dimanche 23 octobre 2016

Poche : La Défense - Steve Cavanagh (Milady)


C'est le 21 octobre dernier que les éditions Milady ont publié en format poche le roman de Steve Cavanagh, La Défense.

Voici ce que j'en disais en août 2015 lors de sa publication en grand format chez Bragelonne Thriller :

J'ai passé un très agréable moment de lecture en lisant ce premier roman de Steve Cavanagh. Le thème est un classique du genre mais le traitement du romancier est suffisant percutant pour tenir en haleine son lecteur de bout en bout.

Difficile de reposer le livre, le rythme est implacable. Le passé de mauvais garçon et d'arnaqueur du héros en fait un redoutable pion difficile à manipuler, et c'est ce que va découvrir ce chef de la mafia russe.

La Défense est dans le parfait prolongement de Survivre de Gregg Hurwitz, Caché de David Ellis, Mortelle Défense de Brad Meltzer, du très efficace Les 500 de Matthew Quirk et évidemment, il lorgne habilement du côté de La Défense Lincoln de Michael Connelly.

Je suis dès à présent impatient de lire la prochaine aventure d'Eddie Flynn !

Frédéric Fontès, www.4decouv.com

mercredi 19 octobre 2016

News : Metamorphosis - Viviane Perret (Le Masque)


Je viens de commencer la lecture de Metamorphosis, premier tome d'une série consacrée à Houdini, Magicien & Détective, signé Viviane Perret et publié aux éditions Le Masque le 5 octobre dernier.
Je me régale, chronique à venir !
En attendant, lisez la chronique enthousiaste du Joyeux Drille en cliquant ICI.

Présentation de l'éditeur :

San Francisco, juillet 1899. Le jeune magicien Harry Houdini, en tournée en Californie avec sa charmante épouse Bess, fait alors sensation avec son tour Metamorphosis (ou la malle des Indes) et son tout nouveau numéro d'escapologie, où il se débarrasse de dizaines de menottes et de chaînes en quelques minutes.
Après l'un de ses spectacles, Houdini est invité à se rendre à Chinatown chez un riche négociant en soie. Ong Lin Foon, qui n'a aucune confiance en la police, lui demande de retrouver sa nièce, kidnappée à son arrivée à San Francisco. Le marchand craint qu'elle n'ait été enlevée pour aller grossir les bordels de Chinatown. Poussé par Bess qui juge le sort de ces victimes révoltant, Houdini accepte de mener l'enquête. Ce que Bess ignore, c'est que le magicien va également mener en parallèle une mission secrète pour le gouvernement américain...


Entre mafia chinoise, corruption et tours de magie, un portrait passionnant de Houdini dans une Amérique du xxe siècle en profonde mutation.

L'incroyable destin du plus grand magicien du monde offre une fiction jamais bien loin de la réalité. Metamorphosis est le premier tome d'une série historique qui verra Houdini mener l'enquête dans le monde entier.


Frédéric Fontès, www.4decouv.com

Chronique : Annihilation, Tome 1 - Jeff Vandermeer (Au Diable Vauvert)


Je suis partagé en ce qui concerne ce roman de Jeff Vandermeer, Annihilation, premier tome de la Trilogie du Rempart Sud, publié il y a quelques mois par les éditions Au Diable Vauvert.
Autant c'est bourré de bonnes idées mais le style de l'auteur ne fait vraiment pas honneur à son histoire.

C'est typiquement le genre de lecture qui va vous faire réfléchir entre deux chapitres mais dont le style va parfois vous plonger dans un brouillard complet.
C'est un concept très intéressant qui aurait certainement mérité d'être mieux développé par l'auteur (j'ai lu le roman en parallèle du visionnage des premiers épisodes de la série Westworld à la tv : les robots perdent le soir venu, la mémoire de ce qu'ils ont vécu dans le parc, un peu comme si leurs concepteurs les avaient placé sous hypnose pour les faire agir selon un scénar établit et ensuite leur faire oublier des choses pour rester concentré sur leurs rôles respectifs).

L'autre problème, c'est que l'auteur peine à mettre en valeur le décor de son livre. Son univers fourmille de bonnes idées mais Jeff Vandermeer est à la peine quand il s'agit de plonger son lecteur dans cette fameuse Zone X.
Étant donné que l'histoire nous est racontée par une personne qui rapporte et collecte les faits qu'elle a vécue, c'est à se demander si l'auteur n'a pas pousser trop loin le fait de vouloir donner la parole à un personnage dont l’éloquence littéraire n'est pas le point fort.
Et quand je vous dis qu'il donne à réfléchir, j'ai un exemple en tête : dans Annihilation, on découvre que les membres de l'expédition ont été conditionné par l'hypnose afin qu'ils restent concentrés sur leur missions principal.

Malgré tout, et c'est paradoxal, je le reconnais, j'en conseille vivement la lecture. Il y a un truc à part dans cette histoire, une chose vivante et angoissante qui erre dans les recoins, et qui n'est pas sans rappeler les histoires cauchemardesques de Lovecraft.

À noter que le livre va faire l'objet d'une adaptation au cinéma et que visuellement, ça peut donner un spectacle fabuleux. À condition que les scénaristes ne soient pas parfois aussi cryptiques et digressifs que Jeff Vandermeer.

Merci Au Diable Vauvert pour ce superbe objet, avec le joli vernis sélectif de la couv, et félicitations au traducteur Gilles Goullet qui a du bien batailler pour tenter de rendre un semblant de clarté à ce texte pas très glamour au premier abord.
Vivement la suite, je reste curieux de voir où l'auteur veut nous emmener...

Frédéric Fontès, www.4decouv.com

samedi 15 octobre 2016

Poche : Projet Sin - Lincoln Child (LdP)


Projet Sin de Lincoln Child est disponible depuis le 12 octobre en format poche aux éditions du Livre de Poche.
Voici ce que j'en disais en novembre 2015 lors de sa publication en grand format aux éditions Ombres Noires.

Projet Sin est le nouveau roman en solo de Lincoln Child traduit par Fabienne Gondrand, mettant en scène son énigmologue Jeremy Logan, après ses précédentes aventures dans Deep Storm et La Troisième Porte.
La quatrième de couverture du livre indique que c'est le troisième de la série. Une demi-vérité... Il s'agit bien de sa troisième aventure en France mais en fait c'est la quatrième, puisque sa seconde aventure (Terminal Freeze) est encore inédite en français à ce jour (maj 2016 : traduit depuis sous le titre La Bête d'Alaska).
L'introduction de ce Projet Sin est un savoureux clin d’œil à un passage de la Troisième Porte, que j'avais évoqué à l'époque dans ma chronique de cet opus :

Quand on sait que le héros du roman de Lincoln Child a été à la chasse au Yéti ou qu'il a plongé dans le Loch Ness pour y chercher les traces d'une mystérieuse créature mondialement connue, on se dit que l'auteur tient là un personnage génial qu'il pourra faire revenir à l'occasion.
Une fois passée cette introduction, il faudra être indulgent avec Lincoln Child et attendre au minimum 80 pages pour que l'histoire commence véritablement. Mais la patience est récompensée.
Lincoln Child nous propose une intrigue dans la grande tradition des énigmes de chambre close, teintée d'ésotérisme.
C'est captivant, jusqu'à la dernière partie où l'auteur retombe dans les travers du début, avec un récit qui semble parfois inutilement bavard.
On lui pardonnera cette baisse de régime, Projet Sin se dévore en une seule bouchée et parvient à captiver son lecteur.
Ci-dessous, un morceau qui fait office de bande son durant la nouvelle enquête de Jeremy Logan.
Vivement le prochain (on croise les doigts pour que ce soit Terminal Freeze).



Présentation des éditions Ombres Noires :

 L'énigmologue Jeremy Logan est mondialement connu pour sa capacité à résoudre l'insoluble, à expliquer l'inexplicable. Appelé par l'institut de recherche Lux, situé dans un vieux manoir de Rhode Island, il doit enquêter sur la mort de Willard Strachey. Quelques jours avant son décès, cet éminent informaticien s'est comporté de manière incohérente, avant d'agresser son assistante et de se suicider de façon spectaculaire.
Logan tente de retracer les derniers jours du savant, mais son enquête prend une tournure imprévue lorsqu'il découvre une pièce aveugle dissimulée dans une aile abandonnée du bâtiment, que Strachey avait été chargé de rénover. A peine y pénètre-t-il, qu'il est en proie à d'étranges phénomènes.


Frédéric Fontès, www.4decouv.com

vendredi 14 octobre 2016

News : Crotales - Jean-Muc Bizien (Toucan)






À paraitre, le 23 novembre prochain, Crotales, nouveau thriller de Jean-Luc Bizien, toujours chez Toucan Noir.

Présentation de l'éditeur :

Paik Dong-Soo est surnommé "le Chinois" par les Mexicains. C’est un Nord-Coréen un peu étrange, qui mène une vie d’ermite, retiré près d’El Paso. Victime d’hallucinations, il récupère ses médicaments chez un vieux médecin allemand, réfugié lui aussi dans la Sierra depuis des lustres. Dong-Soo passe une grande partie de ses journées à scruter les écrans de ses ordinateurs pour y surveiller à distance sa femme et son fils, installés à New York et persuadés qu'il est mort.
Pour vivre et entretenir ses réflexes d’ancien soldat, il accepte de boxer de temps à autres contre les champions d’un des parrains locaux de la drogue. Ce dernier a pour favorite une jeune femme que Dong-Soo prend en pitié et projette de sauver. Jusqu’à ce qu’un membre du gang des Italiens de New York vienne dealer avec le Mexicain et reconnaisse Dong-Soo lors d'un combat de boxe clandestin.


Frédéric Fontès, www.4decouv.com

mercredi 12 octobre 2016

Chronique : On Se Souvient du Nom des Assassins - Dominique Maisons (La Martinière)






J'ai découvert la plume de Dominique Maisons en  2015 avec son troisième roman, Le Festin des fauves (qui est d'ailleurs disponible en format poche).

Et je vais vous avouer une chose : je ne l'attendais pas sur le terrain du thriller historique, un genre que j'affectionne particulièrement. J'ai dévoré Carter contre le diable de Glen David Gold, Noir Corbeau de Joel Rose, Un Œil bleu pâle de Louis Bayard, L'Interprétation des meurtres de Jed Rubenfeld, Nevermore de William Hjortsberg, la Trilogie du temps de Maxime Chattam, La cour des miracles de Jean-Luc Bizien chez 10-18, et bien d'autres encore.

Ce que j'ai beaucoup apprécié avec On se souvient du nom des assassins, c'est que pour un coup d'essai dans un univers qu'il aborde pour la première fois, Dominique Maisons maitrise son sujet de bout en bout.

Il va bien au-delà de ce qui n'aurait pu être qu'un simple hommage à Maurice Leblanc et Gaston Leroux.  Il construit un univers dans lequel son lecteur est parfaitement à l'aise et en caractérisant des personnages de manière à leur donner l'épaisseur qu'ils méritent. L'auteur intègre aussi des repères qui ont déjà fait leurs preuves dans Le Festin des fauves.
  
On se souvient du nom des assassins marque le moment où l'on prend conscience que Dominique Maisons est capable d'écrire dans n'importe quel genre et univers qu'il aura choisi, et de parvenir à coup sûr à régaler son lecteur.

Cette manière de débouler dans les étagères de libraires, avec un troisième et quatrième roman aussi efficaces et habiles, me fait penser à la maestria de Ian Manook, qui depuis la première apparition de son Yeruldelgger, dévore tout sur son passage. Je souhaite à Dominique Maisons le même succès.

C'est jouissif, palpitant, sans temps morts et après avoir tourné la dernière page, on en redemande encore. Un de mes coups de cœur de cette rentrée littéraire 2016.

On se souviendra du nom d'un putain de romancier : Dominique Maisons.

Frédéric Fontès, www.4decouv.com

jeudi 6 octobre 2016

Chronique : La Mort nomade - Ian Manook (Albin Michel)


Ce troisième roman venant clore la trilogie Yeruldelgger aurait pu se nommer L'Amour nomade.
L'amour et la mort sont omniprésentes dans ce dernier roman de Ian Manook.
On suit depuis le premier tome cette montée en puissance, cette force inéluctable que rien n'arrête,  telle l'avancée du désert qui grappille du terrain, grain par grain.
Ian Manook démontre une nouvelle fois son talent pour proposer à ses lecteurs un casting haut en couleurs et toujours aussi attachant. Ce qui rend plus difficile la séparation avec certaines figures du livre. Il sollicite également la conscience politique et social de son lecteur.
J'ai bien aimé les paroles de chansons disséminées dans les dialogues de certains personnages, à l'image de cette dose d'ironie et de sarcasme qui épicent la vie du héros.
Je quitte Yeruldelgger en ayant l'impression d'avoir fait un bout de chemin avec lui. Manque plus que je trouve du sable dans mes chaussures !
Ce dernier opus est comme le dernier verre d'une excellente bouteille de vin : on est triste et frustré d'en avoir terminé mais on a le sourire aux lèvres, l'esprit riche des saveurs partagées.
Эрүүл мэндийн төлөө Yeruldelgger !

Retrouvez une interview de l'auteur que j'ai eu l'immense privilège de mener en 2015 à Saint-Maur en poche, en cliquant ICI.

Présentation de l'éditeur :

Usé par des années de lutte stérile contre le crime, l'incorruptible commissaire Yeruldelgger a quitté la police d Oulan-Bator. Plantant sa yourte dans les immensités du désert de Gobi, il a décidé de renouer avec les traditions de ses ancêtres. Mais sa retraite sera de courte durée. Deux étranges cavalières vont le plonger bien malgré lui dans une aventure sanglante qui les dépasse tous. Éventrée par les pelleteuses des multinationales, spoliée par les affairistes, ruinée par la corruption, la Mongolie des nomades et des chamanes semble avoir vendu son âme au diable !
Des steppes arides au c ur de Manhattan, du Canada à l Australie, Manook fait souffler sur le polar un vent plus noir et plus sauvage que jamais.

Frédéric Fontès, www.4decouv.com

Poche : Des Garçons bien élevés - Tony Parsons (Points)


Des garçons bien élevés de Tony Parsons vous attend depuis le 3 octobre en format poche aux éditions Points.
Voici ce que j'en disais en octobre dernier lors de sa publication en grand format aux éditions de la Martinière :

« La force de tes coups n'a pas d'importance. [...] Ce qui compte, c'est la force des coups que tu es capable d'encaisser tout en continuant à te battre. »

Je suis impressionné par la qualité du texte de Tony Parsons (bien traduit par Pierre Brévignon), auteur dont je découvre la prose via Des garçons bien élevés.

Alors oui, le pitch de départ est un classique du genre (des assassinats dans le présent qui déciment un groupe d'anciens pensionnaires d'une école militaire, une mystérieuse disparition à l'époque qui les concernent, etc.).

Mais la caractérisation des personnages et la trame narrative sont parfaitement maitrisées. Bon tempo, belle musicalité, Tony Parsons en véritable chef d'orchestre gère son univers avec maestria.

Avec un casting aussi attachant, on ne peut que se réjouir de savoir que Des garçons bien élevés est le premier opus d'une série qui compte déjà une suites en anglais, The Slaughter Man et  un titre à paraitre en 2016, The Hanging Club.

Frédéric Fontès, www.4decouv.com

Chronique : Lux - Maud Mayeras (Anne Carrière)

Présentation ICI
Avec Lux, et après Hématome puis Réflex, Maud Mayeras vient d'atteindre la phase 3 de l'évolution de son écriture. Dans le prolongement des thèmes chers la romancière, il marque aussi un tournant.

En mettant un pied hors du cadre habituel des thrillers et des romans noir "conventionnel", Maud Mayeras s'affranchit encore un peu plus de la forme du genre et entreprend de se rapprocher, l'air de rien, du roman "littéraire".

Dès les premières pages, on sent l'ombre oppressante de la mort planer au dessus d'Antoine. On perçoit également au bout de quelques chapitres la dimension quasi biblique de cette histoire. Outre le rôle que chacun semble tenir, ce Ragnarok met en scène des personnages miroirs, formant tour à tour l'autre face d'une même pièce : Antoine/Taylor, Hunter/Lark, Cockie/et les autres figures paternels du livre, etc.

Lux est à l'image de la dédicace qui ouvre le roman, « ces monstres qui se cachent à l'intérieur de nos ventres. » Ces monstres qui nous dévorent lentement de l'intérieur et qui décident parfois de déchirer l'enveloppe de leur cocon protecteur. Ces monstres qui vivent dans l'ombre et qui du coup, mettent en avant son antagoniste, la lumière. Cette lumière, brûlante pour certain, réconfortante pour d'autres, qui les pousse à avancer coute que coute...

Vous aurez beau commencer le livre en vous munissant d'une lampe de poche, vous ne verrez pas où mènerons vos pas. Maud Mayeras se paie une nouvelle fois le luxe de nous balader dans divers recoins sombres. Elle créée le sentiment d'angoisse en gardant la main sur cette tenture qui retient la lumière. Entrera, n'entrera pas ? 

Vous le saurez à l'issue des 250 pages de son nouveau roman, Lux, à paraitre ce jeudi 6 octobre, jour de l'anniversaire de la romancière. 

Bon anniversaire Maud !

Retrouvez l' interview de Maud Mayeras à Saint-Maur en poche en juin dernier, qui revient sur ses précédents romans et sur Lux.



J'ai eu l'immense plaisir de me retrouver en tête à tête avec Maud Mayeras pour cette huitième édition de Saint-Maur en poche. C'est un petit tour d'horizon de 10 minutes avec en ligne de mire sa prochaine publication, Lux.

On a des choses à vous raconter, venez écouter ça ;)



Frédéric Fontès, www.4decouv.com