mercredi 31 mars 2010

Chronique : Un dernier verre avant la guerre - Dennis Lehane (Rivages)

Amis d'enfance, Patrick Kenzie et Angie Gennaro sont devenus détectives privés à Boston. Ils sont engagés par le politicien Mulkern pour retrouver Jenna Angeline, la femme de ménage noire du sénateur Paulson. À la veille du vote au Sénat d'une importante loi contre le terrorisme de rue, elle s'est enfuie avec des documents confidentiels. Rapidement, le duo de détectives découvre que ce ne sont pas des documents qui ont été volés, mais des photos accablantes pour le sénateur. Leur enquête, qui se déroule dans un climat d'extrême violence, déclenche une guerre entre les gangs de rue – constitués d'adolescents noirs – qui s'entretuent pour s'emparer du marché du crack.

Un dernier verre avant la guerre est sombre et plutôt douloureux pour ses "acteurs". Il a le goût de l’alcool et du sang. Il réveille les courbatures et les brûlures engendrées par les blessures. Heureusement que le sourire et la main d’Angie Gennaro viennent un peu réchauffer tout cela. Mais c’est bien ce qui fait le charme d’un roman noir. Une mise en avant de la noirceur par une faible présence de lumière. Comme une ombre qui se dessine devant des flammes.
«Il y a un bar au coin. Je vous paie un verre avant la guerre. » Devin, le flic.
Le dernier verre avant la guerre, c’est la dose d’alcool que l’on absorbe en espérant qu’elle va endormir la peur qui nous vrille le ventre. C’est quand on fait tourner les glaçons dans le verre avec mélancolie en se disant que ça sera peut être le dernier. Le calme avant la tempête.

Denis Lehane fait aussi bien parler ses personnages qu’il les fait penser. La narration via les pensées de Patrick Kenzie réserve quelques passages assez savoureux. Ce personnage torturé par les souvenirs traumatisants de son enfance nous fait partager la vision du monde qui l’entoure. Peu réjouissante donc, mais noire et réaliste. Il décrit très bien la laideur que l’on cache en nous, celle que l’on emprisonne mais qui nous fait faire des choses insensées quand on a le malheur de la libérer.
« Une fois que cette laideur nous a été inoculée de force, elle devient partie intégrante de votre sang, elle le dilue, elle bat dans votre cœur et en ressort en salissant tout sur son passage. La laideur ne s’en va jamais, ne sort jamais, quoi que vous fassiez. Celui qui pense autrement est un naïf. Tout ce que vous pouvez espérer faire, c’est la contrôler, l’enfermer tout entière dans une petite boule, dans un petit coin, et l’y contenir, un poids constant. »
Cette pensée du héros irait très bien avec un autre personnage de Denis Lehane, Jimmy Markum, « héros » consumé par la mort de sa fille dans Mystic River, un autre chef d’œuvre de l’auteur. Du coup, une fois terminée ce dernier verre, on a qu’une envie, le remplir à nouveau et attaquer le chapitre suivant des aventures de ces deux personnages très attachants.

À suivre donc avec Ténèbres, prenez-moi la main.

Par contre, on pourra coller un petit carton à l'éditeur Rivages, pour des bêtises que l'on ne devrait pas trouver dans un poche à 9 euros pièce :

* Des tirets de dialogue au début des discours du narrateur, à de multiples reprises.
* Une majuscule oubliée à un prénom en début de phrase.

C'est léger pour le moment, cela arrive mais bon, quand on veut vendre un poche à ce prix là, on est en droit en tant que lecteur, d'avoir le top du top, et là, ce n'est pas le cas ... Surtout quand il s'agit d'un livre qui a du être ré édité depuis ...

Frédéric Fontès

mardi 30 mars 2010

Créature de la nuit de Kate Thompson

Créature de la nuit de Kate Thompson, est disponible depuis le 17 mars dernier, aux éditions Baam ! Il a été traduit par Marie de Prémonville.

II va lui en faire baver, à sa mère, de l'emmener dans un trou aussi perdu. Soi-disant parce que les potes ont une mauvaise influence... Mais pourquoi là-bas ? Pourquoi dans une maison que l'ancien locataire a désertée du jour au lendemain ? Dans une bicoque en rase campagne où une petite fille a été assassinée bien des années plus tôt ? Quant à cette consigne idiote de laisser chaque soir un bol de lait et des biscuits pour une improbable petite fée... c'est du délire. Quoique...

  • Broché: 286 pages
  • Editeur : J'ai lu (17 mars 2010)
  • Collection : Baam !
  • Langue : Français
  • ISBN-10: 2290020273
La page de l'éditeur consacrée aux romans est ICI.

Frédéric Fontès

Le cercle du mal de Tess Gerritsen

Le cercle du mal, de Tess Gerritsen, sixième épisode des enquêtes est la traduction de the Mephisto Club, édité il y a quelques mois aux éditions France Loisirs sous le titre Mephisto Club.

Voici la présentation de l'éditeur :
Sur le mur de la chambre où une jeune femme a été assassinée est inscrit en lettres de sang le mot peccavi (j'ai pêché), accompagné de divers signes cabalistiques. Maura Isles, médecin légiste, et Jane Rizzoli, inspecteur de la police de Boston, ne tardent pas à remonter une piste qui les conduit à une célèbre psychiatre, Joyce O'Donnell.
Celle-ci appartient à une étrange société secrète, la Fondation Mephisto, dont les membres se consacrent à l'analyse du Mal. En outre, ils sont convaincus de la la présence réelle de Satan sur terre. Lorsque survent un deuxième meurtre, Maura et Jane s'enfoncent dans une enquête de plus en plus éprouvante et déroutante.

Comme dans le précédant opus, Tess Gerritsen commence son roman en croisant deux histoires qui vont finir par converger. On se surprend très vite à être plus intéresser par les interactions entre les héroïnes et leurs vies perso plutôt qu'à l'enquête mais vivement la suite quand même !

Le roman, traduit par Philippe Safavi, sortira aux éditions des Presses de la Cité le 01er avril prochain.

Frédéric Fontès

lundi 29 mars 2010

Le livre des morts de Glenn Cooper


Présentation de l'éditeur
New York, mai 2009. Six morts violentes se succèdent en quelques jours. Les modes opératoires sont différents, les victimes n'ont aucun point commun, hormis celui d'avoir reçu quelque temps plus tôt une carte postale de Las Vegas, avec une simple date, celle du jour de leur mort. Très vite, la presse s'empare de l'affaire et celui qu'elle surnomme le " tueur de l'Apocalypse " a tôt fait de semer la psychose dans la ville. Les autorités, désorientées par l'absence d'indices, se tournent vers Will Piper, ancien profileur d'élite dont la carrière a été brutalement interrompue à la suite d'un drame personnel. Lorsque de nouvelles cibles reçoivent à leur tour des cartes postales leur indiquant le jour de leur mort, Will va tout mettre en oeuvre pour empêcher le tueur d'agir à nouveau. Mais les noms des victimes sont déjà dans Le Livre des morts...L'enquête de Will ne va pas tarder à prendre un tournant complètement imprévu pour le mener au cœur des secrets les mieux gardés du gouvernement américain. Une mission confidentielle de Churchill en 1947 auprès du président Truman, un monastère sur l'île de Wight, la zone 51 : autant de pièces d'un puzzle machiavélique que Will devra résoudre pour faire triompher la vérité. Avec cet ouvrage à la construction remarquable et à l'intensité dramatique époustouflante, vendu à plus d'un million d'exemplaires et best-seller dans de nombreux pays européens, Glenn Cooper manipule le lecteur et nous offre un thriller envoûtant, idéal pour les amateurs de suspense et les passionnés d'histoire.
Biographie de l'auteur
Diplômé en archéologie d'Harvard, Glenn Cooper est chercheur en biotechnologies. Il vit dans le Massachusetts. Le Livre des morts est son premier roman. Il a été vendu dans le monde à plus d'un million d'exemplaires et traduit en plus de vingt-cinq langues. Il sera suivi d'une nouvelle aventure de Will Piper, Le Livre des âmes (le cherche midi, 2011).


Traduction : Carine Chichereau
# Broché: 419 pages
# Editeur : Le Cherche Midi (25 mars 2010)
# ISBN-10: 2749116651

Mmmmmmmm, j'aime bien le résumé, je suis tenté ... Et vous ?

Frédéric Fontès

Seul à savoir de Patrick Bauwen


Selon Nicolas Trenti des Rivières Pourpres, le prochain roman de Patrick Bauwen, à paraitre en septembre 2010 aux édtions Albin Michel, s'intitulera Seul à savoir.

Plus d'informations bientôt.

Retrouvez les news et infos qui concernent l'auteur sur son site www.patrickbauwen.com

Frédéric Fontès

jeudi 25 mars 2010

Chronique : Les Lieux Sombres - Gillian Flynn (Sonatine)




Mon avis sur Polars Pourpres :
Gillian Flynn nous montre avec les Lieux Sombres sa maitrise dans la construction de son intrigue et surtout, dans la manière dont elle insuffle la vie à ses personnages. On ne peut qu'avoir envie de protéger Libby dans cette histoire où plane le spectre de la mort et une immense tristesse, qui ne nous laisse pas indifférent. De la belle littérature qui plaira aux nombreux fans de RJ Ellory.

La conclusion est surprenante et s'attarde plus sur le "pourquoi" que sur le "qui". Un régal qui ne sombre jamais dans la surenchère.

Frédéric Fontès, www.4decouv.com

lundi 22 mars 2010

l'étrange disparition d'Esme Lennox par Maggie O'Farrell


Présentation de l'éditeur

Entre l'Inde et l'Écosse, des années 1930 à nos jours, l'histoire déchirante d'une femme enfermée, rejetée de la société et oubliée des siens. Un roman d'une beauté troublante, où s'entremêlent des voix aussi profondes qu'élégantes pour évoquer le poids des conventions sociales et la complexité des liens familiaux, de l'amour à la trahison. A Édimbourg, l'asile de Cauldstone ferme ses portes. Après soixante ans d'enfermement, Esme Lennox va retrouver le monde extérieur. Avec comme seule guide Iris, sa petite-nièce, qui n'avait jamais entendu parler d'elle jusque-là. Pour quelle étrange raison Esme a-t-elle disparu de la mémoire familiale ? Quelle tragédie a pu conduire à son internement, à seize ans à peine ? Toutes ces années, les mêmes souvenirs ont hanté Esme : la douceur de son enfance en Inde, le choc de son arrivée en Écosse, le froid, les règles de la haute bourgeoisie et, soudain, l'exclusion... Comment sa propre sœur, Kitty, a-t-elle pu cacher son existence à ses proches? Et pourquoi Iris se reconnaît-elle tant dans Esme ? Peu à peu, de paroles confuses en pensées refoulées, vont ressurgir les terribles drames d'une vie volée...

Biographie de l'auteur

Née en 1972 en Irlande du Nord, Maggie O'Farrell a grandi au pays de Galles et en Ecosse. Suite au succès de son premier roman Quand tu es parti (Belfond, 2000 ; 10/18, 2003), elle a abandonné sa carrière de journaliste pour se consacrer à l'écriture. Après la Maîtresse de mon amant (Belfond, 2003 ; 10/18, 2008), L'Etrange Disparition d'Esme Lennox est son quatrième roman publié chez Belfond.
  • Broché: 231 pages
  • Traduction: Michèle Valencia
  • Editeur : Belfond (19 mars 2008) & 10-18 (05 novembre 2009)
  • Collection : Littérature étrangère
  • Langue : Français
  • ISBN-10: 2714443346
Roman vivement conseillé par Taylor.

Frédéric Fontès

Les romans de Catherine Diran


Kill Parade

Présentation de l'éditeur

Quand Eva Saint Lunaire, jeune star de la chanson, est retrouvée morte au Novotel de Roissy, une sucette dans la bouche et épluchée comme un légume, ce n'est que le début d'une série sanglante qui va petit à petit décimer toutes les nymphettes du catalogue Molitor. Pierre Fournat, patron du label, propose à une jeune détective en vue un deal très particulier : elle devient l'une d'elles, enregistre un disque et enquête de l'intérieur pour coincer le meurtrier. Tentée par l'aventure, Victoria Reyne est assez délurée pour accepter le marché et, devenue Teresa, signer ce pacte avec le monde des paillettes et de la variété où la mort rôde dans chaque couloir.

Biographie de l'auteur

Catherine Diran est auteur-compositeur-interprète. Elle est la tête féminine du duo Lilicub - Voyage en Italie. Avec Victoria-Teresa, elle invente le premier privé du show-biz qui traîne ses névroses et sa folie dans un Paris qu'elle met en scène à la façon d'un Léo Malet des temps modernes. Kilt Parade est son premier roman.
  • Editeur : Editions du Masque (30 avril 2007)
  • Collection : GRANDE DIFF.
  • Langue : Français
  • ISBN-10: 270243326X

J'aime pas les actrices !

Présentation de l'éditeur

Victoria renaude comme toujours dans le milieu du show-business. Elle est sollicitée par une actrice de renom, Irène Dune, pour jouer un petit rôle dans un film retraçant la vie de la comédienne. Elle se lance dans le projet mais ne renonce pas pour autant à son métier de détective. A la demande d'un célèbre avocat parisien, Victoria enquête sur la vie dissolue de son fils, garçon de bonne famille aux comportements inquiétants. Peu après, sa voisine, Rose Steinmann, est retrouvée assassinée chez elle. Elle a été scalpée et sa mort mise en scène de façon particulièrement macabre. Au festival de Cannes où Victoria se rend avec Irène Dune, une vieille actrice est retrouvée scalpée selon le même cérémonial. La jeune femme, troublée, se met à fouiller dans la vie de Rose. Mais le passé des autres a ceci de particulier : il vous ramène toujours à vos propres errances... Victoria Reyne dort à l'hôtel, aime la nuit, l'amour, Paris et la vodka. Sa vie sentimentale est chaotique, mais, les jours de grande solitude, il lui reste Alain Delon dans " Le samouraï ". Victoria est blonde bien roulée avec un métier d'homme : elle est détective privée. Dans son sac de fille, on trouve des talons hauts et un Walther P. 38.

Biographie de l'auteur

Catherine Diran est auteur-compositeur-interprète. Elle est la tête féminine du duo Lilicub. Après Kilt Parade, on retrouve son personnage de Victoria Reyne, le premier privé du show-biz qui revisite Paris, ses lumières et ses flaques d'ombre tel un Léo Malet des temps modernes.
  • Broché: 286 pages
  • Editeur : Editions du Masque (9 avril 2008)
  • Collection : GRANDE DIFF.
  • Langue : Français
  • ISBN-10: 2702433901
à suivre ...

Frédéric Fontès

dimanche 21 mars 2010

Le chemin des faux serments de Denis Lépée


Présentation de l'éditeur

Depuis que sa vie a basculé, l'ethnologue Gabriel Beauchêne s'est retiré à Cudjoe Key, un îlot perdu de Floride. Mais son passé le rattrape quand Byron Grove fait de lui l'héritier de sa fortune, à condition qu'il élève Conrad, son fils de huit ans... Byron Grove, célèbre homme d'affaires, a longtemps été le meilleur ami de Gabriel, son frère d'adoption. Jusqu'au jour où il lui a volé sa femme et ruiné sa vie. Pourquoi lui laisser son fils aujourd'hui ? Comment élever l'enfant de son pire ennemi ? Hanté par ses souvenirs, Gabriel finit par s'attacher à Conrad, petit garçon aussi méfiant qu'intelligent. Mais depuis sa tombe, Byron Grove a jeté Gabriel dans un nouveau piège. Traqué par des inconnus, surveillé par le FBI, il découvre que ce qu'il croyait savoir de son ancien ami est faux. Pour sa survie et celle de Conrad, il va devoir plonger dans son passé et démêler les vrais enjeux d'un présent tout en faux-semblants.

Biographie de l'auteur

Explorant le monde des apparences et du pouvoir dans la lignée de L'Ordre du monde (Timée, 2007), Le Chemin des faux serments est aussi un roman sur la vengeance, l'amitié et la trahison. Denis Lépée, quarante et un ans, dont les romans sont traduits dans plus de dix pays, a également publié les biographies de Winston Churchill, Ernest Hemingway et Frank Sinatra aux éditions Timée.

J'avais bien aimé l'Ordre du monde, plein de bonnes idées. L'auteur sera au stand des éditions Plon le samedi à 17h30 (L47) pour signer son livre, j'y serai !

Frédéric Fontès

samedi 20 mars 2010

Les vents mauvais de Michael Marshall

Il y a trois ans, l’avocat John Henderson a vu son petit garçon tomber dans le lac qui bordait sa maison de l’État de Washington. Il ne s’est pas noyé, ni heurté la tête, il n’a pas succombé à une terrible maladie. Scott Henderson est mort, tout simplement, sans explication. Aujourd’hui divorcé et sans attache, John travaille comme serveur dans un modeste restaurant de l’Oregon. Une nuit, un inconnu lui adresse un e-mail qui le déstabilise : « Je sais ce qui est arrivé. » Cela suffit à l’attirer à Black Ridge – le seul endroit sur terre où il comptait ne plus jamais mettre les pieds – afin de trouver des réponses au mystère qui a anéanti son monde.

Disponible le 25 mars prochain aux éditions Michel Lafon.

Retrouvez la chronique de Claude Le Nocher sur son blog, ICI.

Frédéric Fontès

vendredi 19 mars 2010

La Mort au crépuscule de William Gay (2)

William Gay, La Mort au crépuscule, Éditions du Masque.

Présentation de l'éditeur

Kenneth Tyler, 17 ans, court pour sa vie dans la forêt maléfique du Harrikin. Franchit des ravines profondes sous la pluie et affronte l'obscurité terrifiante peuplée de fermes abandonnées, d'étranges sorcières et des silhouettes rouillées de machines agricoles à l'abandon. Au fond de sa poche, des photos qui témoignent de la fantaisie perverse et démente avec laquelle Fenton le croque-mort dispose pour leur dernier séjour les corps qu'on lui confie. A ses trousses, Sutter, le tueur démoniaque chargé par Fenton de récupérer les photos...

Conte gothique noir construit autour d'une course-poursuite hallucinante qui est une véritable épreuve pour les nerfs du lecteur, La Mort au crépuscule évoque à la fois La Nuit du chasseur de Davis Grubb et Hânsel et Gretel de Grimm. C'est aussi un superbe roman d'initiation, où la perte de l'innocence se paie au prix fort.

Biographie de l'auteur

Né en 1943 dans le Tennessee, William Gay a combattu au Vietnam, puis, une fois revenu " au pays ", n'a cessé d'écrire tout en gagnant sa vie comme couvreur et charpentier. Auteur de deux autres romans et de deux recueils de nouvelles, il est reconnu par la critique américaine unanimement enthousiaste comme l'héritier le plus évident de la tradition Faulkner/McCarthy.

Frédéric Fontès

Chronique : La Fin des Mystères de Scarlett Thomas (Anne Carrière)





Maintenant, un choix s'offre à vous.

C’est une citation de Samuel Butler, à la page 11, qui introduit la première partie du roman :
"Non seulement rien n’est ni bien ni mal si ce n’est par la pensée, mais rien n’est en soi tant que la pensée ne l’a pas fait exister."
L'héroïne, une amoureuse des livres, écrit des articles dans une revue et prépare une thèse sur les expériences de pensée : elle se plait à mettre la main sur les petites histoires qui expliquent les lois régissant notre univers. Elle part de la théorie du big bang et rebondit d’un sujet à l’autre, en trouvant le fil rouge qui relit les mystères de notre univers.
"J'aime assez cette manière de parler de la science sans nécessairement utiliser le langage mathématique, en ayant plutôt recours à des métaphores. C'est comme ça que j'ai abordé tous mes articles. Pour chacune de ces idées ou de ces théories, on découvre qu'il y a une petite histoire qui les accompagne."
Ariel Manto, héroïne de la Fin des Mystères.

Les quelques expériences qui sont évoquées sont passionnantes à découvrir. Par exemple, quand la romancière aborde le sujet de la création de l'univers par un architecte suprême via la Montre de Paley, la traductrice Marie de Prémonville se charge de nous raconter l'histoire dans une belle note de bas de page :


Un promeneur marchant en pleine campagne et découvrant une montre dans l'herbe ne pourrait, selon lui (William Paley), que s'émerveiller de la conception remarquable des rouages. Il en attribuerait la provenance soit au travail d'un horloger intelligent (solution la plus évidente), soit au hasard, à la combinaison aléatoire de la pluie, du métal et des éclairs. La conclusion de Paley était la suivante : si le lecteur s'avouait convaincu par ce raisonnement concernant la montre, il admettait que l'explication la plus plausible de l'existence sur terre des êtes vivants était celle d'un architecte suprême.
Et si la vie n'était qu'une immense métaphore ? Dieu, la philosophie, l’art, la foi, la musique, les mathématiques, un roman, un rêve, un goût, la physique, l’amour, le sexe, la mort, tout peut être qu'une unique et simple métaphore...

La Fin des Mystères est définitivement un livre à part. Le degré d’attention que son lecteur va lui accorder repose sur la propension qu’à ce dernier, à projeter son univers personnel et son vécu dans les pages. Chacun ressentira dans cette histoire un écho lui rappelant ses croyances et son optimisme, mais aussi ses désillusions et son pessimisme. Le livre est une expérience en lui-même puisqu’il nous cueille à un instant de notre vie, avec notre vision du monde du moment. Et il nous fait réfléchir sur nous-même et les autres, sur tout ce qui nous entoure.

Avec Stéphane Peru
Le destin a fait qu’à mi-parcours de ma lecture, j’ai appris la disparition d’un ami. Et la tempête occasionnée dans mon esprit par une telle tragédie a bien sûr conditionné ma manière de percevoir mon monde et ce livre. La mort d’un être cher m’a fait m’aventurer dans des « expériences de pensée » plutôt sombres et mystérieuses. Pas besoin d’évoquer ce que ce genre de perte peut éveiller de plus triste en soit, mais parlons plutôt du mystère, des questions qui restent sans réponse jusqu’au moment où notre conscience nous achemine vers un semblant de vérité.

"Pour la première fois depuis le début, je sens ma compréhension du monde changer progressivement, comme si c’était seulement maintenant – maintenant je sais que toute cette histoire est vraie – que je pouvais commencer à répondre à toutes les questions que je me pose, additionner toutes les bribes d’informations et toutes mes expériences."
La Fin des Mystères, page 411.
Qu’est ce qui permet de voir ce que l’on ne voit pas d’habitude ? De découvrir la réponse à une question qui pendait sous votre nez depuis le début ? De voir les choses sous un autre jour ? De résoudre l’équation qui restait sans solution ? C’est une prise de conscience.

L’assimilation d’un fait nouveau qui nous permet de résoudre la fin du mystère. D’engrener de nouveau et d’entamer l’introspection qui doit nous amener un début de réponse… C’est ce que Scarlett Thomas parvient à faire avec son lecteur, elle le force de manière naturel à confronter sa vision avec celle d’Ariel Manto.

Et je vous propose, à la fin de votre lecture, de relire la première phrase du roman, qui donne une toute autre perspective à l’histoire, c’est incroyable ! Et si nous étions déjà des acteurs de cette expérience de pensée en tant qu’explorateurs de la troposphère (nom donné à cette dimension que découvre l’héroïne), dès le moment où nous avons ouvert le livre ?

Scarlett Thomas prend au pied de la lettre le fait que son lecteur doit s’identifier à Ariel Manto. Vous allez le faire naturellement mais à l’issue de votre lecture vous allez véritablement comprendre que vous faites partie intégrante de cette histoire. C’est très efficace puisque, comme je vous le disais au début, chacun va assimiler cette histoire en y intégrant son vécu.

Encore plus troublant, quand on pousse un peu plus l’analyse : ce monde que découvre Ariel, est un monde que chacun voit différemment et habille selon son imaginaire. Un monde qui existe dans notre pensée. Et en quelle occasion avons-nous régulièrement l’occasion de créer un monde par notre propre pensée, notre vécu, via, par exemple, des métaphores ?

Pendant la lecture d’un livre.

Pour conclure, je reviendrai sur la belle trouvaille qu’est le titre du roman en français, la Fin des Mystères. Le titre original étant The End Of Mr. Y, donc The End Of Mystery.

Couverture de l'édition originale

On peut féliciter la traductrice Marie de Prémonville (la Tour Sombre de Stephen King, Noir Corbeau de Joel Rose, entre autre) pour l’excellent travaille qu’elle a effectué sur le manuscrit de Scarlett Thomas. Outre les nombreuses données scientifiques à restituer dans le contexte du roman, il fallait aussi une sensibilité au diapason de celle de Scarlett Thomas et de son personnage principal pour retranscrire ces pages. Une belle histoire signée Scarlett, Ariel et Marie.

À Stéphane Peru, notre ami, parti pour toujours dans le petit morceau de troposphère que l’on garde au fond de notre cœur, tu nous manques tellement…

C’est donc avec une citation de Samuel Butler que je vais conclure :
"Chaque homme est immortel : il peut savoir qu'il va mourir, mais il ne saura jamais qu'il est mort."
l'Histoire : Ariel Manto n’en croit pas ses yeux quand elle tombe sur un volume de La Fin des mystères dans une librairie de livres d’occasion. Elle connaît bien son auteur, un étrange scientifique victorien, et sait que les exemplaires de cet ouvrage sont réputés introuvables… et maudits. Le livre en sa possession, Ariel se retrouve propulsée dans une aventure mêlant foi, physique quantique, amour, mort… et tout ce qu’il advient quand on les mélange de façon imprudente.

Entre Matrix, Stephen King et Le Monde de Sophie, La Fin des mystères offre aux lecteurs une quête aussi haletante que romantique.

l'Auteur : Scarlett Thomas est née à Londres en 1972. Elle enseigne la littérature et l’écriture à l’université du Kent. La Fin des mystères est son quatrième roman.

Traduit de l’anglais (Royaume-Uni) par Marie de Prémonville.


Liens :
Le site de l’éditeur :http://www.anne-carriere.fr
Le site de la romancière : http://www.bookgirl.org
Le blog de la traductrice : http://mariedepremonville.blogspot.com

Frédéric Fontès

The Fall de Guillermo Del Toro & Chuck Hogan (2)


The Fall, la seconde partie de la trilogie la Lignée de Guillermo Del Toro & Chuck Hogan, va paraitre aux USA le 15 Mai prochain.

La trilogie sera conclue en 2011 avec la parution du tome 3, The Night Eternal.

Plus d'infos bientôt.

Frédéric Fontès

Fever dream de Preston & Child



At the old family manse in Louisiana, Special Agent Pendergast is putting to rest long-ignored possessions reminiscent of his wife Helen's tragic death, only to make a stunning-and dreadful-discovery. Helen had been mauled by an unusually large and vicious lion while they were big game hunting in Africa. But now, Pendergast learns that her rifle-her only protection from the beast-had been deliberately loaded with blanks. Who could have wanted Helen dead...and why?

With Lieutenant Vincent D'Agosta's assistance, Pendergast embarks on a quest to uncover the mystery of his wife's murder. It is a journey that sends him deep into her past where he learns much that Helen herself had wished to keep hidden. Helen Pendergast had nursed a secret obsession with the famed naturalist-painter John James Audubon, in particular a long-lost painting of his known as the Black Frame.

As Pendergast probes more deeply into the riddle-the answer to which is revealed in a night of shocking violence, deep in the Louisiana bayou-he finds himself faced with an even greater question: who was the woman he married?


Il sera disponible en anglais le 10 Juin 2010.
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Frédéric Fontès

jeudi 18 mars 2010

Pirates de Michael Crichton


J'évoquais en novembre dernier la parution posthume de nouveaux romans de Michael Crichton, décédé le 04 novembre 2008 et laissant derrière lui un manuscrit inachevé et un autre complet.

Pirates sera publié le 01er juin 2010 aux éditions Robert Laffont.

Frédéric Fontès

mardi 16 mars 2010

La lame du boucher de James Patterson


La lame du boucher (Cross en VO), de James Patterson, sera le douzième opus des enquêtes d'Alex Cross. Il sera publié en Juin 2010 aux éditions JC-Lattès. Alex Cross se retrouvera face à l'assassin de sa femme ...

En attendant le visuel en français, voici la couverture originale et le résumé en anglais :

Forensic psychologist Alex Cross's storied career in private practice, with the FBI and as a Washington, D.C., cop has brought him into contact with all kinds of seriously disturbed killers, but his 12th outing from bestseller Patterson (after 2005's Mary, Mary) may be the ultimate in lunatic deadliness. Beginning with a flashback to the murder of Cross's wife, Maria, Patterson quickly introduces Michael Sullivan (aka the Butcher of Sligo). What follows is a frenetically paced series of brutal rapes and killings by Sullivan, once employed by the mob as a freelancer and now at war with them. Cross juggles being a single parent and being involved in the dangerous game of tracking serial killers until he finally decides to give it up for his family. Needless to say, he's drawn back into the game when it promises a chance of finding Maria's killer. Cross's competence and vulnerability make a stark contrast with Sullivan's sadistic mutilations and psychological manipulations of his victims. Fans know that Cross will survive, but at what cost?

Frédéric Fontès

L'enfant perdu de John Hart


Après Le roi des mensonges et Rivière rouge, c'est en Juin 2010 que paraitra le troisème roman de John Hart, L'enfant perdu.

Thirteen year-old Johnny Merrimon had the perfect life: happy parents and a twin sister that meant the world to him. But Alyssa went missing a year ago, stolen off the side of a lonely street with only one witness to the crime. His family shattered, his sister presumed dead, Johnny risks everything to explore the dark side of his hometown in a last, desperate search. What he finds is a city with an underbelly far blacker than anyone could've imagined - and somewhere in the depths of it all, with the help of his only friend and a giant of a man with his own strange past, Johnny, at last, finds the terrible truth.

Detective Clyde Hunt has devoted an entire year to Alyssa's case, and it shows: haunted and sleepless, he's lost his wife and put his shield at risk. But he can't put the case behind him - he won't - and when another girl goes missing, the failures of the past year harden into iron determination. Refusing to lose another child, Hunt knows he has to break the rules to make the case; and maybe, just maybe, the missing girl will lead him to Alyssa...

The Last Child is a tale of boundaries: county borders and circles on a map, the hard edge between good and evil, life and death, hopelessness and faith. Perfectly blending character and plot, emotion and action, John Hart again transcends the barrier between thrillers and literature to craft a story as heartrending as it is redemptive.

Plus d'informations bientôt.

Frédéric Fontès

Zoé, la nuit d'Iris Castor


Zoé, la nuit d'Iris Castor

Parution : 03/2010

Elle s’appelle Zoé, son père est l’illustre Alphonse Bertillon, inventeur de l’analyse et de la photo anthropométrique. Elle est reporter à l’Épatant et photographie les cadavres à la morgue de la Préfecture de Paris.
Cette année-là, 1889, a lieu le 1er Congrès international sur l’hypnotisme à Paris. On vient y écouter Charcot, Brown-Séquard, Brouardel, Lombroso et y discuter des nouvelles idées de Bernheim…
Et soudain deux meurtres : deux psychiatres retrouvés poignardés et émasculés.
Zoé, avec l’aide du commissaire Cougnolles et du docteur Hippolyte, mène l’enquête. Elle la conduit des salons de la Princesse Mathilde aux souterrains de l’asile étonnant du docteur Hippolyte où l’on y traite des aliénés avec des techniques de l’époque, l’électro et l’hydrothérapie. Elle finira par découvrir que les plus fous ne sont évidemment pas ceux que l’on a enfermés.

Sous le pseudonyme d’Iris Castor se découvrent deux professeurs de l’université américaine UCLA : Laure Murat, connue par son classique La Maison du Docteur Blanche, Goncourt de la biographie, et par Passage de l’Odéon et La loi du genre, est professeur de littérature française des XIXe et XXe siècles. Zrinka Stahuljak est professeur de littérature française médiévale. Toutes deux ont construit cette première enquête de Zoé à partir de connaissances de l’époque sur le fonctionnement de notre cerveau et sur l’hypnose en particulier.

Le site de l'éditeur : www.editions-jclattes.fr

Frédéric Fontès

Docteur à tuer de Josh Bazell


Docteur à tuer de Josh Bazell

Parution : 03/2010

Le Dr Peter Brown est interne dans le pire hôpital de Manhattan. Il a du talent pour la médecine, des horaires infernaux et un passé qu’il préférerait passer sous silence. Qu’il s’agisse d’une artère circonflexe bouchée ou d’un projet machiavélique de procès pour erreur médicale, il connaît le mal qui se tapit dans le cœur des hommes.
Il faut dire que dans une autre vie, il a été Griffe d’ours, tueur à gages pour la mafia. Ce génie du combat rapproché a une relation un peu trop intime avec le programme fédéral de protection des témoins et est plus susceptible de laisser traîner une dizaine de cadavres qu’une molécule de preuve à charge.
Eddy Squillante, son nouveau patient, n’a plus que trois mois à vivre, et peut-être moins, lorsqu’il découvre que sous les traits de son nouveau médecin se cache Griffe d’ours. Avec la mafia, le gouvernement et la mort en personne s’abattent sur l’hôpital, Dr Brown survivra-t-il aux huit heures qui suivent et saisira-t-il sa dernière chance de rédemption ?
Truffé d’action, boosté à l’adrénaline et à l’humour, Docteur à tuer est un premier thriller tellement original que Time Magazine l’a sélectionné parmi les meilleurs romans de l’année 2009.

Josh Bazell est docteur en médecine de l’université Columbia. Il est actuellement résident à l’université de Californie, à San Francisco. Il a écrit Docteur à tuer alors qu’il terminait son internat dans un hôpital très différent de celui décrit dans son roman. Il est en train de terminer son second roman, la suite des aventures du Dr Brown.

Le site de l'éditeur : www.editions-jclattes.fr

Frédéric Fontès

lundi 15 mars 2010

Chronique : Comme des héros sans guerre, de Stephen Carrière



Présentation de l'éditeur
Quelque part aux Etats-Unis, un immeuble de briques rouges. Entre ses murs, sept hommes et femmes aux destins brisés ne partagent de leur quotidien que la haine et le mépris. Au carrefour de ces solitudes, un colosse mélancolique : Sauveur, boxeur déchu, gardien désœuvré, glisse parmi les ombres en espérant s'y fondre et disparaître. Lorsqu'un jour la violence fait voler en éclats leur triste équilibre, Sauveur décide de rompre une vieille promesse : cette fois, il va intervenir. Une dernière cause désespérée à relever pour partir dignement. A condition que d'autres, aussi paumés que lui, ne s'en mêlent pas... Quatre journées d'apocalypse. Une épopée frénétique où le passé douloureux resurgit pour lutter contre un présent qui laisse parler les armes. Héroïsme, suspense, humour, désirs inavouables et rêves de rédemption : après Une vieille querelle, Stephen Carrière dessine un univers sombre et sauvage, traversé par des éclats de tendresse et de grandeur, entre western urbain et histoire d'amour impossible.


Comme des Héros sans Guerre, de Stephen Carrière.

P181, Rosa Mae :
« Mon héros est reparti en guerre et je n’en attendais pas moins de lui. »
Sauveur, sorti de prison, poursuit sa pénitence en tant que gardien d’immeuble. Il possède le strict minimum et vit dans un logement plutôt spartiate. Il dépanne, répare, sans prendre partie. Son quotidien est bien rodé, simple et efficace. C’est une bonne pâte en fait, qui ne peut se permettre de faire des vagues sans mettre en péril sa liberté conditionnelle et la promesse qu’il s’est faite. Il se fait oublier, évite de faire des vagues, parle très peu. Il se détourne même les miroirs, pour s’oublier …
P112, Vartan :
Il avait l’habitude de dire que les autres sont comme des livres à moitiés lus.
- Il y a toujours des paragraphes qu’on a sautés, des rebondissements qui nous échappent alors qu’ils éclairciraient l’affaire. Il ne faut pas s’en vouloir. Rencontrer quelqu’un, c’est prendre en cours une histoire inachevée. On comble les blancs avec d’autres histoires qu’on connaît en se disant que c’est similaire. Ce n’est jamais similaire, mais ça rassure. »
P195, Sauveur : « Des livres à moitié lus, c’est ce que l’on est les uns pour les autres, des livres à moitié lus… »
C’est dans cette ambiance désabusée et mélancolique que Stephen Carrière va nous raconter son histoire.

Il y a d’ailleurs une très belle scène dans le roman, qui nous montre à quel point le combat est viscéral : quand Sauveur croise, par accident, son reflet dans un miroir, il manque de se vider les tripes, tellement le malaise le gagne et prend possession de lui. Son propre visage, qu’il n’avait pas vu depuis longtemps, lui rappelle tellement son ancienne vie, que cela perturbe son quotidien. Et au fur et à mesure, ces éléments perturbateurs vont finir par lui faire prendre conscience qu’il n’a plus qu’un choix à faire : relever la tête et les poings, même si cela doit mettre sa vie en péril.


P27 :
« Un homme est peut être autant ce qu’il pense que ce qu’il fait, mais seul ce qu’il fait a des répercussions sur les autres. »
Ce grand gaillard donc, qui parait un peu autiste aux yeux des gens qui l’entourent, tellement il fait de son mieux pour paraître invisible, va voir son univers s’écrouler quand l’une des locataires de l’immeuble, va revenir à lui, à moitié morte. Lucy, dont il est secrètement amoureux, se prostitue pour le compte de Douglas, qui se trouve être également l’employeur de Sauveur …

P22, Lucy :
« - Le monde est sale, non ? En même temps, j’ai l’impression que c’est ceux qui font jamais le ménage qui disent ça … »


La vague, le tsunami approche. Sauveur le sent. Tout au fond de lui, il sait qu’il va devoir rompre la promesse qu’il s’était faite : ne plus interagir dans la vie de ses congénères ; ne pas rendre les coups ; détourner le regard ; ne plus serrer les poings …
Quand il va se décider à tenter de sauver la vie de Lucy, il sait qu’il devra défier Douglas et ses sbires. Il pourra compter pour cela sur l’aide des autres locataires de l’immeuble … Que deviennent des héros sans guerre quand on leur trouve une bonne raison de se battre ?!

P227 : « L’immeuble en briques rouges était un ventre ; ils y vivaient tous depuis longtemps sans avoir compris qu’ils y étaient lentement digérés. »
Il est intéressant de constater le point commun qu’ont les habitants de cet immeuble. Comme les SDF que Sauveur fréquente en faisant son jogging quotidien, ces briques rouges abritent des gens qui se font oublier ou qui ont été oubliés …

Des gens aux passés tourmentés qui se contentent de donner des surnoms caricaturaux à leurs voisins. Le fil rouge de ce roman sera la découverte des origines de chacun d’entre eux et ses répercussions sur leur présent. Révélations qui réserveront au fil du roman de bien belles surprises aux lecteurs …

Ce sont ces révélations qui vont permettre, entre autre à l’auteur, de mettre un peu de douceur et de poésie dans son western urbain. Qu’elle est la meilleure arme contre la violence qui pointe son nez à notre porte ? L’amour. Et chaque locataire est lié par ce sentiment, qui aura eu dans sa vie un impact si fort, qu’il conditionne encore son quotidien.
P175, Reda :
« - Les Sept Mercenaires ! Le bandit veut savoir pourquoi Steve McQueen a pris autant de risques pour une bande de paysans et Steve répond : « C’est comme ce gars que je connaissais à El Paso. Un jour, il a baissé son froc et s’est jeté contre un cactus. Quand je lui ai demandé pourquoi il avait fait ça, il m’a juste répondu : sur le moment, ça m’a paru une bonne idée. »
- On est pas dans un western, Reda, avait tenté Alenbach.
- Bien sûr que si ! Je peux même te dire lequel : c’est Rio Bravo. John Wayne, Dean Martin, le vieux dingue et le gamin flambeur, barricadés dans le bureau du shérif contre une horde de pistoléros.
Pour ceux qui ne le savent pas, Rio Bravo d’Howard Hawks, est un des films qui a le plus inspiré l’œuvre de John Carpenter (Assaut, New York 1997, Invasion Los Angeles, Ghosts of Mars). Si il y a bien un film pour dépeindre son œuvre et en même temps, ce roman de Stephen Carrière, on le prendra pour exemple. Cette manière de placer son héros, anti-héros même, dans une situation où il peut se racheter et se sacrifier dans un élan désespéré, nous rappellera donc forcément d’autres personnages de films ou de romans.

Avec Dean Martin dans Rio Bravo, on se contentera de citer de mémoire Léon de Luc Besson, Clarence Worley dans le True Romance de Tony Scott, ou John Caffey dans la Ligne Verte de Stephen King. Il plane sur ces histoires, et sur celle de Stephen Carrière, un sentiment inéluctable * auquel le héros ne pourra pas échapper. Il devra prendre sa place dans l’engrenage, en révélant sa véritable nature pour que le mécanisme puisse enfin entrer en action.

*Inéluctable comme dans la Ballade du Café Triste de Carson McCullers, par exemple, romancière qui est citée P66. Le lecteur de la Fin des Mystères de Scarlett Thomas, se plaira à repenser à son héroïne, Ariel Manto, qui parvenait à rebondir d’un roman à un autre, en les reliant entre eux.

J’ai eu la chance de me voir offrir un livre de McCullers début décembre et je la recroise ici au détour d’un autre roman … Après ça, comment ne pas s’imaginer que les romans ne sont pas tous piégés dans une immense toile d’araignée, où chaque bruissement de pages se propage d’un fil à l’autre … Et ce fil, il ne tient qu’à nous de le remonter.
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Frédéric Fontès

TBC ... AMERICAN VAMPIRE #1 (Stephen King & Scott Snyder / Rafael Albuquerque) (3)


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Citation:
AMERICAN VAMPIRE #1
Written by SCOTT SNYDER and STEPHEN KING
Art and Cover by RAFAEL ALBUQUERQUE 1:25 Variant
Cover by JIM LEE
Witness the birth of a brand new species of vampire in this new ongoing series that begins with five extra-sized issues featuring back-to-back stories by exciting new writer Scott Snyder and the master of horror himself, Stephen King! When notorious outlaw Skinner Sweet is attacked by an old enemy (who happens to be a member of the undead), the first American vampire is born... a vampire powered by the sun, stronger, fiercer, and meaner than anything that came before. Plus... Pearl Jones is a struggling young actress in 1920s Los Angeles. But when her big break brings her face-to-face with an ancient evil, her Hollywood dream quickly turns into a brutal, shocking nightmare.
Vertigo 40pg. Color $3.99 US Mature Readers
On Sale March 17, 2010

TBC ... Zombies par Olivier Peru et Sophian Cholet


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Citation:
ZOMBIES, Tome 1. La Divine Comédie.

Scénario : Olivier Peru
Dessins : Sophian Cholet
Couleurs : Simon Champelovier
Collection : Anticipation
Éditeur : Soleil
Pages : 46
Date de parution : Juin 2010

L'être humain ne règne plus au sommet de la chaîne alimentaire. Les zombies lui ont volé sa place et rien ne semble pouvoir les arrêter.
Est-ce la fin de l'humanité ? Pas sûr... pour certains ce n'est qu'un recommencement. Que six milliards d'êtres humains couverts de mouches essaient d'en tuer quelques autres ne change pas grand chose au sens du mot civilisation.
C'est ce que réalise Sam, un homme qui ne doit son salut qu'à Smith & Wesson et un peu de chance. Il a fui les grandes villes et laissé sa fille derrière lui. Pourtant, maintenant que silence et désolation règnent sur les États-Unis, il la croit toujours en vie... Et sa conscience, traîtresse jusque là chloroformée, lui rappelle que rester humain, c'est garder espoir. Il doit la retrouver, il ne survivra qu'ainsi.
Autant chercher un brin de paille dans une botte d'aiguilles.

«On ne peut absoudre celui qui ne se repent pas.»
Dante


En exclusitivité pour les lecteurs de www.superpouvoir.com, le prologue :

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Liens :
Le blog de l'artiste : http://sophiancholet.blogspot.com
Le blog du scénariste : http://olivierperu.blogspot.com
Le blog du coloriste : http://thecoloshow.blogspot.com
Le site de l'éditeur : www.soleilprod.com
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Frédéric FONTES

Daemon de Daniel Suarez

Traduit par Leslie Boitelle ( a qui nous devons l'excellente traduction de Chicago Way de Michael Harvey et de sa suite qui vient de paraitre).

Il est mort, il va enfin pouvoir gouverner le monde…

Le roman sera disponible le 08 avril prochain aux éditions Fleuve Noir.

Je viens de découvrir ce commentaire sur un blog, ça me semble très alléchant :








lundi 22 février 2010

Daemon

Avant de mourir, il a déclenché le chaos.

Le grand Matthew Sobol est mort. Concepteur de plusieurs jeux videos incontournables, directeur d'une compagnie de programmation dont le nom n'est plus à assoir, il a consacré ses dernieres années à la conception d'un programme sensé mettre en branle l'ordre du monde: Daemon.
Dans un premier temps, ce sont deux ingénieurs qui meurent assassinés selon un plan préparé des mois plus tôt. L'inspecteur Sebeck aux prémices de l'enquête, se retrouve à seconder le FBI, afin de comprendre les dessins de Sobol..

Soyons bref concernant l'histoire, car le roman foisonne d'idées et d'innovations. Daemon est un techno-thriller qui secoue pas mal, dont l'implacable meneur repose plusieurs pieds sous terre.

On visualise aisément des scènes d'action à couper le souffle. Les idées branchées nouvelles technologies sont travaillées, réfléchies, les personnages, même si pas très fouillés, suffisamment originaux pour s'y attacher.

Il sort le 8 avril chez Fleuve Noir, écrit par Daniel Suarez, traduit (et bien traduit!) par Leslie Boitel. Un conseil : lisez-le, conseillez-le. M'étonnerait pas qu'on voit un film poper de ce roman incroyable, en tout cas le tome 2 : "Freedom", vient de paraître aux US et je me le suis commandé.
http://ranatoad.blogspot.com/2010/02/daemon.html

à suivre ...

Frédéric Fontès

dimanche 14 mars 2010

Le vent t'emportera de Jean-Marc Souvira



Après le Magicien, le nouveau roman de Jean-Marc Souvira, Le vent t'emportera, paraitra le 12 Mai 2010 aux éditions Fleuve Noir.

Certains tuent de sang froid mais ne supportent pas de se voir dans un miroir…

Frédéric Fontès

Le Piège de l'Architecte par Douglas Preston & Lincoln Child (2)



Le docteur Malin Hatch vient de prendre un poste paisible dans un laboratoire du Massachusetts, après plusieurs années passées à sillonner le monde pour soigner les victimes d'épidémies. Un soir qu'il met la dernière main à une expérience, un individu au visage buriné demande à le rencontrer : il se prétend capitaine, directeur d'une société de récupération d'épaves…
Le médecin veut le jeter dehors : ce n'est pas le premier aventurier à venir le déranger. Malin est l'héritier d'une île, au large des côtes du Maine, une île qui a causé le malheur de sa famille. La légende veut qu'un certain Edward Ockham, pirate, y ait enterré son trésor, au fond d'un puits. Sa particularité : aussitôt qu'on veut le forcer, il s'emplit d'eau de mer, balayant au passage hommes et machines. Le grand-père de Malin s'y est ruiné, son frère y est mort, et on n'a jamais retrouvé son corps.
Mais le capitaine convainc Malin : n'est-il pas temps de faire cesser la superstition ridicule de " la malédiction " de l'île ? Cette expédition sera à coup sûr la dernière, elle réunit les meilleurs scientifiques, a débloqué des fonds importants et, surtout, détient le journal de l'architecte qui a construit le puits pour le compte du pirate. S'il le souhaite, Malin peut être intégré à l'équipe, en tant que médecin. Dans quatre semaines, le trésor sera remonté du gouffre, et Malin saura la vérité sur la mort de son frère.
Malin cède. Les premiers jours, il est même enthousiaste : le puits a l'air bien vulnérable face à toutes les machines et ordinateurs déployés sur l'île. Seul contretemps, le code du journal de l'architecte résiste aux systèmes de décryptage. Cependant, quand commencent les travaux d'assèchement du puits, incidents puis accidents se succèdent. Les échafaudages les plus solides s'écroulent ; les puits d'accès parallèles sont inondés ; des blocs de pierre bouchent soudainement les issues. Une ambiance macabre règne, entre les blessés et les morts quotidiens, et les ossements que l'on découvre un peu partout. Au fil des jours, des dissensions naissent dans l'équipe, les hommes changent, deviennent agressifs, puis la peur s'installe. On finirait par croire le puits animé par un esprit génial, qui pare tous les coups.
Au terme d'une véritable descente aux enfers, les plus acharnés, ceux qui auront survécu, découvriront la chambre secrète où gît le trésor. C'est alors que le piège de l'architecte se refermera à jamais sur eux.

Voici la couverture de la réédition d'un roman que je considère comme le meilleur de la bibliographie de Douglas Preston & Lincoln Child. Cela va être l"occasion pour moi de relire ce petit chef d'œuvre du roman d'aventure et de poster ici même la petite chronique qui ira bien avec. Rendez-vous la 05 Mai 2010 !

Frédéric Fontès

jeudi 11 mars 2010

Valse Macabre de Douglas Preston et Lincoln Child (2)



Je vous l'annonçais déjà ici, maintenant je vous présente la couverture et la 4 de couv, en français ( attention aux spoilers) :

William Smithback, reporter au New York Times, et sa femme Nora Kelly, archéologue au Muséum d’Histoire naturelle, sont sauvagement agressés dans leur appartement de l’Upper West Side de Manhattan. Si Nora en réchappe, Smithback, lui, est tué. Le meurtrier est rapidement identifié par des témoins et des caméras de vidéo surveillance.
Il s’agit de leur étrange et sinistre voisin, Fearing, pourtant mort et enterré depuis plusieurs jours déjà ! Un tel mystère ne peut laisser insensible le célèbre inspecteur Pendergast, du FBI. Épaulé par son acolyte, l’inspecteur Vincent d’Acosta, il fera tout pour retrouver le meurtrier de son ami.
Leur enquête va les mener à une secte secrète, La Ville, cachée depuis deux siècles dans la partie boisée de Manhattan. Y a-t-il un rapport entre cette secte, qui se livre entre autres à des sacrifices d’animaux, et la résurrection en zombies tueurs de Fearing, puis de Smithback ? L’énigme va donner du fil à retordre à nos deux enquêteurs, d’autant qu’Alexander Esteban, ancien réalisateur spécialiste de films gore de série Z, entre dans la valse. Forcément macabre.
Quelle est la vraie raison de sa haine farouche à l’égard de La Ville ?

Le livre sera disponible le 05 mai 2010.

Source du résumé : Nico des Rivières Pourpres

Frédéric Fontès

mercredi 10 mars 2010

Chronique : Retour à Rédemption de Patrick Graham (Anne Carrière)

Avocat d'affaires, Peter Shepard a tout pour être heureux : la fortune, une femme belle et aimante, deux petites filles irrésistibles. Pourtant, certains jours, l'angoisse l'étreint à tel point qu'il doit aller s'asseoir sur un banc dans un parc. Toujours le même banc, toujours la même angoisse. Shepard redoute le pire : le big one, ce tremblement de terre dont tout le monde sait qu'il finira par engloutir San Francisco.
Et le pire advient. Mais ce n'est pas la terre qui a tremblé, c'est le passé qui a ouvert une brèche sous ses pieds et l'a plongé en enfer, dévorant sa famille et le laissant avec l'obligation de se souvenir qu'il y a vingt ans, six enfants s'étaient fait une promesse dans un cachot, afin de repousser les ténèbres.
Une promesse qu'il a trahie.

Il est temps pour lui de retourner à Rédemption.

Source : les éditions Anne Carrière

On aimera cette faculté que Patrick Graham a (comme Stephen King) de nous faire peur avec des choses simples, presque terre à terre. Des choses qui sont là, tapies dans le noir, à la périphérie de notre champs de vision ...

Sans conteste un tournant dans la bibliographie de l'auteur qui s'affranchit du thriller sanglant, de l'épouvante et du fantastique de ses précédents romans pour s'aventurer dans le romanesque teinté de noir. Il rejoint avec Retour à Redemption RJ Ellory, Gillian Flynn et peut être même Denis Lehane dans le genre qui met plus en avant les émotions et la psychologie de leurs personnages.

On prendra un immense plaisir à suivre l'histoire de ces gamins devenus grands, à qui il manque un petit rien qui fait un grand tout...

Avec Ellory et Flynn, Gerard Donovan, avec son roman Julius Winsome, est aussi représentatif de cette littérature qui raconte des choses simples mais qui nous serre les tripes.

Le point commun de ces livres et de celui de Patrick Graham, c'est cette tristesse qui émane des personnages et qui fait que le lecteur veut les protéger. Il me semble que c'est de moins en moins présent dans les gros thrillers du genre. 

C'est l'essence de l'humain qu'il faut emprisonner dans les mots, c'est cette dernière qui va révéler son pouvoir au lecteur.

Pour les fans des films Stand by me, Sleepers et du roman Cœurs perdus en Atlantide, vous allez vous régaler.




Frédéric Fontès

lundi 8 mars 2010

Dictionnaire des personnages populaires de la littérature


  • Editeur : Seuil (11 mars 2010)
  • Collection : H.C. ESSAIS
  • Langue : Français
  • ISBN-10: 2020971623
Vu et lu, sur le blog de Marin Ledun :

A signaler la parution, le 11 mars prochain, aux éditions du Seuil, du Dictionnaire des personnages populaires de la littérature, collectif d’une centaine d’écrivains dirigé par Stéfanie Delestré, éditrice du Poulpe, et Hagar Desanti, auquel j’ai eu le plaisir de participer, avec une (modeste) contribution sur le personnage de Vendredi, aux côtés, entre autres, de Caryl Férey ou de Sébastien Gendron, pour les amateurs de roman noir.


Présentation de l'éditeur :

À la fois objet ludique et mine d’informations, le Dictionnaire des personnages populaires de la littérature est d’abord composé des contributions d’une centaine d’écrivains venus de tous les horizons. Chacun s’attache à faire revivre un personnage romanesque parmi les plus marquants, à rappeler sa genèse et ses aventures, à jauger sa postérité. Ce faisant, chacun exprime sa passion de la littérature dans l’évocation du personnage de son choix.
Certains « couples » ainsi formés valent à eux seuls le détour : Cosette par Amélie Nothomb, Lady Chatterley par Catherine Millet, Tarzan par Alain Mabanckou, Fifi Brindacier par Mo Yan, Robin des Bois par Paco Ignacio Taïbo II, Vautrin par Jean Vautrin… Des articles thématiques ( Aventuriers, Bagnards, Femmes fatales, Policiers …) et un double système de renvois complètent l’ensemble.
Hommage à la littérature populaire et au plaisir de lire, cet ouvrage sans équivalent ravive nos premiers souvenirs livresques, ceux qui ont déterminé nos goûts, nos couleurs et notre appétit de lecteur. Il nous permet d’embarquer pour le pays sans frontière de la littérature, et d’en redessiner à chaque page la géographie.

Frédéric Fontès

Le Chuchoteur de Donato Carrisi



Présentation de l'éditeur :
Un époustouflant thriller littéraire, inspiré de faits réels. Cinq petites filles ont disparu. Cinq petites fosses ont été creusées dans la clairière. Au fond de chacune, un petit bras, le gauche. Depuis qu’ils enquêtent sur les rapts des fillettes, le criminologue Goran Gavila et son équipe d’agents spéciaux ont l’impression d’être manipulés. Chaque découverte macabre, chaque indice les mènent à des assassins différents. La découverte d’un sixième bras, dans la clairière, appartenant à une victime inconnue, les convainc d’appeler en renfort Mila Vasquez, spécialiste des affaires d’enlèvement. Dans le huis clos d’un appartement spartiate converti en QG, Gavila et ses agents vont échafauder une théorie à laquelle nul ne veut croire : tous les meurtres sont liés, le vrai coupable est ailleurs. Quand on tue des enfants, Dieu se tait, et le diable murmure…


Né en 1973, Donato Carrisi est l’auteur d’une thèse sur Luigi Chiatti, le « monstre de Foligno », un tueur en série italien. Juriste de formation, spécialisé en criminologie et sciences du comportement, il délaisse la pratique du droit en 1999 pour se tourner vers l’écriture de scénarios. Le Chuchoteur, son premier roman, qui s’est vendu à plus de 200 000 exemplaires en Italie, est en cours de traduction dans douze pays et a déjà remporté quatre prix littéraires.

Le roman sera disponible en Mai 2010 aux éditions Calmann-Levy.

Pour commander le roman, cliquez ci-contre :

Frédéric Fontès

Le Royaume enchanté de James B. Stewart


Le Royaume enchanté

de James B. Stewart

Traduit de l’anglais (États-Unis) par Barbara Schmidt


« Le Royaume enchanté est une œuvre monumentale, un modèle de reportage en profondeur – scrupuleux et sans pitié. Ce livre est tellement bon que selon moi plus personne n’écrira – ou n’aura même envie d’écrire désormais sur le sujet ! » Bob Woodward, The Washington Post

Un document unique sur le monde du cinéma, de l’entertainment et de la finance

Prenant pour fil rouge l’empire Disney, depuis toujours synonyme d’opacité, l’auteur nous invite à une véritable épopée shakespearienne en nous confiant les détails jusqu’ici inédits d’une partie d’échecs géniale, qui, entre 1984 et 2004, a opposé, à coups de millions de dollars, les grands noms de l’industrie du cinéma, de Barry Diller à Jeffrey Katzenberg, en passant par Steve Jobs, Michael Orvitz ou les frères Weinstein.
Personnage principal de cette histoire pleine de bruit et de fureur : Michael Eisner, PDG de Disney, chef d’entreprise le mieux payé des États-Unis, mi-Machiavel, mi-Roi Lear qui, au fil des années, de luttes fratricides en trahisons diverses, de manipulations en machinations, a peu à peu érigé la paranoïa en véritable méthode de management.

James B. Stewart a eu accès à toutes les archives inédites (mails, mémos, lettres, etc.) de cette période ; lors de centaines d’heures d’entretiens, il a recueilli les confidences de ses principaux protagonistes. De l’affaire EuroDisney aux démêlés avec Pixar, on y croise la plupart des grands talents de ces deux dernières décennies, Tim Burton, Martin Scorsese, Johnny Depp, Michael Moore, George Lucas, Steven Spielberg, etc. D’anecdotes en révélations, il lève le voile sur un monde stupéfiant, plus haut en couleur encore que la plupart de ses productions et nous offre le plus explosif des scénarios : celui de l’industrie du spectacle d’aujourd’hui.

Né en 1952, James B. Stewart, lauréat du prix Pulitzer, est avocat diplômé de Harvard et journaliste. Il travaille au New Yorker et au Wall Street Journal.



ISBN : 978-2-35584-039-5 • Format : 14 x 22 cm • Nombre de pages : 650 • Prix public : 22 euros • Mise en vente : Avril 2011

Frédéric Fontès

Les Péchés de nos pères de Lewis Shiner



Les Péchés de nos pères

de Lewis Shiner

Traduit de l’anglais (États-Unis) par Fabrice Pointeau


Élu meilleur livre de l’année par le Los Angeles Times.

« Avec un talent hors du commun, Shiner nous transporte dans un monde de corruption, de décadence, finalement de rédemption. Ce roman, écrit d’une main de maître, est complètement indispensable. » James Ellroy


A la manière de Chinatown, une enquête passionnante dans l’Amérique des sixties

Lorsque Michael arrive à Durham, en Caroline du Nord, pour accompagner son père mourant, il ne connaît que très peu de choses de la ville. C’est pourtant le berceau de sa famille, ses parents y ont vécu jusqu’à ce qu’il vienne au monde, avant de s’installer au Texas. Et c’est là que Michael va faire une étrange découverte, relative à sa naissance. Ce n’est que l’un des nombreux secrets et non-dits familiaux, et tous semblent liés à la destruction, à la fin des années soixante, d’Hayti, le quartier noir de Durham. À l’époque, celle de la lutte pour les droits civiques, ce haut lieu de la culture afro-américaine, symbole de liberté dans une région confite dans ses vieilles valeurs conservatrices, a été endeuillé par un meurtre jamais élucidé. L’assassinat d’un homme, la mort d’un quartier, d’une culture, Michael n’aura d’autre choix que de faire toute la lumière sur ces événements afin de lever le voile sombre qui recouvre son identité. Il est loin de se douter qu’il va ainsi réveiller de vieux fantômes, initier de nouvelles tragédies et mettre sa vie en péril. C’est le début d’une course contre la montre, aux multiples retournements, à l’issue incertaine.

Lewis Shiner outrepasse ici les limites du thriller pour nous offrir une véritable fresque, construite autour d’un épisode honteux et bien réel de l’histoire des États-Unis. Comment l’histoire d’un pays influe sur celle des individus, comment les fils doivent affronter les péchés de leurs pères, tels sont quelques-uns des thèmes évoqués dans ce roman à l’intrigue palpitante, qui est aussi un chant d’amour à la culture noire et une évocation enflammée des luttes sociales des années soixante.

« Un roman terriblement humain et terriblement bouleversant. » George Pelecanos

Lewis Shiner est né en 1950. Il a été ouvrier dans le bâtiment, musicien de rock et informaticien avant de se consacrer à l’écriture.



ISBN : 978-2-35584-038-8 • Format : 14 x 22 cm • Nombre de pages : 450 • Prix public : 21 euros • Mise en vente : Janvier 2011

C'est traduit par Fabrice Pointeau, qui se charge d'adapter, entre autre, les romans de RJ Ellory et dont on pourra lire le travail ce mois-ci dans la Compagnie des menteurs de Karen Maitland.

Frédéric Fontès

La ville des vents de Michael Harvey (2)


Après le premier opus, Chicago Way, la Ville des Vents sera disponible le 11 Mars 2010, toujours aux éditions du Fleuve Noir.

Présentation de l'éditeur :
Michael Kelly, détective privé à Chicago, est engagé par une ex-petite amie victime d’un mari violent. En prenant le suspect en filature, Kelly comprend qu’il ne s’agit pas d’une « banale » histoire de violences conjugales, mais que le mari en question, Johnny Woods, appartient à la garde rapprochée du maire et qu’il a ses entrées au fameux 4e étage de la mairie, là où tout se décide… Bientôt, Kelly tombe sur le corps martyrisé d’un vieil homme, Allen Bryant, dont l’ancêtre était impliqué dans le grand incendie qui a ravagé Chicago, en 1871. Quel rapport entre la victime, les magouilles du cabinet du maire et les légendes urbaines qui entourent cette tragédie historique ? Les spéculations foncières du passé ont-elles vraiment creusé le lit d’une sombre machination ? Entre une jeune fille déséquilibrée, un conservateur obsédé par un livre rare, et la police sommée de classer l’affaire, Kelly semble avoir du mal à garder le cap. Quand un second meurtre survient, il touche carrément le fond. Bienvenue à Chicago… Dans La Ville des vents, chacun manipule l’autre avec cruauté, et le détective privé n’est pas le dernier à ce jeu-là…

Frédéric Fontès