dimanche 12 septembre 2010

100% Marvel : Punisher Noir Tome 1



100% MARVEL : PUNISHER NOIR
104 pages, 10,00 EUR
Auteurs : Frank Tieri et Paul Azaceta

New York, années 30. Le caïd Dutch Schultz a déjà du fil à retordre avec le gouvernement et ses "collègues" mafieux comme Lucky Luciano ou Al Capone. C’est donc la cerise sur le gâteau quand un justicier coiffé d'un masque à tête de mort vient faire des ravages dans ses rangs !


Voici un album qui m'a réconcilié avec la collection NOIR de Marvel. Comme quoi, après les calamiteux Wolverine : Noir et Daredevil : Poker menteur, quand l'éditeur confie le projet à un scénariste inspiré, il y a de quoi faire une bonne histoire. Je l'ai lu d'une traite, an appréciant autant les choix narratifs de Tieri que les superbes pages d'Azaceta. Avec Spider-Man Noir : Les illusions perdues (ma chronique est ICI), nous avons à disposition deux albums qui justifient pleinement la création d'une telle collection. Tant que les auteurs parviendront à nous transmettre leur plaisir et leur amusement, on obtiendra des histoires équivalentes.
Jusque là, j'ai fais l'impasse sur les X-Men Noir, Tome 1 : Qui a tué Jean Grey ?, dont je pense que les personnages ne se prêtent pas à ce genre de traitement. Je m'achèterai certainement le Cage Noir et bien sûr, Spider-Man, Tome 2 : Noir annoncé pour le mois de novembre chez Panini.



Frédéric Fontès www.superpouvoir.com

samedi 11 septembre 2010

Chronique : Cellulaire -Stephen King (Albin Michel)

Et s’il y avait de bonnes raisons pour que cellulaire rime avec enfer ?
1er octobre. Dieu trône au paradis, le marché des changes est stable, les avions à peu près à l’heure et Clayton Riddell, un auteur de bandes dessinées, sur un petit nuage. Il vient de décrocher un contrat et l’avenir lui sourit. Mais en quelque seconde, tout bascule dans l’horreur. La cause ? Un phénomène de destruction que déclenche le téléphone portable. Tous les portables… Et qui va plonger le monde dans le chaos, le carnage et les ténèbres. C’est bien dans les affres de la destruction du monde contemporain par les outils de ce même monde que Stephen King nous plonge ici, dans un récit au rythme effroyable qui ne laisse aucun répit au lecteur avant de le conduire au paroxysme de la terreur. 


C'est du très bon King. Son style à évoluer et le résultat est pas mal.

Je recommande la lecture de ce roman, pour la facilité avec laquelle King nous attache à ses personnages, pour le côté désabusé et pour le fait qu'il n'y est pas de Happy End, c'était inconcevable de faire un happy end pour cette histoire apocalyptique.

Voilà, si nous avions besoin de preuve pour dire que Stephen King et John Carpenter ont un univers commun, en voici le meilleur exemple.

Carpenter adore mettre en scène des anti-héros.
Il adore les fins ouvertes.
Il adore le non politiquement correct et ses films dénoncent les travers de la société américaine.
La prouesse de King, c'est de nous présenter cette histoire via une seule paire d'yeux, celle du dessinateur. Donc on ne sait que ce qu'il sait, on ne voit que ce qu'il voit. J'ai vécu l'histoire comme si je voyais cette aventure au travers d'une caméra embarqué sur l'épaule du personnage!
Et c'est un exercice de style assez intéressant. Certains vont geindre en disant "Oui mais on sait pas si, on sait pas ça!" Oui mais c'est ça qui donne cette drôle de sensation en lisant le livre, qui lui donne un coté désabusé, et donc un coté très réaliste.



Lien :  http://club-stephenking.fr



Frédéric Fontès www.4decouv.com

Tony Chu, détective cannibale tome 1 : Goût Décès

Tony Chu, détective cannibale tome 1 : Goût Décès
Date de parution : 08/09/2010 | ISBN : 978-2-7560-2321-2
Scénario : John LAYMAN
Dessin : Rob GUILLORY
Couleurs : Rob GUILLORY
Traduction : Nick MEYLAENDER
Série : Tony Chu, détective cannibale
Collection : CONTREBANDE

RÉSUMÉ DE L'ÉPISODE

L'inspecteur Tony Chu possède un don pour le moins étrange : il est cibopathe. Cela signifie qu'il est capable de retracer psychiquement la nature, l'origine, l'histoire, et même les émotions, de tout ce qu'il mange. Ce qui ne l'empêche pas d'être aussi un policier tout à fait respectable... lorsqu'il ne goûte pas à la victime d'un meurtre afin de découvrir l'identité du coupable et ses motifs.
 Chew (en VO) est le premier comic book à mâcher ! Je n'avais mis mon nez dans la série quand elle a été disponible pour la première fois en américain. Plein d'autres choses à lire, et puis un concept qui, à la base, ne m'avait pas convaincu. Mais depuis, j'ai régulièrement entendu des gens m'encourager à la tenter. C'est chose faite grâce aux éditions Delcourt. Je viens de littéralement dévorer ce tome 1 et je me suis régalé. Pour mettre en scène un personnage dont les pouvoirs s'exercent quand il goûte les choses, il fallait un univers adéquat ... Et c'est le cas ! C'est plein d'humour mais avec un petit discours plus sérieux très intéressant, qui sert de fil rouge durant toute l'histoire. Pour un coup d'essai, c'est un sacré goût décès !

Pour lire quelques pages, faites un clic droit pour ouvrir une nouvelle fenêtre, en cliquant  ICI.


Frédéric Fontès

jeudi 9 septembre 2010

La Lignée de Guillermo Del Toro & Chuck Hogan

En librairie le 7 octobre. Voici ce que j'en disais lors de sa sortie aux éditions des Presses de la Cité :

Guillermo Del Toro est familier de l’univers des vampires. Il a déjà eu l’occasion de nous montrer sa vision moderne des vampires via Blade 2, avec Wesley Snipes. Les prémices de la Lignée sont là : modernisation de la mythologie du vampire, explication scientifique du phénomène, mutation de la créature, arsenal ultra moderne pour la contrer, intégration du phénomène vampire dans les grands moments de l’histoire de l’humanité, etc.

Cette approche scientifique est intéressante dès le début du roman : un avion se pose à l’aéroport JFK mais aucun des occupants ne donne signe de vie. (voir le pilote de la série tv the Fringe). Croyant avoir à faire à une attaque bio-terroriste, les autorités envoient sur place une équipe spécialisée dans les maladies infectieuses …

L’auteur aime utiliser le folklore populaire pour nous montrer ce qui se cache dans l’ombre. Et l’histoire des vampires est un support idéal pour le faire. La formation de l’équipe est symptomatique de ce que veut créer le romancier. Elle sera chargée dans cette trilogie d’affronter le mal et la maladie qui menace de ravager la planète. Elle compte deux scientifiques incarnant le côté rationnel, un pseudo prêteur sur gage qui représente le chasseur Van Helsing qui connaît l’historique du mal qu’ils affrontent, et un dératiseur, qui leur sera d’une grande aide en leur expliquant son art de la chasse au nuisible … Face à eux, le Maitre et un millionnaire qui rêve de la vie éternel … Tour à tour, le lecteur pourra facilement s’identifier à chacun des héros qui représentent une facette des différentes sciences. Facettes que les chasseurs devront maîtriser pour avoir une chance de parvenir à leurs fins. Et pour surtout échapper à la faim des vampires …

Guillermo Del Toro et Chuck Hogan préfèrent oublier le côté romantique du vampire en costard avec deux jolies canines pour mettre en place une propagation qui s’apparente plus à celle d’un virus et d’un fléau. Oubliez le beau gosse, faites place au Monstre ! Danny Boyle avait déjà donné un coup de jeune aux zombies avec 28 jours plus tard. Et Del Toro utilise le même genre de procédé pour incarner son vampire type. En s’éloignant des clichés du genre, il réécrit la mythologie vampire en créant un phénomène que les scientifiques du roman peuvent explorer et tenter de comprendre. Il va expliquer les changements physiologiques qui s’opèrent à l’extérieur et surtout à l’intérieur de l’être contaminé.

Il annonce surtout son plan en nous expliquant très vite que cette introduction n’est que le début d’une première phase de transformation du vampire. Une première « éclosion » qui doit mener à la création d’une seconde génération, plus résistante, plus intelligente et plus en osmose avec le corps qu’elle « vampirise ». Car ici, le vampire est considéré comme un parasite qui prend possession de l’être vivant. En modifiant ses organes internes, il reste très virulent au sein de son hôte, même quand ce dernier est hors d’état de nuire. (Je crois me souvenir que c’était aussi de cette manière que Roberto Rodriguez avait présenté ses envahisseurs dans son remake de l’Invasion des Profanateurs, via des êtres infestés).

Côté reproche, on pourra juste trouver que certains combats à la fin du roman sont assez répétitifs et qu’au final, ce premier tome ne recèle pas de surprises dans son intrigue. Libéré de cette phase de présentation de l’histoire et du casting, le tome 2 permettra aux auteurs de rentrer dans le vif du sujet et de jeter sur la table les véritables grosses cartes de leur(s) jeu(x). 




Frédéric Fontès

Chronique : Vendetta de RJ Ellory (Sonatine)

Vendetta de Roger Jon Ellory (et traduit par Fabrice Pointeau) sera disponible en format poche le 6 octobre prochain.  Voici ce que j'en disais après avoir lu l'édition Sonatine :

« L'astuce, c'est de continuer de respirer ... »

Une douce vendetta.

Il m'a fallut arriver à la moitié du roman pour me rendre compte d'une chose. C'était à quel point je m'étais identifié au héros du roman. Parce qu'en découvrant que j'étais sous le charme d'Ernesto Perez, je découvrais que c'est aussi le moment où le héros commence à voir autrement la personne qu'il a en face de lui. Parce que le témoignage qu'Hartmann écoute, c'est le témoignage que nous écoutons aussi. Et comme le héros du livre, on se retrouve vite subjugué par le récit d'un homme de main qui raconte 50 ans de sa vie.

« Un psychopathe, un homophobe même, mais en même temps, un homme étrangement éloquent et cultivé, attentionné et conscient de la nécessité de la famille, du pouvoir de la loyauté et de la parole donnée. Un paradoxe. Un anachronisme. Un mystère. »

Dans la méticulosité avec laquelle Roger Jon Ellory construit son récit, on se retrouve à mi-parcours de la lecture, bluffé par un élément assez savoureux : en permettant à son lecteur de s'identifier à Hartmann, l'auteur va nous mettre au diapason du personnage et nous faire changer d'opinion sur Perez au fur et à mesure de son témoignage...

Ce n'est pas un simple roman, c'est une épopée, une sorte de testament. C'est lyrique, romantique, hypnotique. Six cent cinquante pages où l'on tombe sous l'influence du tempo imposé par Ernesto Perez, jusqu'à la révélation finale.

Vendetta, est un roman sur la vengeance et sur la famille qui ne pourra pas laisser ses lecteurs indifférents.

« Quando fai i piani per la vendetta, scava due tombe – une per la tua vittima e una per te stesso. »

Il est impossible de ne pas lire les dernières pages avec un grand sourire aux lèvres...




Frédéric Fontès

La Tour Sombre en film & série tv

 Voilà, la Tour Sombre sur les écrans, c'est pour bientôt. Et pour la première fois, les américains vont associer le cinéma et la télévision pour adapter l'immense saga de Stephen King. Imaginez donc une trilogie pour le cinéma et deux saisons pour la série tv. Une saison viendra s'intercaler entre deux films pour faire la jonction.

Et c'est Ron Howard qui se chargera de réaliser le premier film et la première saison de la série tv. Le tout sera écrit par Akiva Goldsman.

Voici ce qu'il ressort du communiqué de presse de NBC :

“I’ve been waiting for the right team to bring the characters and stories in these books to film and TV viewers around the world,” said King.  “Ron, Akiva, Brian along with Universal and NBC have a deep interest and passion for the The Dark Tower series and I  know that will translate into an intriguing series of films and TV shows that respect the  origins and the characters in The Dark Tower that fans have come to love.”

“Building a franchise home for The Dark Tower is an exciting opportunity for this studio,  and we’re thrilled that Stephen has entrusted us to bring his beloved novels to the big  screen,” said Fogelson.

“Stephen King is a brilliant storyteller who creates imaginary worlds that resonate with the  broadest audiences across ages and demographics,” said Gaspin.  “We are thrilled to  partner with our colleagues in the film division and Brian, Ron and Akiva to bring Stephen’s vision to the largest audience possible through this innovative multi-platform  collaboration.”

Howard, Grazer and Goldsman are planning for the first film in the trilogy to be  immediately followed by a television series that will bridge the second film.  After the  second film, the television series will pick up allowing viewers to explore the adventures of  the protagonist as a young man as a bridge to the third film and beyond.  

“We are excited to have found partners at Universal who understand and embrace our  approach to King’s remarkable epic,” said Howard.  “By using both the scope and scale of  theatrical filmmaking and the intimacy of television we hope to more comprehensively do justice to the characters, themes and amazing sequences King has given us in The Dark  Tower novels.  It might be the challenge of a lifetime but clearly a thrilling one to take on and explore.”

“The worlds of Stephen King’s The Dark Tower series are richly detailed, inter-locking and  deeply connected,” said Goldsman.  “By telling this story across media platforms and over  multiple hours—and with a view to telling it completely—we have our best chance of  translating Roland’s quest to reach The Dark Tower onto screen.  We are proceeding with  tremendous excitement, fidelity to the source material and, quite frankly, no small amount of awe at this opportunity.”

“King has created the most visually enthralling places and characters in The Dark Tower,”  said Grazer.  “The synergy created across all the media divisions of our partners at NBC  Universal to tell this remarkable story is ground-breaking and invigorating.  This project  will be one of the most exciting and challenging that I will have ever worked on and I am  thrilled to be a part of it.”
Source : www.stephenking.com

Frédéric Fontès

mercredi 8 septembre 2010

Le Rire du Cyclope de Bernard Werber (2)


 Rendez-vous le 01er octobre avec (ou chez) votre libraire  pour lire le prochain roman de Bernard Werber, aux éditions Albin Michel.


Ingénieux, érudit, curieux, respectueux de ses lecteurs, Bernard Werber nous livre là un roman foisonnant qui se lit d’une traite grâce au suspense savamment distillé autour de la mort mystérieuse d’un humoriste.
Ses deux héros, l’impétueuse Lucrèce Nemrod et le misanthrope Isidore Katzenberg mènent l’enquête chacun à leur manière. C’est l’occasion pour l’auteur cette fois de se livrer lui-même à une fantastique enquête sur le rire.
Pourquoi rit-on ? De quoi rit-on ? Le rire évolue-t-il dans le temps et l’espace ? Est-il le propre de l’homme ? Y a-t-il plusieurs types de rire ?

Bernard Werber propose des réponses, illustrées de blagues choisies parmi celles de ses fans internautes, d’où l’aspect « participatif » de son roman. Celles-ci jouent en contrepoint avec l’intrigue. Le romancier Bernard Werber se mue en infatigable enquêteur des vertus du comique. En toile de fond se dessine une réflexion humaniste sur la création, et l’importance du rire, véritable consolation de notre condition humaine.

Après les origines de l’humanité (Le Père de nos pères) et le fonctionnement du cerveau (L’Ultime secret), l’étrange phénomène du rire est au centre de l’enquête des protagonistes.
Le rire du cyclope, 3ème volet du cycle, est le développement en roman de l’une des nouvelles du recueil Paradis sur mesure (« Là où naissent les blagues »).

« Werber invente des fictions ébouriffées à la bonne humeur contagieuse. C’est brillant, déconcertant, bien documenté. »
Le Figaro, à propos du Père de nos pères


Frédéric Fontès

mardi 7 septembre 2010

Chronique : Artères Souterraines - Warren Ellis (DIable Vauvert)

Artères souterraines de Warren Ellis, aux éditions Au Diable Vauvert

« Quelle petite artère tortueuse vous parcourez-là. »
Les fans du scénariste de comic book Warren Ellis attendaient l’adaptation française de Crooked Little Vein avec impatience. Ce sont les éditions Au Diable Vauvert qui ont publié l’histoire le 26 août dernier, sous le titre Artères Souterraines. Un roman traduit de l’anglais par Laura Derajinski. Chacun y trouvera son compte, que ce soit les fans de l’auteur ou les amateurs de hardboiled. Les premiers seront ravis de suivre les pérégrinations de Michael McGill. Le personnage évolue de nos jours, dans un univers parfois loufoque, qui pourrait être les prémices de celui de Spider Jerusalem, le héros du comic book Transmetropolitan.
Les autres apprécieront le côté rafraîchissant de ce détective privé un peu à côté de ses pompes, à la manière des héros qui ont fait le succès de Donald Westlake. Un héros un peu équilibriste, qui se retrouve bonds après bonds dans des situations de plus en plus incongrues et qui ne devra compter que sur lui-même pour aller de l’avant.
McGill est un poissard qui accepte la mission du chef de cabinet du président américain : remettre la main sur une version secrète de la Constitution des États-Unis, aux vertus magiques. Pour cela, il devra remonter la trace des différents propriétaires de l’œuvre et explorer ces artères souterraines, contenants ce que le continent américain a de plus sombre, de plus fou et de plus grotesque.
Warren Ellis a toujours était fasciné par la transhumanisme. C’est un thème récurrent dans ses comic books, où il aime confronter ses personnages à la possibilité d’améliorer leurs performances pour se transformer en surhomme, par tous les moyens mis à leur disposition.
Ici, c’est l’inverse qui se produit. Ellis confronte un personnage lambda à ce que le genre humain a de plus déviant et toxique pour finalement le sublimer et faire de lui un chevalier sans armure avec une quête. Derniers zestes d’humanité de ce héros mélancolique et pessimiste qui sauvera ses pairs. C’est dingue, jouissif, hilarant. C’est inconvenant, pervers, et terriblement rafraîchissant. Et ce petit doigt d’honneur qu’est la fin du livre est finalement la signature qui nous confirme que l’on a bien navigué pendant 57 chapitres dans l’univers de Warren Ellis.

Frédéric Fontès

Rex Mundi Livre 1 Milady Graphics


En 2005, j'avais fait l'impasse sur la publication du premier tome que les éditions Semic avait publié. Je profite de l'occasion qui m'est donné dans lire un peu plus avec ce Livre 1 qui reprend l'édition TPB des éditions Dark Horse, l'éditeur de la série originale qui avait récupéré la série après Image Comics.

Ce sont les éditions Milady Graphics qui se charge de reprendre la publication du titre en France, avec une nouvelle traduction à la clef et une couverture de Juan Ferreyra. C'est ce dernier qui deviendra l'artiste régulier un peu plus tard. J'ai suivi le titre à ce moment là et je peux vous promettre que les épisodes à venir illustré par l'artiste argentin sont de toutes beautés...

Mais pour le moment, c'est Eric J qui est au crayon et c'est très agréable à lire. Je prend plaisir à suivre les pérégrinations de ce Docteur, à la croisée des chemins entre le Da Vinci Code et Sherlock Holmes, comme le dit Claire Deslandes dans la présentation de cet opus publié sur le site de l'éditeur :

Notre histoire se déroule à Paris en 1933, dans une Europe sous la coupe de l’Église catholique. La sorcellerie est un contre-pouvoir puissant et craint, et l’Inquisition a tous les droits. Quand un mystérieux manuscrit médiéval disparaît de la crypte de la Madeleine, un enquêteur inattendu, le docteur Saunière, se met à sa recherche. Très vite, il se retrouve sur la piste de guildes bien décidées à protéger coûte que coûte leurs secrets, quitte à semer les cadavres sur leur passage.
Rex Mundi est une série extrêmement intelligente, à l’intrigue complexe, aux incroyables rebondissements. Bien sûr, on pense au Da Vinci Code, pour les thèmes abordés, mais Sherlock Holmes n’est pas bien loin non plus, pour la finesse du récit et les surprises qu’il recèle. Et le docteur Saunière n’est pas sans rappeler le célèbre détective. Le Gardien du temple va, j’en suis sûre, vous accrocher. Et comme nous ne voulons ne pas vous faire languir, le volume 2, Le Fleuve souterrain, sortira dès le mois d’octobre !
Le tome deux quant à lui est déjà annoncé pour le 22 octobre prochain :

http://images-eu.amazon.com/images/P/281120430X.08.LZZZZZZZ.jpg

Frédéric Fontès

Thriller Mania : mon poulain


Je viens de jeter un œil sur la sélection des dix finalises et je trouve que ça manque franchement d'originalité dans les pitchs. Un seul a attiré mon attention et j'espère bien qu'il va parvenir à poursuivre l'aventure, il s'agit de Strange Fish par Tom Joad.

L'histoire :
Nous sommes dans le delta du Mississippi, peu de temps avant la seconde guerre mondiale. Caddy est un vieux Blanc solitaire qui vit pauvrement dans le marais. Il s’est toujours tenu soigneusement à l’écart des conflits incessants opposant les Noirs et sa propre communauté. Mais la découverte du cadavre ligoté d’un homme noir, lors d’une partie de pêche, va le bouleverser et l’amener à prendre des décisions qui feront basculer son existence, ainsi que celle de bien des habitants de la ville. Car au lieu de faire celui qui n’a rien vu, comme l’aurait fait n’importe quel autre Blanc du Sud, il va trouver le maire Till –un politicien carriériste aussi connu sous le nom de Dirty Big Bill- pour le sommer d’offrir une sépulture décente à l’inconnu. Loin de chercher à l’aider, le maire essaie d’étouffer l’affaire, de peur qu’elle ne vienne raviver les tensions entre communautés. Il charge donc Sam Taylor, son âme damnée, d’administrer une correction au vieil homme, afin de le contraindre au silence. Caddie est laissé inconscient dans un fossé, mais il s’obstine dans sa démarche, comme s’il s’agissait pour lui de racheter ses propres lâchetés et les crimes odieux commis dans le passé, contre les Noirs. Luttant contre sa répugnance, il entreprend d’enterrer lui-même le cadavre, pour lequel il s’est pris de compassion, afin qu’il ne soit pas livré aux animaux sauvages. Pendant ce temps, la nouvelle de la découverte du corps se répand dans la communauté Noire, qui, ayant encore à l’esprit les scènes de lynchage de la décennie précédente, entre aussitôt en ébullition et réclame vengeance. Le révérend Wilson, soucieux d’apaiser les esprits -mais lui-même psychiquement très instable-, promet solennellement à ses fidèles d’aller chercher le corps et d’organiser pour lui des funérailles publiques. Apprenant cela, les communistes, auxquels les Noirs reprochent leur manque de foi, tentent de se mêler à la cérémonie afin d’en retirer un bénéfice sur le plan politique. Quant au Ku Klux Klan, bien qu’ayant perdu de sa puissance et devant se battre sur plusieurs fronts pour continuer d’exister, il est résolu à faire barrage à ses ennemis héréditaires. L’ordre est donné par le Grand Titan en personne de faire disparaître Big Bill, qu’il ne juge pas à la hauteur des événements. Une poignée d’hommes est chargée de cette basse besogne, mais le destin en a décidé autrement, et si le maire trouve effectivement la mort, c’est d’une manière bien différente. Ainsi, de tractations secrètes en règlements de compte sanglants, le climat de la ville ne va cesser de se dégrader, et les esprits de s’échauffer, jusqu’au coup de théâtre final qui va plonger les habitants dans la stupeur…

Pour lire les six premiers chapitres, cliquez ICI et surtout, votez pour lui !

Frédéric Fontès