lundi 30 janvier 2017

Poche : La Nuit derrière moi - Giampaolo Simi (Livre de Poche)


À paraitre le 1er février prochain, La Nuit derrière moi de Giampaolo Simi, aux éditions du Livre de Poche. Il est traduit par Sophie Royère.

Voici ce que j'en disais en janvier dernier lors de sa publication aux éditions Sonatine :

Après être passé par les éditions Gallimard de la collection Série Noire et les éditions du Rocher, le nouveau roman de Giampaolo Simi, La Nuit derrière moi, est à paraitre le 21 janvier prochain chez Sonatine.

Derrière ce titre poétique tintée de mélancolie se cache un surprenant polar.

Tel l'horloger, Giapaolo Simi rajoute à son intrigue une complication via une double narration assez déconcertante au premier abord.

Mais quand en cours de lecture vous comprenez les tenants et aboutissants de cette double voix, vous vous enfoncez alors un peu plus dans la noirceur de l'histoire.

Incontournable du genre, je ne sais pas mais pour sa construction et son ambiance, il mérite vraiment le détours.

Présentation de l'éditeur : « J’ai une deuxième vie : celle de Furio Guerri, le monstre. ».

C’est ainsi que commence la confession du héros de ce livre, agent commercial dans une société d’imprimerie, bien sous tous rapports. Soigner son sourire et ses chaussures, tel est le secret, selon lui, du bon vendeur. Il a une belle maison dans la province de Pise, une femme qu’il aime, une fille pour qui il s’efforce d’être un père aimant et compréhensif. Un modèle.
Mais, derrière les apparences, il y a la face obscure de Furio, qui passe certaines de ses journées sous une identité d’emprunt, rôde pour une raison obscure près d’une école primaire, et épie les jeunes élèves.
Quand il commence à connaître quelques soucis professionnels et qu’il découvre que sa femme, Elisa, lui cache des choses, son « existence officielle » commence peu à peu à se fissurer. La tension monte, jusqu’à devenir insupportable. Va-t-il parvenir à se contrôler encore longtemps ?


Frédéric Fontès, www.4decouv.com

dimanche 29 janvier 2017

News : Nos rêves de pauvres - Nadir Dendoune (JC Lattès)


Le nouveau livre de Nadir Dendoune est annoncé pour une parution le 1er mars 2017 aux éditions Jean-Claude Lattès.
Après Un tocard sur le toit du monde (dont le film l’Ascension est tiré), Lettre ouverte à un fils d'immigré et Journal de guerre d'un pacifiste : Bouclier humain à Bagdad, Nos rêves de pauvres sera son quatrième ouvrage.
À noter que la couverture représente Mohand Dendoune, le père de Nadir, d'après une superbe photo de Jérôme Bonnet pour le journal Libération.

Présentation de l'éditeur : Le journaliste reprend et étoffe ses chroniques sur l'histoire de sa famille. Il y décrit le parcours de son père, Kabyle, arrivé en 1950 en Ile-de-France, de sa mère ayant élevé leurs enfants dans un bidonville jusqu'à leur installation dans une HLM de L'Ile-Saint-Denis en 1968, mais aussi l'entrée dans une institution de son père, atteint de la maladie d'Alzheimer. 

Lien : À Malakoff, une fresque qui raconte l'histoire oubliée des «chibanis»

Frédéric Fontès, www.4decouv.com

vendredi 27 janvier 2017

News : Selfies - Jussi Adler-Olsen (Albin Michel)


À paraitre le 29 mars 2017, Selfies sera le 7e roman consacré à la série Département V de Jussi Adler-Olsen. Il est traduit par Caroline Berg pour les éditions Albin Michel.

Présentation de l'éditeur : En raison de ses échecs répétés, l'existence du département V est menacée. Rose doit montrer que le service vaut encore quelque chose, mais elle se retrouve internée, en proie aux fantômes d'un passé violent. D'un autre côté, de nombreux crimes ont lieu à Copenhague. Carl, Assad et Gordon devront empêcher les nouveaux crimes en préparation.

Frédéric Fontès, www.4decouv.com

jeudi 26 janvier 2017

News : Jusqu'au bout - Alexandra Oliva (Kero)


À paraitre le 1er mars 2017 aux éditions Kero, Jusqu'au bout (The Last One) d'Alexandra Oliva. Ce premier roman est traduit par Christine Barbaste.

Présentation de l'éditeur : Elle croyait participer à un jeu. Elle ne pensait pas que ça irait aussi loin…

Ils sont douze à participer à un challenge de survie en pleine nature sauvage, dans un coin reculé de la côte est des États-Unis. Tous ont été prévenus : ils seront mis à l’épreuve jusqu’aux limites du supportable. La faim, la solitude, l’épuisement physique et psychologique… 

Mais au fur et à mesure que Zoo, l’une des candidates, avance dans son périple, le doute s’insinue dans son esprit. Ces villages déserts, ces pièges de plus en plus vicieux, ces accessoires d’un réalisme déroutant : s’agit-il vraiment d’une mise en scène parfaite ? Que se passe-t-il loin du regard des caméras ?
Découvrir la vérité ne sera que le début du défi qui attend Zoo…


D’un suspense implacable, aussi brillant que troublant, Jusqu’au bout interroge de manière provocante ce qu’il faut pour survivre. Actuel et dérangeant. The Guardian 

Frédéric Fontès, www.4decouv.com

News : Quelques notes avec Brassens - Joel Favreau (L'Archipel)


J'ai de grosses lacunes en Brassens. Et pourtant, c'est une voix qui a bercé mon enfance. Une omniprésence dans l'univers musicale de mes parents, comme l'ont été Jean Ferra ou Jacques Brel.

L'occasion se présente donc pour moi d'aller à la rencontre du Brassens intime avec ces Quelques notes avec Brassens. Hâte de me replonger dans cette période mythique de la chanson française.

À paraitre le 8 mars prochain aux éditions de L'Archipel.

Présentation de l'éditeur : « Comment vas-tu, galopin ? » C'est ainsi que Georges accueillait Joël Favreau, avec « le plus beau sourire d'homme qu’on puisse imaginer », comme le disait Jacques Brel.
Sa grande fierté est d'avoir, à l’aide de sa guitare, déposé quelques notes le long des chansons du maître, avec une complicité musicale, qui avec le temps s’est muée en amitié.
Comment était Brassens dans la vie ? Cette question revient sans cesse, intrigue ses admirateurs.
« L'homme qui a vu l'ours » témoigne dans ce récit des grandes qualités de cœur de « Georges ». L'humour, la générosité sans ostentation, la fidélité, la simplicité bourrue, l'extrême pudeur dissimulée derrière la provocation, ce n'était pas que de la littérature.
Mais c’est aussi toute une vie que restitue Joël Favreau, avec ses épisodes émouvants ou cocasses, avec la figure sombre du père, les portraits des artistes qu’il a côtoyés depuis 50 ans, guitare à la main.


Frédéric Fontès, www.4decouv.com

mardi 24 janvier 2017

Chronique : Marquée à vie - Emelie Schepp (Harper Collins Noir)

Présentation de l'éditeur
Je suis très partagé après avoir tourné la dernière page du premier roman d'Emelie Schepp. Je commence par les points positifs : en lisant les crédits en début de livre, je tombe sur le nom de Rémi Pépin. C'est à lui que l'on doit la "réalisation graphique" de la couverture (et de celles de la collection Harper Collins Noir). C'est un nom connu des lecteurs des éditions Sonatine puisqu'il y officie également. Un bon point.

J'aime bien le design du livre, avec ses codes graphiques qui donnent l'unité de la collection, avec ce bandeau rouge en haut sur la 4decouv et le dos, noms des auteurs en noir, titre en rouge. Simple et efficace. Comme on dit, le livre à "une belle main".

Pour le contenu, il s'agit d'une traduction française de Louis Poirier issue d'une version anglaise, elle même tirée de la version suédoise d'origine.

Marquée à vie met en scène le personnage de Jana Berzelius. Le démarrage est un grand classique du genre : une héroïne découvre que sa nouvelle enquête réveille les démons de son passé. Pour réussir son coup avec un pitch autant rabâché dans les romans policiers et thrillers, il faut deux choses : une caractérisation du héros impeccable et une intrigue qui ne va jamais lâcher les lecteurs.
Et de ce côté là, Emelie Schepp semble réussir son pari : Jana est un personnage atypique avec un gros potentiel. Et l'intrigue est bien mené.

Le soucis vient du texte en lui-même. Autant Emelie Schepp mène bien son intrigue, autant dans la narration, il y des choses qui ne vont pas.
Et quand je procède à quelques recherches sur la traduction originale de Marked For Life pour écrire écrivant cette chronique, et que je tombe sur une chronique australienne qui évoque un roman auto-édité à la base, avant d'avoir été publié par Harlequin. Et j'ai tendance à dire que ceci explique cela. Quand en plus certains lecteurs sur Amazon US évoque une traduction du suédois à l'anglais catastrophique et bourré de coquilles, on se dire que Louis Poirier a du avoir du boulot.

En premier lieu, le narrateur omniscient passe régulièrement d'un personnage à un autre. Pas de soucis majeur quand c'est bien fait (bien séparé du reste du récit, par un changement de chapitre, un changement de page ou une séparation quelconque. Mais quand cela arrive d'une ligne à une autre du texte, c'est problématique. Surtout quand le point de vue de ces autres personnages n'est vraiment pas pertinent, voir complètement inintéressant. Je pense aux autres flics, que l'on découvre dans leurs vies respectives en dehors du taff : Mia Bollander qui dépense l'argent qu'elle n'a pas, Henrik qui a des problèmes de couple, etc. Des parenthèses qui n'apportent rien à l'histoire et qui ne contribuent pas à créer une épaisseur dans la caractérisation de ces seconds rôles. Des apartés qui ne nourrissent pas l'histoire d'autant plus que l’héroïne, de part son caractère particulier, n’interagit pas beaucoup avec eux.

Toujours du côté narratif, quand Emelie Schepp ne se répète pas dans le même paragraphe (j'ai vu passer trois ou quatre répétitions), ou qu'elle utilise de grosses ficelles, elle perd son temps à décrire des choses futiles : Jana Berzelius coupe un fruit, boit un verre d'eau, etc.
Narrativement, on retrouve dans le texte de la romancière certaines erreurs à ne pas commettre dans un manuscrit, des choses qui persistent parfois dans un premier jet de manuscrit ou un roman auto-édité qui n'est pas passé par un contrôle éditorial digne de ce nom. On reste pour l'heure assez loin du nouveau phénomène suédois promis par la quatrième de couverture...

Autant d'éléments qui peuvent parfois gêner la lecture. Mais c'est l’ambiguïté de ce premier roman qui est bourré de bonnes idées. Parce qu'au final, Emelie Schepp pourrait bien avoir accouché d'un ersatz féminin de Jason Bourne. Je pense que c'est un roman qui mérite d'être lu, aux vues des bases qu'il construit. À voir donc à la publication de la seconde partie de cette trilogie si l'auteure corrige ses erreurs, passe au niveau supérieur et nous propose un roman à la qualité indiscutable.

Frédéric Fontès, www.4decouv.com

News : Mörk - Ragnar Jonasson (La Martinière)



À l'occasion de la sortie du premier tome Snjór en format poche, les éditions de La Martinière vont publier sa suite, Mörk, seconde partie de la série The Dark Iceland signée Ragnar Jonasson.
Publié le 9 mars prochain, il est traduit par Philippe Reilly.

Présentation de l'éditeur : Cinq ans se sont écoulés depuis la première affectation d’Ari Thór à Siglufjördur. Le jeune policier s’est installé dans cet ancien port de pêche de l’extrême nord de l’Islande avec son épouse Kristín et leur fils, Stefnir. Un soir, Ari Thór apprend que son subordonné, Herjólfur, a été grièvement blessé. L’homme enquêtait seul, au beau milieu de la nuit, dans une maison abandonnée. Qui a bien pu tirer à bout portant sur Herjólfur ? Comment pouvait-il avoir des ennemis dans cette petite communauté où tout le monde se connaît ? Ari Thór se rend compte qu’il ne sait presque rien de lui. Avec Tómas, l’ancien chef de la police, Ari Thór est entraîné dans un inextricable jeu de piste impliquant un ancien dealer, le nouveau maire de la ville et une jeune femme au passé trouble. Un jeu de piste qui les mènera jusqu’à l’hôpital psychiatrique de Reykjavik, où il semble qu’on puisse retenir certaines personnes contre leur gré…

Frédéric Fontès, www.4decouv.com

Poche : Snjór - Ragnar Jónasson (Points)


À paraitre le 9 mars 2017 en format poche aux éditions Points, le premier roman de Ragnar Jónasson, Snjór, dont je vous conseille vivement la lecture.

Voici ce que j'en disais en 2016 lors de sa sortie en grand format aux éditions de La Martinière :

Snjór, la neige en islandais. Et à Siglufjördur, il y en partout. Avec ce premier roman de Ragnar Jónasson, on aura rarement eu l'occasion d'évoluer dans un polar où le décor prend autant d'importance.

Siglufjördur sous la neige devient carrément le personnage principal du livre. Un citoyen dont il faut vite se faire un allié sous peine d'attraper quelques engelures...

La résolution de l'intrigue devient rapidement secondaire tant on prend plaisir à découvrir les rituels et les caractéristiques des âmes de Siglufjördur.

Je ne suis pas particulièrement fan des changements de narrateurs mais j'ai trouvé dans l'écriture de  Ragnar Jónasson certains éléments qui font le charme de celle de Craig Johnson : cette faculté de jouer habilement, et discrètement, avec les cinq sens de ses personnages. Et ainsi frôler le lyrisme sans jamais trop en faire, en évoquant la poésie de ces petites rituels qui font le quotidien de leurs personnages respectifs.

Une lecture "rafraichissante" qui confirme la volonté des éditions de La Martinière de proposer un catalogue noir qui récompense la fidélité de ses lecteurs.

Ari Thór est un personnage très attachant que j'ai déjà hâte de retrouver dans la suite de ses aventures.

Frédéric Fontès, www.4decouv.com

lundi 23 janvier 2017

News : Version officielle - James Renner (Super 8)


À paraitre le 9 février prochain (officiellement, c'est un jeudi) le nouveau roman de James Renner intitulé Version Officielle (The Great Forgetting).
Il est traduit par Caroline Nicolas pour les éditions Super 8.
Promis, je n'organiserai pas de complot, si c'est bien je vous le dirai ! Chronique à venir.

Présentation de l'éditeur : Professeur d'histoire, Jack Felter revient dans sa petite ville natale de l'Ohio. Son père, pilote à la retraite atteint de démence, est en train de perdre la mémoire. Ce retour forcé ravive de douloureux souvenirs : celui de Samantha, la fille dont il tomba amoureux et qui a fini par épouser Tony Sanders, un psychiatre et son ancien meilleur ami. Sauf que Tony a disparu depuis maintenant 3 ans, et est présumé mort.
Le seul qui semble capable de lui apprendre quelque chose est Cole Monroe, le dernier patient de Tony – un garçon de 16 ans soigné pour paranoïa. Jack est contraint de faire cause commune avec lui pour suivre la trace de son ami. Leur quête – sidérante – va les mener de Manhattan à des structures secrètes enfouies sous les montagnes des Catskills, pour s'achever sur une île secrète du Pacifique.
L'enjeu ? Aux frontières de la folie et du temps, percer le mystère du Grand Oubli, cette gigantesque conspiration chargée de dissimuler les véritables évènements de la Seconde Guerre mondiale.
Tandis que tout ce que pensait savoir Jack s'effondre, une question demeure, essentielle : est-il préférable d'oublier notre plus grande erreur, ou de se la rappeler pour ne plus jamais la commettre ?


Frédéric Fontès, www.4decouv.com

samedi 21 janvier 2017

News : Le Somnambule - Sebastian Fitzek (L'Archipel)


Le Somnambule, 9e roman de Sebastian Fitzek, sera publié le 15 mars prochain aux éditions de L'Archipel. Il est traduit par Cécile Maurice.
À noter que l'auteur sera présent à Quais du Polars du 31 mars au 2 avril 2017.

Présentation de l'éditeur : Adolescent, Leo Nader était en proie à de terribles crises de somnambulisme. Si intenses, qu’on l’avait contraint à suivre un traitement psychiatrique auprès d’un spécialiste, le Dr Volwarth.
Bien des années plus tard, Leo se croit guéri. Mais, un matin, il découvre que sa femme Nathalie a été blessée pendant la nuit et qu’elle s’apprête à le quitter.
Quand il essaie de la rattraper, elle s’enfuit avant de mystérieusement disparaître. Perturbé, Leo, qui se croit coupable sans en avoir conservé le moindre souvenir, décide de retourner voir le Dr Volwarth.
Celui-ci lui conseille de s’équiper d’une petite caméra pour enregistrer ses déplacements nocturnes. Ce qu’il va découvrir ira bien au-delà de tout ce qu’il pouvait imaginer…


Frédéric Fontès, www.4decouv.com

jeudi 19 janvier 2017

Festival : Regards Noirs - du 3 au 5 Février 2017 (Niort)


Olivia Castillon nous informe que la nouvelle édition du Festival du Polar Regards Noirs aura lieu du 3 au 5 février 2017 à Niort :
Romans noirs, polar, romans jeunesse, BD, tous les genres du noir seront présentés ! Un beau plateau avec notamment R.J. Ellory, Victor del Arbol, Carlos Salem et Inger Wolf comme auteurs étrangers invités.Sophie Henaff, Sonia Delzongle, Marcus Malte, Marin Ledun, Franck Bouysse, Sébastien Gendron, Guillaume Chérel, François Ravard… seront parmi les auteurs présents.
En attendant la mise à jour du site de la ville, je garde à la disposition de celles et ceux qui sont intéressés le pdf du programme.

Frédéric Fontès, www.4decouv.com


mercredi 18 janvier 2017

Chronique : Cross Kill : Bookshots - James Patterson (LDP)



Cross Kill est une histoire de James Patterson, disponible en e-book via les éditions du Livre de Poche, et prenant place entre les tomes 24 et 25 de la série consacrée à Alex Cross.

Gary Soneji est un ennemi historique de la saga puisqu'il a fait son apparition dans le Masque de l'araignée, première opus qui présentait aux lecteurs le personnage d'Alex Cross.
 Disparu depuis, Soneji refait une mystérieuse apparition dans ce Cross Kill, retour qui a attiré mon attention.

J'ai abandonné la série avec Moi, Alex Cross, qui culminait avec un nombre de poncifs ahurissants. Et force de constater que James Patterson n'a toujours pas refermé les vannes. Autant pour son intrigue, il est toujours un maitre en la matière. Mais dans la vie de ses personnages, c'est toujours aussi pénible : omniprésence de la religion quand un personnage important est encore sur le point de passer l'arme à gauche ("Il/elle est entre les mains de Dieu, lui seul peut désormais le/la sauver...", quand ça vient de la bouche d'un médecin, c'est flippant).
Quand c'est la énième fois que James Patterson joue cette carte, c'est juste encoooooooooooore une fois parfaitement insupportable.

Malgré ça, c'est une lecture indispensable pour les lecteurs de la saga aux vues de la situation finale dans laquelle se trouve Alex Cross à la fin de cette histoire. Et si j'en crois les sites américains, le 25e opus de la saga, qui fera suite, n'a pas encore été publié là-bas.

Par contre, c'est un véritable casse-tête du point de vue éditorial :
- le dernier tome publié en date du 8 juin 2016, Cours, Alex Cross, est le tome 20 ;
- le tome 19, Merry Christmas, Alex Cross, est toujours inédit en France ;
- ce Cross Kill uniquement disponible en e-book est le tome 24.5, il se déroule après Cross The Line ;

On se retrouve donc avec eux possibilités : la publication de Cross Kill par le Livre de Poche est faite en intelligence avec les éditions Lattès en vue de la publication imminente du tome 24, Cross The Line. Ce qui veut dire que l'éditeur fera l'impasse pour l'heure sur les tomes 21, 22 et 23 (soit respectivement Cross My Heart, Hope To Die et Cross Justice).

Ou alors l'éditeur poursuit la traduction avec le tome 21 et pour le coup la publication de Cross Kill arrive très tôt chez nous. Peut-être qu'une édition papier fera la jonction le moment venu ?

Présentation de l'éditeur : « Je me vengerai, Alex Cross, même si, pour ça, je dois revenir d’entre les morts. »

Gary Soneji, l’ennemi juré de Cross, est mort il y a dix ans. L’inspecteur l’a vu périr de ses propres yeux. Mais ce matin-là, Cross jurerait l’avoir vu tirer sur son coéquipier. Soneji est-il encore en vie ? Était-ce un fantôme ? Ou la réalité est-elle encore plus machiavélique ?
Rien n’aurait pu vous préparer à la terrible vérité.


Frédéric Fontès, www.4decouv.com

mardi 17 janvier 2017

News : Équateur - Antonin Varenne (Albin Michel)


Trois après la publication de Trois mille chevaux vapeurs, Antonin Varenne revient sur les terres foulées par son précédent héros Arthur Bowman pour nous conter une nouvelle histoire.
Équateur sera disponible le 01e mars 2017 aux éditions Albin Michel.
Trois mille chevaux vapeurs avait été une très belle expérience de lecture, je ferai donc à nouveau le voyage en Équateur.

Présentation de l'éditeur : USA. 1871.
Pete Ferguson est un homme en fuite.
Il a déserté l'armée durant la guerre de Sécession, est recherché pour meurtre dans l'Oregon, pour vol et incendie dans le Nebraska.
Sous le nom de Billy Webb, il est embauché par des chasseurs de bisons qu'il quitte après un différend sanglant. Il croise alors la route de Comancheros qu'il suit jusqu'au Mexique, d'où il s'embarque pour le Guatemala...
Quoi qu'il fasse, où qu'il aille, Pete attire les problèmes et fait les mauvais choix.
La violence qui l'habite l'éloigne toujours plus de ceux qu'il aime : son frère Oliver, resté au ranch Fitzpatrick avec Aileen, Alexandra et Arthur Bowman.
C'est une femme qui changera son destin, une Indienne Xinca chassée de sa terre natale.
Pour la sauver, il fera échouer une tentative de coup d'état. Ensemble, ils iront jusqu'à l'équateur dont Pete a fait son Graal et où il pense que les forces régissant ce monde s'inverseront enfin.


Frédéric Fontès, www.4decouv.com

vendredi 13 janvier 2017

Chronique : L'Arche - Boyd Morrison (Milady)


Ne faites pas comme moi, n'attendez-pas 6 ans pour lire le livre en grand format ou 9 mois pour le dévorer en format poche.

L'Arche est le premier tome d'une série de livre consacré à Tyler Locke, ingénieur dans une société qui travaille pour de grosses entreprises et pour le gouvernement.

En découvrant Tyler Locke, je n'ai pas pu m'empêcher de penser à Peter Parker, alias Spider-Man. Il partage avec ce personnage de Marvel Comics un sixième sens lui permettant d'échapper aux pires situations.

Une fois que l'on accepte ce don exceptionnel chez Locke, on peut s'immerger dans une histoire qui n'offre aucun temps mort.

C'est ingénieux, la caractérisation des personnages est particulièrement efficace et la "bande" de Locke est vraiment attachante.

Fascinante cette explication de ce qu'aurait pu être l'Arche de Noé. On se prend à espérer très fort qu'un jour, le livre sera adapté au cinéma.

Après avoir tourné les dernières pages, je n'ai qu'une seule envie : retrouver Tyler Locke dans sa prochaine aventure, Le Code Midas

Frédéric Fontès, www.4decouv.com


vendredi 6 janvier 2017

News : La Maison de l'assassin - Bernhard Aichner (L'Archipel)


La Maison de l'assassin est la seconde partie de la trilogie de La Femme Morte, écrite par Bernhard Aichner et traduite par Céline Maurice pour les éditions de l'Archipel.
Le roman sera disponible en librairie le 8 février prochain, en même temps que la réédition en format poche du précédent tome, Vengeances.

Présentation de l'éditeur :

Brünhilde Blum a retrouvé les responsables de la mort de son mari et les a éliminés. Alors qu'elle vient d'apprendre l'existence d'une sœur jumelle, les restes de l'une de ses victimes sont exhumés à Innsbruck. La police fait vite le lien car c'est elle qui a procédé à la mise en bière. Elle se réfugie dans la famille de sa jumelle en Forêt-Noire, mais se retrouve poursuivie par un psychopathe.

Frédéric Fontès, www.4decouv.com

Poche : Vengeances - Bernhard Aichner (Pocket)


Simultanément avec la sortie du second tome de cette trilogie de la Femme Morte, La Maison de l'Assassin, toujours traduit par Céline Maurice, les éditions Pocket vont publier en format poche l'acte 1, Vengeances de Bernhard Aichner.

Voici ce que j'en disais lors de sa première publication aux éditions de L'Archipel en février dernier :

Vengeances de Bernhard Aichner publié ce jour aux éditions de l'Archipel (traduit par Céline Maurice) est la première partie d'une trilogie consacrée à Blum, patronne d'une entreprise de pompes funèbres.

Vengeances est un thriller addictif dont les pages se tournent toutes seules. Le côté amorale et sans scrupules de l’héroïne n'est pas sans rappeler celui de Dexter, héros des romans de Jeff Lindsay et de la série tv du même nom.

Bernhard Aichner parvient avec talent à donner une voix à cet être tourmenté qu'est Blum. Outre la vengeance, il évoque surtout la mue, voir la mutation.
Après s'être libérée d'une adolescence cauchemardesque, Blum va, à l'occasion d'un nouveau deuil tragique, devoir / pouvoir libérer son âme sombre. Et ainsi définitivement s'affranchir de toute morale. Comme le héros de Jeff Lindsay, Blum a un passager noir qui va se nourrir de cet esprit de revanche.

Et les deux seules choses qui vont lui permettre de garder un pied dans la camp des vivants sont ses enfants et un homme qui l'a serre dans ses bras...

Malgré une conclusion très prévisible (un grand classique du whodunit) et une révélation qui manque de surprise, Bernhard Aichner hante son lecteur en donnant cette voix atypique à une héroïne particulièrement sombre mais étrangement très attachante.

La galerie de personnages secondaires est tout aussi touchante et c'est véritablement le traitement de ces personnages qui fait le charme de ce premier roman.
Bernhard Aichner a construit les fondations solides d'une trilogie qui s'annonce particulièrement addictive.

À noter qu'une adaptation cinématographique est en cours de production aux USA.

Frédéric Fontès, www.4decouv.com

News : Marquée à vie - Emelie Schepp (Harper Collins Noir)


À paraitre le 11 janvier aux éditions Harper Collins Noir. Marquée à vie est le premier opus d'une trilogie consacrée à la procureur Jana Berzelius et signée Emelue Schepp. Il est traduit par Antoine Bargel.
Le pitch est alléchant. Ça sera pour moi l'occasion de découvrir les publications de ce nouvel éditeur en France (qui est aussi une référence aux USA).
Chronique à venir. 

Présentation de l'éditeur :

Nörrkoping, l’hiver.
La procureure Jana Berzelius arrive sur la scène du meurtre d’un haut responsable de l’Immigration en Suède, assassiné dans sa maison, au bord de la mer Baltique. Le tueur n’a laissé aucune trace. Étrangement, les seules empreintes que l’on retrouve sont celles d’un enfant – or, la victime n’en a pas... Quelques jours plus tard, le meurtrier est identifié. Mais il est mort. On retrouve son corps sur un rivage désolé, l’arme tout près de lui. Il s’agit bien d’un enfant. Signe particulier, il présente sur la nuque une scarification énigmatique. Ce nom, gravé grossièrement à même la chair, provoque brutalement chez l’impénétrable Jana, pourtant réputée insensible et glaciale, un véritable séisme intérieur. Car elle porte la même scarification à la base du cou. La marque d’un passé qui ne lui revient que par flashes incontrôlables...


Consacrée « auteur de l’année 2016 » par le festival de thrillers de Gotland (qui prima notamment Camilla Läckberg et Viveca Sten) pour sa trilogie Jana Berzelius – dont nous publions le premier volume, Marquée à vie – et déjà aussi célèbre en Suède que Stieg Larsson.
Frédéric Fontès, www.4decouv.com

Chronique : Il y a un robot dans le jardin - Deborah Install (Super 8)

Présentation à retrouver ICI
Très touchante l'aventure de ce duo atypique qui s'apparente à un buddy-book, pour faire un parallèle avec le buddy-movie.
Deborah Install nous narre l'aventure de deux personnages paumés en quête de leurs identités respectives, dans un roman dont on découvre au fur et à mesure le versant conte initiatique.
Et puis une histoire qui s'efforce de faire grandir ses personnages est un récit qui fait aussi grandir son lecteur.
Si vous voulez commencer l'année en douceur, je vous invite à jeter un œil devant chez vous, je crois qu'il y a un robot dans le jardin...

Frédéric Fontès, www.4decouv.com


jeudi 5 janvier 2017

Chronique : Super héros : l'Envers du costume - Xavier Fournier (Fantask)


Les super-héros dans un menu XF

Fan de comic books, j'ai deux références en la matière, Jean-Marc Lainé et Xavier Fournier. Deux personnes intarissable sur le sujet, deux mecs passionnés et engagés. Alors quand l'un d'eux publie un livre sur son sujet de prédilection, il ne faut pas se poser de question, il faut foncer !

Dans la revue Comic Box, Xavier Fournier, rédacteur en chef, a, entre autres, signé une chronique régulière sous le pseudo du Dr Psycho. À cette occasion, il se proposait de rentrer dans la tête des super-héros et de nous raconter ce qu'il se tramait entre les cases.

Très bonne idée donc, de compiler dans ce livre (avec une jolie jaquette) cette petite centaines de chroniques qui devrait ravir les fans pure et dure mais qui fait également office de clé pour comprendre un univers que l'on vient de découvrir via, par exemple, les films de Marvel Studios ou de la Warner.

Super héros : l'Envers du costume, est un livre que l'on picore avec plaisir, comme dans un paquet de friandises et qui devrait être remboursé par la Sécurité Sociale !

Et si vous ne l'avez pas eu au pied du sapin, vous savez ce qu'il vous reste à faire.

Présentation de l'éditeurÀ travers plus de 70 chroniques étonnantes, Xavier Fournier, rédacteur en chef de Comic Box, décortique le mythe du super-héros et nous aide à comprendre toute la singularité des comics américains.

Frédéric Fontès, www.4decouv.com