échos qui me donne l'occasion de cette initiation.
Je suis épaté par ce que je viens de lire. La romancière nous dépeint des personnages solides et atypiques. Au-delà du fait de parvenir à leur donner vie d'une manière aussi remarquable, elle nous offre des êtres hantés et très attachants. Son héroïne Mathilde, son chef Albert, l'ex-flic Pierre, ou la petite Adèle. Aucun d'eux ne nous laissent indifférents.
Avec cette caractérisation des personnages particulièrement efficace s'ajoute une musicalité du texte qui touche au magnétisme. En jouant sur l'émotivité des sens de ses personnages, Elena Piacentini fait écho au natural writing, essence du catalogue des éditions Gallmeister et entre en résonance avec les publications d'un Franck Bouysse.
C'est une des nombreuses facettes de l'écriture de la romancière, qui trouve ainsi le moyen de distiller ces éclats de lumière dans les ténèbres ambiantes de son histoire.
Cela faisait déjà quelques temps que l'on me conseillait de lire un de ses romans. Vu le grand plaisir que j'ai eu avec celui-ci, je vais vite me ruer sur les autres.
Le nouvel écho d'un talent qui fait de ce premier tome des enquêtes du Capitaine Mathilde Sénéchal une lecture incontournable pour les amateurs du genre.

Voir également la chronique invitée de Clémence (ICI).

Frédéric Fontès, 4decouv.com


mardi 22 août 2017

News : Les chiens de Détroit - Jérôme Loubry (Calmann-Lévy)


À paraitre dans la collection Calmann Lévy Noir, ce premier roman de Jérôme Loubry, Les Chiens de Détroit.
Jérôme Loubry est né dans le Berry. Il a travaillé à l'étranger et écrit des nouvelles tout en voyageant. Dorénavant établit en Provence, il publiera le 11 octobre prochain son premier roman.
On suit une même enquête sur deux périodes distinctes, en 1999 et en 2013, par ses deux extrémités.
Chronique à suivre...

Présentation de l'éditeur : Détroit, fin des années 1990. Un géant sème la terreur dans la ville, enlevant et tuant des enfants. L'enquête est confiée à Stan Mitchell, policier alcoolique banni de Washington. L'affaire lui est finalement retirée et l'assassin peu à peu oublié. Quinze ans plus tard, les disparitions recommencent et Mitchell, qui a réussi à arrêter la spirale de sa déchéance, est à nouveau sur le coup.

Frédéric Fontès, 4decouv.com

vendredi 18 août 2017

News : Ils ont voulu nous civiliser - Marin Ledun (Flammarion)


Le nouveau roman de Marin Ledun, Ils ont voulu nous civiliser, sera publié le mercredi 11 octobre 2017 aux éditions Flammarion (et plus aux éditions Ombres Noires comme on peut le voir encore indiquer dans certains référencements).
Chronique à venir, évidemment !

Présentation de l'éditeur : Thomas Ferrer n'est pas un truand. Pas vraiment. Les petits trafics lui permettent de sortir la tête de l'eau, même si la vie n'a pas été tendre avec lui. De petits larcins en détournements de ferraille, le voilà face à face avec un truand, un vrai cette fois. Celui-ci, laissé pour mort par Ferrer, embarque deux frères assoiffés de vengeance à la poursuite de son agresseur. La traque sera sans pitié, alors qu'une puissante tempête s'abat sur la région.

Frédéric Fontès, 4decouv.com

Chronique : Je suis innocent - Thomas Fecchio (Ravet-Anceau)


Avec point de départ plutôt "casse-gueule" (un récidiviste sortant de taule accusé d'un meurtre qu'il n'a pas commis), Thomas Fecchio nous propose une solide intrigue.
En créant autours de ce monstrueux coupable idéal une galerie de personnages cabossés par la vie, il parvient à créer un fort sentiment d'empathie à leur encontre.
Ce Capitaine Germain ainsi que le redoutable ennemi qu'il se fait dans cette première histoire, promet une suite qui s'annoncera elle aussi riche en rebondissements.
Ce roman contient tout ce que j'aime : des personnages solides, une écriture sans fioritures, sans "gras" et un rythme qui fait qu'on a du mal à le reposer.
Si vous êtes à la recherche de nouvelles têtes en littérature noir, foncez sur cet excellent premier roman de Thomas Fecchio, publié aux éditions Ravet-Anceau.

Présentation de l’éditeur : Six heures du matin. Des hommes armés déboulent dans la chambre de Jean Boyer. Dans un état de semi-conscience, le quinquagénaire a le temps d'apercevoir leurs brassards siglés « police ». Mauvais signe, surtout pour lui, ex-taulard relâché après trente ans passés derrière les barreaux. Ses crimes ? Meurtre et viols à répétition. Ce jour-là, c'est le capitaine Germain qui lui passe les menottes. Le cadavre de Marianne Locart, une étudiante originaire de Soissons, a été retrouvé enterré près du domicile du suspect, un bras sortant de terre. La première victime de Boyer avait subi le même sort. Pour la Justice, pour les médias et pour les politiques, le récidiviste devient le suspect idéal. Pourtant, Germain doute de la culpabilité de l'interpellé qui ne cesse de répéter « Je suis innocent ». Mais l'engrenage est enclenché. À ce stade, Boyer n'a plus qu une solution pour s'en sortir : débusquer le meurtrier de Marianne.

Frédéric Fontès, www.4decouv.com