mardi 29 décembre 2009

Les Yeux d'Harry de Jérôme Camut et Nathalie Hug



















(Couverture non définitive)

Deux hommes que tout sépare sont précipités dans une aventure où amis et ennemis, réalité et faux-semblants se confondent. Ex-présentateur vedette brusquement débarqué du journal télévisé, Jan s’envole pour le Kerala, en Inde, laissant derrière lui une vie personnelle désespérément vide. À peine est-il arrivé qu’au cours d’une promenade, il tombe dans un piège et se retrouve coincé au fond d’un trou. Un être hirsute qui débite en français des phrases incompréhensibles lui urine dessus et repart sans daigner l’aider. Quelques heures plus tard, sauvé par des moines du temple tout proche, Jan retrouve la trace d’Harry, ce drôle d’individu concepteur de pièges qui s’est construit un abri dans les arbres. Intrigué par sa personnalité étrange, Jan s’attache aux pas d’Harry et, rattrapé par son instinct de journaliste, décide de partir à la recherche de son mystérieux passé. Dès le début de leur périple, les deux hommes sont suivis et menacés de mort. Leur survie passe par la résolution de ce nœud d’énigmes : qui est Harry ? Comment a-t-il perdu une partie de sa mémoire et de ses capacités mentales ? Qui cherche à l’éliminer ? Pourquoi ? Une quête haletante et désespérée, qui nous mènera de l’Inde du Sud au Sri Lanka, des îles Anglo-normandes à Paris, jusqu’à une vérité glaçante.

À paraitre le 24 Mars 2010 aux éditions Calmann-Lévy

Le site des auteurs : www.jeromecamut.com www.nathaliehug.com
Le site de l'éditeur : www.editions-calmann-levy.com


Frédéric Fontès

lundi 28 décembre 2009

Cougar Corridor de Florian Rochat : la chronique

 Une habitation isolée dans le Montana, par un beau matin d’été...

Un hurlement déchire l’air immobile alors qu’une forme animale s’enfuit, sans un bruit, laissant le corps mort du jeune Phil Bardgett, un grand trou rouge à la place du visage.

Michael Dupuis s’interroge. Les cougars sont nombreux dans la région, et les espaces sauvages, condition de leur survie, disparaissent comme jadis les terres de ses ancêtres indiens… Mais qu’est-ce qui a pu pousser l’un de ces fauves à venir choisir sa proie jusque dans la cour d’une maison ?

Très vite les événements se précipitent : ce drame conforte son amie Julie Bouchard, une écologiste française, dans son projet de créer des corridors pour éviter les interactions entre le prédateur et les humains… Mais elle frôlera bientôt elle-même la pire des morts.

Il est vrai que cette initiative contrarie les plans d’un puissant promoteur immobilier…

Le site de l'éditeur : www.editionsdupassage.com

Mon avis sur Polars Pourpres :



Fredo a écrit:
Un beau plaidoyer pour la préservation des espaces naturels face à l'urbanisation tout azimut. Derrière ce roman noir se cache une véritable déclaration d'amour pour le Lion des Montagnes. Rafraichissant.


Un joli plaidoyer écologique que ce polar de Florian Rochat. Difficile de rester insensible face à la verve des personnages qui défendent ces fameux lions des montagnes. Et aux travers des personnages, c’est le discours de l’auteur qui retient toute notre attention. Le message est simple, sans fioriture, emprunt d’un amour et d’un profond respect pour ces animaux sauvages, dont l’habitat naturel est de plus en plus « dévoré » par l’appétit grandissant d’urbanisation des entrepreneurs et donc par nous, habitants des maisons qu’ils bâtissent.
C’est une belle leçon de civisme et d’humanité que nous propose donc François Rochat qui va tenter simplement de réveiller en nous le fervent défenseur de l’environnement qui, de nos jours, a malheureusement un peu trop tendance à ne pas se réveiller …
Le seul bémol qui me vient à l'esprit, c'est la petite "sucrerie" que s'accorde l'auteur p219. C'est un beau cadeau qu'il offre à son héros mais on ne peut s'empêcher de faire les gros yeux !


N'oubliez pas d'aller faire un tour sur le site de l'auteur (en cliquant ICI) et de visionner les différentes vidéos qu'il a réalisé lors de son voyage dans le Montana, c'est passionnant.

Frédéric Fontès

TBC... SHAHIDAS t.1 (Laurent Galandon / Frédéric Volante)

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Shahidas TOME 1 : Le Fruit du Mensonge
Cycle 1 [Episode 1/2]
de Frédéric Volante Dessinateur, Galandon Scénariste
Parution le 18 novembre 2009
Prix : 12,90 € - 48 pages

Quand devenir martyre est la seule issue...

Sont-elles soumises ? Désespérées ? Fanatiques ? Les Shahidas sont ces femmes qui choisissent l'attentat suicide au mépris de toute rationalité. En enquêtant sur un meurtre passionnel, a priori banal, le commissaire Saraj remonte une filière de recrutement de ces nouvelles kamikazes. Le voici de nouveau confronté à la violence qui a déjà touché nombre de ses proches. Lui qui est si fier de sa nationalité égyptienne est né Palestinien…

Un récit au cœur de la névrose du Moyen Orient.

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Lien :
Le site de l'éditeur : www.angle.fr

Pour voir la bande annonce, c'est là : http://www.angle.fr/video/shahidas/

Cet album aura été une très bonne surprise. À la base, ce n'est pas vraiment le genre de thème et d'univers qui m'intéressent en bd. Mais j'aime bien ce qu'a fait Galandon jusque là.

La première satisfaction aura été de découvrir les planches de Frédéric Volante, qui ne sont pas sans me rappeler le style d'un dessinateur américain que j'aime beaucoup : Paul Ryan. Voir le vieillard sur la page 7 postée plus haut, la ressemblance est évidente !

L'autre satisfaction, c'est quand l'histoire de Galandon commence à prendre forme et que les pièces commencent à donner vie à une trame dont l'intrigue parviendra à nous tenir en haleine jusque dans la dernière case. C'est malin, plus complexe qu'il n'y parait à première vue et ça ouvre un champ de possibilités pour la suite suffisament large pour qu'on ne sache pas où ça va nous conduire.

Du coup, la suite devrait être particulièrement intéressante puisque l'on se retrouve plus que curieux de savoir ce que nous réserve le scénariste.

Shahidas, lu et approuvé par Fredo !

Frédéric Fontès

dimanche 27 décembre 2009

TBC ... AMERICAN VAMPIRE #1 (Stephen King & Scott Snyder / Rafael Albuquerque)



"Vertigo's roots are in horror. It makes sense for us to do a vampire series. But if we do it, we have to do it in a fresh and exciting way. And that's exactly what 'American Vampire' is all about."
Karen Berger, Vice-Présidente du label Vertigo

Le label Vertigo de l’éditeur DC Comics publiera à partir de mars 2010 une nouvelle série régulière intitulée American Vampire, qui contiendra deux histoires de 16 pages, l’une écrite par Scott Snyder (écrivain qui a fait ses débuts dans le milieu du comic-book américain cette année avec le récit complet The Human Torch Comics 70th Anniversary Special #1), l’autre par Stephen King !

En effet, le maître incontesté de l’horreur a décidé d’écrire pour la première fois un comic-book original, qui ne soit pas l’adaptation de l’un de ses romans (The Dark Tower, The Stand, Talisman, Stephen King's Creepshow) ou un emploi de personnages qu’il n’a pas créés (Batman #400, Bizarre Adventures #29, Heroes for Hope Starring the X-Men #1).

American Vampire présentera aux lecteurs une vision originale des vampires, fortement imprégnée par la culture américaine, Snyder s’intéressant aux années 20, aux music-halls, au jazz et à Pearl, une jeune femme ambitieuse dont les rêves de gloire vont être brisés par une rencontre funeste, tandis que Stephen King placera son intrigue à l’époque de la conquête de l'Ouest, au XIXème siècle, en suivant la carrière d’un braqueur de banques vampire, Skinner Sweet.

Ces deux histoires qui sont liées entre elles seront dessinées par l’artiste brésilien Rafael Albuquerque (Superman/Batman).



Et voici le communiqué de presse que nous a envoyé le label Vertigo :

Citation:
Scott Snyder and Stephen King to write a new horror comic book series, AMERICAN VAMPIRE

Celebrated short story writer Scott Snyder and artist Rafael Albuquerque will launch a new monthly comic book series from Vertigo in March 2010 with a unique contribution from New York Times bestselling novelist Stephen King. The new ongoing series, AMERICAN VAMPIRE, will introduce readers to a new breed of vampire-a more muscular and vicious species of vampire with distinctly American characteristics. The series' first story arc, to be told over the course of five issues, will feature two different stories, one written by Snyder, the other by King.


Snyder's storyline is one of decadence and deception and Jazz Age glamour. Pearl is an ambitious modern woman with starlet dreams. She frequents Hollywood's speakeasies and dance-halls searching for her first big break, only to find something far more sinister waiting for her.

King's story provides the origin of the very first American vampire:Skinner Sweet, a bank robbing, murdering cowboy of the 1880s. Skinner is stronger and faster than previous vampires; he has rattlesnake fangs and is powered by.... the sun?

Following the conclusion of the first story arc, Snyder and Albuquerque will trace Skinner's bloodline through various decades of American history.

"Getting the chance to re-imagine a classic monster-to invent a whole new mythology and secret history-nothing could be more exciting for me . . . except getting the chance to do it with Stephen King at Vertigo.I honestly can't think of any influences more crucial or enduring for me than Vertigo and Stephen King. To have them both involved in AMERICAN VAMPIRE, along with the amazing Rafael Albuquerque-this all a dream come true for me!" -Scott Snyder

"I love vampire stories, and the idea of following the dark exploits of a uniquely American vampire really lit up my imagination. The chance to do the origin story-to be "present at the creation" -was a thrill. I owe big thanks to Scott Snyder for letting me share his vision, and sip from his bucket of blood." -Stephen King
"In a time where vampires are everywhere, Scott and Stephen seem to have done the impossible: An original, inventive and detailed new series. It's a challenging and exciting project I'm proud to be working on." -Rafael Albuquerque

"Publishing a series with a fresh take on the vampire mythos would be incredible enough, but adding the talents of Scott Snyder, an exciting new voice in fiction, and Stephen King, the master of horror himself, is beyond awesome. We are thrilled that Vertigo is the home for this special new work, which we're certain will be a major addition to the timeless and popular appeal of vampire lore everywhere." -Karen Berger

About the creators:

Scott Snyder is best known for his first collection of stories, Voodoo Heart (Dial Press). Stephen King picked two of the included stories-"Wreck" and "Dumpster Tuesday"-for the 2007 Best American Short Stories anthology shortlist. Snyder teaches writing at Columbia University, NYU and Sarah Lawrence College and is working on a novel called The Goodbye Suit, to be published by Dial in 2011. He lives in New York City. This is his first comic book series.

Stephen King is the bestselling author of The Stand, The Shining, The Dark Tower books and multitudes of other works, most recently Under the Dome. AMERICAN VAMPIRE marks Stephen King's debut with Vertigo/DC Comics; it is the first comic book writing he's done, based on original material, as opposed to existing characters.

Rafael Albuquerque is best known for his work on Superman/Batman and Crimeland.


Liens :
Le site de l’éditeur : www.dccomics.com/vertigo
Le site du scénariste : www.voodooheart.com
Le site du scénariste : www.stephenking.com http://club-stephenking.fr
Le site du dessinateur : www.rafaelalbuquerque.com
La galerie du dessinateur : www.rafaelalbuquerqueart.deviantart.com

Source : www.superpouvoir.com

Frédéric Fontès

vendredi 25 décembre 2009

Les Romans de Tonino Benacquista (Antoine Andrieux)

On vient de m'offrir le premier opus de la série que Tonino Benacquista a consacré à son personnage Antoine Andrieux.


La Maldonne des Sleepings
# Poche: 285 pages
# Editeur : Gallimard (23 octobre 1998)
# Collection : Folio Policier
# Langue : Français
# ISBN-10: 207040689X
Dans les trains de nuit, mon boulot, c'est le sommeil des autres.
Mais quand il s'agit de veiller sur un dormeur que l'Europe s'arrache, quand les contrôleurs, les douaniers et les énervés du cran d'arrêt cherchent à me poinçonner, je regrette le doux temps de l'Orient-Express…
Tout ce que je désire, c'est éviter de me faire descendre à la prochaine.


 


Les Morsures de l'Aube
# Poche: 215 pages
# Editeur : Rivages (7 mai 2004)
# Collection : Rivages Noir
# Langue : Français
# ISBN-10: 2869306008
Antoine est un parasite professionnel. Il a trouvé, avec son acolyte Bertrand, le moyen de subsister en se retrouvant en première ligne de tous les cocktail parisiens qui fleurissent chaque soir dans la capitale. Au cours d'une de ces soirées, ils sont emmenés de force dans le bureau par l'organisateur de la fête qui leur propose un marché : Antoine disposera de quarante-huit heures pour retrouver un certain Jordan, individu dont ils utilisaient le nom pour s'incruster dans ces raouts mondains. Cet homme servira de monnaie d'échange pour que Bertrand recouvre sa liberté.

Malgré un début d'une grande drôlerie, le romancier livre un récit oscillant entre cynisme et désespoir. La description de la vie des noctambules parisiens qui s'apparentent à des vampires fait basculer le récit dans l'étrange et le fantastique. L'écriture alerte et l'imagination sans borne de Tonino Benacquista font de son cinquième roman une véritable réussite. --Claude Mesplède


 


Trois carrés rouges sur fond noir
# Poche: 234 pages
# Editeur : Gallimard (23 juillet 1999)
# Collection : Folio Policier
# Langue : Français
# ISBN-10: 2070407985
Amazon.fr
La raison de vivre d'Antoine Andrieux, c'est le billard. Employé dans une galerie d'art le jour, il vit sa passion la nuit et rêve de devenir champion du tapis vert. Lors d'une exposition consacrée au peintre Emile Morand, un inconnu découpe au cutter l'une de ses toiles et agresse violemment Antoine qui se retrouve à l'hôpital, une main sectionnée. Fini, le billard ! Le jeune homme n'a plus qu'une idée en tête : la vengeance. Il découvre que Morand, au milieu des années soixante, faisait partie d'un mouvement pictural appelé "les Objectivistes" dont certains artistes refusaient tout mercantilisme. Antoine va plonger dans un monde parallèle où l'art n'a pas toujours son mot à dire. Loin s'en faut !

Grâce à un humour féroce, Tonino Benacquista entraîne le lecteur néophyte dans un milieu clos où les protagonistes évoluent et se reconnaissent grâce à des codes de comportement et de langage dont ils sont les seuls détenteurs. L'intrigue originale et parfaitement maîtrisée en fait une véritable réussite. --Claude Mesplède

Description
" Vous savez, on peut mêler l'histoire de la criminalité à celle de la peinture. Au début, on peignait comme on tue, à main nue. L'art brut, on pourrait dire... l'instinct avant la technique. Ensuite est intervenu l'outil, le bâton, le pinceau. Un beau jour, on s'est mis à peindre au couteau. Regardez le travail d'un Jack l'Eventreur... Et puis on a inventé le pistolet. Peindre au pistolet apportait quelque chose de définitif et radical. Et maintenant, à l'ère terroriste, on peint à la bombe, dans la ville, dans le métro. Le graffiti anonyme qui saute au coin de la rue... " 

 


La Commedia des Ratés
# Poche: 233 pages
# Editeur : Gallimard (1998)
# Collection : Folio Policier
# Langue : Français
# ISBN-10: 2070406466
Amazon.fr
Antonio Polsinelli, fils d'immigré italien de Vitry-sur-Seine, se rend à Sora en Italie pour s'occuper d'une vigne que lui a léguée un ami qui vient d'être assassiné. Mais la déception est amère, comme le vin imbuvable dont il a hérité. Seule la statue de Sant'Angelo érigée dans la chapelle construite sur son terrain pourrait faire un miracle. A son grand étonnement, Antonio est exaucé. Non seulement le mendiant local recouvre la vue mais la piquette se transforme en velours. Dès lors, les prix montent en flèche et les fidèles affluent. C'était sans compter sur l'ex-propriétaire, un gangster américain, qui réclame 25 % des recettes...

Ce récit enivrant de drôlerie atteint son but : nous faire croire à l'incroyable. L'auteur entremêle les souvenirs émouvants du père immigré aux grandes bouffonneries des foules crédules. L'histoire se nourrit de mille détails aussi succulents que les recettes de pâtes ou du vrai café italien. Des trouvailles, de l'humour et de la dérision : que demander de plus ? --Claude Mesplède




Quatre Romans Noirs : l'Intégrale
# Poche: 896 pages
# Editeur : Editions Gallimard (28 mai 2004)
# Collection : Folio Policier
# Langue : Français
# ISBN-10: 2070315290
Présentation de l'éditeur
Quatre aventures d'un même personnage, Antoine. Parfois double romanesque de l'auteur, parfois pure fiction, souvent plus salien qu'il ne le voudrait, il balade son humour cinglant, sa teigneuse pugnacité et son sens profond de l'amitié dans des histoires qu'il n'a pas cherchées mais qui ne le lâchent plus. Quatre romans noirs réunis pour la première fois en un seul volume, pour en découvrir toute la cohérence et savourer le grand talent de Tonino Benacquista.

Biographie de l'auteur
Tonino Benacquista est également l'auteur de Saga, Grand Prix des lectrices de Elle en 1998, de Quelqu'un d'autre, Grand Prix RTL-Lire en 2002 et de Malavita, tous publiés aux Editions Gallimard.




Frédéric Fontès

jeudi 24 décembre 2009

Dernière Escale de James Patterson & Howard Roughan



Le nouveau roman de James Patterson à paraitre aux éditions de l'Archipel, (anciennement En Perdition, dont je parlais déjà ici : http://4decouv.blogspot.com/2009/11/en-perdition-de-james-patterson-howard.html) sera disponible en version numérique dès le 2 Janvier :
Les éditions L'Archipel ont acquis les droits d'exploitation numérique en français du nouveau thriller de l'Américain James Patterson, Dernière escale, dont la sortie en librairie est prévue le 6 janvier 2010. L'ouvrage sera disponible en avant-première dès le 2 janvier en ligne sur Relay.com.
Il sera aussi téléchargeable le jour de la publication sur le site de la Fnac et des librairies partenaires de Numilog, lisible sur iPhone via Cyberlibris ou Mobilire, ou en épisodes via smartnovel.fr. Les prix du livre en téléchargement seront déterminés selon les sites. La maison d'édition limite à 30 % le rabais maximum de cet ouvrage vendu à 22 euros en version papier. Deux autres romans de Patterson, Une nuit de trop et On t'aura prévenue, publiés en 2009 seront disponibles en téléchargement selon les mêmes formules.
Source : Relaxnews

Frédéric Fontès

samedi 19 décembre 2009

Chronique : Les Mystères de Tenerife - Lázaro Martín Manca (Le Passage)

Publié en Novembre dernier : http://4decouv.blogspot.com/2009/11/les-mysteres-de-tenerife-par-lazaro.html

Belle surprise en ce qui me concerne pour cette fin d'année. On aurait pu le nommer les Fables de Tenérife tant les enquêtes de ce détective privé ressemblent à des contes.

Chaque histoire fait une vingtaine de pages et le tout représente une saison de la vie mouvementée de Vicente. Ce dernier est très attachant et le livre regorge de petites pépites.

C'est à la fois simple dans le propos et la construction mais terriblement emprunt de poésie et d'un certain lyrisme, comme dans les contes et les fables ...

Un plus encore me permet de m'attacher aux personnages et aux décors,  c'est la jolie traduction d'Andréane Bernard, qui a conservé certains termes dans leur langue d'origine, donnant à cette histoire son gout particulier, teintée de saveurs espagnoles.

Un auteur à découvrir et une forme de récit intéressante à lire d'urgence !

Le site de l'éditeur :  www.lepassage-editions.fr

Frédéric Fontès

C'era una volta il west, Ennio Morricone



                                                                                                                                                                                                                                                                                                                       
01   C'era Una Volta Il West (03:43)
02   L'Uomo (01:03)
03   Il Grande Massacro (02:40)
04   Arrivo Alla Stazione (00:55)
05   L'Orchestraccia (02:25)
06   L'America Di Jill (02:47)
07   Armonica (02:27)
08   La Posada N. 1 (01:39)
09   Un Letto Troppo Grande (01:32)
10   Jill (01:47)
11   Frank (01:52)
12   Cheyenne (01:16)
13   La Posada N. 2 (01:33)
14   La Posada N. 3 (01:19)
15   Epilogo (01:14)
16   Sul Tetto Del Treno (01:19)
17   L'Uomo Dell'Armonica (03:30)
18   In Una Stanza Con Poca Luce (05:08)
19   L'Attentato (04:41)
20   Ritorno Al Treno (00:57)
21   Morton (01:36)
22   Come Una Sentenza (03:08)
23   Duello Finale (03:35)
24   L'Ultimo Rantolo (01:44)
25   Nascita Di Una Citta (04:25)
26   Addio A Cheyenne (02:38)
27   Finale (04:08)

Vingt-sept titres et que du bonheur. Édition remastérisée, et restaurée dans l'ordre chronologique du film, avec sept morceaux inédits approuvés par le compositeur.
Le pied, à écouter en fond sonore avec un bon bouquin ... Je viens de me commander un coffret regroupant la trilogie Dollars, à suivre ...

Frédéric Fontès

Le Symbole Perdu de Dan Brown (2)



J'évoquais la sortie du roman ici : http://4decouv.blogspot.com/2009/11/le-symbole-perdu-de-dan-brown.html

Je viens de le terminer, voici l'avis que j'ai publié sur Polars Pourpres :
C'est vrai qu'il y a des longueurs, des ruptures pesantes dans le récit mais ce qui m'a le plus gêné, c'est le fond : Langdon n'a jamais tant été à côté de ses pompes. Il subit du début à la fin et même le lecteur se retrouve régulièrement à avoir un coup d'avance sur lui. Un décalage nuisible pour la crédibilité du personnage. Ça reste un bon roman d'aventure qui respecte la charte : une arrivée en catastrophe sur les lieux, un vieil homme qui joue le rôle du père, une jolie jeune femme, un vilain à la Star Wars, un secret caché sous le nez de tous, des monuments qui racontent une histoire mystérieuse et des autorités qui jouent un jeu trouble. Un roman définitivement dans la lignée des deux autres. Mais que la fin est laborieuse ...
Frédéric Fontès

jeudi 17 décembre 2009

La Malédiction de Marco Polo par James Rollins

Le nouveau roman de James Rollins, la Malédiction de Marco Polo,  paraitra le 14 Janvier prochain aux éditions du Fleuve noir.


Le site de l'éditeur : http://www.fleuvenoir.fr

Frédéric Fontès

Sous les Bruyères de Belinda Bauer (2)

Voici la couverture française et la présentation de l'éditeur pour le roman de Belinda Bauer, Sous les Bruyères, dont j'avais déjà évoqué la sortie à venir en novembre, ici.


Présentation de l'éditeur

Steven n'a que douze ans et pourtant, il entretient une relation épistolaire avec un tueur en série... C'est le moyen qu'il a trouvé pour en finir avec cette histoire familiale qui lui empoisonne l'existence. Car Steven en a assez de creuser la lande à la recherche du corps de son oncle Billy, disparu à peu près au même âge que lui. Persuadé que sa mère et sa grand-mère ne parviendront jamais à faire leur deuil, il entre en contact avec Arnold Avery, incarcéré pour le meurtre de plusieurs enfants dans la région à la même période. Pour Steven, Billy est forcément tombé entre ses griffes. C'est bien pour cela qu'il lui écrit une lettre énigmatique destinée à piquer sa curiosité. Et le stratagème fonctionne ! Le détenu lui répond, et tous deux instaurent une correspondance codée, afin de tromper la vigilance des gardiens. Mais Steven n'imagine pas dans quel engrenage il a mis le doigt. Car Arnold Avery n'est pas seulement un meurtrier rusé et sans scrupules, il est aussi joueur et s'ennuie depuis beaucoup trop longtemps dans sa cellule...

Biographie de l'auteur

Belinda Bauer est une auteure et scénariste anglaise installée au pays de Galles. Sous les bruyères est son premier roman. Traduction: Carine Chichereau

Le site de l'éditeur : http://www.fleuvenoir.fr/

Frédéric Fontès

le Sculpteur d'âmes de Raphaël Cardetti (2)

Je vous annonçais déjà en Novembre dernier la publication imminente du prochain roman de Raphaël Cardetti, le Sculpteur d'âmes,  avec sa couverture, désormais, je met à votre disposition la présentation de l'éditeur :

Le site de l'éditeur : http://www.fleuvenoir.fr

mercredi 16 décembre 2009

Jusqu'à ce que la mort nous unisse, de Karine Giebel


La montagne ne cachera plus leurs crimes très longtemps…
Vincent est guide de haute montagne dans le Mercantour. Il vit retranché dans sa solitude depuis que sa femme l’a quitté, cinq ans plus tôt, sans aucune explication. Un souvenir toxique, à l’image de l’ancolie, fleur somptueuse dont la brûlure est intolérable. Le seul remède qu’il a trouvé pour dépasser cette trahison est d’entretenir une réputation de Don Juan. Mais lorsqu’une jeune femme plus fragile que les autres se suicide peu après leur rupture, Vincent est sous le choc, et se marginalise encore davantage. Seule Servane, une nouvelle recrue de la gendarmerie fraîchement mutée dans la région, ne lui tourne pas le dos et parvient à pénétrer son univers. Fascinée par la montagne, elle lui demande de l’initier à ce milieu rude mais passionnant. Peu à peu, dans ces grands espaces et cette nature grandiose, les deux êtres solitaires vont se lier d’une amitié profonde... Mais la montagne sait aussi se montrer cruelle : le meilleur ami de Vincent est retrouvé mort au fond d’un ravin. Aux yeux de tous, un accident tragique, banal. Pourtant, le guide refuse de croire qu’il s’agit d’une chute mortelle, d’autant plus qu’il commence à recevoir, au compte-gouttes, de mystérieux messages anonymes semblant vouloir le mettre sur la piste du ou des assassins. Secondé par Servane, Vincent se lance alors dans sa propre enquête…


Cinquième roman de Karine Giébel, Jusqu’à ce que la mort nous unisse nous transporte
dans un cadre et un décor époustouflants que l’auteur décrit à merveille pour les avoir
longtemps pratiqués. La montagne devient un personnage à part entière, un véritable vecteur d’angoisse, auquel s’ajoutent de multiples rebondissements et une écriture addictive servie par un scénario hors des sentiers battus (à tous points de vue !).
Sur ses précédents livres :
« (...) Incontestablement, une auteure de thriller est née. » Livres Hebdo
« Un style simple, vif et tonique, délesté de toute lourdeur. » Direct Soir
« l’écriture est nerveuse et le roman se lit d’une traite. » Sud Ouest Dimanche
«Chiens de sang confirme le talent de Karine Giébel, maintes fois récompensée pour ses
précédents romans. » L’Humanité Dimanche


Jusqu’à ce que la mort nous unisse de Karine Giébel
THRILLER – ROMAN FRANÇAIS
490 PAGES - FORMAT : 140 X 225 – PRIX : 19 €



Karine Giébel est née en 1971 dans le Var, où elle vit toujours. Depuis qu’elle sait tenir un stylo, elle écrit… Après une scolarité sans histoire où il lui arrivait parfois de s’ennuyer, elle poursuit des études de droit tout en s’essayant à divers boulots, pas toujours gratifiants mais souvent formateurs. Parallèlement, elle se lance dans l’écriture d’un polar, son premier roman Terminus Elicius (Editions la Vie du rail, 2004) qui reçoit le Prix Marseillais du Polar en 2005.
Suivra Meurtres pour rédemption en 2006 qui a été sélectionné pour le Prix Polar Cognac.
En 2007, elle publie Les Morsures de l’ombre au Fleuve Noir, qui remporte en 2008 le prix Intramuros du festival Polar de Cognac, ainsi que le Prix SNCF du Polar 9ème édition et le Prix Polar Derrière les murs de Frontignan en 2009. Une adaptation au cinéma sera réalisée prochainement par Jean-Pierre Limosin.


Publié le 12 novembre 2009 aux éditions Fleuve Noir.

Le site de l'éditeur : http://www.fleuvenoir.fr

Frédéric Fontès

lundi 14 décembre 2009

Les Furies de Calderon de Jim Butcher

Vu toujours sur le blog de Milady :

Toutes nos excuses à ceux qui ont eu une fausse joie : cette actu n’annonce pas le retour des Dossiers Dresden* en librairie, mais l’arrivée d’une nouvelle œuvre de l’auteur : Le Codex Alera.
C’est durant le premier trimestre 2010 que vous aurez l’occasion de découvrir le premier tome de cet ambitieux cycle : Les Furies de Calderon. Si vous étiez habitués aux aventures urbaines de Butcher, sachez que cette nouvelle histoire vous emmène vers un monde de Fantasy certes plus traditionnel, mais tout aussi garni de bonnes idées.
L’histoire se déroule en Alera, une nation assez similaire à l’Empire Romain, où chaque citoyen est naturellement doté d’un certain degré de contrôle envers les forces élémentales. Ces esprits, les Furies, sont ainsi plus ou moins au service de Monsieur et Madame Tout-le-monde.
Tout le monde ? Non. Car il semblerait que pour le jeune Tavi, la Force soit tout sauf puissante. Par conséquent, l’adolescent vit en marge d’une société qui considère cette tare comme une aberration. Fort heureusement, le garçon a une intelligence affutée comme un rasoir, qui lui permet régulièrement de se sortir du pétrin. Et cela lui sera d’une grande aide puisqu’un guerre civile se profile. Et lorsque les deux camps ont la possibilité de s’affronter en faisant appel à la puissance des Furies… ben, vous imaginez facilement les dégâts.
Et ce n’est là que le début de l’histoire ! Tavi a un destin hors du commun et de nombreux obstacles se dresseront devant lui… Si vous désirez en savoir plus, Max, l’un de nos forumeurs suivant la série dans sa version originale, se fera un plaisir de vous aiguiller sur le sujet consacré à Jim Butcher. Sinon, vous pouvez aussi consulter le site officiel de l’auteur, pas avare en info, et proposant gratuitement la lecture des deux premiers chapitres du livre. En anglais, cela va de soit. Les réfractaires, eux, devront attendre 2010.
 Je reviendrai vous en parler quand j'aurai le livre entre les mains !

Frédéric Fontès

Dresden est de retour chez Milady !

Vu sur le site de Milady :
On vous avait promis de trouver une solution, la voici : les aventures d’Harry Dresden, le seul et unique magicien de Chicago, seront rééditées chez Milady !
Les multiples héroïnes d’urban fantasy de Milady n'ont qu'à bien se tenir ; car voici qu’un mâle vient marcher sur leurs plates-bandes ! Vous  étiez nombreux à attendre la venue chez Bragelonne du sixième tome des Dossiers Dresden. L’attente arrive à son terme... mais nous déménageons le cycle de Jim Butcher chez Milady !
C’est respectivement en février, mars et avril 2010 que seront rééditées en poche les trois premières aventures d’Harry. (Ce système de sorties successives sera utilisé de plus en plus, comme on a pu vous le dire une ou deux fois.) Les tomes 4 et 5 suivront très rapidement, puis ce sera au tour du fameux inédit, Rites de sang.
Pour l’occasion, sachez qu’on reprendra les illustrations originales de la série, dues à Christian McGrath, qui a aussi réalisé les couvertures de la trilogie de Richard Morgan.  Vous pouvez avoir une idée de son travail en allant visiter son site officiel.
Sur ce, rendez-vous en février (qui, soit dit en passant, verra également la parution chez Bragelonne des Furies de Calderon, du même Butcher) !
 Enfin, Dresden est de retour en 2010. Et je suis également curieux de découvrir sa nouvelle série, les Furies de Calderon !

Frédéric Fontès

dimanche 13 décembre 2009

Chronique : Chicago Way de Michael Harvey (Fleuve Noir)



Voilà ce que j'en disais en 2009 lors de sa sortie :

Mon avis sur Polars Pourpres :
Comment noter un roman qui réalise un sans faute, du début à la fin ? Qui présente des personnages attachants, réalistes et d'une épaisseur rare ? Un premier roman, qui vous embarque de la première à la dernière page à un rythme parfait ? Qui ne fait jamais l'erreur d'en faire trop et qui nous offre un final parfaitement maitrisé ? D'accord, ce n'est pas un chef d'œuvre mais il mérite largement le 10. Ruez-vous sur ce livre le 12 Mars 2009 !
Michael Harvey est le créateur, l'auteur et le producteur exécutif d’une célèbre émission télévisée américaine Cold Case Files [à ne pas confondre avec la série TV de France 2]. Il vit à Chicago où il y est également propriétaire d’un bar. Il connait donc parfaitement le travail d’investigation sur les dossiers classés et sa ville sur le bout des doigts. Associés à une belle verve (belle adaptation de Leslie Boitelle), ces éléments permettent de proposer aux lecteurs un premier roman maitrisé de bout en bout.

"— Une Guiness.
Calé sur mon siège, je savoure le rituel. Le verre, bien frais, est coincé contre le cuivre. Le jet s’écoule proprement. Après avoir rempli ma pinte aux trois quarts, la fille la dépose sur une boite en bois au-dessus de la pompe et, le temps que le breuvage repose, elle vide un cendrier, prend commande d’un petit déjeuner irlandais et sert une Smithwick’s. Quelques instants plus tard, elle finit de remplir mon verre avec un trait de Guiness aussi doux et mousseux qu’une crème de jour."

La caractérisation des personnages laisse sous le charme des différents protagonistes, la mise en place de l’histoire est efficace, les chapitres se succèdent sans temps mort et l’intrigue évolue de manière logique et compréhensible, en seulement 278 pages.
"En toute logique, la flicaille de Chicago devrait m’attendre à ma porte. Au lieu de quoi, j’y trouve le journal dominical et une blonde du samedi soir. Pas forcément dans cet ordre-là.
Elle m’éparpille un sourire aux quatre coins du paillasson. J’avance d’un pas pour m’en imprégner au maximum. Elle n’a pas encore ouvert la bouche et je me dis qu’il vaut mieux en profiter… J’ai raison."
Différents ingrédients permettent de savourer ce cocktail, qui peut être interprété comme étant une très jolie déclaration d’amour d’un romancier à la ville dans laquelle il vit désormais. Difficile de ne pas évoquer Michael Connelly et son héros Harry Bosch qui navigue également dans les eaux sombres des dossiers classés.
"Dans un silence soudain pesant, je sens le poids des années se matérialiser entre nous. Il ne s’agit pas de l’intimité amoureuse insouciante, ni d’une simple amitié. Une relation pareille ne peut se nouer qu’entre enfants. Peut-être l’avez-vous déjà vécue une fois mais, plus souvent, plus vraisemblablement, ça n’arrive jamais."
Peut être qu’un des éléments clefs dans l’identification du lecteur au héros, Michael Kelly, se produit quand l’auteur l'utilise pour s’adresser directement à nous. Cela arrive une fois dans l’histoire, il nous prend à témoin et nous permet à l’évocation de ce simple fait de nous souvenir. Comment parvenir à faire comprendre à son lecteur la clef d’une relation à la fois simple et compliqué entre deux personnages ? En sollicitant le lecteur et en faisant appel à son expérience. Définitivement le type de passage qui va permettre de conquérir le lecteur et lui permettre d’avoir une confiance aveugle en ce personnage.
"Je croise les jambes. Elle m’imite en mieux."
Et cette bienveillance va donner une petite touche particulière au roman. Ce mélange de douceur et de mélancolie va accompagner le lecteur du début à la fin et lui donner une seule envie : se ruer l’année prochaine sur The Filth Floor, second roman de l’auteur avec Michael Kelly, qui sera lui aussi publié par les éditions du Fleuve Noir.



Frédéric Fontès


La Ville des Vents de Michael Harvey


La Ville des Vents (the Fifth Floor) est le nouveau roman de la série de Michael Harvey qu'il consacre au Détective Privé Michael Kelly, à paraitre le 11 Mars 2010 aux éditions du Fleuve Noir.

Editeur : Fleuve Noir
Traduction : Leslie Boitelle
Date de parution : 11/03/2010
Prix : 18,50 €


Dans ce deuxième roman, le Détective Privé Michael Kelly est engagé par une superbe femme pour ce qu'il pense n'être qu'une simple affaire de violences conjugales. Son mari, Johnny Wood, la bat régulièrement et sa fille supplie Kelly de tuer son beau-père. L'affaire se complique quand Kelly fait le lien entre Wood et une scène de crime. En creusant un peu plus, cela va l'amener à découvrir un scandale qui remonte au grand incendie de Chicago de 1871. Pour corser un peu plus les choses, Johnny Wood est un membre de la puissante équipe municipale ...   The Fifth Floor étant l'étage au City Hall, où se trouvent les bureaux du Maire.

Je m'étais véritablement régalé avec le premier opus, Chicago Way, une pépite du genre, vivement Mars !
Le site de l'éditeur :  http://www.fleuvenoir.fr
Frédéric Fontès

Ce soir je vais tuer l'assassin de mon fils de Jacques Expert (2)




Frédéric Fontès

Chronique : Les Ruines - Scott Smith (Michel Lafon)

 Deux couples d’étudiants s’aventurent au cœur du Yucatán à la recherche d’un touriste mystérieusement disparu sur un site archéologique maya. Munis d’une carte griffonnée sur un bout de papier et de quelques bouteilles de tequila, ces jeunes gens en quête d’émotions fortes délaissent les plages de Cancún et débarquent dans une jungle hostile. « N’y allez pas », les supplie un chauffeur de taxi ; « N’y allez pas », leur répète un jeune villageois ; « N’y allez pas », leur martèle un inquiétant cavalier. Bravant les avertissements de tous, ils progressent dans ces territoires inconnus. Au péril de leur vie…
  • Broché: 394 pages
  • Editeur : Michel Lafon (9 février 2007)
  • Langue : Français
  • ISBN-10: 2749906059
L'auteur ne trouve pas forcément le juste équilibre entre "action" et "psychologie des personnages", ce qui donne parfois de la longueur mais ce qui arrive aux personnages reste fascinant. On tourne les pages pour avoir des réponses que l'on n'aura pas forcément, ce qui est frustrant mais d'un autre côté, a-t-on besoin d'avoir réponse à tout pour se faire peur ?

On est donc partagé entre la frustration de ne pas connaitre le secret de ces ruines (le narrateur reste parmi le groupe, donc pas de point de vue du côté des mayas, pas de voyage dans le temps, etc) et le fait d'imaginer ce qui a bien pu se passer là-bas, au fil du temps.

Intéressante cette mise en parallèle de la communication, entre d'un côté, celle qui est impossible entre certains membres du groupe, puis entre le groupe et les locaux et de l'autre côté le groupe face à ce qui hante les ruines ... 



Ce que propose l'auteur avec cette "créature" est assez original : on sait déjà qu'à la base, certains "prédateurs" reproduisent des parfums, des formes et des couleurs pour attirer leurs futurs victimes. Le don d'imitation est une riche idée. Il y a quelques mois, sur le forum des CamHug, on parlait d'une vidéo montrant un oiseau fascinant : afin de nous montrer l'influence désastreuse de l'homme sur la nature, le réalisateur du documentaire filmait un oiseau capable de reproduire certains sons, afin d'épater sa compagne. Le soucis, c'est que plus l'homme se rapproche de l'oiseau, plus il pollue son environnement. Et donc l'oiseau se met à reproduire le bruit d'un téléphone portable, voir même le signal de fin de batterie de l'une des caméras qui le filme ... 

Donc l'idée de doter cette mystérieuse "créature" du don de reproduire des sons est fascinante, c'est une arme " de pointe" pour chasser ses victimes ...


Mon avis sur Polars Pourpres :
Malgré quelques longueurs qui auraient fait gagner un rythme supplémentaire au livre, on se retrouve piégé tant on est fasciné par ce qui arrive à ce groupe. Malgré les nombreuses questions sans réponses, le roman nous laisse le choix d'imaginer le "pourquoi du comment", et c'est tellement rare qu'un auteur nous accorde ce genre de liberté ! Scott Smith propose un nouveau type de prédateur qui fait froid dans le dos, tant on se demande comment on pourrait l'affronter et le mettre hors d'état de nuire ... 

J'ai eu l'occasion de me visionner le film. Bon casting, le film va vite. Ça manque tout de même d'un je ne sais quoi ... Il y a de bons apports, des changements pas forcément judicieux, comme un relatif happy ending. Mais c'est fun de se replonger dans l'ambiance du livre ! 

Frédéric Fontès

Robert-Houdin, Confidences d'un Prestidigitateur





L'art de la prestidigitation tire ses artifices de l'adresse des mains, des subtilités de l'esprit et de tous les faits merveilleux que produisent les sciences exactes. " Avec cette règle simple qui préfère l'illusion au trucage, Jean-Eugène Robert-Houdin (1805-1871) révolutionna le spectacle de la magie. Horloger comme son père et inventeur prolifique, il mit sa passion de la mécanique et sa fantaisie au service d'un art qu'il rénova de fond en comble : la prestidigitation. Il inspira des générations d'illusionnistes jusqu'à nos jours, parmi lesquels le fameux Harry Houdini, qui prit ce nom en hommage à son illustre devancier. Voici réunis les textes que Robert-Houdin consacra à la magie. Outre ses mémoires, on trouvera, expliqués et commentés, ses tours révélés, véritable méthode pour le magicien débutant ou confirmé : la référence absolue en matière de prestidigitation. 

 Cela fait déjà un certain temps que j'ai ce livre avec moi mais je vais commencer à "réviser" cette bible ...

Frédéric Fontès

vendredi 11 décembre 2009

Retour à Redemption de Patrick Graham : la Couverture

Je vous en parlais déjà ici : http://4decouv.blogspot.com/2009/10/retour-redemption-de-patrick-graham.html

Maintenant, je vous offre sur un plateau la superbe couverture du prochain roman de Patrick Graham, Retour à Redemption :



Frédéric Fontès

jeudi 10 décembre 2009

Chronique : Les Matins Courts de Marie de Prémonville (Anne Carrière)

Les Matins courts est le récit abrupt et troublant d'une singulière traversée du miroir : l'histoire d'une femme qui cherche dans l'épreuve à désarmer les mécanismes qu'elle avait patiemment élaborés pour se tenir à distance des autres et du monde. 


"Je devais à ses petits bricolages poétiques d’avoir gardé ma capacité d’émerveillement."
La vie d'Olivia est donc un immense puzzle, où chaque mouvement d'une de ses pièces l'entraine dans une chorégraphie de gestes et de rites, dans un ballet de sentiments. Pour chaque vide, une pièce, pour chaque pièce, un espace dédié... Un vide pour un manque ou un deuil. Une pièce, pour un proche, un ami ou un amant. Olivia construit sur ce qui manque et remplit les espaces pour donner vies aux sentiments. Tout comme son métier lui demande d'apporter de la matière pour réparer un livre, pour redonner une énergie nouvelle à des pages. C'est avec cette approche à la fois douce et amer que Marie de Prémonville va nous faire découvrir le charme fou de la relation qui va unir pendant un temps Olivia à Antoine, son compagnon tétraplégique.


" Et voilà que, tout à coup, je me fonds dans une chorégraphie calibrée pour moi où mon corps est à la fois le tremplin de celui d'Antoine et son extension."
 Les Matins Courts, c'est l'histoire des gestes quasi rituels qui rassurent. Une quête du mouvement opportun, de la symbiose presque parfaite. L'histoire de deux êtres qui vont former, le temps d'une relation passionné, un assemblage à la fois simple et compliqué de plusieurs pièces de puzzle. Deux entités qui, à l'occasion d'un geste du quotidien ou d'une caresse sensuelle, désirent ne former qu'un.
"L'intimité sensuelle, l'homme sans corps me rendant l'accès au mien, une pivoine sombre aux pétales brillants et froissés, la fusion amoureuse." 
Cette Olivia a tout les atouts d'une sportive de haut niveau. Elle vie sa douleur tout en avançant. Elle gère son plaisir tout en faisant très attention à l'espace qu'elle occupe. Elle contrôle ses mots, ses respirations, l'amplitude de ses gestes. Elle est à l'écoute des corps, dont le sien. On pourrait presque dire que tout cela n'est qu'une histoire de langage des signes. Le langage corporel qui exprime les pensées intérieurs. Tout est là. La place de chacun dans les vides de l'autre. 
" Il me faut puiser dans des ressources insoupçonnées de maitrise pour ne pas pousser un petit cri de bonheur en faisant éclater l'huitre sous la dent. Le beurre citronné l'enrobe comme de la mousseline, puis la soie fraîche et éphémère de la gelée, et de nouveau le citron, piquant, furtif."

La différence de ton entre les deux parties surprendra mais elle place le lecteur dans une attidute d'écoute et d'attention qui se confirme par la montée en puissance de l'intrigue dans cette seconde partie. Mais la conclusion laissera un peu sur la faim, tant on s'attendait à quelque chose de plus explosif. L'impression que les personnages vont se retrouver piégés laisse place à un certain étonnement quand on voit avec quel facilité Olivia met un terme à cette situation. Mais avec un peu de recul, on se dit que la vie n'est pas non plus un scénario de film américain et que des choses peuvent prendre fin de la manière la plus simple qui soit, sans effusion de sang ou de mots, juste en disant ce que l'on pense et en faisant ses valises.
"Je n’ai pas seulement perdu ma mère, j’ai perdu la seule personne au monde qui comprenait comment je fonctionnais et communiquais. Le silence qu’elle laisse derrière elle ne pourra pas être temporaire, et toutes les prévisions autour du deuil me rendent folle."
"Je revois son beau visage lisse, si jeune, illuminé par le rire, cette insouciance qui allait bientôt disparaître de sa vie, de la nôtre, et pourtant son rire resterait toujours le même, jusqu’à la fin, un rire de jeune fille libre qu’elle couvrait parfois de ses mains en coupe, non pas pour l’étouffer mais pour le protéger."
Les Matins courts évoquent le deuil de la perte d'une mère. Drame que partage Olivia et la romancière. L'amour pour cette mère brutalement disparue est le fil rouge de ce roman, certainement l'âme de ces Matins Courts. 
Difficile de rester insensible face au drame de la perte d'un être chère. Le fait d'évoquer noir sur blanc à de multiples reprises le trou béant laissé par l'absence de cette maman, réanime les souvenirs et lui permet d'accéder à cette forme d'éternité qu'offre ces pages imprimées, à chaque fois que le livre sera tenu en mains. Un peu comme dans la Fin des mystères de Scarlett Thomas où l'on découvre que le monde de l'imaginaire est un paradis en soit et que le fait de penser à un être disparu lui donne un nouveau « corps » dans ce monde.
« J'ai des moments de découragement, des accès de faiblesse, mais ne perds jamais espoir. »
 Un roman troublant et touchant, qui ne laissera personne indifférent. Un de mes coups de cœur de cette année 2009.  


Le site de l'éditeur : http://www.anne-carriere.fr

 
Frédéric Fontès





mardi 8 décembre 2009

TBC... Savage Dragon par Erik Larsen




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Citation:
Savage Dragon 1. Baptême du feu

Date de parution : 20/01/2010
Scénario : Erik LARSEN
Dessin : Erik LARSEN
Série : Savage Dragon
Traduction : Jérôme Wicky
Collection : CONTREBANDE
Éditions : Delcourt
320 pages, 27€50

RÉSUMÉ DE L'ÉPISODE
Chicago. Un génie du crime organisé appelé Overlord étend son emprise sur toute la ville. Les forces de police sont dépassées. C'est alors que le miracle survient. Retrouvée amnésique au milieu d'un champ en flammes, la créature providentielle est recueillie par le lieutenant Frank Darling, qui l'aide à trouver son identité et un sens à sa vie. Ils n'avaient aucune chance. Ils ont désormais le Dragon

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Le Savage Dragon sera de retour en France en Janvier 2010 ! Après une première tentative en 1996 avec les éditions Semic, c'est au tour des éditions Delcourt de redonner une chance à cette fantastique série ! Si vous êtes de Jack Kirby, vous aurez l'occasion d'avoir entre les mains une pépite que l'on doit à un de ses héritiers, Erik Larsen !

Le site de l'éditeur : www.editions-delcourt.fr

Frédéric Fontès

Horns de Joe Hill


Le prochain roman de Joe Hill sera disponible en anglais en Février 2010.
Horns (Cornes) racontera une histoire d'amour mâtinée d'horreur et de vengeance. Un jeune homme de 26 ans se réveille un matin avec une gueule de bois et avec des cornes qui lui poussent sur la tête. Alors que les cornes croissent au fil de la journée, l'homme se rend compte que la présence de celles-ci pourrait être liée au meurtre non résolu de sa petite amie.
Source du résumé : www.fantasy.fr

Frédéric Fontès

lundi 7 décembre 2009

Impact, de Douglas Preston

Le nouveau roman de Douglas Preston (en solo) sera publié en 2010 aux USA. Il s'agira de la suite des aventures en solo de Wyman Ford, après Credo (Blasphemy), ce dernier ayant fait sa première apparition dans T-Rex (Tyrannosaur Canyon).

When Wyman Ford is called in to investigate the mysterious exit hole of a meteorite that amazingly passed straight through the earth, what he finds defies all that we know about our universe. There is an ancient structure buried deep in Voltaire Crater on Deimos, one of Mars' moons. Sticking up from the structure is the unmistakable outline of a gun. It was built to monitor the solar system and destroy any intelligent life powerful enough to challenge it - but built by whom? A quick calculation of the orbit of Mars indicates that Deimos Crater will once again point at the earth in sixty hours. The final shot - the one that will destroy the earth - will come then. The end-game is at hand. Wyman Ford and a team of scientists must figure out how to destroy the alien doomsday weapon in the next sixty hours. Their only tools are what is already in orbit around Mars - the Orbiter, the Mars lander on the surface, and several smaller satellites orbiting the Red Planet. None of them carry anything remotely resembling a weapon. Sixty hours and counting.



 En 2011 aux éditions de l'Archipel ? On le saura bientôt.

Frédéric Fontès

l'Apocalypse selon Marie de Patrick Graham

C'est en Janvier 2010 que va paraitre l'édition en format poche du second roman de Patrick Graham, l'Apocalypse selon Marie :

 Voilà ce que j'en disais à l'époque de sa sortie aux éditions Anne Carrière :



L’Apocalypse selon Marie de Patrick Graham


‘Dans la lignée du Fléau de Stephen King …’

Les boniments des éditeurs auront rarement été aussi proches de la vérité. Gilles Haumont était déjà parvenu, dans certains passages de l'Origine du Mal, à nous donner l’impression de remettre les pieds dans un univers connu des fans de romans d’épouvante, celui du Fléau de Stephen King. Patrick Graham, avec l'Apocalypse selon Marie, nous prouve qu’il peut exister en littérature, une sorte d’univers cohérent, où des fenêtres s’ouvrent d’un monde à l’autre.

Tous les ingrédients sont là pour nous rappeler cette filiation : l’éternel combat des forces du bien contre les forces du mal, les incarnations de ces deux communautés qui bougent leurs soldats sur le grand échiquier de la Planète, les manipulations génétiques, l’Armée dépassée par les évènements, les éléments qui s’opposent, la vie mise en valeur par le grand Ravage qui est à l’œuvre, des sacrifices, de l’amour, de l’horreur, etc. Vous nappez tout cela d’une parfaite connaissance de l’univers du Maître, avec régulièrement quelques clins d’œil à son œuvre et la magie opère.



‘Dehors, il le sait, le Grand Ravage a commencé.’ P146.

Ce qui fait également le charme du livre de Patrick Graham, c’est son lyrisme. Durant toute son histoire, il va insister sur la force du souvenir, sur sa bonne et mauvaise influence. Il va mettre en valeur les pouvoirs de Marie, en nous décrivant au travers de différents personnages, l’art de la culture du souvenir et de sa transmission. On n’oublie pas un souvenir, notre cerveau le range et peut le remettre à disposition lorsqu’il est sollicité par un de nos cinq sens. Une odeur, un bruit, une texture, un goût, ou une forme. Une combinaison des cinq omniprésente dans le texte de Patrick Graham. La mémoire d’un souvenir, qui, tel les braises sur lesquels on souffle, réanime le feu des moments oubliés…

« Gordon ferme les yeux et inspire de toutes ses forces. Ça sent la terre, les pierres chaudes, les algues et le limon. […] Des rives boisées qui embaument l’anis et le pignon de pin, des champs qui sentent le blé et le maïs, des rives bordées d’autoroutes qui empestent le bitume et les vapeurs de gasoil. » P129.

« Ça sent la mousse, la résine et les cendres froides. L’aube aussi, cette odeur toute particulière qui accompagne chaque matin la mort des ténèbres. Une odeur sucrée faite de fleur qui s’ouvre, de pierre et de rosée. » P134

Si la mémoire a des tiroirs, le livre a ses chapitres. Alors le lecteur rebondit d’un souvenir à l’autre. Lui aussi est sollicité. Il n’a qu’une envie, c’est de tenter à son tour l’expérience, en respirant des grains de lavande séchés, les arômes d’un jardin fraichement arrosé par une ondée passagère, les copeaux de bois d’un atelier, le bulgomme d’un dessous de table, etc. Et des expériences du genre, l’auteur nous en offre plusieurs :

‘ […] elle a l’impression de redevenir une toute petite fille. Elle sent son esprit se remplir d’odeurs anciennes. Des odeurs de sucette à la menthe, de mercurochrome, de feuilles mortes et de cour d’école. ‘ P213.

‘ […] Marie avait senti son cœur se remplir de souvenirs simples et doux. Des souvenirs d’enfance. Des odeurs de craies et de tableaux noir. Des parfums de colle blanche, d’encre et de papier buvard. ‘ P421


C’est aussi une histoire très émouvante et il y a juste quelques lettres à changer pour qu'elle passe d'émouvante, à éprouvante (pour ses acteurs) et épouvante.
Émouvante par exemple quand Marie est aux côtés de son frère, pour cueillir son dernier souffle ou quand le grand père de Gordon lui donne des conseils pour la pêche :

« - Je ne veux pas que tu me laisses seule.
- Juste deux minutes. S’il te plait Marie, laisse-moi mourir juste deux minutes, ensuite je me réveillerai. » P102.


« Dis donc, Gordie, t’es beaucoup moins con que ton père, tu sais ça ? Il a fallu que je lui explique pendant des jours ce que toi, tu as compris en quelques secondes. Le cacao ? Sacré Gordie-boy ! Maintenant qu’on sait que tu as autre chose que du beurre de cacahuètes dans les méninges, il faut que tu me promettes de ne pas aller à l’école plus de deux jours par semaine. » P127.

Éprouvante et épouvante, quand l’auteur revient aux racines de l’épouvante, en installant une peur viscérale, qui ne va faire que grandir au fur et à mesure de l’histoire. On ne peut pas s’empêcher de penser alors à ces films qui nous auront marqué les années 70 et 80 comme par exemple La Grande Menace avec Lino Ventura et Richard Burton (un clique pour voir l'extrait), où ce dernier parvient à produire d’immense catastrophe rien que par la pensée, et le Prince des Ténèbres* de John Carpenter (un clique pour voir l'extrait), pour l’utilisation maléfiques des pouvoirs du vilain et l’invasion de SDF contrôlés à distance. On pense aussi à Malhorne de Jérôme Camut, pour le passage de relais de la mémoire d’une vie à l’autre, et aussi aux Eveillés, du même auteur co-écrit avec sa compagne Nathalie Hug, pour l’utilisation surnaturel des rêves et la notion de transmission d’un pouvoir ou d’une malédiction ancestrale.



Cela pourrait paraître risquer de jouer avec le mélange des genres mais les CamHug, Patrick Graham ou Franck Thilliez avec l’Anneau de Moebius, nous ont prouvé qu'il était possible de donner des « superpouvoirs » à leurs héros sans leur ôter une once d’humanité. Bien au contraire, c’est le fait de les confronter au surnaturel qui va à la fois mettre en avant ce qui fait leur force et leur fragilité.

Un autre point commun entre ces livres, outre le fait que leurs héros respectifs sont souvent martyrisés, c’est la manière dont les auteurs nous présente leur propre machine à voyager dans le temps. Le héros de Malhorne (via la réincarnation) et de l’Anneau (via des visions de l’avenir), les héros des Eveillés (via le rêve) et ceux de l’Apocalypse dans le temps (via des visions du passé et de l’avenir).



Pour conclure, l’Apocalypse selon Marie est surtout l’occasion pour l’auteur d'écrire un pan important dans l’histoire de son personnage fétiche, Marie Parks. En la confrontant à l’horrible vérité de son passé, il lui donne une dimension qu’elle n’avait pas atteinte dans l’Evangile selon Satan. On a vraiment l’impression d'assister à la véritable naissance du personnage, tant l’envergure qu’elle gagne dans cette histoire est immense.

Le reste du casting n’est pas en reste et c’est un véritable plaisir de voir s’animer tout ce petit monde au fil des pages. Patrick Graham réalise avec ce roman, un énorme bond en avant dans son art. Il nous signale avec l’Apocalypse selon Marie, qu’il fait partie actuellement des auteurs incontournables et qu’il faudra compter sur lui dans les années à venir.

* John Carpenter considère ce film comme la seconde partie de sa Trilogie de l'Apocalypse, la première étant the Thing, la dernière l'Antre de la Folie.

Frédéric Fontès