mardi 11 juin 2013

Chronique : Niceville - Carsten Stroud (Seuil)

Présentation ICI
Ce Niceville de Carsten Stroud aura été pour moi une bien belle surprise. Il m'aura seulement fallu quelques chapitres pour me rendre compte que j'avais en main un roman hors norme.

L'auteur met la barre très haute puisque ses premiers chapitres alternent différentes histoires du point de vue des habitants de Niceville. C'est si efficace comme entrée en matière que cela aurait pu être le début d'autant de romans différents.

Quand on erre dans les pages du livre comme on erre dans les rues de Niceville, on y rencontre des gens hauts en couleur et surtout, on ne sait pas ce qui nous attend au prochain carrefour.

Le casting très riche dépeint des habitants qui laissent dans leurs sillages des ombres et des reflets où plane un parfum de souffre.

C'est un roman chorale explosif avec une redoutable caractérisation des personnages, des titres de chapitres plein d'humour et une écriture particulièrement efficace. Le suspense est au rendez-vous et la majeur partie des fins de chapitres est diabolique. Difficile de refermer le livre...

Niceville est un peu comme un cocktail très élaboré qui révélerait un nouvel arôme à chaque gorgée.

Avec Zoran Drvenkar (lire ma chronique de son dernier roman, Toi), Carsten Stroud est l'un des rares auteurs du moment parvenant à hanter son récit d'éléments chers à l'univers de Stephen King, sans galvauder ou bâcler la chose. Niceville est une destination incontournable pour vos prochaines vacances.

On retrouvera l'univers de Niceville dans deux autres livres puisque c'est le premier opus d'une trilogie : suivront aux USA les publications de The Homecoming et de The Departure, respectivement en juin 2013 et juin 2014. Plus d'informations sur le site dédié aux romans : http://www.nicevilleusa.com/



À noter que le 20 juin, les éditions du Seuil lanceront sur leur page Facebook un concours qui vous permettra de gagner des exemplaires du roman de Carsten Stroud.  Il vous sera proposé de participer à une enquête et des indices seront disséminés sur différents blogs partenaires.

4decouv est une des étapes du périple qui va vous mener à Niceville et voici donc un indice :

Meilleur ami des « Narcisse », il pourrait aussi bien être l'instrument de votre fin





Commandez le roman à votre libraire habituel ou faites le parvenir dans le point de vente le plus proche de chez vous en passant par lalibrairie.com en cliquant ICI.

Frédéric Fontès, 4decouv.com

lundi 10 juin 2013

As-tu jamais rêvé que tu volais ? - Austin Ratner (Calmann-Lévy)

La prochaine vague de la rentrée littéraire 2013-2014 viendra déferler en librairie dès le mois d'aout prochain.
Calmann-Lévy dévoile son catalogue avec quelques romans aux pitchs très intéressants.
Comme ce roman d'Austin Ratner, qui mêle réalité historique, biographie, littérature et fiction, en librairie en septembre prochain.

Le récit de l’extraordinaire parcours d’un homme brisé devenu artisan de rêves. Autriche, 1928. Un jeune homme de vingt-deux ans est injustement accusé du meurtre de son père. Albert Einstein et Thomas Mann se portent garants de sa personne. Sigmund Freud est appelé à la barre. La parodie de procès qui s’ensuit va ébranler l’Europe. Philippe Halsman est la proie d’un système judiciaire gangrené par la corruption et la montée inexorable du nazisme. Au fond de ce creuset d’iniquité et de désespoir, pourtant, l’un des plus grands artistes du XXe siècle est en train de naître. Un destin bien réel - un extraordinaire sujet de roman. « As-tu jamais rêvé que tu volais ? » Bouffée d’espoir et d’onirisme dans un monde hostile et destructeur, ces mots sont ceux qu’adresse le jeune Philippe Halsman à sa fiancée alors que l’envie de mettre fin à ses jours le taraude. Plongé dans les ténèbres de l’humiliation, de la culpabilité et de la haine de soi, il échappe à la mort grâce à une mobilisation internationale. La vie n’a pas dit son dernier mot : elle jaillit, plus puissante que jamais, et Philippe s’y accroche, déterminé à s’élancer vers la lumière, cette lumière qu’il emploiera comme d’autres utilisent un pinceau. Il trouvera asile en France, croisera la route de Gide, des surréalistes, avant de s’enfuir pour les États-Unis où l’attend un destin fabuleux - ses collaborations avec Marilyn Monroe, Alfred Hitchcock ou Salvador Dali sont entrées dans la mémoire collective. De cette incroyable force de rebond naît l’artiste : Philippe Halsman, photographe de génie, qui mettra son expérience personnelle au service de son art, en faisant sauter les plus grands de notre temps.

Frédéric Fontès, 4decouv.com


dimanche 9 juin 2013

Surtout ne pas savoir - Stuart MacBride (Calmann-Lévy)

Le nouveau roman de Stuart MacBride, Surtout ne pas savoir (Birthdays For The Dead), sera publié le 11 septembre aux éditions Calmann-Lévy.

Écosse, paysages glacés de l'hiver avec pluies, neiges et verglas. C'est là, dans la petite ville d'Old Castle, qu'officie le détective Constable Ash Henderson. Sa tâche : retrouver le tueur en série que les tabloïds appellent le « Birthday Boy », sa spécialité étant de kidnapper des jeunes filles de moins de treize ans, de les torturer et, le jour de leur anniversaire, d'envoyer une carte postale à leurs parents pour les rendre fous. Flanqué d'Alice McDonald, une profileuse qui sombre dans l'alcool – sans avoir le vin gai – pour oublier les horreurs auxquelles elle est confrontée, Ash a enfin le ferme espoir de retrouver le monstre lorsque des restes des victimes sont découverts, ouvrant ainsi de nouvelles pistes de recherches. C’est qu’un terrible secret le motive : Rebecca, sa propre fille, a été enlevée par l'assassin. Le révéler à quiconque, c'est se voir viré de l'enquête et ça, il n'en est pas question pour lui.

Livre dur, à la limite de l'insoutenable, Surtout, ne pas savoir nous plonge dans un univers où tueur et flic se côtoient sur les deux versants de la même horreur.

Frédéric Fontès, 4decouv.com

samedi 8 juin 2013

Article 122-1 - David Messager (Les Escales)

Disponible depuis le 6 juin dernier aux éditions Les Escales, ce premier roman de 288 pages signé David Messager a pour titre Article 122-1.

Sombre découverte dans les catacombes de Paris : un cadavre qui porte la marque d'un serial killer disparu depuis des années, Mygale.

En charge de l'enquête, Estelle Lacroix connaît ce tueur plus qu'elle ne le voudrait. Son atout sur cette affaire : une intuition à toute épreuve. Ses handicaps : la claustrophobie... et un mal bien plus profond qui pourrait lui coûter sa place, après avoir fait exploser sa famille.

Peu à peu, ses troubles viennent perturber l'affaire au point qu'Estelle devient le principal suspect. Et tandis qu'elle essaye de démêler les fils de sa propre culpabilité, le tueur tisse doucement sa toile autour d'elle...


Dans le code pénal, l'article 122-1 correspond à ceci :

N'est pas pénalement responsable la personne qui était atteinte, au moment des faits, d'un trouble psychique ou neuropsychique ayant aboli son discernement ou le contrôle de ses actes.

La personne qui était atteinte, au moment des faits, d'un trouble psychique ou neuropsychique ayant altéré son discernement ou entravé le contrôle de ses actes demeure punissable ; toutefois, la juridiction tient compte de cette circonstance lorsqu'elle détermine la peine et en fixe le régime.

Travaillant depuis plus de dix ans au cœur du crime, David Messager exerce, sous une autre identité, le métier de juge d'instruction anti-terroriste. Article 122-1 est son premier roman noir.

Frédéric Fontès, 4decouv.com 



vendredi 7 juin 2013

Chronique : 13 1/2 - Nevada Barr (Cherche-Midi)

Présentation ICI
L'intrigue est très classique, c'est du déjà lu et la révélation finale ne sera pas une grande surprise pour vous.

Le découpage du roman est étrange, l’héroïne n'en est pas vraiment une, on ne sait pas sur quel pied danser puisqu'on cherche un personnage principal pour emballer le lecteur mais il n'y en a pas.

C'est bien écrit mais ça manque de finesse dans l'élaboration de l'intrigue.

Je garderai quand même un œil bien ouvert sur les prochaines productions de la romancière.

Si le cœur vous en dit, procurez-vous le livre via lalibrairie.com en cliquant ICI.

Frédéric Fontès, 4decouv.com

jeudi 6 juin 2013

Chronique : La mort pour seule compagne - Harry Bingham (Presses de la Cité)

Présentation ICI
Premier roman et belle entrée en matière pour son auteur. Fiona, l'électron libre, avec ses drôles de pulsions liées à la mort, son caractère revêche et ses intuitions qui font d'elle un personnage très original. Le roman prend son temps pour installer l'ambiance et l'intrigue. C'est une lecture rafraichissante entre deux grosses machines du genre. Un auteur à suivre et le début d'une série à découvrir.

Comme dans Les Lumineuses de Lauren Beukes, un autre excellent roman publié par les éditions des Presses de la Cité dans la collection Sang d'encre, La Mort pour seule compagne, écrit par Harry Bingham met en scène une héroïne hantée par la mort, sauvage, atypique, mais diablement attachante.

Fiona Griffiths est habitée par une fascination morbide. Contrairement à ce que le titre ou la présentation du roman peut laisser croire (et ce n'est pas un reproche puisqu'au départ, le lecteur peut penser que le livre évoque les enquêtes d'une quelconque médium, ce qui n'est pas le cas ici), Fiona est hantée mais d'une manière totalement terre à terre. 

Et quand on apprend à mieux connaitre Fiona tout en découvrant sa vision du monde, le titre en français prend son sens. Et du coup, je le trouve même bien meilleur que le titre original (Talking to the Dead).

Harry Bingham tisse donc entre son personnage et le lecteur une caractérisation que je trouve assez subtile dans sa simplicité. Fiona est différente mais c'est un atout pour la Brigade Criminelle où elle fait ses débuts. Rien de très pesant dans sa condition qui pourrait décrédibiliser l'intrigue. Elle aborde certaines choses avec à la fois une douceur et une froideur qui font d'elle un personnage particulièrement attendrissant et très intéressant.

Quelques minutes avant d'écrire ces lignes, j'ai vu le dixième épisode de la première saison de la série TV Hannibal, qui évoque une chose importante dans l'univers de Fiona. Je ne rentrerai pas dans les détails histoire de ne spoiler ni le roman de Bingham, ni l'épisode de la série concernée. Mais c'est assez fascinant de pouvoir avoir un troisième recul sur l'histoire de Fiona. Je m'explique pour les trois :

Le premier lorsqu'on entame la lecture du livre et que l'on comprend qu'elle n'est pas médium. Rien de surnaturel, juste une sorte d'empathie morbide.

Le deuxième quand on découvre à la fin le « pourquoi du comment ». C'est bouleversant de simplicité et brillant de la part de l'auteur qui explique presque simplement la "malédiction" de son héroïne.

Le troisième avec Hannibal qui remet en lumière l'importance de la perception que l'on a de soi et des autres.

Drôle de mise en abime que de parler de perception et d'imaginaire. Un auteur via son livre nous hante, joue avec nos perceptions, nourrit notre imaginaire et nous donne à la fin de son histoire la clef pour refermer (si on le souhaite) la porte du monde qu'il nous a fait découvrir. Finalement, on peut même prétendre que l'auteur crée une multitude d'éléments contribuant à créer un syndrome spécialement dédié au lecteur qui va ouvrir le livre. Il devient le patient sur lequel le romancier va faire son expérience. Autant d'expériences différentes qu'il y a de lecteurs...

Digression, j'écris ton nom...

Juste pour vous dire que ce premier roman d'Harry Bingham est une belle chose qu'il faut vite en faire l'expérience.

Faites parvenir le roman dans le point de vente le plus proche de chez vous avec lalibrairie.com, en cliquant ICI.

Frédéric Fontès, 4decouv

mercredi 5 juin 2013

Chronique : Moi Alex Cross - James Patterson (JC Lattès)

Avant de rentrer dans le vif du sujet, on remarquera que les éditions des Presses de la Cité ont choisi de ne pas traduire le roman Alex Cross's Trial qui fait suite logiquement à La Piste du Tigre (Cross Country).

Alex Cross's Trial semblant consacrer une grande partie de son intrigue à l'histoire d'un des ancêtres du héros racontée par sa grand-mère Nana, on comprend que cet opus était peut être facultatif. 

Donc Moi Alex Cross (I, Alex Cross) est bien le seizième opus de la saga aux USA mais en France, ça ne sera que le 15e.

Comme à son habitude, James Patterson enchaine les chapitres courts et nous propose un thriller qui se dévore très vite. Une fois commencé, on ne le lâche plus.

Mais comme je le signalais déjà dans ses précédents romans, l'auteur ne parvient pas à perdre la mauvaise habitude de rejouer encore et encore la même tragédie au cœur de la famille du héros :  la santé de Nana, grand-mère de Cross, est mauvaise, elle frôle régulièrement la mort, la famille se rassemble autour d'elle et pleure. C'est tellement redondant que ça en devient particulièrement pénible...

Concernant l'intrigue, elle est malheureusement très prévisible. Une pirouette à la fin permet de rendre la conclusion un brin imprévisible mais ça sent vraiment le déjà lu. 

L'ultime chapitre permet à l’auteur de donner rendez-vous à la fois à Cross et à son lecteur pour un prochain roman ( Cross Fire) qui va s'annoncer comme un sacré match. En espérant qu'il ne mettra pas son lecteur k.o. ... 

À noter qu'avec Et tombent les filles / Le Collectionneur, c'est la seconde fois qu'une des nièces d'Alex Cross est impliquée de manière tragique dans une de ses enquêtes.

En parlant du Collectionneur, je viens de voir Alex Cross (voir le sujet ICI), le nouveau film qui adapte le perso au cinéma. Un reboot qui ne fait pas suite aux précédents (Le Masque de l'araignée et Le Collectionneur) mais qui adapte un opus plus récent de la série, La Lame du Boucher.

Le film a l'avantage de mettre en scène un Cross plus jeune, donc plus fidèle aux livres que celui interprété par Morgan Freeman. Mais c'est le seul point positif.
Et c'est une daube infinie. Mal joué, mal écrit, mal pensé, mal filmé, manque de charisme du casting. Une daube quoi. C'est produit par James Patterson... Il doit être content du résultat !

Au beau milieu d’une réunion de famille, Alex Cross apprend qu’on vient de retrouver le corps de sa nièce, sauvagement assassinée.
Découvre que celle-ci fréquentait, à titre « professionnel », bon nombre de notables de Washington. Et ne tarde pas à comprendre que, de toute évidence, son bourreau a fait d’autres victimes.
Épaulé par sa collègue et compagne Bree Stone, Alex s’engage dans une traque à hauts risques qui le mène jusqu’à une discrète et luxueuse propriété des environs de la capitale. Ici, à l’abri des regards, les membres d’un club très exclusif s’autorisent tous les fantasmes. Ils sont riches, puissants, et prêts à tout pour préserver leur anonymat. Prélude à un scandale qui pourrait ébranler toute la planète, l’enquête criminelle s’oriente vers les cercles du pouvoir…


Frédéric Fontès, 4decouv

mardi 4 juin 2013

Rosy & John - Pierre Lemaitre (Livre de Poche)

Rosy & John est la novélisation de l'histoire Les Grands Moyens de Pierre Lemaitre, jusque-là accessible sur Iphone et tablettes numériques, et qui était un texte enregistré par l'auteur. Il a ensuite était adapté sur kindle.

Désormais, il existe dans une version papier uniquement disponible (pour le moment) gratuitement via l'opération "2 livres achetés, 1 livre offert", des éditions du Livre de Poche.

Il sera ensuite dans toutes les librairies dès janvier 2014. 

L'histoire se déroulerait entre Alex et Sacrifice, respectivement les opus 2 et 3 de la Trilogie Verhoeven de l'auteur.

En attendant l'année prochaine, la chasse au livre est lancée...

Une bombe vient d'exploser dans Paris… L'explosion est tellement puissante qu'elle fait vibrer tout le quartier. Pendant quelques secondes, il règne un calme inquiétant. Puis viennent les cris, les hurlements, le concert des sirènes et des klaxons… Qui a posé cette bombe ? Et pourquoi ? Inutile de chercher le coupable : il se rend de lui-même à la police. Seulement voilà : une fois arrêté, il pose encore plus de problèmes…

Frédéric Fontès, 4decouv

lundi 3 juin 2013

Chronique : No More Natalie - Marin Ledun (In8)

Présentation ICI
Marin Ledun nous conte sa propre version des faits, quand à la mort suspecte de l'actrice Natalie Wood. Sans concession et dérangeante à souhait, sa vision désenchantée casse quelques mythes...
Une fois le livre refermé, il est difficile de résister à l'envie d'en savoir plus sur cette affaire.
La première incursion de l'auteur en territoire américain est une petite merveille.
Un bijou à lire d'urgence.

À commander chez votre libraire ou en passant par lalibrairie.com, afin de le faire parvenir sur le point de vente le plus proche de chez vous, en cliquant ICI.

Frédéric Fontès, 4decouv

samedi 1 juin 2013

Chronique : Les Lumineuses - Lauren Beukes (Presse de la Cité)

Présentation ICI

C'est le premier roman de Lauren Beukes que j'ai l'occasion de lire mais ça ne sera certainement pas le dernier.
J'ai passé un très bon moment de lecture en compagnie de ces Lumineuses.
L’héroïne écorchée est particulièrement attachante et son métier d'apprenti journaliste/enquêtrice permet à l'intrigue d'avancer en même temps que les sauts de puce du tueur qu'elle pourchasse.
Du coup, cela donne à la romancière un terrain de jeu original avec un roman à la construction atypique et au décor particulièrement savoureux.
La fin est peut-être un peu vite expédiée et elle laisse surtout quelques questions sans réponses. Ce qui n'est pas pour me déplaire. Un roman mystérieux qui hante le lecteur comme il faut.
Prochain rendez-vous avec Lauren Beukes : Zoo City, pour patienter en attendant la publication de son troisième roman, Moxyland, en 2014.

Pour commander le roman sur lalibrairie.com, cliquez ICI.

Frédéric Fontès, 4decouv.com