Mortelles voyelles a été le premier roman de Gilles Schlesser que j'ai eu l'occasion de lire il y a quelques années. Et il m'avait fortement impressionné (chronique ICI).
C'est donc avec un plaisir non dissimulé que je peux annoncer la sortie imminente de son nouveau roman aux éditions Parigramme. La Mort n'a pas d'amis sera publié le 07 mars prochain.
Chronique à venir.
Paris, décembre 1924. Un crime est commis rue
Sainte-Croix-de-la-Bretonnerie dont la mise en scène intrigue les
enquêteurs. Il est suivi d’un autre puis d’un troisième, tout aussi
étranges. Les victimes n’ont pas de rapport apparent entre elles et la
police ne dispose d’aucun indice si ce n’est que le meurtrier s’inspire
manifestement du tableau de Max Ernst, Au rendez-vous des amis. La toile
est un portrait de groupe des principaux animateurs du courant
surréaliste, lesquels sont évidemment les premiers suspectés,
individuellement ou en association.
Tandis que la police piétine, Camille Baulay, dite Oxy, reporter au
Petit Journal, mène ses investigations qui la conduisent à fréquenter de
près Breton, Éluard, Aragon, Desnos, Prévert… et le très énigmatique
Dédé Sunbeam. Difficile, parmi ceux qui assurent que « le véritable
surréalisme consiste à descendre dans la rue armé d’un revolver pour
tirer sur les passants », de démêler le vrai du faux, la pose littéraire
de la menace réelle. Et l’affaire se corse quand Blanche, épouse d’un
député ambitieux et sensuelle amie de Camille, est elle-même assassinée
selon le rituel « surréaliste » ; c’est alors au tour de Camille d’être
désignée en suspect n° 1. Traquée par le Quai des Orfèvres, elle va
pourtant devoir continuer son enquête et mettre la main sur le criminel.
Sa vie en dépend.
Commandez le livre en librairie ou en ligne sur le site lalibraire.com en cliquant ICI.
Frédéric Fontès, 4decouv
mardi 19 février 2013
C’est dans la boite - Frederic Ernotte (Avant-propos)
![]() |
| Chronique ICI |
Faut dire qu'avec une telle présentation de l'éditeur, c'est difficile de ne pas être intrigué... Chronique à venir...
Jeff… Jeff Marnier. C’est mon nom. Je suis inspecteur. Plutôt bien coté, voire admiré par certains. Pourtant, comme tout le monde, j’ai mes problèmes. Je bosse jour et nuit. La vérité ? Je n’ai jamais beaucoup dormi. Je suis accro à la vodka, à la solitude, et depuis peu… à un site Internet. « La boîte noire ». C’est un endroit sombre. Un repère de flics. Un cloaque virtuel où je me sens chez moi. Tellement chez moi que j’oublie régulièrement de me coucher. Pourtant, cette nuit-là, j’avais enfin trouvé le sommeil. C’est toujours mauvais signe quand mon téléphone portable sonne en pleine nuit. Un tueur de flics court dans la région. Catherine est morte. Ça m’enterre encore un peu plus. Je dois me mettre au vert quelques jours. La ronde des boîtes tombe à point nommé. Un huis clos secret entre inspecteurs. Une réunion entre des inconnus en mal de découvertes. Une nuit durant laquelle soulever le couvercle d’une boîte peut vous laisser des traces indélébiles.
Vous pouvez vous le procurer en librairie et sur le site lalibraire.com en cliquant ICI.
Frédéric Fontès, 4decouv
lundi 18 février 2013
Dimension Super-pouvoirs - Anthologie dirigée par Jim Lainé (Rivière Blanche)
Dimension Super-pouvoirs, vient de paraitre aux éditions Rivière Blanche. Il s'agit d'une anthologie présentée par Jean-Marc Lainé et qui contient onze textes signés par quelques auteurs que les amateurs de BD connaissent bien :
Préface de Jean-Marc Lainé
Hervé Graizon : Voyage 1 - Arrivée
Ben KG : L'Effet Van Beck
Oliver Peru : Régulateur
André-François Ruaud : Le Nabi noir
Franck Jammes : Zone 51
Patrice Lesparre : Master and Servants
Jean-Marc Lofficer : Papa
Jean-Marc Lainé : Un jour, peut-être
Arnaud Quentin : Blanc comme neige
Alex Nikolavitch : L'Invisible
Hervé Graizon : Voyage 2 - Départ
Tout le monde court après le pouvoir. Pouvoir médiatique, pouvoir financier. Pouvoir de convaincre ses interlocuteurs, pouvoir de changer le monde. Pouvoir de passer inaperçu ou pouvoir de séduire. Insignifiant ou sublime, le pouvoir est une quête, un fantasme, un désir, parfois même une terreur, sourde et profonde.
Aux quatre coins du monde, des hommes utilisent leurs pouvoirs, petits ou grands. Parfois, ils en font leur métier (L'Effet Van Beck), parfois, ils agissent dans la discrétion (L'Invisible). Certains franchissent les limites imposées par la société (Régulateur), alors que la société en terrorise (Blanc comme neige) ou en manipule d'autres (Master and servants), jusqu'à transformer l'imaginaire mondial et inventer des mythes (Zone 51). Mais pour beaucoup, le pouvoir se situe dans les portes qu'on ouvre (Le Nabi noir), dans les oppresseurs dont on se libère (Papa) ou simplement dans l'imagination (Un jour, peut-être). Et peut-être même dans la contemplation de l'avenir et du destin (Voyage).
Scénariste de bande dessinée et essayiste, Jean-Marc Lainé se passionne pour les formes modernes de l'imaginaire. Et après avoir longuement réfléchi aux super-héros sans super-pouvoirs, il pose aujourd'hui la question du super-pouvoir sans super-héros.
Vous pouvez vous commander l'anthologie en passant par le site de l'éditeur, en cliquant ICI. Chronique à venir.
Frédéric Fontès, 4decouv
Préface de Jean-Marc Lainé
Hervé Graizon : Voyage 1 - Arrivée
Ben KG : L'Effet Van Beck
Oliver Peru : Régulateur
André-François Ruaud : Le Nabi noir
Franck Jammes : Zone 51
Patrice Lesparre : Master and Servants
Jean-Marc Lofficer : Papa
Jean-Marc Lainé : Un jour, peut-être
Arnaud Quentin : Blanc comme neige
Alex Nikolavitch : L'Invisible
Hervé Graizon : Voyage 2 - Départ
Tout le monde court après le pouvoir. Pouvoir médiatique, pouvoir financier. Pouvoir de convaincre ses interlocuteurs, pouvoir de changer le monde. Pouvoir de passer inaperçu ou pouvoir de séduire. Insignifiant ou sublime, le pouvoir est une quête, un fantasme, un désir, parfois même une terreur, sourde et profonde.
Aux quatre coins du monde, des hommes utilisent leurs pouvoirs, petits ou grands. Parfois, ils en font leur métier (L'Effet Van Beck), parfois, ils agissent dans la discrétion (L'Invisible). Certains franchissent les limites imposées par la société (Régulateur), alors que la société en terrorise (Blanc comme neige) ou en manipule d'autres (Master and servants), jusqu'à transformer l'imaginaire mondial et inventer des mythes (Zone 51). Mais pour beaucoup, le pouvoir se situe dans les portes qu'on ouvre (Le Nabi noir), dans les oppresseurs dont on se libère (Papa) ou simplement dans l'imagination (Un jour, peut-être). Et peut-être même dans la contemplation de l'avenir et du destin (Voyage).
Scénariste de bande dessinée et essayiste, Jean-Marc Lainé se passionne pour les formes modernes de l'imaginaire. Et après avoir longuement réfléchi aux super-héros sans super-pouvoirs, il pose aujourd'hui la question du super-pouvoir sans super-héros.
Vous pouvez vous commander l'anthologie en passant par le site de l'éditeur, en cliquant ICI. Chronique à venir.
Frédéric Fontès, 4decouv
dimanche 17 février 2013
Gueule de Truie - Justine Niogret (Critic)
Je viens de me commander le nouveau roman de Justine Niogret, Gueule de Truie, disponible depuis le 15 février aux éditions Critic.
Je ne connais pas ses autres romans mais il ne m'a fallut que quelques secondes après la lecture du pitch pour avoir envie de le lire.
L'Apocalypse a eu lieu. Pour les Pères de l’Église, elle a été causée par Dieu lui-même. Comme la Terre est morte, ils n’ont plus qu’un seul but : détruire le peu qui reste, a n de tourner une bonne fois pour toutes la page de l'humanité. À leur service, Gueule de Truie, inquisiteur. Dès le plus jeune âge, on lui a enseigné toutes les façons de prendre la vie. Caché derrière le masque qui lui vaut son nom, il trouve les poches de résistance et les extermine les unes après les autres. Un jour, pourtant, il croise la route d'une fille qui porte une boîte étrange, pleine de... pleine de quoi, d'abord ? Et pourquoi parle-t-elle si peu ? Où va-t-elle, et pourquoi prend-elle le risque de parcourir ce monde ravagé ? En lui faisant subir la question, Gueule de Truie fi nit par se demander si elle n’est pas liée à son propre destin, et si son rôle à lui, sa véritable mission, n'est pas de l'aider à atteindre l’objectif qu'elle s'est fixé, et peut-être même d’apprendre à vivre.
Vous pouvez le commander directement sur le site de l'éditeur, en cliquant ICI.
Frédéric Fontès, 4decouv
Je ne connais pas ses autres romans mais il ne m'a fallut que quelques secondes après la lecture du pitch pour avoir envie de le lire.
L'Apocalypse a eu lieu. Pour les Pères de l’Église, elle a été causée par Dieu lui-même. Comme la Terre est morte, ils n’ont plus qu’un seul but : détruire le peu qui reste, a n de tourner une bonne fois pour toutes la page de l'humanité. À leur service, Gueule de Truie, inquisiteur. Dès le plus jeune âge, on lui a enseigné toutes les façons de prendre la vie. Caché derrière le masque qui lui vaut son nom, il trouve les poches de résistance et les extermine les unes après les autres. Un jour, pourtant, il croise la route d'une fille qui porte une boîte étrange, pleine de... pleine de quoi, d'abord ? Et pourquoi parle-t-elle si peu ? Où va-t-elle, et pourquoi prend-elle le risque de parcourir ce monde ravagé ? En lui faisant subir la question, Gueule de Truie fi nit par se demander si elle n’est pas liée à son propre destin, et si son rôle à lui, sa véritable mission, n'est pas de l'aider à atteindre l’objectif qu'elle s'est fixé, et peut-être même d’apprendre à vivre.
Vous pouvez le commander directement sur le site de l'éditeur, en cliquant ICI.
Frédéric Fontès, 4decouv
samedi 16 février 2013
Soutien aux auteurs de BD
Vous
êtes lecteurs et amateurs de BD ? Soutenez vous aussi leur action en
envoyant ce genre de message (voir ci-dessous) à ces deux personnes :
alexandre.tiphagne@culture.gouv.fr & denis.berthomier@pm.gouv.fr qui
sont respectivement adjoint du chef cabinet et en charge du livre –
Ministère de la Culture & conseiller culture du premier ministre.
Madame la ministre
Je suis un lecteur de bandes dessinées depuis que je suis en âge de les lire et de les apprécier.
J'ai aussi l'immense privilège de compter dans mes connaissances quelques ami(e)s auteurs qui me témoignent régulièrement des difficultés rencontrées dans leurs professions.
Suite à vos déclarations sur le site Actua-bd, je regrette de constater que vous semblez malheureusement méconnaître ou ignorer les réalités du métier d'auteur de BD.
Comment s'en étonner quand vous refusez de rencontrer leurs représentants réunis au sein du Conseil Permanent des Ecrivains et ce, malgré leurs demandes répétées, alors que dans le même temps, vous rencontrez régulièrement le Syndicat National de l'Edition ?
Ces dernières années, il semble devenir de plus en plus dur de gagner sa vie en tant qu'auteur.
Aussi je comprends parfaitement qu'il puisse être difficile pour un auteur d'entendre son ministre de tutelle lui apprendre que tout va très bien dans le monde merveilleux de la Bande Dessinée.
Avec le changement de gouvernement, votre arrivée au ministère avait suscité quelques espoirs chez les auteurs, mais je ne peux pour l'instant qu'être déçus par votre manque d'intérêt, que j'espère apparent.
Les négociations des représentants des auteurs avec le SNE arrivent à leur terme sous l'égide du ministère. C'est une attente forte pour mes ami(e)s auteurs, tant le déséquilibre entre auteurs et éditeurs est flagrant ; ils ne peuvent que le constater à chaque négociation de contrat, ce qui affecte leur capacité à gagner leur vie avec le fruit de leur travail.
Aux résultats de cet accord, l'avenir dira si vous les soutenez et si vous vous souciez effectivement des intérêts des auteurs, et pas seulement de ceux du lobby des éditeurs. Résultats et bilans qui seront relayés auprès des journalistes, que cette controverse a mis à l'écoute. Que le résultat soit positif ou négatif.
Il serait bon que vous acceptiez enfin de recevoir leurs représentants. En effet, il me semble que le SNE n'est pas le mieux placé pour parler au nom des auteurs.
En rappelant que si c'est l'éditeur qui fait la littérature, c'est l'auteur qui fait l'œuvre et le lecteur qui en fait son hors-d’œuvre.
Respectueusement,
Frédéric Fontès, 4decouv
Madame la ministre
Je suis un lecteur de bandes dessinées depuis que je suis en âge de les lire et de les apprécier.
J'ai aussi l'immense privilège de compter dans mes connaissances quelques ami(e)s auteurs qui me témoignent régulièrement des difficultés rencontrées dans leurs professions.
Suite à vos déclarations sur le site Actua-bd, je regrette de constater que vous semblez malheureusement méconnaître ou ignorer les réalités du métier d'auteur de BD.
Comment s'en étonner quand vous refusez de rencontrer leurs représentants réunis au sein du Conseil Permanent des Ecrivains et ce, malgré leurs demandes répétées, alors que dans le même temps, vous rencontrez régulièrement le Syndicat National de l'Edition ?
Ces dernières années, il semble devenir de plus en plus dur de gagner sa vie en tant qu'auteur.
Aussi je comprends parfaitement qu'il puisse être difficile pour un auteur d'entendre son ministre de tutelle lui apprendre que tout va très bien dans le monde merveilleux de la Bande Dessinée.
Avec le changement de gouvernement, votre arrivée au ministère avait suscité quelques espoirs chez les auteurs, mais je ne peux pour l'instant qu'être déçus par votre manque d'intérêt, que j'espère apparent.
Les négociations des représentants des auteurs avec le SNE arrivent à leur terme sous l'égide du ministère. C'est une attente forte pour mes ami(e)s auteurs, tant le déséquilibre entre auteurs et éditeurs est flagrant ; ils ne peuvent que le constater à chaque négociation de contrat, ce qui affecte leur capacité à gagner leur vie avec le fruit de leur travail.
Aux résultats de cet accord, l'avenir dira si vous les soutenez et si vous vous souciez effectivement des intérêts des auteurs, et pas seulement de ceux du lobby des éditeurs. Résultats et bilans qui seront relayés auprès des journalistes, que cette controverse a mis à l'écoute. Que le résultat soit positif ou négatif.
Il serait bon que vous acceptiez enfin de recevoir leurs représentants. En effet, il me semble que le SNE n'est pas le mieux placé pour parler au nom des auteurs.
En rappelant que si c'est l'éditeur qui fait la littérature, c'est l'auteur qui fait l'œuvre et le lecteur qui en fait son hors-d’œuvre.
Respectueusement,
Frédéric Fontès, 4decouv
Chronique : Bloc 11 - Piero Degli Antoni (Archipel)
Dans le fond, Bloc 11 du romancier italien Piero Degli Antoni a tout du drame historique en plaçant ses personnages dans l'horreur des camps d'Auschwitz.
Dans la forme, le livre présente les ressorts principaux du roman à suspense via ce point de départ glaçant : suite à une évasion, le commandant du camp décide de réunir 10 autres prisonniers et de leur demander de choisir celui qui sera fusillé pour laisser la vie sauve aux neuf autres.
"[...] lorsqu'il fallait faire la queue pour la soupe, il était toujours parmi les premiers, alors que les bons morceaux restent au fond de la marmite."
Pendant les quelques heures que va durer leur nouveau calvaire, ces dix détenus vont découvrir que leur présence dans cette pièce ne doit rien au hasard.
Et l'auteur de renforcer cette ambiance particulièrement étrange en nous narrant en parralèle une partie d'échecs entre le commandant du camp et son très jeune fils.
Ce sont les pièces de l'échiquier qui nous permettent de comprendre à la fois les intentions du commandant et celles des dix prisonniers. Impossible de ne pas penser à l'excellent roman de John Camp (alias John Sandford), Trajectoire de fou, qui mettait en scène un personnage usant des cartes du tarot pour "lire" les différentes probabilités jalonnant son parcours.
L'ensemble du récit est empreint d'une certaine naïveté mais c'est ce qui permet à l'histoire de faire vibrer une corde donnant naissance à une gamme d'émotions assez saisissante.
" [...] Ou alors on essaie de faire des choix. Il est toujours plus difficile de choisir. Mais ici, bien davantage qu'ailleurs."
Il n'y aura jamais assez de livres relatant les immondes exactions des hommes à Auschwitz. Mais ceux le faisant avec une puissance littéraire à la fois simple et évocatrice sont plutôt rare. Bloc 11 est de ceux-là.
Un bémol cependant : les nombreux termes en allemand dont la traduction se retrouve dans un index en fin de roman, au lieu d'être indiquée en bas de pages. C'est particulièrement déplaisant de devoir faire de fréquents allers-retours, du coup, on se surprend vite en cours de lecture à ignorer le sens de ces mots pour rester concentré sur le récit. C'est dommage.
Bloc 11 sera disponible en librairie le 20 février 2013. Ne passez pas à côté.
Frédéric Fontès, 4decouv
Dans la forme, le livre présente les ressorts principaux du roman à suspense via ce point de départ glaçant : suite à une évasion, le commandant du camp décide de réunir 10 autres prisonniers et de leur demander de choisir celui qui sera fusillé pour laisser la vie sauve aux neuf autres.
"[...] lorsqu'il fallait faire la queue pour la soupe, il était toujours parmi les premiers, alors que les bons morceaux restent au fond de la marmite."
Pendant les quelques heures que va durer leur nouveau calvaire, ces dix détenus vont découvrir que leur présence dans cette pièce ne doit rien au hasard.
Et l'auteur de renforcer cette ambiance particulièrement étrange en nous narrant en parralèle une partie d'échecs entre le commandant du camp et son très jeune fils.
Ce sont les pièces de l'échiquier qui nous permettent de comprendre à la fois les intentions du commandant et celles des dix prisonniers. Impossible de ne pas penser à l'excellent roman de John Camp (alias John Sandford), Trajectoire de fou, qui mettait en scène un personnage usant des cartes du tarot pour "lire" les différentes probabilités jalonnant son parcours.
L'ensemble du récit est empreint d'une certaine naïveté mais c'est ce qui permet à l'histoire de faire vibrer une corde donnant naissance à une gamme d'émotions assez saisissante.
" [...] Ou alors on essaie de faire des choix. Il est toujours plus difficile de choisir. Mais ici, bien davantage qu'ailleurs."
Il n'y aura jamais assez de livres relatant les immondes exactions des hommes à Auschwitz. Mais ceux le faisant avec une puissance littéraire à la fois simple et évocatrice sont plutôt rare. Bloc 11 est de ceux-là.
Un bémol cependant : les nombreux termes en allemand dont la traduction se retrouve dans un index en fin de roman, au lieu d'être indiquée en bas de pages. C'est particulièrement déplaisant de devoir faire de fréquents allers-retours, du coup, on se surprend vite en cours de lecture à ignorer le sens de ces mots pour rester concentré sur le récit. C'est dommage.
Bloc 11 sera disponible en librairie le 20 février 2013. Ne passez pas à côté.
Frédéric Fontès, 4decouv
jeudi 14 février 2013
Chronique : Les mannequins ne sont pas des filles modèles - Olivier Gay (Masque)
Fitz, Deborah et Moussah sont de retour dans le nouveau polar d'Olivier Gay. Et c'est un petit régal.
Peut-être que c'est un peu moins cynique que dans le premier opus de la série, Les talons hauts rapprochent les filles du ciel et moins provocateur, à l'image du héros qui laisse un peu de côté son "métier" de dealer, mais l'auteur nous remet vite en selle pour suivre les nouvelles péripéties de sa bande de noctambules.
On ferme vite les yeux sur certains concours de circonstances parfois improbables pour profiter de l'histoire et surtout, pour se faire cueillir en beauté par la conclusion de l'intrigue.
Une fin qui évite le happy ending, et promet une troisième aventure qui repartira sur des bases certainement plus "terre à terre" et forcera Fitz à choisir le chemin qu'il souhaitera désormais emprunter...
Une lecture rafraichissante, donc, que je conseille vivement.
Frédéric Fontès, 4decouv.
Pour le commander via leslibraires.fr, c'est ICI
Peut-être que c'est un peu moins cynique que dans le premier opus de la série, Les talons hauts rapprochent les filles du ciel et moins provocateur, à l'image du héros qui laisse un peu de côté son "métier" de dealer, mais l'auteur nous remet vite en selle pour suivre les nouvelles péripéties de sa bande de noctambules.
On ferme vite les yeux sur certains concours de circonstances parfois improbables pour profiter de l'histoire et surtout, pour se faire cueillir en beauté par la conclusion de l'intrigue.
Une fin qui évite le happy ending, et promet une troisième aventure qui repartira sur des bases certainement plus "terre à terre" et forcera Fitz à choisir le chemin qu'il souhaitera désormais emprunter...
Une lecture rafraichissante, donc, que je conseille vivement.
Frédéric Fontès, 4decouv.
Pour le commander via leslibraires.fr, c'est ICI
vendredi 8 février 2013
Droit de rêve - Abdoulaye Diop (Les Volubiles)
Droit de rêve d'Abdoulaye Diop, le nouveau e-roman des éditions Volubiles est disponible (ICI).
Un beau jour, deux pêcheurs de Saint-Louis du Sénégal, Abdoulaye Diop et Boubacar Sow, décident de saisir leur droit d’exil pour la France. C’est le début d’une longue odyssée, tragique et cocasse, qui va les mener au pays des droits de l’homme et du citoyen, blanc de préférence. Car il apparaît bien vite que la clandestinité constitue un travail à temps complet. Et que la dignité se paie au prix fort. Au prix du sang.
« Droit de rêve » est une plongée saisissante dans l’univers des sans-papiers, racontée dans une langue d’une fantaisie ébouriffante. C’est aussi un roman noir dans tous les sens du terme : noirs comme ses protagonistes, noir comme l’univers où ils se débattent, noire comme l’humeur qui les accompagne au fil des jours. Noires aussi comme les tentations. Car dans ce récit débordant de vie, la mort n’est jamais très loin.
Frédéric Fontès, 4decouv
Un beau jour, deux pêcheurs de Saint-Louis du Sénégal, Abdoulaye Diop et Boubacar Sow, décident de saisir leur droit d’exil pour la France. C’est le début d’une longue odyssée, tragique et cocasse, qui va les mener au pays des droits de l’homme et du citoyen, blanc de préférence. Car il apparaît bien vite que la clandestinité constitue un travail à temps complet. Et que la dignité se paie au prix fort. Au prix du sang.
« Droit de rêve » est une plongée saisissante dans l’univers des sans-papiers, racontée dans une langue d’une fantaisie ébouriffante. C’est aussi un roman noir dans tous les sens du terme : noirs comme ses protagonistes, noir comme l’univers où ils se débattent, noire comme l’humeur qui les accompagne au fil des jours. Noires aussi comme les tentations. Car dans ce récit débordant de vie, la mort n’est jamais très loin.
Frédéric Fontès, 4decouv
jeudi 7 février 2013
La Troisième porte - Lincoln Child (Michel Lafon)
Lincoln Child, du célèbre duo d'écrivains Preston & Child, n'en est pas à sa première excursion en solo. Son précédent roman, Deep Storm, m'avait fortement impressionné. Dans le parfait prolongement des meilleurs livres de Michael Crichton, ce livre m'avait enthousiasmé par sa forme et surtout par son fond. J'ai rarement été aussi impressionné, voir terrifié par une conclusion aussi marquante.
Si vous ne l'avez pas lu, ruez-vous dessus.
C'est donc avec une grande joie que je vous annonce la publication de son nouveau roman en solo, La Troisième porte, à paraitre le 28 mars aux éditions Michel Lafon.
Une de mes grosses attentes de 2013 !
« Énigmologue » de renommée mondiale, Jeremy Logan s’est spécialisé dans l’investigation et l’interprétation des phénomènes étranges et paranormaux. Mais quand il est recruté par le millionnaire Porter Stone, célèbre explorateur et archéologue, il est loin de se douter de ce qui l’attend. Stone est persuadé d’avoir trouvé l’emplacement de la tombe du mythique roi Narmer, premier pharaon à avoir unifié la haute et la basse Égypte, trois mille ans avant J.-C. Mieux, il est convaincu que le plus grand trésor de l’Égypte antique est enterré avec lui : la légendaire double-couronne de Narmer, que l’on dit dotée de pouvoirs extraordinaires. Enfouie depuis des millénaires dans l’un des lieux les plus inhospitaliers du monde : le Sudd, une immense zone de marécages et de mangroves inextricables à la frontière de l’Égypte et du Soudan. Dans ce décor de cauchemar mêlé de boue, de brume épaisse et de végétation pourrissante, une série d’accidents inexplicables réveille, au sein de l’équipe, la rumeur d’une ancienne malédiction : quiconque briserait le sceau de la troisième porte du tombeau serait promis à d’atroces souffrances. Logan a pour mission d’apaiser les craintes et de démêler le vrai du faux, mais plus son enquête avance, plus il soupçonne que Stone lui cache quelque chose. Quel danger terrifiant est tapi au fond du marais ? Et la plus grande découverte archéologique de tous les temps vaut-elle de courir un tel risque ?
Source du texte http://produpolar.blogspot.fr/
La fiche du livre sur lalibraire.fr : ICI
Frédéric Fontès, 4decouv
Si vous ne l'avez pas lu, ruez-vous dessus.
C'est donc avec une grande joie que je vous annonce la publication de son nouveau roman en solo, La Troisième porte, à paraitre le 28 mars aux éditions Michel Lafon.
Une de mes grosses attentes de 2013 !
« Énigmologue » de renommée mondiale, Jeremy Logan s’est spécialisé dans l’investigation et l’interprétation des phénomènes étranges et paranormaux. Mais quand il est recruté par le millionnaire Porter Stone, célèbre explorateur et archéologue, il est loin de se douter de ce qui l’attend. Stone est persuadé d’avoir trouvé l’emplacement de la tombe du mythique roi Narmer, premier pharaon à avoir unifié la haute et la basse Égypte, trois mille ans avant J.-C. Mieux, il est convaincu que le plus grand trésor de l’Égypte antique est enterré avec lui : la légendaire double-couronne de Narmer, que l’on dit dotée de pouvoirs extraordinaires. Enfouie depuis des millénaires dans l’un des lieux les plus inhospitaliers du monde : le Sudd, une immense zone de marécages et de mangroves inextricables à la frontière de l’Égypte et du Soudan. Dans ce décor de cauchemar mêlé de boue, de brume épaisse et de végétation pourrissante, une série d’accidents inexplicables réveille, au sein de l’équipe, la rumeur d’une ancienne malédiction : quiconque briserait le sceau de la troisième porte du tombeau serait promis à d’atroces souffrances. Logan a pour mission d’apaiser les craintes et de démêler le vrai du faux, mais plus son enquête avance, plus il soupçonne que Stone lui cache quelque chose. Quel danger terrifiant est tapi au fond du marais ? Et la plus grande découverte archéologique de tous les temps vaut-elle de courir un tel risque ?
Source du texte http://produpolar.blogspot.fr/
La fiche du livre sur lalibraire.fr : ICI
Frédéric Fontès, 4decouv
vendredi 1 février 2013
Le sommeil et la mort - A. J. Kazinski (JC Lattès)
Le sommeil et la mort est le prochain roman de A. J. Kazinski à paraitre le 3 avril prochain aux éditions JC Lattès. Il est traduit par Frédéric Fourreau.
A. J. Kazinski est le pseudonyme de deux auteurs danois, Anders Rønnow Klarlund et Jacob Weinreich, à qui l'on doit Le Dernier homme bon, publié en 2011 par le même éditeur.
À Copenhague, une nuit, une femme se jette du haut d’un pont.Niels Bentzon, négociateur au sein de la police de Copenhague, n’a pas réussi à la dissuader de sauter. Qui est cette femme ? Que fuyait-elle ? Et que signifie l’énigmatique message écrit sur sa main ? La victime était une danseuse étoile, membre du ballet royal, qui avait disparu depuis deux jours. Dans la ville écrasée sous la canicule, l’enquête connaît un rebondissement de taille lorsque l’autopsie révèle que la femme avait déjà côtoyée la mort.
Frédéric Fontès, 4decouv
A. J. Kazinski est le pseudonyme de deux auteurs danois, Anders Rønnow Klarlund et Jacob Weinreich, à qui l'on doit Le Dernier homme bon, publié en 2011 par le même éditeur.
À Copenhague, une nuit, une femme se jette du haut d’un pont.Niels Bentzon, négociateur au sein de la police de Copenhague, n’a pas réussi à la dissuader de sauter. Qui est cette femme ? Que fuyait-elle ? Et que signifie l’énigmatique message écrit sur sa main ? La victime était une danseuse étoile, membre du ballet royal, qui avait disparu depuis deux jours. Dans la ville écrasée sous la canicule, l’enquête connaît un rebondissement de taille lorsque l’autopsie révèle que la femme avait déjà côtoyée la mort.
Frédéric Fontès, 4decouv
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