lundi 31 mai 2010

Les Imagéniales d'Epinal 2010





De retour des Imaginales d'Epinal, il est temps pour moi de ranger les livres que j'y avais amené et surtout, ceux qui je m'y suis procuré : Le Petit cabaret des morts de Francis Berthelot, Transparences d' Ayerdhal (roman qu'avait vivement conseillé Marin Ledun), Bloodsilver de Wayne Barrow (alias Johan Heliot et Xavier Mauméjean), le Testament des siècles de Henri Loevenbruck (pour un dépucelage en règle) et la Symphonie des siècles tome 1 d'Elisabeth Haydon (traduit par Marie de Prémonville). Je profite de l'occasion pour remercier Mu² pour son accueil et sa propension à chouchouter ses invité(e)s, Morgann, Ludo, Manu et Chris, qui furent d'excellent compagnons de route, Marie-Charlotte Delmas et Francis Berthelot, pour cette fièvre du samedi soir qui s'est emparée de nous devant l'Eurovision, Erik Wietzel, Ayerdhal, Xavier Mauméjean, Johann Heliot et Henri Loevenbruck pour les sourires complices, le soleil du samedi, et les organisateurs du salon des Imaginales pour avoir permis que nos routes se croisent.
Vivement la fête des 10 ans du Festival en 2011 !
(Merci à Murielle, Morgann et Emmanuel pour ces superbes photos).

Frédéric Fontès

Le Petit cabaret des morts de Francis Berthelot

Je commence donc avec la présentation du roman de Francis Berthelot, que j'ai eu l'occasion de rencontrer pour la première fois à l'occasion de ce salon et surtout via une soirée mémorable prétexte à la final de l'Eurovision.

Présentation de l'éditeur

Eté 1988. A Viervy, petite ville des Alpes, Yorenn et Romain Algeiba, sœur et frère acrobates, se vouent une passion excessive... A Viervy, lieu de heurt du monde réel et de l'au-delà, vit Alvar Cuervos, fils d'un démon et d'une bohémienne, assistant du secret docteur Malejour. A Viervy, l'amour qui naît entre Alvar et Yorenn, opposés à tout point de vue, engendre le drame : la jalousie destructrice de Romain, le délire de Malejour aveuglé par science et pouvoir, la duplicité d'Alvar, les violences de Yorenn déchirée entre des idéaux contraires, tout se ligue contre eux - et d'abord eux-mêmes. A Viervy, les âmes des morts sont l'enjeu du conflit qui divise les vivants. La guerre s'installe, tributaire des passions des uns et des autres. A Viervy, le merveilleux spectacle qu'Alvar monte dans son Petit Cabaret ne livre rien au public du drame qui se joue en coulisse. Combat des vivants contre les vivants, des vivants contre les morts, des morts contre les morts, l'affrontement finit par s'étendre aux forces telluriques...

Biographie de l'auteur

Francis Berthelot est né à Paris en 1946. Polytechnicien, docteur en biologie moléculaire, puis chercheur dans le domaine de la théorie littéraire, il a obtenu le Grand Prix de l'Imaginaire à quatre reprises et, fait unique, dans quatre catégorie différentes - dot celle du meilleur" roman pour Rivage des intouchables, chez Gallimard "Folio SF". Le Petit cabaret des morts, qui s'inscrit dans l'immense fresque littéraire du Rêve du démiurge, est son onzième roman.

  • Broché: 241 pages
  • Editeur : Belial' (4 décembre 2008)
  • Collection : ROMAN
  • Langue : Français
  • ISBN-10: 2843440890
Frédéric Fontès

mercredi 26 mai 2010

Les Visages, Grand Prix des lectrices de Elle

Le roman de Jesse Kellerman vient de recevoir le Grand Prix des lectrices de Elle dans la catégorie du roman policier.

Lu sur le blog du journal le Parisien :

Les 120 jurées du 41e Grand Prix des Lectrices de Elle ont couronné, dans la section romans policiers, l'Américain Jesse Kellerman pour "Les Visages" (éditions Sonatine). Le lauréat a été élu parmi huit autres romans pré-sélectionnés.

Fils ainé de Faye et Jonathan Kellerman, deux auteurs de polars à succès, il a étudié la psychologie à Harvard, avant d'écrire pour le théâtre. Il a été salué par les critiques dès son premier roman, «Trouble», publié en 2007. «Les visages» (titre original : "The Genius") est le premier de ses livres à être traduit en français.

Agé de 31 ans, Jesse Kellerman succède, au palmarès des lectrices de Elle, catégorie polars, à Fred Vargas ("Pars vite et reviens tard"), Harlan Coben ("Ne le dis à personne"), Dennis Lehane ("Shutter Island"), Dominique Sylvain ("Passage du désir"), Mo Hayder ("Tokyo"), Arnaldur Indridason ("La femme en vert"), Marcus Malte ("Garden of love") et Caryl Ferey ("Zulu").

Auteur: Philippe Lemaire
Voici ce que j'en disais en janvier dernier :
L'approche de l'auteur est intéressante. Son personnage principal est responsable d'une galerie d'art. Et rentrer dans son esprit pour comprendre son métier, c'est rentrer dans la tête d'un auteur ou d'un éditeur quand il s'agit d'un roman.

Le romancier produit des mots qui vont nous donner sa vision du monde. Un peu comme un peintre qui va mettre dans un cadre sa vision particulière d'une scène, d'un monde, d'un univers dont il crée les codes et les règles. L'art du galeriste est de mettre en avant cette vision, de la sublimer, de lui donner un sens, de la mettre en lumière.

Le lecteur, comme le spectateur d'une oeuvre d'art, rentre en transe. Les couleurs et les formes auxquels il est confronté lui permettent de construire une image et de lire un message.

Et philosopher face à un tableau ou un roman, c'est surtout parler de soit. C'est troublant de constater une nouvelle fois à quel point c'est une véritable mise à nu que de s'exposer face à une œuvre.

Jesse Kellerman a vraiment du talent pour dépeindre des personnages très attachants même si cela peut être fait au détriment de l'intrigue et de la crédibilité de certains faits (le galeriste devient un super détective capable de faire ce que des policiers expérimentés ne sont pas arrivés à faire jusque là ...)

Je suivrai ses prochains écrits avec beaucoup d'attention.


(Merci à Didier Coviaux pour l'info).

Frédéric Fontès

lundi 24 mai 2010

Les Cicatrices de Jac Barron (2)

En attendant une chronique un peu plus détaillée que je posterai en ligne pour la sortie du roman le 16 juin prochain, voici l'avis que j'ai laissé sur la base de donnée PP:

Une belle claque que ce premier opus de la trilogie de Jac Barron. Ce thriller psychique est un véritable OLNI dont le casting est autant de mailles de nylon reliées entre elles, dont on tire une extrémité au fur et à mesure, afin de les resserrer, de les écraser ... C'est oppressant, collant bien aux interrogations du lecteur. Le roman lui donne un rôle actif puisque c'est avant tout la psychologie des personnages qui est mise en avant. Le décor s'estompe pour nous plonger dans un univers pessimiste, où la moindre raie de lumière sera vite dévorée. Le roman contient quelque scènes difficiles, attention aux âmes sensibles.

Frédéric Fontès

dimanche 23 mai 2010

samedi 22 mai 2010

Remo l'Implacable, la série de Richard Sapir & Warren Murphy

Je crois que c'est avec le film Remo, sans arme et dangereux que j'ai eu l'occasion de voir pour la première fois l'acteur Fred Ward (il aurait fait un superbe Wolverine au cinéma, vous ne pensez pas ?). Ensuite, je l'ai recroisé dans Timerider puis un peu plus tard dans l'excellent Tremors. Mais revenons à Remo. Typiquement le genre de film qui a marqué mon enfance et que je n'ai pas revu depuis. Mais j'en garde un très bon souvenir. Un extrait ?



En attendant de mettre la main sur une version dvd (je dois encore avoir la k7 quelque part ...), je vais me faire un méchant plaisir avec le premier roman de la série dont le film s'inspire.

REMO WILLIAMS est l'arme secrète du président des États-Unis, Le reste du pays ignore jusqu'à son nom. Pour ceux qui l'apprennent, c'est déjà trop tard. Il a reçu les secrets mortels d'un étrange Coréen. Il est devenu une machine à tuer. Sa mission : nettoyer le pays de tous ceux qui bravent impunément la loi. Remo Williams frappe sans pitié.
Comme la foudre.
IMPLACABLEMENT.

Frédéric Fontès

jeudi 20 mai 2010

Disparition de Robert Laffont (1917-2010)


C'est avec une immense tristesse que je viens d'apprendre la disparition hier de Robert Laffont, à 93 ans. Mes pensées vont vers sa famille et tout particulièrement vers Anne Carrière, sa fille, et Stephen Carrière, son petit-fils.

J'évoquais encore ce grand monsieur de l'édition en compagnie du romancier et ami Jérôme Camut, autour du livre Banco écrit par Henri Charrière. Ce dernier y évoquait, entre autre, sa rencontre avec l'éditeur, qui allait permettre la naissance du phénomène littéraire Papillon, que l'on connaît maintenant. J'expliquais à Jérôme mon rêve de pouvoir rencontrer ce grand homme, qui m'aura permis de lire deux livres que je considère comme mes livres de chevet. Je souhaitais boucler la boucle en le voyant, en lui expliquant l'histoire de l'exemplaire de Papillon que j'ai en ma possession. Le destin en a décidé autrement ... Je me contente maintenant de le dire virtuellement, peut-être que mes mots ne se perdront pas dans l'ailleurs bleu ... Merci.

Frédéric Fontès

L'éditeur Robert Laffont est décédé à l'âge de 93 ans

PARIS — L'éditeur Robert Laffont est décédé mercredi à Paris à l'âge de 93 ans, a appris l'AFP auprès de sa belle-fille, la journaliste Alix Girod de l'Ain.

Considéré comme le "grand-père de l'édition française", il avait édité plus de 10.000 titres dont de très nombreux best-sellers et créé des collections prestigieuses comme "Pavillons" et "Bouquins", avec son complice Guy Schoeller.

Il a notamment publié deux livres essentiels de la littérature d'après-guerre: "L'Attrape-Coeur" de Salinger et "le Désert des Tartares" de Dino Buzzati.

Robert Laffont est décédé en fin d'après-midi à l'Hôpital américain de Neuilly, entouré de sa famille.

"Il était encore plein de vivacité intellectuelle jusqu'à ces derniers jours", a indiqué Alix Girod de l'Ain, épouse de Laurent Laffont, l'un des fils de Robert Laffont.

"Robert Laffont n'était pas seulement le Petit Père des best-sellers. Il aimait profondément la littérature, s'intéressait à la politique et se montrait très éclectique dans ses goûts", a souligné sa belle-fille.

Nicolas Sarkozy a regretté la disparition de Robert Laffont en saluant "un très grand père de l'édition" qui "a marqué de son empreinte généreuse plus d'un demi-siècle d'édition".

Dans un communiqué transmis mercredi soir à l'AFP, le chef de l'Etat a souligné le fait que "Robert Laffont a compris qu'on ne se diminuait pas à vouloir accroître le cercle des lecteurs en rendant les livres plus populaires, moins chers, plus accessibles".

"Au moment où l'édition traverse une grande révolution, où la tablette numérique et l'hyperlivre concurrencent les livres, le Président de la République souhaite rendre hommage au talent et à la vision d'un homme de culture et d'entreprise qui aura compris que le fond comptait plus que la forme, et qu'il était possible de s'adapter à l'évolution sans renier ses valeurs", conclut le communiqué de l'Elysée.

Les obsèques de Robert Laffont devraient avoir lieu mardi ou mercredi en l'église Saint-Sulpice à Paris, non loin du siège historique des éditions Robert Laffont, a-t-elle précisé.

mercredi 19 mai 2010

TBC... King City Tome 1




KING CITY volume 1
Auteur: Brandon Scott Graham
Traduction : Philippe Touboul
192 pages, 9.90 €, disponible le 14 mai 2010
Le chat de Joe est très spécial : il peut se changer en arme, en clé, en skate-board, en périscope… et même en gentil compagnon. Et c’est bien utile quand on est voleur-espion-rebelle. Surtout dans une ville grouillant d’agents secrets, de mafieux extraterrestres et de créatures en péril.

« Un comics de classe olympique. À lire absolument ! »
Bryan Lee O’Malley, auteur de Scott Pilgrim

Lu sur le blog de l'éditeur : Faire un résumé de King City n’est pas chose aisée tant l’histoire est…disons…atypique. Univers parallèle ou ville futuriste, on n’en sait pas grand-chose. On retrouve Joe, espion, revenant d’un entraînement intensif d’une autre planète, accompagné de son chat. Joe est un espion et un voleur, n’hésitant pas à se salir les mains pour se faire de l’argent. Durant son absence, il est devenu un maître chat, son compagnon, Terrien J.-J. Chatingsworth III, a quelques pouvoirs assez particuliers.

C’est lors d’une des premières missions de Joe que tout tourne au vinaigre. Entre un mystérieux tatouage sur l’épaule, son pote Pete qui bosse pour des malfrats, son ex qu’il n’a toujours pas oubliée et un gang de cannibales ressuscitant des morts, notre héros ne va pas avoir la vie facile. Difficile de ne pas vous en parler sans vous spoiler toute l’histoire. Le mieux serait que je vous donne mon avis, non ?

Scénaristiquement parlant, Graham nous tient en haleine jusqu’au bout, mettant avec brio plusieurs intrigues en parallèle qui finissent par se recroiser, n’hésitant pas à s’inspirer de choses et d’autres. Oscillant même parfois vers le zombie et le gore, l’univers créé est complètement givré et hallucinant, et tout est cohérent et crédible. L’histoire se met gentiment en place et nous plonge dans un univers suffisamment complexe pour faire dire : "la suite !" Ajoutez à cela une ambiance futuriste et un chat extraordinaire, lointain cousin de Garfield, qui vole presque la vedette à Joe. Action, humour, un peu de romance et de nostalgie, les dessins de l’auteur sont très détaillés et offrent certaines scènes dantesques…


J'ai passé un agréable moment en compagnie de Joe et de son chat "magique". Quand je tourne les premières pages de cet album, je ne peux m'empêcher de faire référence à mes anciens souvenirs liés aux DA d'Astro Boy et de l'Inspecteur Gadget.
Brandon Scott Graham donne vie à un univers curieux qu'il va pouvoir développer à son rythme dans les autres tomes à venir. Un mélange doux dingue d'anticipation, de SF, de comic books, de manga, avec la petite dose de poésie et de naïveté qui permet de lier le tout. Vivement la suite !

Quelques pages en anglais pour vous faire une idée du style et de l'univers :


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Frédéric Fontès

mardi 18 mai 2010

The Burning Wire de Jeffery Deaver


Et de 9 pour Jeffery Deaver et son personnage récurent, Lincoln Rhymes. The Burning Wire fera suite à The Broken Window (ce huitième titre sera quand à lui publié en fin d'année en France, par les éditions les deux terres, La Vitre brisée).

Lincoln Rhyme is back, on the trail of a killer whose weapon of choice cripples New York City with fear.

The weapon is invisible and omnipresent. Without it, modern society grinds to a halt. It is electricity. The killer harnesses and steers huge arc flashes with voltage so high and heat so searing that steel melts and his victims are set afire.

When the first explosion occurs in broad daylight, reducing a city bus to a pile of molten, shrapnel-riddled metal, officials fear terrorism. Rhyme, a world-class forensic criminologist known for his successful apprehension of the most devious criminals, is immediately tapped for the investigation. Long a quadriplegic, he assembles NYPD detective Amelia Sachs and officer Ron Pulaski as his eyes, ears and legs on crime sites, and FBI agent Fred Dellray as his undercover man on the street. As the attacks continue across the city at a sickening pace, and terrifying demand letters begin appearing, the team works desperately against time and with maddeningly little forensic evidence to try to find the killer. Or is it killers . . . ?

Meanwhile, Rhyme is consulting on another high-profile investigation in Mexico with a most coveted quarry in his crosshairs: the hired killer known as the Watchmaker, one of the few criminals to have eluded Rhyme's net.

Juggling two massive investigations against a cruel ticking clock takes a toll on Rhyme's health. Soon Rhyme is fighting on yet another front - and his determination to work despite his physical limitations threatens to drive away his closest allies when he needs them most . . .

Frédéric Fontès

Dexter Is Delicious de Jeff Lindsay

Le cinquième roman des aventures de Dexter Morgan va paraitre aux USA. En attendant sa traduction en France aux éditions Michel Lafon, voici le résumé en anglais :

Dexter Morgan has always lived a happy homicidal life. He keeps his dark urges in check by adhering to one steadfast rule . . . he only kills very bad people. But now Dexter is experiencing some major life changes - don't we all? - and they're mostly wrapped up in the eight-pound curiosity that is his newborn daughter. Family bliss is cut short, however, when Dexter is summoned to investigate the disappearance of a seventeen-year-old girl who has been running with a bizarre group of goths who fancy themselves to be vampires. As Dexter gets closer to the truth of what happened to the missing girl, he realizes they are not really vampires so much as cannibals. And, most disturbing . . . these people have decided they would really like to eat Dexter.

Frédéric Fontès

Chronique : Je te vois de Gregg Hurwitz (Presses de la Cité)

Je te vois, le premier roman de Gregg Hurwitz, a été publié en France en juillet dernier, aux éditions des Presses de la Cité (et sera disponible le 01 juillet prochain en format poche).

Le romancier a travaillé sur différents scénarios de films pour Jerry Bruckheimer, la Paramount Studios, et pour la télévision en collaborant avec, entre autre, la Warner Bros. C'est l'éditeur Marvel Comics qui lui donne sa chance en tant que scénariste en le faisant travailler sur Punisher : Frank Castle Max ("Girls in White Dresses", Punisher #61-65), les séries limitées Foolkiller & Foolkiller : White Angels et des one-shots consacrés à Wolverine, Flies to a spider, Switchback, et l'Annual de 2007. En septembre 2009, l'éditeur va lui confier les commandes du relaunch de la série de Moon Knight, Vengeance of the Moon Knight, illustré par le français Jerome Opena.

Il a déjà neuf romans à son actif, Je te vois étant l'avant dernier a avoir été publié aux USA. Le roman a pour héros Drew Danner, un auteur de roman policier qui se retrouve dans une sale posture : il se réveille à l'hopital alors que la police lui apprend qu'il a été retrouvé au dessus du cadavre de son ex petite amie. Outre le fait que l'ensemble des indices le désignent comme étant l'unique coupable possible, mais il n'en conserve aucun souvenir. Pour reconstituer ce qu'il s'est passé, il n'a pas d'autres choix que de devenir son propre personnage de roman et de tenter de découvrir l'intrigue qui mène à ce meurtre. Écrit à la première personne, l'auteur nous aspire dans la spirale infernale que devient ce retour à la réalité pour le personnage personnage. C'est vif, pétillant avec un brin d'humour et ça se dévore très vite. On peut parier que l'arrivée de Gregg Hurwitz dans les étales des libraires français ne sera pas passée pas inaperçue !
Son nouveau roman, Nous savons tout, sera disponible en juin 2010, toujours aux éditions des Presses de la Cité.
Frédéric Fontès (article publié dans le Scarce #74).

Cercle Vicieux de Mike Carey (2)

La première enquête de Felix Castor est publiée en France aux éditions Bragelonne. Premier roman pour les lecteurs français mais c'est le deuxième opus de la série traduit par Christophe Cuq.

Cercle Vicieux (Vicious Circle) nous fait suivre les aventures d'un détective privé également exorciste, dont la première apparition remonte à The Devil You Know, inédit pour l'heure en français.

Mike Carey fait évoluer son personnage dans un univers particulier puisque dans ce Londres-là, la ville est régulièrement l'objet de visites étranges. Les fantômes, les démons et les zombies sont présents, les politiciens anglais tentent même de faire passer une loi que le héros intitule « loi sur la présomption d'existence...»

Prêtant main-forte à la Police sur des scènes de crimes « hors normes », Felix Castor se voit aussi proposer une affaire de disparition d'enfant. Jusque-là, rien d'étonnant. En fait, le couple qui vient le consulter est déjà en deuil de la perte de son enfant et c'est suite à la subite disparition de son fantôme que ces parents éplorés vont tenter de l'engager.

Les fans des Dossiers Dresden de Jim Butcher, publiés par le passé par le même éditeur et qui ressortent cette année en format poche chez Milady, seront dans un univers familier. Félix Castor a le sens de l'humour, n'a pas la grosse tête, a des relations conflictuelles avec la Police, un don pour la musique qui va l'aider dans son job et il n'est pas insensible aux charmes des jolies femmes.

Les fans d'Hellblazer quant à eux seront aussi ravis de retrouver le sel du comic book, avec un personnage qui n'a pas peur de se salir les mains.

Avec une écriture dense, Mike Carey parvient en quelques pages à créer un lien particulier entre le lecteur et son personnage, permettant l'identification avec Felix Castor et rendant crédible la mythologie de la série. Le lecteur s’appropriera ainsi la routine de Felix Castor et les éléments paranormaux feront vite partie du décor. Des bases solides pour l'auteur qui peut faire monter lentement la pression sur son casting.

On annonce déjà la sortie de La Mort dans l'âme, autre opus des aventures de Felix Castor, pour août 2010, toujours chez Bragelonne.

Frédéric Fontès (article publié dans le Scarce #74 qui vient de paraitre).

la Conspiration Hadrien par Allan Folsom (2)

John Barron, ancien détective dans une unité d’élite de la police de Los Angeles, devenu architecte paysagiste dans le nord de l’Angleterre sous le nom de Nicolas Marten, était bien résolu à laisser derrière lui une vie de violence. Mais il s’était retrouvé malgré lui mêlé à une gigantesque conspiration et avait déjoué un complot visant John Harris, le président des États-Unis (Le Complot Machiavel). Aujourd’hui, Harris fait de nouveau appel à Marten et l’envoie en Guinée-Équatoriale enquêter sur les liens douteux qui existent entre la Striker Oil, une importante compagnie pétrolière, et des mercenaires employés en sous-main par la société Hadrien pour protéger les intérêts et le personnel de la compagnie. Sur place, Marten rencontre un prêtre qui lui dit posséder des photographies compromettantes montrant les mercenaires fournir des armes aux rebelles. Leur but commun : renverser le dictateur local et ainsi augmenter leurs bénéfices liés à l’activité pétrolière. En jeu : un gisement mirifique pouvant assurer l’indépendance énergétique des Etats-Unis pendant cent ans. Mais, bien vite, Marten dérange et se retrouve la cible de tous. Pour éviter que le scandale éclabousse Harris, il lui faut mettre la main sur ces fameuses photos et, surtout, déjouer la conspiration Hadrien…

Le roman sera disponible le 09 juin aux éditions de l'Archipel.

Frédéric Fontès

Nous savons tout de Gregg Hurwitz

Le nouveau roman de Gregg Hurwitz, Nous savons tout ( Trust No One en VO ) sera disponible le 17 juin prochain aux éditions des Presses de la Cité.

À 34 ans, Nick Horrigan pensait avoir tiré un trait sur son passé angoissant. Mais une nuit, des agents des services secrets l'obligent à le suivre jusqu'à une centrale nucléaire dans laquelle un terroriste s'est réfugié et veut absolument parler à Nick. Il prétend avoir connu le père de Nick, alors garde du corps du sénateur de Californie, assassiné mystérieusement 17 ans plus tôt.

Frédéric Fontès

jeudi 13 mai 2010

Saint-Maur en poche 2010


Après le succès de la première édition du salon international du livre au format de poche, la Ville de Saint-Maur-des-Fossés et la librairie La Griffe Noire ont décidé de s’associer de nouveau en 2010 pour poursuivre l’aventure passionnante de la lecture au format poche.

Organisée les 12 (10h-19h et 13 juin 2010 (10h-18h), cette seconde édition de “Saint-Maur en poche” offrira au public une programmation variée grâce aux quelques 90 auteurs à succès présents. L’occasion de découvrir ou de redécouvrir une grande sélection de livres de poche dans un contexte original et propice aux échanges !

“Saint-Maur en poche” en 2009, c’était :
- 44 auteurs
- 20 000 livres
- 1000 m2 de surface d’exposition
- 8000 visiteurs

“Saint Maur en poche” en 2010, ce sera :
90 auteurs
30 000 livres
1500 m2 de surface d’exposition
7 personnalités pour décerner le Prix “Saint-Maur en poche”
1 café littéraire avec des rencontres, des découvertes et des échanges avec le public


“Saint-Maur en poche” s’installe en plein cœur de la ville, sur le parvis de la gare RER de Saint-Maur- Créteil, et prend, le temps d’un week-end, la place du marché où les livres remplacent les étals de fruits et légumes habituels. Ce festival implanté au grand air offre ainsi une plus grande liberté par rapport à l’enceinte plus confinée d’une librairie, d’une bibliothèque ou d’un salon conventionnel.

Lieu et accès : Parvis de Saint-Maur-Créteil (face à la sortie du RER)
Accès - RERA2 - Saint-Maur-Créteil - TVM terminus Saint Maur Créteil - BUS 107 - 306 - 111 - Parking gratuit (rue des remises)

Lien google map :
http://maps.google.fr/maps/ms?ie=UTF8&hl=fr&t=h&msa=0&msid=103646350139351185858.00046a1c652ab558e5c20&ll=48.806574,2.4726&spn=0.003392,0.006866&z=17&source=embed

Résultat du Prix Saint Maur en poche dimanche 13 à 17h30.

Jury :
Marina Carrère d’Encausse, médecin et animatrice sur France 5, marraine de la première édition du salon en 2009
Valérie Expert, journaliste et animatrice sur LCI
André Kaspi, Maire-adjoint délégué à l’art, à la culture et au patrimoine historique de la Ville de Saint-Maur-des-Fossés
Jean Casel, co-fondateur de La Griffe Noire
Francis Renaud, réalisateur, scénariste et acteur de cinéma
Patrick Pelloux, chroniqueur à Charlie Hebdo, médecin urgentiste
– Un habitant de la ville Saint-Maur-des-Fossés tiré au sort.

Livres en compétition :

Roman :
Et Nietzsche a pleuré » de Irvin Yalom – Livre de Poche
Sister Carrie » de Théodore Dreiser – Points Seuil
J’ai tout entendu », de Dan Gearino – Piccolo Liana Lévy
L’Étrange disparition d’Esme Lennox » de Maggie O’Farrell – 10/18
Johnny chien méchant » de Emmanuel Dongala – Motifs Le serpent à plumes

Polar :
Peur » de Thierry Serfaty – J’ai Lu
Pas de berceuse pour Fanny » de Sophie Hannah – Le Livre de Poche
Le temps de la vengeance » de R.N Morris – 10/18
Le Magicien » de Jean-Marc Souvira – Pocket
Le château d’Amberville » de Thierry Bourcy – Folio Policier

programme du Café littéraire :

Quelques invités exceptionnels interviendront au café littéraire :
Pascal Soetens, “Le grand frère” de TF1 – Florent Massot - De la TV à l’écriture, un parcours intéressant.
Charlie Hebdo – Sketch sur la disparition de nos illustres grands personnages
Nadia Kaci traductrice de "Laissées pour morte" chez Max Milo, nous racontera le martyr toujours en cour, des femmes algériennes, un témoignage poignant
Paul Vacca – Le mystère Jean Baptiste Botul… toute une polémique et une humiliation publique pour B.H.L.
Hayat El Yamani – Prix 2010 des audilecteurs du Lions club avec son livre Rêve d'envol.
Critic, comment est-on un petit éditeur de sciences-fiction indépendant qui monte ? Il sera accompagné de Thomas Geha et Lionel Davoust, deux auteurs sciences-fiction français
Les Éditions Gallmeister, un éditeur indépendant pas comme les autres qui sort sa propre collection poche.
- Sophie Marvaud, comment se positionner quand on écrit des ouvrages destinés à un public adolescent et adulte en même temps.

Et voici la liste des invité(e)s :

Saint Maur en poche 2010
(La liste peut être modifiée d'ici là, merci de vérifier les MAJ sur le site de la Griffe Noire)

Romans
1 - Nadine Monfils – Gallimard
2 – Tahar Ben Jalloun - Gallimard
3 - 4 Agathe Hochberg et Muriel Bouret illustratrice – Pocket
5 - Laurent Seksik – Pocket
6 - Patrick Graham - Pocket
7 - Raphaël Cardetti – Pocket
8 - Agnès Abécassis – LDP
9 - Katherine Pancol – LDP
10 - Frédérique Deghelt – LDP
11 - Marie Sizun – LDP
12 – François de Gourcez – LDP Invité du Lions Club
13 - Armand Herscovici – J’ai Lu Invité du Lions Club
14 – Djilali Bencheikh – Elyzad
15 – Anne-Laure Morata – Editions du Masque


Polars
16 - Lalie Walker – Gallimard
17 – Patrick Pecherot – Gallimard
18 - Franck Thilliez – Pocket
19 - Ingrid Desjours – Pocket
20 - Jean Marc Souvira – Pocket
21 - Jean Luc Bizien – 10-18
22 - Olivier Bocquet – Pocket
23 - Fabrice Bourland – 10-18
24 - Thierry Serfaty – J’ai Lu
25 – Jean d’Aillon – J’ai Lu
26 – Thierry Bourcy - Folio
27 - Michèle Barrière – LDP
28 - Patrick Bauwen – LDP
29 - Maud Mayeras – LDP
30 - 31 - Nathalie Hug et Jérôme Camut – LDP
32 - Maud Tabachnik – LDP
33 - Jacques Expert – LDP
34 - Eric Nataf – Odile Jacob
35 - Laura Sadowski – Odile Jacob
36 - Maurice Attia – Babel


Essais
37 - Virgile Tanase – Gallimard
38 - Joël Schmidt - Gallimard
39 - Patrick de Funès – J’ai lu
40 - Frédéric Rouvillois – J’ai Lu
41 - Simone Bertière – LDP
42 - Alain Dugrand – La table ronde
43 - Jean Claude Coatalem – La table ronde
44 - Claudie Brécourt Villars – La table ronde
45 - 46 – André Kaspi et Joëlle Conan – Gallimard
47 - Hélène Carrère d’Encausse – LDP
48 – Jean Loup Chifflet - Seuil


Fantasy
49 – Magalie Segura – Milady
50 – Mélanie Fazi – Gallimard SF


Jeunesse
50 - Marie Hélène Delval – Bayard
51 – Geronimo Stilton – Albin Michel
52 - 53 Laurence et Nicolas Van Gysel
54 - Pierre Fouillet illustrateur - Hatier
55 - Vincent Bergier illustrateur – Hatier
56 - Olivier Daniel – Hatier
57 - Olivier Vogel – Hatier
58 - Isabelle Rossignol – Hatier
59 - Mimy Doinet - Hatier
60 - Paquita - Rageot
61 - Catherine Missonnier – Rageot
62 - Jean Philippe Chabot – Rageot
63 - Ségolène Valente - Rageot
64 - Sylvaine Jaoui - Rageot
65 - Marianne Barcillon illustratrice – Lito
66 - Sophie Dieuaide – Casterman
67 - Yaël Hassan – Syros
68 - Jeannine de Cardaillac – LDP
69 - Christian Jolibois – Pocket
70 - Anne Marie Pol – Pocket
71 - Odile Weurlesse – Pocket

Bien être et psycho
72 - Françoise Devillers – Albin Michel
73 - Samir Bouadi – Pocket
74 - Michel Lacroix – Marabout
75 - Patricia Delahaie – Marabout
76 - Marina Carrère d’Encausse – Marabout
77 - Aldo Naouri – Odile Jacob

Invités exceptionnels du café littéraire :
78 – Pascal Soetens, « le grand frère » de TF1 – Florent Massot, de la TV à l’écriture, un parcours hors du commun
79 - Charlie Hebdo – La mort des gens célèbres
80 - Nadia Kaci tradutrice – Max Milo – Témoignage poignant sur le martir des femmes algériennes
81 – Paul Vacca – Philippe Rey – Le mystère JB Botul… toute une polémique et une humiliation publique pour BHL.
82 – Hayat El Yamani – Prix 2010 des audilecteurs du Lions club
83 – 84 – Critics, comment est-on un petit éditeur de SF indépendant qui monte il sera accompagné de deux auteurs SF français Thomas Geja et Lionel Davoust
Les Editions Gallmeister, un éditeur indépendant pas comme les autres.
Sophie Marvaud – Ecrire des livres pour les adolescents et les adultes, une frontière pas toujours simple

Invités du Bazar du bizarre :
85 – Carole Carrion – BD chez Soleil
86 – Maeva Poupard – BD chez Soleil
Elles sont toutes deux les auteurs de Geek & girly – éditions Soleil et c’est plutôt dans ce sens qu’il faudra communiquer dessus car elles utilisent un pseudo pour écrire à savoir : Rutile et Nephyla (qui est l’une et qui est l’autre je ne sais.
87 - John Lang – Clair de Lune BD

Mise à jour : le planning des dédicaces est disponible ici.

Frédéric Fontès

Shadowman de Cody McFadyen

Shadowman est le serial killer le plus effrayant, le plus pervers, le plus intelligent…
et le plus vraisemblable… depuis Hannibal Lecter !


L’agent du FBI Smoky Barrett pensait avoir connu l’enfer lorsque son mari et sa fille ont été sauvagement abattus devant elle par un serial killer. Traumatisée, elle ne peut plus exercer son métier. Mais l’effroyable perversion d’un tueur en série la force à reprendre du service…
Shadowman a torturé et tué de manière terrifiante Annie King, tout en épargnant la petite fille de cette dernière … Il a filmé cet acte abominable puis envoyé la vidéo au FBI, mettant au défi Smoky Barrett et son équipe de l’arrêter.
Prétendu descendant de Jack l’Éventreur, Shadowman est un génie tordu qui défie toutes les tentatives du profileur pour le comprendre. Il impose à Smoky un jeu macabre, qu’elle n’aura d’autre choix que d’accepter. D’autant que Bonnie, la fille de la victime, réveille chez elle quelque chose qu’elle croyait disparu pour toujours. Et, tandis que ce monstre dérangé s’engouffre dans un délire de meurtres et de perversions, la soif de vengeance de Smoky la ramène à la vie. Quitte à affronter ses plus grandes peurs en tant qu’agent du FBI, femme, mère… et peut-être prochaine victime d’un tueur sans merci.


Parution : 7 février 2008
Collection « Best-Sellers »
Editions Robert Laffont
Format : 153x240 mm, 432 pages, 21 €
ISBN : 978-2-221-10587-0
Traduit de l’américain par Nathalie Gouyé-Guilbert

Voici ce que j'en disais à l'époque :

Bon je vais commencer par la seule incohérence de la traduction. Page 254, en note de l'éditeur, nous avons cette mention :
1. "Fils des ténèbres" est la traduction de Shadowman.
Le tueur du roman se prétend être un Fils des Ténèbres, mais en anglais, c'est Son of Darkness, ShadowMan, c'est plutôt l'Homme de l'Ombre ... - 1 pour le staff éditorial.
Mais bon, passons ...

Oui, passons aux choses sérieuses ! Cody McFadyen, c'est un nom que vous allez pouvoir noter sur vos tablettes, parce que je peux vous promettre que c'est un des auteurs de thrillers américains les plus doués de sa génération, j'en ai la preuve, elle se nomme Shadowman !

Et puis la dernière ligne de ses remerciements nous confirme que l'on connait cet auteur et l'univers qui lui a soufflé cette histoire. Pourquoi ?

Un merci tout spécial à Stephen King pour son livre Écrire [Note de Fredo : c'est Écriture en fait le titre en français, - 2
le staff éditorial]. Il a été déterminant pour moi et m'a aidé à passer à l'acte.

Alors je vais faire dans le classique pour conclure mon avis, je vais jouer à "si vous avez aimé ..." :

le Silence des Agneaux, de Thomas Harris
Créance de Sang, de Michael Connelly
Emprise, le film de Bill Paxton
Train d'enfer pour Ange Rouge de Franck Thilliez
Prédation de Jérôme Camut et Nathalie Hug

Vous adorerez Shadow Man. Plus qu'une chose à dire : ruez vous sur ce titre !


Frédéric Fontès

mardi 11 mai 2010

Mortelles Voyelles de Gilles Schlesser (Parigramme)

Le quatrième roman de la collection Noir 7.5 des éditions Parigramme, va paraitre le 20 mai prochain. Il s'agit de Mortelles Voyelles de Gilles Schlesser.

Présentation de l'éditeur
Au cours d'un reportage sur les SDF, Oxymor Baulay, journaliste et amateur de figures de rhétorique, met la main sur un curieux manuscrit anonyme dont le verbe "être" est banni et les Y sont remplacés par des I. Le roman intrigue, devient vite un phénomène de librairie... tandis qu'Oxymor découvre que les cinq meurtres qu'il relate ont bel et bien été commis trente ans plus tôt par un serial-killer surnommé Hamlet. Le tueur était-il aussi un écrivain de génie ? Alors que le roman pulvérise les records de vente, Hamlet signe dans le sang son retour, apparemment décidé à reprendre du service. C est au cœur du texte qu'il faut suivre sa piste. Commence une enquête policière et littéraire sous le signe de Shakespeare et de Rimbaud.


MAJ du 23 mai 2010 :
Je me suis rég@lé ! J'@i s@vouré ch@que p@ge de ce rom@n, qui m'@ permis de découvrir Gilles Schlesser. Une petite pépite donc, qui nous invite @ f@ire conn@iss@nce @vec les mistères que peuvent c@cher les œuvres s'impos@nts une figure de stile p@rticulière, tel que le chi@sme, l'oximore, etc., vi@ un héros très @tt@ch@nt. Je conseille vivement ce rom@n r@fr@ichiss@nt qui nous donne une seule envie q@nd on en termine l@ lecture : s'@rmer d'un p@pier et d'un cr@ion puis jouer @ notre tour @vec les mots.



Frédéric Fontès



dimanche 9 mai 2010

Les murmures du tombeau de P.J. Lambert

Août 1209, dans le Languedoc : une femme se dirige vers les Pyrénées. Elle se retrouve bloquée à Béziers alors que les croisés assiègent la ville. Lors du massacre qui s'ensuit, blessée, elle s'échappe de la cité martyre et se réfugie dans une grotte pour mourir après y avoir dissimulé ce qu'elle transportait sous sa robe.

Paris, aujourd'hui : un oncle disparu, un ami tué, un appartement sens dessus dessous, une fliquette à ses trousses... S'il ne sait pas encore à qui il a affaire, Maxime Langelot va vite saisir l'essentiel : ses ennemis ne sont ni des tendres ni des débutants. Mais que lui veulent-ils exactement ? Comment notre jeune cambrioleur pourrait-il imaginer qu'il se trouve au cœur d'un conflit religieux remontant aux premiers siècles de notre ère ? Et comment pourrait-il se douter qu'un livre poussiéreux puisse générer violence et morts en série ?

De trahisons en revirements de situations, Maxime Langelot n'est pas au bout de ses peines... Et si l'amour pouvait malgré tout pointer son nez en cours de route ?

P.J. Lambert, de son vrai prénom Patrick-Jérôme est un romancier français. Il a reçu le prix du Quai des Orfèvres pour son roman, Le Vengeur des catacombes.

Le troisième roman de P.J.Lambert, les murmures du tombeau, sera disponible le 12 mai prochain aux éditions First.

Frédéric Fontès

samedi 8 mai 2010

La peur elle-même de Laura Sadowski

« La porte s’ouvrit brusquement. Dans l’encadrement jaillit une vieille dame, petite et menue comme une enfant. Elle était vêtue de noir comme une veuve. Ses yeux, intenses, étaient d’une étrange jeunesse. Elle dit en happant Ariane par le bras :
– Ah, vous voilà enfin !
Et tira sa prise à l’intérieur avant de claquer la porte. Il flottait dans l’air un violent parfum de tubéreuse qui suffoqua la jeune femme. »
Lorsque Ariane Russel, étudiante en médecine, emménage dans son nouvel appartement parisien, elle est loin de se douter de ce qui l’attend. Elle aurait pourtant dû se méfier de ce parfum entêtant qui flottait dans l’air…

Après L’Origine du sexe et L’Affaire Clémence Lange, le nouveau thriller de Laura Sadowski nous plonge dans une inquiétante étrangeté…

Le nouveau roman de Laura Sadowski sera disponible le 17 mai prochain, aux éditions Odile Jacob.

Frédéric Fontès

vendredi 7 mai 2010

Bragelonne : 10 ans, 10 euros !

Vu sur le blog de Bragelonne :

Voici donc que se concrétise l’une des petites idées que nous avons eues pour célébrer comme il se doit les dix bougies de Bragelonne : une véritable mini-collection événementielle !

L’idée consiste à proposer à tout type de lecteurs (vétérans, nouveaux venus, collectionneurs…) une nouvelle édition de dix ouvrages ayant marqué la naissance de Bragelonne. Les titres qui bénéficieront de cette mise en avant particulière sont à peu de choses près les dix premiers romans que nous avons publiés, entre octobre 2000 et novembre 2001. Tadaaaaaaaaaa !

  • Les Chroniques des Féals de Mathieu Gaborit
  • À vos souhaits de Fabrice Colin
  • Légende de David Gemmell
  • La Moïra de Henri Loevenbruck
  • Wonderful de David Calvo
  • Le Maître du Temps de Louise Cooper
  • Ayesha d'Ange
  • Orcs de Stan Nicholls
  • Waylander de David Gemmell
  • Lord of the Ringards de Henry N. Beard et Douglas C. Kenney

En plus de leur prix attractif, la particularité de ces nouvelles versions vient de leur aspect. En effet, de toutes nouvelles couvertures - très classes, non? - viendront agrémenter ces éditions spéciales.

Notez pour finir que ces bouquins sortiront en grand format (sauf Ringards qui conserve son semi-format) et que, lorsqu’il s’agit du premier tome d’une saga, c’est l’intégralité du cycle qui vous est offert. Cela empêchera les nouveaux lecteurs de se retrouver avec des tomes 2 et 3 dépareillés. Au final, ça donne des trilogies à seulement 10 boules. (Au grand désespoir de notre banquier !)

Chacun de ces titres sera tiré à un nombre limités d’exemplaires et sera disponible à partir du 28 mai… et jusqu’à la fin de l’année 2010. Au-delà, il sera trop tard !

On espère que l’idée vous plaira. Bonnes (re)lectures par avance !

Typiquement le genre d'opération qui m'intéresse puisque je suis, par exemple, plutôt puceau en Loevenbruck. Avec l'intégrale de la Moira, j'aurai donc l'occasion de voir le loup et peut être de me faire signer mon exemplaire à Épinal, pour les Imaginales 2010 à la fin du mois, où j'aurai la chance de pouvoir y trainer pendant quelques jours ...

Frédéric Fontès

Lamentation de Ken Scholes

Description
Chers lecteurs,

Voici le roman de Fantasy de l'année 2010 et déjà l'un des classiques de la décennie. « Il devrait rester comme un livre majeur de l'évolution de la Fantasy épique », écrit le spécialiste américain Jonathan Strahan.

En effet, en 1996, Robin Hobb et George R.R. Martin ont durablement marqué l histoire du genre avec des sagas très proches du roman historique, plus influencées par La Guerre des roses ou Les Rois maudits que par l'héritage de J.R.R. Tolkien.
Lamentation est la prochaine étape, ajoutant à ces références des chefs-d'œuvre tels que Dune ou Un cantique pour Leibowitz.

C'est un univers riche et spectaculaire, savamment nourri d'inspirations réelles et imaginaires du Moyen Âge à la Renaissance, où la rêverie scientifique vient épouser le merveilleux et l'épopée.
L'action démarre dès la première page et vous emporte dans une fresque exceptionnelle, où des personnages complexes, subtils et passionnés peuplent des intrigues labyrinthiques et des drames à la fois intimes et grandioses.
C'est enfin un magnifique roman sur la valeur du savoir et de l'écriture face à la folie destructrice des hommes et à leur soif de pouvoir.

Je vous envie de ne pas l'avoir encore lu... --Stephane Marsan Bragelonne

Présentation de l'éditeur

La cité de Windwir vient d'être anéantie, et avec elle la Grande Bibliothèque où reposait la mémoire du monde. L'onde de choc de cette catastrophe rompt les équilibres politiques et religieux des Terres Nommées, attise les convoitises, ravive les complots, met à mal les alliances. La guerre est inévitable.
Rudolfo le roi tsigane, seigneur des Neuf Maisons Sylvestres, est le premier sur les lieux et recueille dans les ruines un automate de métal. Agité de sanglots et rongé par la culpabilité, celui-ci s'accuse d être à l'origine du drame. Quel est son terrifiant secret ? A-t-il été manipulé ? Qui voulait la destruction de Windwir et pourquoi ?
Mais voilà que Neb, un jeune moine orphelin qui a assisté à l'horreur, commence à faire des rêves prophétiques...

Biographie de l'auteur

Ken Scholes est né en 1968 et habite dans l'Oregon (États-Unis). Il a servi dans deux corps d'armée, a obtenu un diplôme d'histoire et a été brièvement pasteur. Lamentation est son premier roman, qui « se propulse directement dans la stratosphère de la Fantasy épique. Prophéties, mythes et intrigues, un monde richement élaboré, des personnages brillamment conçus : une véritable prouesse de raconteur d'histoires. » (Publishers Weekly).

  • Relié: 480 pages
  • Editeur : Bragelonne; Édition : Broché (21 mai 2010)
  • Collection : PSAUMES D'ISAAK
  • Langue : Français
  • ISBN-10: 2352943906
Frédéric Fontès

Une promenade magique dans Paris de Philippe Cavalier


Une promenade magique dans Paris, le nouveau livre de Philippe Cavalier, sera un essai de 250 pages, disponible le 09 septembre prochain, aux éditions Anne Carrière.

Présentation de l'éditeur :
Un guide illustré pour suivre, avec les initiés, les sorciers et les alchimistes, l'itinéraire du vieux Paris. Une promenade réalisable en une journée.

Le livre :
Qui se doute aujourd'hui que Paris est une ville où la magie et le mystère sont présents à chaque coin de rue ?
Qui sait que le parc Monceau est un ancien jardin utopique dédié au perfectionnement moral de l'humanité ?
Qu'au Champ-de-Mars s'élève à ciel ouvert un extraordinaire temple qui perpétue aujourd'hui encore un rite initiatique datant de la préhistoire ?
Que les secrets de l'alchimie s'exhibent aux porches de Notre-Dame ?
Que le Louvre est aussi le palais du Soleil et la pyramide de Peï un calendrier cosmologique ?
Que la ville est placée sous la garde d'un protecteur secret dont la statue est cachée dans le jardin des Tuileries ?
À ces questions et à bien d'autres, ce livre répond de manière surprenante en nous révélant un Paris seulement connu de quelques initiés. Un Paris où la mythologie, la sorcellerie et l'hermétisme s'unissent pour construire le décor d'une ville plus fascinante encore qu'il n'y parait. Mais loin d'être un simple catalogue de lieux et un répertoire de curiosités, ce guide va plus loin en nous introduisant aux grandes doctrines de l'ésotérisme et aux fondements même de la magie. Enfin, il relate aussi des histoires pour que vous puissiez à votre tour devenir un fabuleux initiateur capable d'émerveiller vos amis en les guidant au cœur du Paris magique...

Frédéric Fontès

Un cri dans la forêt de Marin Ledun

Partis cueillir des champignons dans la forêt interdite, Lucas et Antonin trouvent un trésor de cèpes. À mesure que leurs paniers se remplissent, ils s’enfoncent un peu plus profondément dans le bois, les yeux brillants d’excitation.

La tombée de la nuit les ramène à la réalité. Le soleil a presque atteint la cime des pins. Les rouges-gorges ont disparu. Les cris du corbeau se sont tus. Antonin et Lucas se décident enfin à rentrer. Mais les traces de leur chemin ont été effacées par leurs nombreuses battues.
Les deux enfants perdus découvrent alors, au détour d’un bosquet, un lac et une île mystérieuse qui semble habitée…

Editions Syros, collection Souris Noire, 6 mai 2010.

Frédéric Fontès

Rose blême de Jan Thirion

C'est Marin Ledun qui vient d'évoquer le livre sur le forum des Rivières Pourpres. Et pour en parler, il cite la chronique qu' Hervé Sard lui a consacré :

"Un cambriolage minable qui manque de bien mal se terminer, un flic véreux et bas de gamme qui prend l'affaire en main, et c'est parti pour un ping-pong endiablé entre les deux personnages. Jan Thirion a le chic pour transformer en douceur des situations (au départ) assez simples et, par apport successifs de petits riens, de promener le lecteur vers une fin spectaculaire, cruelle, inattendue et pourtant d'une logique sans faille. Déjà avec Ego fatum on en prenait plein la figure, ici on est dans la même veine, le nombre de victimes en moins. Humour noir (l'escroquerie - qui tourne à l'arroseur arrosé - à la vente aux personnes âgées du "pulseur de champ magnétique, avec applicateur ceinture, que même le pape utilise" est un grand moment), qualité d'écriture, personnages attachants, lecture rapide. Tout pour plaire."
J'ai le roman qui vient d'arriver dans ma pile. Même si "l'emballage" laisse à désirer, j'ai confiance en Marin et Hervé quant à leur enthousiasme au sujet du livre.
  • Editeur : Editions Krakoen (26 juin 2007)
  • Collection : FORCEMENT NOIR
  • Langue : Français
  • ISBN-10: 2916330232
Frédéric Fontès

jeudi 6 mai 2010

Féroces de Robert Goolrick




C'est le 26 août prochain que paraitra aux éditions Anne Carrière le nouveau roman écrit par Robert Goolrick. Il sera traduit par Marie de Prémonville.
Il s'agit en fait de son premier roman, publié aux USA avant Une femme simple et honnête.

Voici sa présentation :

Les Goolrick étaient des princes. Et tout le monde voulait leur ressembler.
C'étaient les années 50, les femmes se faisaient des coiffures sophistiquées, elles portaient des robes de taffetas ou de soie, des gants et des chapeaux, et elles avaient de l'esprit. Les hommes préparaient des cocktails, des Gimlet, des Manhattan, des Gibson, des Singapore Sling, c'était la seule chose qu'ils prenaient au sérieux. Dans cette petite ville de Virginie, on avait vraiment de la classe, d'ailleurs on trouvait son style en lisant le New Yorker.
Chez les Goolrick, il y avait trois enfants, tous brillants. Et une seule loi : on ne parle jamais à l'extérieur de ce qui se passe à la maison. À la maison, il y avait des secrets. Les Goolrick étaient féroces.

Comparé à William Styron et Flannery O'Connor, Robert Goolrick a crée avec son premier roman, Féroces, un De profundis sudiste, dans lequel un fils ne survit pas tout à fait aux crimes de son père, même quand il piétine sa tombe avec des chaussures anglaises.

À propos de Féroces :

"Captivant !" The New York Times. "Digne de William Styron et Flannery O'Connor." Kirkus. "Une œuvre brûlante, qui ne vous quitte plus." USA Today. "Une plume haletante et sans concession." Publishers Weekly. "Insoutenable, élégant, atrocement drôle" Entertainment Weekly. 

Pour commander le roman, en ligne : 


Frédéric Fontès

Chronique : Origine - Diana Abu Jaber (Sonatine)


Lecture terminée il y a une dizaine de jour déjà et je reste désarçonné. Difficile de dire pourquoi on n'a pas aimé un livre quand dans sa forme, il est quasiment irréprochable (l'usage de la première personne montre finalement toute la difficulté de créer un univers du seul point de vue du héros) . Diana Abu Jaber a une jolie plume, c'est indéniable. C'est dans le fond qu'elle pêche. À trop vouloir lier l'enquête aux origines du personnage, la romancière s'oblige à créer des ponts entre les deux éléments, ponts qui ressembleront à de biens étranges coïncidences. Que dire aussi des personnages qui passent étrangement sous le radar de l'enquêtrice et ceux pour qui on se demande encore ce qu'ils viennent faire là dedans ...

Impressions au bout de 100 pages :

La romancière peine à installer son héroïne parmi les autres personnages. Beaucoup trop d'introspections qui sur-joue le côté "héroïne fragile pas dans son élément". Il faut plus de cent pages pour commencer à ressentir un semblant d'empathie pour Lena et ça fait long. Cent première pages qui maintiennent une distance entre nous et ce personnage, distance qu'elle semble aussi partager avec le reste du casting. Ça donne une ambiance un peu surréaliste, qui place Lena comme une éternel ado qui hante sa vie ... Ce côté hanté et distante est clairement voulu par la romancière mais la construction de ces cent premières pages laisse un peu perplexe. Je ne déteste pas ce début, je m'interroge sur la forme et sur le fond. À noter la présence de quelques coquilles un peu malheureuses qui disparaitront vite lors d'une prochaine réédition.

Au bout de 200 pages :

On se sent un peu perdu, comme l'héroïne. Le décalage qui existe entre elle et son univers est le même qui existe entre ce dernier et le lecteur. Elle ressent des choses qu'elle est la seule à pouvoir expliquer mais le soucis, c'est qu'elle n'y parvient pas. Du moins, dans les 270 premières pages du livre. L'héroïne est à elle seule une énigme qui est censée s'intégrer dans une intrigue policière. C'est peut être un des premiers éléments déstabilisant d'Origine. Contrairement aux autres romans qui ont pour cadre une enquête policière, ici, ce n'est pas la vie du personnage qui est perturbée par la présence de la mort, c'est l'inverse. C'est l'enquête qui est perturbée par l'influence de ce personnage. Comme si elle laissait derrière elle ce fameux brouillard, comme la traine d'une robe de marié. Et ce nuage vient perturber l'univers qui l'entoure. Les personnages secondaires deviennent dure à cerner. Que dire des parents adoptifs de Lena, de son ex mari, du flic, de ses collègues, tant ils semblent tous difficile à « voir ».

Après avoir tourné la dernière page :

La première personne utilisée pour nous raconter cette histoire est perturbante puisqu'elle nous propose uniquement le point de vue de la narratrice. Le JE met hors course le narrateur omniscient, du coup, on ne sait que ce que l'héroïne sait. Donc, ce que l'on sait d'une personne en quête de sa propre identité, peut être à tout moment remis en cause. Et comme elle, nous sommes des témoins sur le bord du gouffre, puisque tout devient sujet à caution.

On est vite partagé sur tout ce qui touche au roman. Cette héroïne, difficile de l'aimer mais on ne la déteste pas. Son enfance pique un peu notre curiosité et puis la page d'après, on se dit que finalement on s'en fout un peu. Impression confirmée quand on a l'explication de ces fameuses origines.

Au final, la romancière montre qu'elle est habile et qu'elle a une réelle volonté de créer un univers atypique. Mais son utilisation de la narration à la première personne prouve la difficulté d'utiliser un JE pour témoigner de l'histoire. Quand Stephen King le pratique avec Cellulaire, il se l'accapare à merveille. En ce qui concerne Diana Abu Jaber, il trouble plutôt notre perception de l'univers qu'elle s'efforce de créer. Si, comme le dit l'éditeur, Origine est un thriller intelligent, j'ai alors la bêtise de ne pas l'avoir aimé !


Pour lire la présentation du livre, cliquez ICI.


Le Livre sans Nom, de ? (2)

Le Livre sans nom

Traduit de l’anglais par Diniz Ghalos
« Bourré de références pop, construit de telle sorte qu’on ne puisse pas arrêter de tourner les pages, ce livre a tout pour lui : de l’humour, de l’amour, de la vengeance, du sexe, de la violence et du bourbon. Anonyme, sers-nous-en un autre, et vite ! » Books Addicts

Vous désespériez de trouver un équivalent littéraire aux films de Quentin Tarantino, de John Carpenter, de Robert Rodriguez ? Lisez Le Livre sans nom. À vos risques et périls.

Santa Mondega, une ville d’Amérique du Sud oubliée du reste du monde, où sommeillent de terribles secrets…
Un mystérieux tueur en série, qui assassine ceux qui ont eu la malchance de lire un énigmatique ʺlivre sans nomʺ…
La seule victime encore vivante du tueur, qui, après cinq ans de coma, se réveille, amnésique…
Deux flics très spéciaux, un tueur à gages sosie d’Elvis Presley, des barons du crime, des moines férus d’arts martiaux, une pierre précieuse à la valeur inestimable, un massacre dans un monastère isolé, quelques clins d’œil à Seven et à The Ring… et voilà le thriller le plus rock’n’roll et le plus jubilatoire de l’année !

« Plus on avance dans le livre, et plus une angoisse nous étreint : y aura-t-il assez de survivants dans l’histoire pour qu’on aie le plaisir de lire une suite ? » The Booklist

Diffusé anonymement sur Internet en 2007, cet ouvrage aussi original que réjouissant est vite devenu culte. Il a ensuite été publié, d’abord en Angleterre puis aux États-Unis, où il connaît un succès fulgurant.


La bande annonce du roman :


Publication en Juin prochain.

Source : www.sonatine-editions.fr

Précédent sujet consacré au titre : ICI

Frédéric Fontès

La Faute à pas de chance de Lee Child

La faute à pas de chance (Bad Luck and Trouble) de Lee Child sera disponible le 14 mai aux éditions du Seuil.

L'hélicoptère, un Bell 222, survole le désert quelque part à l'est de Los Angeles. L'homme, Calvin Franz, est allongé sur une civière, à 1500 mètres d'altitude. Il a les deux jambes cassées. Quand un des pilotes ouvre la porte latérale et soulève le brancard à la verticale, Frank bascule en avant, hurle de douleur et tombe dans la nuit.

Dix-sept jours plus tard, Jack Reacher se tient devant un distributeur de billets à Portland, Oregon. Fauché, incognito, en cavale. 1030 dollars ont été versés sur son compte – 1030, c'est le code d'alerte de son ancienne unité d'élite de la CIA. Frank et les autres seraient-ils en danger de mort ? Un seul moyen pour le savoir : les retrouver.

Source : Nicolas de Polars Pourpres
Les précédents romans de l'auteur : Lee Child sur PP

Frédéric Fontès

lundi 3 mai 2010

Flashforward de Robert J. Sawyer

Voici le roman qui a inspiré la série américaine, diffusée actuellement aux USA. Le livre sera disponible le 14 mai prochain, aux éditions Milady. Voici ce qu'en dit l'éditeur sur son site :

Flashforward, c’est un excellent roman de science-fiction de Robert J. Sawyer que Milady publiera en mai 2010. Mais c'est aussi, depuis la rentrée dernière, une série TV qui cartonne.

Rassurez-vous, on ne va pas vous dire que la série est le nouveau Lost ; toute la presse internationale s’en charge très bien. La comparaison peut se comprendre en raison des gros efforts de communication fait par ABC, la chaîne qui diffuse le show aux USA, et de part leur casting international. Mais, c’est à peu près tout.

En fait, si on décide de vous parler de cette série, c’est tout simplement parce qu’on l’adore. Milady ayant acquit les droits de l’œuvre originale, on s’est vite intéressé à l’adaptation télévisée orchestrée par David Goyer (co-scénariste de The Dark Knight) et Brannon Braga (Star Trek : Enterprise), et on a bien fait.

Le roman comme la série raconte comment le monde sombre dans le chaos après qu'il ait subit un black out total d’une durée de 2 minutes et 17 secondes, moment durant lequel chaque personnage de l’intrigue (et chaque être humain de la planète, en fait) a pu vivre un court instant de son futur. Tout en cherchant à savoir comment le phénomène a pu se produire, et pour quelles raisons, nous suivons les différents protagonistes, certains voulant absolument concrétiser leur vision du futur, alors d’autres voulant l’empêcher par tous les moyens.

Le tout est mené par un excellent casting, dans lequel on trouve notamment Jack Davenport (Pirates des Caraïbes) Joseph Fienes (Shakespeare in Love), Dominic Monaghan (Le Seigneur des Anneaux) ou John Cho (Star Trek).

Certes, le show prend des libertés par rapport au bouquin, mais elles sont minimes. L’essentiel du roman de Sawyer se retrouve dans la série. Les thèmes abordés sont identiques et le scénario est sensiblement le même. D’ailleurs, et c’est un fait assez rare pour le noter, l’auteur participe de près à l’évolution de la série, allant même jusqu’à signer le script de quelques épisodes. Robert Sawyer déclare régulièrement qu’il est ravi du résultat et soulagé du traitement.

Pour les curieux, voici une bande-annonce :



TF1, qui diffusera la série en 2010, propose d’ores et déjà aux plus impatients de se procurer les épisodes sur sa plate-forme de téléchargement à la demande. A 1.99 € l’épisode, c’est peu cher payé pour une merveille pareille… et ça vaut aussi pour le livre, qui sortira directement en poche, et donc à moindre coût !

  • Editeur : Milady (14 mai 2010)
  • Traduction : Thierry Arson
  • Illustraton de couverture : Sarry Long
  • Prix : 7€
  • Langue : Français
  • ISBN-10: 2811203133
Frédéric Fontès



dimanche 2 mai 2010

La note noire de Costantini

Présentation de l'éditeur
Thel, un policier new-yorkais désabusé, est confronté à un crime étrange : un jeune homme a été retrouvé égorgé, le drapeau des États-Unis dessiné sur le front. Le FBI et la CIA, dans le contexte d'angoisse de l'après-11-Septembre, penchent très vite pour la thèse d'un complot islamiste et s'emparent de l'enquête. Quand une autre victime est retrouvée égorgée à Chicago, avec cette fois le drapeau britannique comme signature, Thel, obstiné, décide de poursuivre les recherches de son côté. Elles le conduiront à Nice, Los Angeles et San Francisco. Il ne tardera pas à comprendre qu'il n'est qu'un pion dans le projet machiavélique du meurtrier, qui l'oblige à faire resurgir du passé de douloureux souvenirs.
Avec ce premier roman au suspense haletant, Costantini nous offre, sur fond de jazz, un bel hommage aux films noirs et à la littérature américaine.
Biographie de l'auteur
Christophe Bourgois-Costantini est né le 14 juin 1960. Après une enfance africaine, il co-développe l'agence Athem dont il est un associé actif. Marié à une chanteuse lyrique, père de quatre enfants, passionné de littérature noire américaine, il est saxophoniste de jazz et cuisinier à ses heures perdues.

# Poche: 276 pages
# Editeur : Editions du MASQUE (1 avril 2009)
# Collection : Le Masque
# Langue : Français
# ISBN-10: 270243441X

On vient de piquer ma curiosité en m'évoquant ce livre ... Du suspense et du jazz, j'ai craqué, je viens de me l'acheter.

Frédéric Fontès

samedi 1 mai 2010

Sang pour sang de Gipsy Paladini

« Al aimait le silence de la nuit. Il aimait ses gens aussi : les petites frappes qui n’hésitaient pas à pointer leur nez, les dealers qui dormaient toute la journée et arpentaient les rues une fois l’obscurité tombée à la recherche de nouveaux clients. Il aimait les cris surgis de nulle part, les hurlements des chiens, les gamins qui pleuraient, les alcooliques qui refaisaient le monde. Il aimait les putes aussi, les filles de la nuit, qui fréquentaient ces mêmes frappes, dealers ou autres paumés comme lui. Al aimait la nuit car c’était la seule chose qu’il craignait. S’il avait le malheur de devoir s’endormir une fois la ville engloutie par les ténèbres, il s’arrangeait toujours pour être ivre mort de manière à ne pas se réveiller avant le lever du soleil. Les ténèbres à jeun le terrorisaient. »

Roman policier particulièrement noir, Sang pour Sang raconte la traque sanglante menée par deux flics new-yorkais contre des tueurs qui semblent suivre un parcours aussi chaotique qu'incompréhensible. Une enquête à rebondissements qui sera une véritable descente aux enfers pour Al Seriani, inspecteur à l'esprit torturé, et pour son coéquipier David Goldberg, un jeune flic fraîchement sorti de l'Académie de police.

Écrit à l'américaine, avec des dialogues incisifs et percutants, le roman de Gipsy Paladini donne au lecteur une perpétuelle sensation d'empressement et le plonge au cœur d'une affaire criminelle qui révèle les pires aspects de la nature humaine.

A propos de l'auteur :

Née dans l'est de la France en 1976, Gipsy Paladini rêve très tôt de partir pour les États-Unis. Elle commence dès seize ans à découvrir le monde en voyageant et s'installe à Los Angeles où elle restera deux ans, avant de se marier et de continuer de voyager entre la France et le Brésil avec son mari, un ancien membre des forces de l'ordre brésiliennes. Sang pour Sang est son premier roman.

Un roman que j'ai dans le collimateur et qui ne va pas tarder à rejoindre ma pile, euh pardon, ma montagne de livres à lire !

Le trailer du livre :

Le site de l'éditeur : Transit éditeur

Le blog de la romancière : ICI

Frédéric Fontès