dimanche 1 juillet 2012

Chronique : Leviathan t.2, La Nuit - Lionel Davoust (Don Quichotte)


 Lorsque j'évoquais en septembre dernier, au sujet du personnage principal de Leviathan : La Chute, "l'immense épée de Damoclès qui se matérialise au dessus de sa tête, créée une tension chez le lecteur", je ne pouvais pas tomber plus juste sur ce qui allait être l'un des principaux moteur de cette suite, Leviathan : La Nuit.

Très vite, on replonge dans cet univers de manière quasi hypnotique, où la prose de Lionel Davoust fait d'abord doucement tanguer le bateau du lecteur, pour le bercer avec de plus en plus d'énergie, jusqu'au final de ce second opus. C'est d'autant plus intéressant que l'auteur ne fait pas revenir d'emblée son héros et qu'il parvient, grâce à cela, à développer le fil de son histoire d'une manière particulièrement intéressante.


Lionel Davoust évoque une légère déviation pour présenter la manière dont la vie de Michael Petersen a changé depuis la/sa chute et depuis qu'il se trouve confronter à cette ombre dans la/sa nuit...

<< On détruit de la main gauche ce que l'on crée de la main droite. [...] Je suis ce qui rôde en toi, ta main gauche et ta nuit. >>

Déviation est un mot intéressant pour synthétiser le mouvement des forces et le pouvoir en présence dans l'histoire. Cette Intelligencia a finalement bien du mal à canaliser l'immense énergie qu'engrange ce qui n'était au début qu'un rond dans l'eau et qui prend de plus en plus la forme d'un véritable tsunami. Un pouvoir qui grossit comme une boule de neige dévalant la pente et dont nous devrions découvrir le plein potentiel dans le tome 3 de la trilogie, Leviathan : Le Pouvoir, à paraitre en 2013. Vivement 2013 !




Frédéric Fontès

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