samedi 30 mai 2015

Chronique : Prendre Lily - Marie Neuser (Fleuve)

Présentation ICI
Prendre Lily est ma première incursion dans l'univers de Marie Neuser et je suis captivé par sa capacité à m'embarquer dans cette histoire de dingue. Épaté par la qualité d'écriture qui ressort de ce livre. Parce que de la qualité, il en faut pour nous faire tenir en haleine pendant plus de 500 pages alors que l'on connait déjà le coupable depuis le début du roman.

À la manière d'un David Peace (Red-Riding Quartet), d'un James Ellroy (Le Dahlia Noire) et plus proche de nous, d'un Michael Mention (La Trilogie Anglaise : Sale temps pour le pays, Adieu demain et bientôt ...Et Justice pour tous), elle s'inspire d'une affaire ayant défrayée la chronique en Angleterre et en Italie, pour bâtir un redoutable polar.

Avant d'être un livre sur un ignoble prédateur, Prendre Lily est un roman dédié à un héros cabossé et épris de justice, qui part à la chasse de sa propre rédemption. Marie Neuser nous prouve (si besoin est) qu'avant d'avoir une bonne histoire, il faut avoir de bons personnages. Un roman très efficace sur une enquête étonnante de pugnacité.

Ce diptyque présente donc un double challenge :

* Un challenge dans l'écriture : dès les premières pages, Marie Neuser nous présente un suspect que tout accuse mais qui va parvenir à glisser entre les mailles du filet lancer par son héros, le Detective Gordon McLiam. Et la botte magique de Marie Neuser pour tenir en haleine ? Des personnages attachants et vivants, des "gardiens de la paix" hantés par des fantômes qui ne les lâchent pas. Du coup, il lui faut parvenir à maintenir son lecteur en constante tension.  La révolte de Gordon devient la nôtre et l'on se demande comment il va parvenir à faire tomber le tueur.

* Un challenge éditorial : à l'origine, le diptyque devait être publié dans l'ordre chronologique, avec Prendre Gloria, qui se déroule en Italie et ensuite Prendre Lily, qui se passe en Angleterre quelques années plus tard. C'est suite à une suggestion de son éditrice, Valérie Miguel, que Marie Neuser a décidé d'intervertir l'ordre de publication. C'est osé et cela à le mérite de créer une sorte de pacte de confiance entre le lecteur et la romancière, du genre ", faites moi confiance, vous allez voir ce que vous allez voir !".

Ci-dessus, le documentaire consacré à Danilo Restivo avec des images d'archives de la Police Anglaise. Je vous conseille de visionner ce doc après la lecture du livre de Marie Neuser afin de ne pas vous spoilez certains éléments de l'enquête/intrigue.

À lire, la chronique du livre sur le blog Émotions d'Yvan (ICI) et l'interview que la romancière lui a accordé (ICI).

À noter que la romancière sera l'une des nombreuses invitées du Salon Saint-Maur en Poche les 20 et 21 juin prochain.

(MAJ : cliquez ici pour voir mon Tête à Tête avec Marie Neuser, filmé à Saint-Maur).

Dans le roman, est évoqué le dossier du Monstre de Florence, qui a fait, entre autres, l'objet d'un livre signé Douglas Preston et Mario Spezi. Une autre affaire incroyable qui met à nouveau en exergue les incroyables ratages de la justice italienne. Chronique à venir.

En tournant la dernière page, une question se pose : mais qui est cette romancière "au regard roux, sous une frange enfantine", qui prend des notes pour son troisième roman, qui est italienne, et qui tente de rentrer en contact avec des proches de l'enquête ? Hein, elle vous fait penser à qui ? :p



Présentation des éditions Fleuve : Une mère de famille retrouvée assassinée dans sa baignoire, les seins tranchés, les doigts comme un écrin renfermant deux mèches de cheveux. Le corps d'une étudiante coréenne abandonné la nuit dans un quartier désert. Et des jeunes femmes qui témoignent : leurs cheveux coupés net, tandis qu'elles vivent, marchent, respirent dans une petite ville balnéaire d'Angleterre qui ne connaît pas les débordements. Lily Hewitt n'avait jamais fait parler d'elle. Tout comme Sun Joo-Kim. Non loin de la salle de bains de Lily Hewitt vit Damiano Solivo. On lui donnerait le bon Dieu sans confession si ce n'étaient ces déviances auxquelles il s'adonne en secret. Pour Gordon, détective en charge de l'enquête, l'Italien tient le rôle du coupable idéal. Mais son discours tient la route, et son épouse peut le jurer : Damiano est innocent. Damiano est même victime. Victime, oui : de la complexité d'une machinerie sociale et judiciaire qui sait comment on façonne les monstres. 
Premier volume d'un diptyque tiré d'un fait divers qui tourmenta l'Italie et l'Angleterre de 1993 à 2011, Prendre Lily, raconte la traque d'un psychopathe identifié.

Frédéric Fontès, www.4decouv.com

Les Indispensable : La Fin des Mystères de Scarlett Thomas (Anne Carrière)

De temps en temps, je referai monter à la surface d'anciennes chroniques de livres que je considère comme des indispensables, des romans cultes, des coups de cœur qui auront marqué mon imaginaire d'une manière unique et indélébile.

Je (re)commence donc avec La Fin des mystères de Scarlett Thomas, publié en 2008 par les éditions Anne Carrière et disponible en format poche aux éditions Points.



Maintenant, un choix s'offre à vous.

C’est une citation de Samuel Butler, à la page 11, qui introduit la première partie du roman :
"Non seulement rien n’est ni bien ni mal si ce n’est par la pensée, mais rien n’est en soi tant que la pensée ne l’a pas fait exister."
L'héroïne, une amoureuse des livres, écrit des articles dans une revue et prépare une thèse sur les expériences de pensée : elle se plait à mettre la main sur les petites histoires qui expliquent les lois régissant notre univers. Elle part de la théorie du big bang et rebondit d’un sujet à l’autre, en trouvant le fil rouge qui relit les mystères de notre univers.
"J'aime assez cette manière de parler de la science sans nécessairement utiliser le langage mathématique, en ayant plutôt recours à des métaphores. C'est comme ça que j'ai abordé tous mes articles. Pour chacune de ces idées ou de ces théories, on découvre qu'il y a une petite histoire qui les accompagne."
Ariel Manto, héroïne de la Fin des Mystères.

Les quelques expériences qui sont évoquées sont passionnantes à découvrir. Par exemple, quand la romancière aborde le sujet de la création de l'univers par un architecte suprême via la Montre de Paley, la traductrice Marie de Prémonville se charge de nous raconter l'histoire dans une belle note de bas de page :


Un promeneur marchant en pleine campagne et découvrant une montre dans l'herbe ne pourrait, selon lui (William Paley), que s'émerveiller de la conception remarquable des rouages. Il en attribuerait la provenance soit au travail d'un horloger intelligent (solution la plus évidente), soit au hasard, à la combinaison aléatoire de la pluie, du métal et des éclairs. La conclusion de Paley était la suivante : si le lecteur s'avouait convaincu par ce raisonnement concernant la montre, il admettait que l'explication la plus plausible de l'existence sur terre des êtes vivants était celle d'un architecte suprême.
Et si la vie n'était qu'une immense métaphore ? Dieu, la philosophie, l’art, la foi, la musique, les mathématiques, un roman, un rêve, un goût, la physique, l’amour, le sexe, la mort, tout peut être qu'une unique et simple métaphore...

La Fin des Mystères est définitivement un livre à part. Le degré d’attention que son lecteur va lui accorder repose sur la propension qu’à ce dernier, à projeter son univers personnel et son vécu dans les pages. Chacun ressentira dans cette histoire un écho lui rappelant ses croyances et son optimisme, mais aussi ses désillusions et son pessimisme. Le livre est une expérience en lui-même puisqu’il nous cueille à un instant de notre vie, avec notre vision du monde du moment. Et il nous fait réfléchir sur nous-même et les autres, sur tout ce qui nous entoure.

Avec Stéphane Peru
Le destin a fait qu’à mi-parcours de ma lecture, j’ai appris la disparition d’un ami. Et la tempête occasionnée dans mon esprit par une telle tragédie a bien sûr conditionné ma manière de percevoir mon monde et ce livre. La mort d’un être cher m’a fait m’aventurer dans des « expériences de pensée » plutôt sombres et mystérieuses. Pas besoin d’évoquer ce que ce genre de perte peut éveiller de plus triste en soit, mais parlons plutôt du mystère, des questions qui restent sans réponse jusqu’au moment où notre conscience nous achemine vers un semblant de vérité.

"Pour la première fois depuis le début, je sens ma compréhension du monde changer progressivement, comme si c’était seulement maintenant – maintenant je sais que toute cette histoire est vraie – que je pouvais commencer à répondre à toutes les questions que je me pose, additionner toutes les bribes d’informations et toutes mes expériences."
La Fin des Mystères, page 411.
Qu’est ce qui permet de voir ce que l’on ne voit pas d’habitude ? De découvrir la réponse à une question qui pendait sous votre nez depuis le début ? De voir les choses sous un autre jour ? De résoudre l’équation qui restait sans solution ? C’est une prise de conscience.

L’assimilation d’un fait nouveau qui nous permet de résoudre la fin du mystère. D’engrener de nouveau et d’entamer l’introspection qui doit nous amener un début de réponse… C’est ce que Scarlett Thomas parvient à faire avec son lecteur, elle le force de manière naturel à confronter sa vision avec celle d’Ariel Manto.

Et je vous propose, à la fin de votre lecture, de relire la première phrase du roman, qui donne une toute autre perspective à l’histoire, c’est incroyable ! Et si nous étions déjà des acteurs de cette expérience de pensée en tant qu’explorateurs de la troposphère (nom donné à cette dimension que découvre l’héroïne), dès le moment où nous avons ouvert le livre ?

Scarlett Thomas prend au pied de la lettre le fait que son lecteur doit s’identifier à Ariel Manto. Vous allez le faire naturellement mais à l’issue de votre lecture vous allez véritablement comprendre que vous faites partie intégrante de cette histoire. C’est très efficace puisque, comme je vous le disais au début, chacun va assimiler cette histoire en y intégrant son vécu.

Encore plus troublant, quand on pousse un peu plus l’analyse : ce monde que découvre Ariel, est un monde que chacun voit différemment et habille selon son imaginaire. Un monde qui existe dans notre pensée. Et en quelle occasion avons-nous régulièrement l’occasion de créer un monde par notre propre pensée, notre vécu, via, par exemple, des métaphores ?

Pendant la lecture d’un livre.

Pour conclure, je reviendrai sur la belle trouvaille qu’est le titre du roman en français, la Fin des Mystères. Le titre original étant The End Of Mr. Y, donc The End Of Mystery.

Couverture de l'édition originale

On peut féliciter la traductrice Marie de Prémonville (la Tour Sombre de Stephen King, Noir Corbeau de Joel Rose, entre autre) pour l’excellent travaille qu’elle a effectué sur le manuscrit de Scarlett Thomas. Outre les nombreuses données scientifiques à restituer dans le contexte du roman, il fallait aussi une sensibilité au diapason de celle de Scarlett Thomas et de son personnage principal pour retranscrire ces pages. Une belle histoire signée Scarlett, Ariel et Marie.

À Stéphane Peru, notre ami, parti pour toujours dans le petit morceau de troposphère que l’on garde au fond de notre cœur, tu nous manques tellement…

C’est donc avec une citation de Samuel Butler que je vais conclure :
"Chaque homme est immortel : il peut savoir qu'il va mourir, mais il ne saura jamais qu'il est mort."
l'Histoire : Ariel Manto n’en croit pas ses yeux quand elle tombe sur un volume de La Fin des mystères dans une librairie de livres d’occasion. Elle connaît bien son auteur, un étrange scientifique victorien, et sait que les exemplaires de cet ouvrage sont réputés introuvables… et maudits. Le livre en sa possession, Ariel se retrouve propulsée dans une aventure mêlant foi, physique quantique, amour, mort… et tout ce qu’il advient quand on les mélange de façon imprudente.

Entre Matrix, Stephen King et Le Monde de Sophie, La Fin des mystères offre aux lecteurs une quête aussi haletante que romantique.

l'Auteur : Scarlett Thomas est née à Londres en 1972. Elle enseigne la littérature et l’écriture à l’université du Kent. La Fin des mystères est son quatrième roman.

Traduit de l’anglais (Royaume-Uni) par Marie de Prémonville.


Liens :
Le site de l’éditeur :http://www.anne-carriere.fr
Le site de la romancière : http://www.bookgirl.org
Le blog de la traductrice : http://mariedepremonville.blogspot.com

Frédéric Fontès

News : Battues - Antonin Varenne (Ecorce)






Battues, le sixième roman d'Antonin Varenne est disponible aux éditions Écorce dans la nouvelle collection Territori créée en collaboration avec les éditions de la Manufacture de livres.
Après le fabuleux Trois mille chevaux vapeurs de l'année dernière, je ne mentirai pas en vous disant que son nouveau livre est particulièrement attendu.
Chronique à venir.

Présentation des éditions Écorce : Les hommes laissèrent les distances se creuser entre eux et commencèrent à marcher d'un pas plus long et rapide.La pente dans le dos et n'y croyant plus vraiment, ils accéléraient naturellement, distançant Rémi qui continua à s'user les yeux sur le moindre morceau de terre, la moindre tache de couleur aperçue.Il pensait à Philippe, roulé dans un tas de feuilles mortes, sur un humus pourrissant, à quelques mètres de lui, peut-être,et lui revenait le souvenir de l'odeur du sang qui se mélangeait à celle de la prairie fauchée ; la douleur qui le ramenait à la conscience en des chocs déments ; la folie des secondes, coincé sous la ferraille. Il avait attendu, comme Philippe, peut-être,un œil fiché au ciel, se demandant si quelqu'un allait lui venir en aide ou s'il allait crever ici.

Collection Territori 14x20 cm – 280 pages 17,90 euros

Frédéric Fontès, www.4decouv.com


jeudi 28 mai 2015

News : Les battements du coeur d'Alix - Karine Géhin (Storylab)






Fin 2013, j'avais beaucoup apprécié la lecture de l'ebook de Karine Géhin, On ne joue plus depuis longtemps, chez StoryLab.
En mars dernier, elle est revenue avec Les battements du coeur d'Alix, que j'ai récemment chargé sur ma tablette.
Chronique à venir.



Un clique ICI pour vous procurer le livre numérique en téléchargement.

Présentation des éditions StoryLab : Il y a des rencontres qui ne s’oublient pas. Qui transforment une vie. Comme Alix, qui a fait d’un malfrat amoureux un homme au grand cœur. Comme Antoine, qui a décidé de prendre sous son aile le jeune Medhi.

Mais personne n’a le pouvoir de déjouer le destin…

Frédéric Fontès, www.4decouv.com

Ciné : Utopia sera porté à l'écran par Rami Imam


Utopia d'Ahmed Khaled Towfik, publié en France en 2013 par les éditions Ombres Noires, va être porté à l'écran par le réalisateur et producteur Rami Imam.
C'est une information que l'on doit à l’Écran Fantastique :

Si Ahmed Khaled Towfik, médecin et professeur à l’université de médecine de Tanta, est le premier auteur arabe à écrire des romans d’horreur, des SF et des thrillers médicaux, genres qui l’ont rendu très populaire dans son pays, il demeure largement méconnu en Occident. Une situation qui pourrait cependant changer étant donné que le producteur et réalisateur Rami Imam a l’intention de porter à l’écran l’un de ses best-sellers, à savoir « Utopia », œuvre qui a été comparée à « Orange mécanique » et à certains romans de Philip K. Dick, et fut publiée en France en 2013 aux éditions Ombres Noires. L'histoire se déroule en 2023 en Égypte dans une réalité alternative. Dans ce monde, les riches vivent dans une ville appelée Utopia tandis que les «autres», les pauvres de la classe ouvrière vivent au Caire. À l’abri de hauts murs barbelés, la jeunesse oisive de la colonie d’Utopia s’ennuie. Les filles faciles et les drogues ne suffisent plus. Seule la «Chasse» procure le grand frisson et a valeur de rite initiatique. Le but : s’introduire dans les bidonvilles du Caire, tuer un pauvre et ramener un trophée, un bras ou une main coupée. Un jeune homme et sa petite amie ont décidé de goûter à la poussée d’adrénaline. Mais leur immersion dans les bas-fonds du Caire, véritable cour des miracles post-apocalyptique, se révèle plus dangereuse que prévue. Démasqués, traqués par une population haineuse, ils vont à leur tour devenir la proie des chasseurs. Parviendront-ils à sauver leur peau ? Le film sera tourné à la fois au Caire et dans les Émirats Arabes Unis, la sortie étant prévue pour 2017.

Voici ce que je disais du roman en 2013 :

On peut apposer plusieurs étiquettes à ce roman d'Ahmed Khaled Towfik : roman d'anticipation social, fable, conte, western urbain, etc.

C'est surtout une dystopie, une contre-utopie donc, qui nous est présentée dans un contexte sombre et cinglant.

En 180 pages, l'auteur nous propose un roman sans temps mort. Jusqu'à sa fin particulièrement percutante. Une fin très pessimiste d'ailleurs qui ne devrait pas déplaire aux amateurs des films de John Carpenter et qui vous laissera ko.

Rendez-vous en 2017. 

Frédéric Fontès, www.4decouv.com 

mardi 26 mai 2015

News : 16 ans après - David Ellis (Cherche-Midi)


Le nouveau roman de David Ellis paraitra le 4 juin aux éditions du Cherche-Midi. L'auteur de l'incroyable La Comédie des Menteurs (que je vous conseille vivement si vous cherchez une expérience de lecture complètement atypique) et du récent Caché est de retour avec 16 ans après (Eye Of The Beholder).

Présentation des éditions du Cherche-Midi : 1989. Six jeunes filles sont assassinées sur le campus d'une petite ville américaine. Paul Riley, jeune assistant du procureur, mène une enquête efficace qui le conduit vite au coupable. Preuves accablantes, absence d'alibi, aveux... l'assassin est condamné à mort. 
2005. Paul Riley travaille désormais pour un important cabinet privé d'avocats d'affaires dirigé par Harland Bentley, dont la fille faisait partie des victimes du campus. Lorsqu'une nouvelle vague de crimes endeuille la ville, Riley, troublé, ne peut s'empêcher de faire le lien avec l'affaire qui l'a rendu célèbre seize ans plus tôt. Avait-il alors fait fausse route ? L'homme qu'il a fait exécuter était-il vraiment le coupable ? Tiraillé par le doute, il reprend son enquête de l'époque. Un élément crucial n'aurait-il pas été négligé ? Or, les secrets sont nombreux autour de lui et, semble-t-il, personne n'a intérêt à le voir ainsi remuer le passé...

 Frédéric Fontès, www.4decouv.com

lundi 25 mai 2015

News : Châtié par le feu - Jeffery Deaver (Ombres Noires)






Outre le fait d'être un romancier accompli, Jeffery Deaver excelle également dans l'art de la nouvelle, comme nous l'avions déjà constaté avec la publication en France du premier opus qui compilait ses meilleurs œuvres, Spirales Infernales (je vous conseille vivement la lecture de cette merveille, avec le must du genre, Triangle, une nouvelle extra-ordinaire !).

Le 3 juin prochain, les éditions Ombres Noires nous offrent une piqure de rappel avec la publication le 3 juin de Châtié par le feu (An Acceptable Sacrifice, 2012), une nouvelle de 120 pages.

Présentation des éditions Ombres Noires : Hermosillo, Mexique. Alonso Maria Carillo, dit aussi Cuchillo, "le Couteau", jouit d'une réputation de parrain cruel et très efficace. On ne lui connaît qu'un seul vice: une passion pour les livres rares. Il en possède des milliers, qu'il collectionne compulsivement et conserve avec amour.
Aussi, lorsque Carillo est visé par un contrat, les deux hommes chargés de l'assassiner, Evans et Diaz, pensent que ce sera un jeu d'enfant. Un bel autodafé devrait remettre Cuchillo dans le droit chemin. C'était oublier qu'un parrain se laisse rarement déposséder de son bien. 


Frédéric Fontès, www.4decouv.com


Chronique : Labyrinthe Fatal - Preston & Child (Archipel)

Ce Labyrinthe Fatal (Blue Labyrinth en VO), que l'on doit à Douglas Preston et Lincoln Child, est le 14e roman de la série de romans consacrés à l'Inspecteur Pendergast. Il marque également l'occasion de fêter les vingt ans de la publication du premier opus de cette série, Relic (Superstition), en 1995.

Présentation des éditions de L'Archipel : Le cadavre de l'un de ses pires ennemis déposé devant sa résidence new-yorkaise conduit l'inspecteur Aloysius Pendergast jusqu'aux mines de turquoises en Californie. Mais le piège mortel préparé par un tueur déterminé se met alors en place et le mène dans les couloirs labyrinthiques du Muséum d'histoire naturelle de New York.

Avec l'un des débuts de romans les plus explosifs, Douglas Preston & Lincoln Child ne sont toujours pas décidés à ménager leur héros, l'Agent Pendergast. Avec un tempo d'enfer qui fait partie de leur marque de fabrique, ils s'amusent avec un plaisir évident à nourrir leur casting et à mettre à nouveau en avant les seconds rôles qui constituent la communauté Pendergast.

Si on peut regretter quelques choix étonnants, l'un  qui conduit le héros dans une situation qu'il est habituellement habitué à déjouer, un autre qui met hors circuit un nouveau personne qui se révélait particulièrement intéressant et la facilité avec laquelle Proctor est écarté dans cet opus, les lecteurs de la première heure prendront un immense plaisir à à la lecture de cette nouvelle aventure.
Vivement la suite !

Frédéric Fontès, www.4decouv.com






lundi 11 mai 2015

Exclu : Saint-Maur en Poche - 20 & 21 juin 2015




Une exclu rien que pour vous : Saint-Maur en Poche va recevoir un poids lourd le dimanche 21 juin 2015. Un dimanche sous haute tension avec un maitre du thriller dans de nombreux pays, il est en déjà à 27 romans publications traduites en France par Roxane Azimi, Martine Leconte, Paul Benita, Thierry Arson et Cécile Arnaud, il est publié par les éditions Belfond et Fleuve, j'ai nommé...

HARLAN COBEN

Ça va être la folie dans les allées du parvis de Saint-Maur ! Notez bien la date sur vos agendas !

Frédéric Fontès, www.4decouv.com