lundi 30 novembre 2009

Idées de Cadeaux ? Les Livres Interactifs !


les Crimes du Docteur Watson, de Duane Swierczynski.
Ce livre, mis en page et illustré en clin d’œil à l’époque victorienne, contient une nouvelle originale sous la forme d'une lettre de Dr John H. Watson. Des indices l’accompagnent : la Une d’un journal de 1889 ; une page de livre mystérieusement déchirée en plusieurs morceaux; un catalogue de médecines Victoriennes et d'objets érotiques pour le couple ; un télégramme, un rapport d'arrestation, une boîte d’allumettes vide...
Après avoir lu la lettre de Watson, et étudié les indices, il s’agit tenter de trouver une réponse à l’énigme. Quand le lecteur croit avoir identifié le coupable, il peut alors accéder à la partie finale du livre (cachetée) pour valider la solution !
C'est vraiment très amusant d'ouvrir les enveloppes et de chercher les indices. On se retrouve à faire de multiples aller-retour quand on crois avoir trouver un lien cohérent et pshiiiiiiiiiiiiiit, fausse alerte.
Alors je n'ai pas trouvé le nom du coupable mais je ne pense pas que ce soit le but. Et est-ce vraiment possible ? Quoiqu'il en soit, la découverte de la vérité pousse le lecteur à relire le livre sous un nouvel œil.
Ce n'est pas une révélation extra-ordinaire mais ça reste vraiment fun.

Meurtre au manoir Wayne, de Duane Swierczynski.
Saurez-vous résoudre l’énigme et élucider le crime ?
Aux yeux des habitants de Gotham City, le manoir des Wayne symbolise depuis toujours la réussite et la richesse des nantis. Mais, lorsqu’une équipe de terrassiers y découvre un cadavre enterré sous la pelouse, la vénérable demeure familiale est éclaboussée par le scandale.
Cherche-t-on à attribuer un crime odieux à Bruce Wayne, le célèbre play-boy milliardaire ? Pas vraiment. Car l’autopsie révèle que le meurtre remonte à une trentaine d’années ; aussi les soupçons se portent vite sur le père de Bruce, le docteur Thomas Wayne. Déchiré entre le désir de protéger l’honneur de sa famille et son sens de la justice, Batman réussira-t-il à résoudre cette vieille affaire ? Pour cela, il dispose de neuf indices mystérieux (inclus dans le livre sous forme de fac-similés). Parmi ceux-ci : Une invitation souillée de sang, le plan du manoir des Wayne, le journal de Gotham City, le rapport d’autopsie, des extraits d’un journal intime, une lettre, une photographie, etc. Le docteur Wayne, ce père tant aimé que le jeune Bruce a toujours juré de venger, n’était-il donc qu’un meurtrier ? Il vous appartient désormais d’examiner tous ces indices pour découvrir l’étonnante vérité.

L'héritier de Dracula de Sam Stall.
En 1897, Archibald Constable & Co publièrent Dracula, le roman de Bram Stoker, un des chefs-d'œuvre de la littérature fantastique. Mais, pour une raison inconnue qui fait encore gloser les spécialistes, l'éditeur, à la veille de l'impression, retira de cette œuvre le premier chapitre qui ne fut jamais publié. Or, voici qu'il réapparaît aujourd'hui, au cœur de cette troublante énigme interactive. "L'Héritier de Dracula" se déroule dix ans après les terrifiants événements narrés dans le roman originel. Jonathan et Mina Harker forment un couple heureux, et vivent à présent à Bixby, en Angleterre. Mais, au même moment, leur ami, le docteur John Seward, est sur la piste d'une série de meurtres qui lui semblent étrangement familiers. À l'occasion d'une crise de somnambulisme, une fillette de 14 ans s'enfuit du domicile familial et disparaît dans la nuit. Deux autres victimes, " mortes accidentellement ", sont découvertes vidées de leur sang, alors qu'on n'en retrouve pas la moindre trace sur les lieux du drame. Lorsque le docteur Seward fait part de ces étranges constatations à Abraham Van Helsing, le célèbre chasseur de vampires, tous les soupçons semblent accuser Jonathan Harker. En effet, Harker, invité par le comte, a séjourné plusieurs semaines au château de Dracula. N'aurait-il pas été infecté sans le savoir ? Et si, depuis dix ans, ce digne gentilhomme anglais, métamorphosé en Nosferatu, se dissimulait dans l'ombre ? À moins qu'une autre créature ne nargue la justice depuis tout ce temps ? Cette effrayante énigme repose sur huit indices dont les fac-similés sont inclus dans l'ouvrage. On y trouve notamment un journal d'époque, un certificat de décès, le carnet personnel de Renfied et le premier chapitre originel du Dracula de Bram Stoker. Si vous pensez avoir résolu ce mystère, vous pourrez ouvrir le dernier cahier (scellé par l'éditeur) et mesurer ainsi vos qualités de détective.

 Frédéric Fontès

Stan Getz + Joao Gilberto

Après avoir attrapé le virus Lalo Schifrin, c'est ce que j'écoute en boucle en ce moment :


Un Essentiel amazon.fr
Rien ne laissait prévoir que Stan Getz allait répandre la bossa nova en Amérique. Les rythmes latins ne l'intéressaient guère, le jazz cool lui allait comme un gant lorsque, en 1961, le guitariste Charlie Byrd lui fit découvrir une nouvelle musique brésilienne qui, découlant rythmiquement de la samba, avait également subi l'influence du jazz, très en vogue au Brésil dans les années cinquante. Les règles de la bossa nova étaient bien spécifiques. Les accords servaient tout autant le régulier balancement rythmique que le soutien harmonique d'une musique syncopée au lancinant pouvoir mélodique. Cette bossa nova dont l'étrange mélancolie s'accordait si bien au tendre lyrisme de son saxophone, Getz mit du temps à bien la comprendre. Il put néanmoins l'étudier en direct, au contact de ses créateurs rencontrés à New York. Après Jazz Samba Encore avec Luiz Bonfa, c'est avec Joao Gilberto et Antonio Carlos Jobim qu'il popularisa en 1963 "The Girl From Ipanema", "Desafinado", "Corcovado" et "So Danco Samba". Ce disque célèbre, authentiquement brésilien, fera le tour du monde. --Pierre de Chocqueuse


1. The Girl From Ipanema
2. Doralice
3. Para Machuchar Meu Coracao
4. Desafinado
5. Corcovado
6. Só Danço Samba
7. O Grande Amor
8. Vivo Sonhando
9. The Girl From Ipanema
10.Corcovado (Quiet Nights Of Quiet Stars)


Un nectar à écouter sans modération !




Frédéric Fontès

dimanche 29 novembre 2009

La Vitre Brisée de Jeffery Deaver

La Vitre Brisée sera le prochain roman de Jeffery Deaver a être publié par les éditions des 2 Terres en Novembre 2010.


In bestseller Deaver's entertaining eighth Lincoln Rhyme novel (after The Cold Moon), Rhyme, a forensic consultant for the NYPD, and his detective partner, Amelia Sachs, take on a psychotic mastermind who uses data mining—the business of the twenty-first century—not only to select and hunt down his victims but also to frame the crimes on complete innocents. Rhyme is reluctantly drawn into a case involving his estranged cousin, Arthur, who's been charged with first-degree murder. But when Rhyme and his crew look into the strange set of circumstances surrounding his cousin's alleged crime, they discover tangential connections to a company that specializes in collecting and analyzing consumer data. Further investigation leads them to some startlingly Orwellian revelations: Big Brother is watching your every move and could be a homicidal maniac. The topical subject matter makes the story line particularly compelling, while longtime fans will relish Deaver's intimate exploration of a tragedy from Rhyme's adolescence.

Il s'agira de la traduction de la huitième enquête de Lincoln Rhymes.

Plus d'informations bientôt. (Merci Tonton Tolédano).

Le site de l'éditeur : http://www.les-deux-terres.com

mercredi 25 novembre 2009

Catalogue Sonatine 2010



Les éditions Sonatine viennent de mettre en ligne leur catalogue 2010. Vous noterez l'absence d'un troisième roman de Roger Jon Ellory, qui reviendra début 2011.

Pour le calendrier des sorties 2010, voici ce qui nous attend :

Janvier :   
Viens plus près de Sara Gran

Février :
Les Lieux Sombres de Gillian Flynn

Mars :
22 novembre 1963 d' Adam Braver
La Compagnie des menteurs de Karen Maitland

Avril :
Origine de Diana Abu Jaber

Mai :
Par un matin d’automne de Robert Goddard

Juin :
Le Livre sans Nom, de ?

Aout :
Un employé modèle de Paul Cleave

Septembre :
Tijuana Straits de Kem Nunn

Octobre :
Verdict de Justin Peacock

Novembre :
Les Péchés de nos pères de Lewis Shiner

Frédéric Fontès

Les Péchés de nos pères de Lewis Shiner


Les Péchés de nos pères de Lewis Shiner

Traduit de l’anglais (États-Unis) par Fabrice Pointeau

Élu meilleur livre de l’année par le Los Angeles Times.

« Avec un talent hors du commun, Shiner nous transporte dans un monde de corruption, de décadence, finalement de rédemption. Ce roman, écrit d’une main de maître, est complètement indispensable. » James Ellroy

A la manière de Chinatown, une enquête passionnante dans l’Amérique des sixties

Lorsque Michael arrive à Durham, en Caroline du Nord, pour accompagner son père mourant, il ne connaît que très peu de choses de la ville. C’est pourtant le berceau de sa famille, ses parents y ont vécu jusqu’à ce qu’il vienne au monde, avant de s’installer au Texas. Et c’est là que Michael va faire une étrange découverte, relative à sa naissance. Ce n’est que l’un des nombreux secrets et non-dits familiaux, et tous semblent liés à la destruction, à la fin des années soixante, d’Hayti, le quartier noir de Durham. À l’époque, celle de la lutte pour les droits civiques, ce haut lieu de la culture afro-américaine, symbole de liberté dans une région confite dans ses vieilles valeurs conservatrices, a été endeuillé par un meurtre jamais élucidé. L’assassinat d’un homme, la mort d’un quartier, d’une culture, Michael n’aura d’autre choix que de faire toute la lumière sur ces événements afin de lever le voile sombre qui recouvre son identité. Il est loin de se douter qu’il va ainsi réveiller de vieux fantômes, initier de nouvelles tragédies et mettre sa vie en péril. C’est le début d’une course contre la montre, aux multiples retournements, à l’issue incertaine.

Lewis Shiner outrepasse ici les limites du thriller pour nous offrir une véritable fresque, construite autour d’un épisode honteux et bien réel de l’histoire des États-Unis. Comment l’histoire d’un pays influe sur celle des individus, comment les fils doivent affronter les péchés de leurs pères, tels sont quelques-uns des thèmes évoqués dans ce roman à l’intrigue palpitante, qui est aussi un chant d’amour à la culture noire et une évocation enflammée des luttes sociales des années soixante.

« Un roman terriblement humain et terriblement bouleversant. » George Pelecanos

Lewis Shiner est né en 1950. Il a été ouvrier dans le bâtiment, musicien de rock et informaticien avant de se consacrer à l’écriture.
 
Parution en Novembre 2010.

Source : www.sonatine-editions.fr


Frédéric Fontès

Verdict de Justin Peacock


Verdict de Justin Peacock

Traduit de l’anglais (États-Unis) par Fabrice Pointeau

Élu meilleur livre de l’année par le Washington Post et le Los Angeles Times

« Lorsqu’on se demandera quels ont été les meilleurs premiers romans de l’année, nul doute que Verdict figurera à la toute première place. C’est dans son genre un roman exceptionnel. Méfiez-vous tout de même, une fois que vous aurez ouvert ce livre, vous ne pourrez plus le refermer ! » The Washington Post

Après Le Maître du jeu de John Grisham, après Présumé innocent de Scott Turow, Verdict, le premier roman de la nouvelle star du thriller judiciaire.

Joel Deveraux est à l’orée d’une brillante carrière dans un cabinet réputé d’avocats d’affaires new-yorkais. Mais celle-ci est brisée net par une sinistre histoire de drogue, et Joel se retrouve du jour au lendemain avocat commis d’office dans de minables affaires de délinquance.
Vient enfin le jour où il est affecté à une affaire plus importante, aux côtés d’une autre avocate, Myra Goldstein. Lors d’un procès passionnant, aux rebondissements multiples, Joel va vite comprendre qu’en matière criminelle la culpabilité ou l’innocence d’un prévenu importe moins que la force de persuasion de son avocat. Et que le verdict dépend bien souvent de celui qui aura su raconter l’histoire la plus convaincante.

Servi par une écriture magnifique, Justin Peacock, salué par une critique unanime, se hisse d’emblée à la hauteur des grands maîtres du genre. Sa connaissance parfaite du milieu judiciaire américain et de ses dérives donne à cet ouvrage, fourmillant de détails sur les procédures et la vie quotidienne des avocats de son pays, un aspect brut et quasi documentaire qui le rend plus terrifiant encore.

« Peacock conjugue ici le meilleur du thriller judiciaire avec un réalisme digne de la série Sur écoute. On ne peut rêver mieux. » Entertainment Weekly

Diplômé de Columbia et de Yale, Justin Peacock est avocat. Il a plaidé de nombreux cas criminels, où la peine de mort était requise. Il vit à Brooklyn.


Publication en Octobre prochain.

Source : www.sonatine-editions.fr

Frédéric Fontès

Tijuana Straits de Kem Nunn


Tijuana Straits de Kem Nunn

Traduit de l’anglais (États-Unis) par Natalie Zimmerman

« Kem Nunn est le digne héritier de James M. Cain et de Raymond Chandler. Je ne pense pas qu’il puisse exister un autre écrivain avec le sens du mal autant chevillé au corps. » Jim Harrison

Dans la lignée de Cormac McCarthy, le chef d’œuvre de Kem Nunn

Tijuana Straits, frontière de la Californie et du Mexique. Repris de justice, Sam Fahey mène là une vie solitaire et recluse. Cet ex-surfer, en proie à de fréquents accès de panique, est bien décidé à ne plus se mêler des affaires humaines. Lorsqu’il recueille une jeune femme mexicaine, Magdalena, qu’on a essayé d’assassiner près de chez lui, son existence paisible et solitaire vole en éclats. Activiste en lutte contre les injustices économiques de la région, où les grands groupes étrangers n’hésitent pas à exploiter les travailleurs mexicains et à polluer sans vergogne l’air et les rivières, Magdalena entraîne Sam à la recherche de ceux qui veulent sa mort. Dans ce no-man’s-land qu’est la frontière, patrie désolée de la corruption, de l’immigration clandestine, des trafiquants de drogue, où toute apparence s’avère trompeuse, Sam devra aller au bout de lui-même pour, peut-être, trouver la rédemption.

Plus encore qu’un thriller mystérieux, complexe et plein d’humanité, Kem Nunn nous donne ici son grand roman américain. Il dresse un portrait édifiant et sans concession de la frontière et, plus largement, un tableau terrifiant des relations entre pays industrialisés et pays du Sud, dont les rapports sont toujours fondés sur le sang. On y retrouve le sens de la nature et la conscience écologique de ses précédents livres, magnifiés par une prose lyrique qui donne à ce récit une force exceptionnelle.

« Un romancier comme il en existe peu. Kem Nunn possède une énergie hors du commun. » Elmore Leonard

Kem Nunn est né en 1948 à Pomona, Californie. Après La Reine de Pomona (Gallimard, La Noire, 1993), Surf City (Gallimard, Série Noire, 1995) et Le Sabot du diable (Gallimard, La Noire, 2004), Tijuana Straits est son quatrième roman publié en France.


Publication en Septembre prochain.

Source : www.sonatine-editions.fr

Frédéric Fontès

Un employé modèle de Paul Cleave


Un employé modèle de Paul Cleave

Traduit de l’anglais (Nouvelle-Zélande) par Benjamin Legrand

« La plupart des gens reviennent de Nouvelle-Zélande en parlant des paysages stupéfiants. J’en suis revenu, moi, avec un seul nom à la bouche, Paul Cleave. Vous n’oublierez pas son livre de sitôt : de rebondissement en rebondissement, il vous emporte littéralement. » Mark Billingham

Un serial killer mène l’enquête

Christchurch, Nouvelle-Zélande. Joe Middleton contrôle les moindres aspects de son existence. Célibataire, aux petits soins pour sa mère, il travaille comme homme de ménage au département de police. Ce qui lui permet d’être au fait des enquêtes criminelles de la ville. En particulier celle relative au Boucher de Christchurch, un sérial-killer sanguinaire accusé d’avoir tué ces dernières semaines sept femmes dans des conditions atroces. Même si les modes opératoires sont semblables, Joe sait qu’une de ces femmes n’a pas été tuée par le Boucher de Christchurch. Il en est même certain, pour la simple raison qu’il est le Boucher de Christchurch.
Contrarié par ce coup du sort, Joe décide de mener sa propre enquête, afin de punir lui-même le plagiaire. Et, pourquoi pas, de lui faire endosser la responsabilité des autres meurtres. Ayant accès à toutes les données de la police, il va d’abord se concentrer sur cette « septième victime » pour tenter de connaître le mobile du tueur. Il lui faudra ensuite savoir comment l’homme qu’il cherche a pu avoir connaissance de son mode opératoire dans les moindres détails, au point de leurrer les forces de l’ordre. Se mettre dans la peau du tueur, en quelque sorte : ça, il connaît !

Variation sublime sur le thème du tueur en série, ce roman d’une originalité confondante transfigure tous les clichés du genre et révèle un nouvel auteur, dont on a pas fini d’entendre parler.

« Vous ne savez pas ce qu’ʺaddictifʺ signifie ? Lisez Paul Cleave, et vous le saurez. » The Sunday Telegraph

Paul Cleave est né à Christchurch, Nouvelle Zélande, en 1974. Un employé modèle est son premier roman. Il a connu un succès international retentissant, se classant dès sa parution en tête des meilleures ventes en Allemagne, au Japon, en Nouvelle Zélande et en Australie.


Publication en Aout prochain. Dexter n'a qu'à bien se tenir ...

Source : www.sonatine-editions.fr

Frédéric Fontès

Par un matin d’automne de Robert Goddard


Par un matin d’automne de Robert Goddard

Traduit de l’anglais par Marie-Jo Demoulin-Astre

« Je suis tombé sur cet écrivain par le plus grand des hasards. J’ai lu Par un matin d’automne, et j’ai tout de suite enchaîné sept autres livres du même auteur. Les romans qui vous tiennent éveillé jusqu’au petit jour sont denrée rare. Il me reste quelques Robert Goddard à lire, je vais essayer, si j’y arrive, de prendre mon temps, le plaisir qu’on y trouve est trop jubilatoire pour être gaspillé d’un seul coup. On est emporté par les rebondissements. Dans un style parfait Goddard vous manipule d’une main de maître. » Stephen King

Entre Un long dimanche de fiançailles et Les Âmes grises, un thriller passionnant dans la tourmente de la Première Guerre mondiale

Fin des années 1990. Leonora Galloway entreprend un voyage en France avec sa fille Penelope. Toutes deux ont décidé de se rendre à Thiepval, près d’Amiens, au mémorial franco-britannique des soldats décédés durant la bataille de la Somme. Le père de Leonora est tombé au combat durant la Première Guerre mondiale, mais la date de sa mort gravée sur les murs du mémorial, le 30 avril 1916, pose problème. Leonora est en effet née près d’un an plus tard. Ce qu’on pourrait prendre pour un banal adultère de temps de guerre cache en fait une étrange histoire, faite de secrets de famille sur lesquels plane l’ombre d’un meurtre jamais résolu et où chaque mystère en dissimule un autre. Le lecteur est alors transporté en 1914 dans une grande demeure anglaise où va se jouer un drame dont les répercussions marqueront trois générations.

Dans ce livre envoûtant à l’épaisseur romanesque exceptionnelle, Robert Goddard allie le cadre et l’atmosphère des plus grands romans anglais, ceux d’Elizabeth George ou de Ruth Rendell, à un sens du suspense et de la réalité historique remarquables. Nous sommes très heureux de faire redécouvrir cet auteur d’une œuvre longtemps souterraine, qui vient d’être redécouverte en Angleterre et aux États-Unis, où elle connaît un succès sans précédent.

« L’un des meilleurs romans qu’on ait lu depuis très longtemps » The Washington Post

Robert Goddard vit dans les Cornouailles. Il publie un livre tous les ans depuis 1986.


Publication en Mai prochain.

Source : www.sonatine-editions.fr

Frédéric Fontès

22 novembre 1963 d' Adam Braver


22 novembre 1963 d' Adam Braver

Traduit de l’anglais (États-Unis) par Fabrice Pointeau

« Un livre à la fois complètement original et terriblement poignant. » The New York Times

« Un roman littéralement fascinant. » Washington Post

Le 22 novembre 1963, une date que le monde n’oubliera pas, celle de l’assassinat de John Fitzgerald Kennedy

« Nous sommes avec Jackie Kennedy lorsque, ce matin-là, elle choisit le tailleur qu’elle portera, un tailleur a priori sans grande importance, pour un jour a priori comme un autre, un tailleur qui, taché du sang de son mari, fera ensuite le tour du monde. Ce sens incroyable des détails, confronté au poids de l’histoire, en fait un livre saisissant. » Publisher’s weekly.

À la manière de Short Cuts de Robert Altman, Adam Braver met ici en scène quelques-uns des protagonistes de l’événement, premiers rôles et figurants, durant les heures qui précédèrent et suivirent le drame. Le livre s’ouvre avec le départ de Jackie Kennedy pour Dallas, il se referme quelques heures plus tard, lorsque la first lady, désormais veuve, rentre au milieu de la nuit à la Maison-Blanche. Autour de Jackie Kennedy, quelques personnages vont vivre eux aussi une journée très particulière : un tailleur, dont le nom et le film amateur feront par la suite le tour du monde, un médecin de l’hôpital Parkland, qui ne se doute pas en se levant qu’il va faire ce jour-là l’autopsie du corps du président, le personnel de la Maison-Blanche en charge des enfants du couple.
Entrelaçant la grande et les petites histoires qui, dans ce contexte, prennent un poids très particulier, Adam Braver nous fait littéralement entrer dans l’intimité des acteurs du drame. S’attachant à l’aspect humain, il nous permet de poser un regard complètement neuf et poignant sur cette affaire qui continue de marquer tous les esprits. Servi par une écriture magnifique de précision et par une construction ensorcelante, il nous livre un roman hypnotique.

Adam Braver est né en 1963 à Berkeley. 22 novembre 1963 est son premier livre traduit en français.


Parution en Mars prochain.

Source : www.sonatine-editions.fr

Frédéric Fontès

La Compagnie des menteurs de Karen Maitland


La Compagnie des menteurs de Karen Maitland

Traduit de l’anglais par Fabrice Pointeau

Élu meilleur livre de l’année par le New York Times.

« On ne sait pas ce qui nous captive le plus dans ce livre – son authenticité exceptionnelle, son style, ou bien son sens diabolique de l’intrigue et des coups de théâtre. Toujours est-il que, quelle que soit la page à laquelle vous l’ouvrez, vous ne pouvez pas faire autrement que de lire immédiatement celle qui suit » The Telegraph

Après Le Nom de la rose d’Umberto Eco,
après Le Cercle de la croix de Ian Pears,
La Compagnie des menteurs de Karen Maitland

1348. La peste s’abat sur l’Angleterre. Rites païens, sacrifices rituels et religieux : tous les moyens sont bons pour tenter de conjurer le sort. Dans le pays, en proie à la panique et à l’anarchie, un petit groupe de neuf parias réunis par le plus grand des hasards essaie de gagner le Nord, afin d’échapper à la contagion. Neuf laissés-pour-compte qui fuient la peste mais aussi un passé trouble.
Bientôt, l’un d’eux est retrouvé pendu, puis un autre noyé, un troisième démembré… Seraient-ils la proie d’un tueur plus impitoyable encore que l’épidémie ? Et si celui-ci se trouvait parmi eux ?
Toutes les apparences ne vont pas tarder à s’avérer trompeuses et, avec la mort qui rôde de toutes parts, les survivants devront faire preuve d’une incroyable sagacité, au milieu des secrets et des mensonges, pour trouver le mobile des meurtres et résoudre l’énigme avant qu’il ne soit trop tard.

Avec cette formidable évocation du Moyen Âge, d’un réalisme stupéfiant, saluée comme un événement majeur dans le monde entier, Karen Maitland nous offre un roman qui captive et ensorcelle le lecteur jusqu’à l’incroyable coup de théâtre final. Rarement authenticité historique et sens de l’intrigue auront été conjugués avec un tel talent. Indispensable !

Karen Maitland est née en 1956. Elle vit en Angleterre, dans le Norfolk. La Compagnie des menteurs est son premier roman publié en France.


Publication en Mars 2010.

Ce titre en français n'est pas sans me rappeler le titre en vo de La Comédie des Menteurs (In the Company of liars).

Source : www.sonatine-editions.fr

Frédéric Fontès

Le Livre sans Nom, de ?


Le Livre sans nom

Traduit de l’anglais par Diniz Ghalos
« Bourré de références pop, construit de telle sorte qu’on ne puisse pas arrêter de tourner les pages, ce livre a tout pour lui : de l’humour, de l’amour, de la vengeance, du sexe, de la violence et du bourbon. Anonyme, sers-nous-en un autre, et vite ! » Books Addicts

Vous désespériez de trouver un équivalent littéraire aux films de Quentin Tarantino, de John Carpenter, de Robert Rodriguez ? Lisez Le Livre sans nom. À vos risques et périls.

Santa Mondega, une ville d’Amérique du Sud oubliée du reste du monde, où sommeillent de terribles secrets…
Un mystérieux tueur en série, qui assassine ceux qui ont eu la malchance de lire un énigmatique ʺlivre sans nomʺ…
La seule victime encore vivante du tueur, qui, après cinq ans de coma, se réveille, amnésique…
Deux flics très spéciaux, un tueur à gages sosie d’Elvis Presley, des barons du crime, des moines férus d’arts martiaux, une pierre précieuse à la valeur inestimable, un massacre dans un monastère isolé, quelques clins d’œil à Seven et à The Ring… et voilà le thriller le plus rock’n’roll et le plus jubilatoire de l’année !

« Plus on avance dans le livre, et plus une angoisse nous étreint : y aura-t-il assez de survivants dans l’histoire pour qu’on aie le plaisir de lire une suite ? » The Booklist

Diffusé anonymement sur Internet en 2007, cet ouvrage aussi original que réjouissant est vite devenu culte. Il a ensuite été publié, d’abord en Angleterre puis aux États-Unis, où il connaît un succès fulgurant.


Publication en Juin prochain.

Source : www.sonatine-editions.fr


Frédéric Fontès 

Viens plus près de Sara Gran


Viens plus près de Sara Gran

Traduit de l’anglais (États-Unis) par Françoise Smith

« Intime. Effrayant. Magnifique. Viens plus près est le meilleur roman que j’aie lu depuis longtemps. » Bret Easton Ellis

Et si soudain vos désirs les plus secrets se réalisaient ?

Amanda a tout pour être heureuse : un mari qu’elle aime, un métier – architecte – qui la comble. Une vie parfaite. En apparence. Jusqu’au jour où, dans un état second, elle se met peu à peu à réaliser ses désirs les plus fous, à donner libre cours à toutes ses pulsions. Est-elle »possédée » ? Cherche-t-elle inconsciemment une libération totale, absolue ? Jusqu’où ira cette descente aux enfers, qui peut parfois prendre des allures de paradis ?

« J’ai lu Viens plus près dans un train, en pleine tempête de neige, une nuit glacée de décembre. C’était l’atmosphère parfaite pour cette histoire sombre d’amour et de folie. Sara Gran écrit une prose au scalpel, inventant le style parfait pour créer une nouvelle forme de thriller psychologique. Des semaines après avoir refermé ce livre que j’ai adoré, il continue à me hanter. » George Pelecanos

« J’ai ouvert le livre à 7 heures. A 7 heures 10, j’étais enfermé dans cette chambre d’isolement glacée qu’est la prose de Sara Gran. Et il était trop tard pour m’en échapper. » The Daily Telegraph

A propos de Dope : « …nous nous sommes pris une claque. » Héléna Villovitch, Elle

Sara Gran est née à Brooklyn en 1971. Après Dope (Sonatine, 2008), Viens plus près est son deuxième roman publié en France. Les droits d’adaptation cinématographique de ce livre ont été achetés par Miramax.

Parution en Janvier prochain.

Source : www.sonatine-editions.fr

Frédéric Fontès

Origine de Diana Abu Jaber


Origine de Diane Abu-Jaber

Traduit de l’anglais (États-Unis) par Édith Ochs

« Un thriller totalement novateur. » Chuck Palahniuk

« Diana Abu Jaber nous offre un roman proprement magnétique fait d’enfances déchirées, de secrets toxiques, d’amours bafouées et de lutte pour rétablir à tout prix son identité. Aucun doute : les lecteurs qui aiment les thrillers à la fois littéraires et intelligents vont adorer Origine. » Booklist

Un thriller différent, hypnotique, magistral

Syracuse, État de New York. L’hiver est terrible, la ville est sous la neige, battue par des vents glacés. Lena, experte en empreintes digitales, travaille à l’unité scientifique de la police. C’est une jeune femme renfermée, à l’équilibre fragile qui, en dépit de compétences exceptionnelles, préfère rester dans l’ombre et se consacrer au cas de violences faites aux enfants, conséquence peut-être d’un passé tourmenté. Orpheline trouvée dans d’étranges circonstances à l’âge de 2 ans. Lena ignore en effet tout de ses origines.
Son parcours croise un jour celui d’Erin Cogan, dont le bébé vient de décéder. Les médecins ont diagnostiqué une mort subite du nourrisson, la mère ne les croit pas. On a tué son fils, elle en est sûre. Bien vite, le doute s’insinue aussi dans l’esprit de Lena, qui découvre un nombre anormal de cas similaires dans la région. Y aurait-il vraiment un sérial-killer qui s’attaque aux bébés ? Plus étrange encore, Lena sent confusément que l’énigme de ses origines est liée à Erin et aux meurtres des enfants. Parviendra-t-elle à reconstituer son histoire et à percer le sombre secret de ses origines ?

Diana Abu Jaber nous livre avec ce thriller, qui transcende les limites du genre, un chef-d’œuvre d’écriture et d’intrigue à l’intensité quasi hallucinatoire. Elle nous offre également une exploration fascinante et pleine de compassion de thèmes aussi universels que la maternité, le deuil, l’identité et la mémoire.

Après une enfance passée entre les États-Unis et la Jordanie, Diana Abu Jaber, née en 1960, est aujourd’hui professeur à l’université de Portland. Origine est son premier roman publié en France.

Parution en Avril prochain.

Source : www.sonatine-editions.fr


Frédéric Fontès

Les Lieux Sombres de Gillian Flynn


Les lieux sombres

 de Gillian Flynn

Traduit de l’anglais (États-Unis) par Héloïse Esquié

« Je n’ai pas lu un thriller aussi pénétrant depuis des années. Ce n’est pas un de ces livres avec lequel on passe une heure dans la journée et qu’on oublie le soir, non, son effet dure longtemps – au moment d’éteindre les lumières, il est là, dans votre tête, comme un serpent dans une cave, obsédant et effrayant. » Stephen King
Après Un sur deux de Steve Mosby, Seul le silence de R. J. Ellory, Au-delà du mal de Shane Stevens, le nouveau thriller Sonatine, un roman d’une intensité exceptionnelle
Début des années 1980. Libby Day a sept ans lorsque sa mère et ses deux sœurs sont assassinées dans leur ferme familiale. Rescapée par miracle, la petite fille désigne le meurtrier à la police, son frère Ben, âgé de 15 ans. Ce fait divers émeut tout le pays, et la jeune Libby devient un symbole de l’innocence bafouée.
Vingt-cinq ans plus tard, alors que son frère est toujours derrière les barreaux, Libby, qui ne s’est jamais remise du drame, souffre de dépression chronique. Encouragée par une association d’un type très particulier, elle accepte pour la première fois de revisiter les lieux sombres de son passé. C’est là, dans un Middle West désolé, dévasté par la crise économique et sociale, qu’une vérité inimaginable commence à émerger. Et Libby n’aura pas d’autre choix pour se reconstruire, et peut-être enfin recommencer à vivre, que de faire toute la lumière sur l’affaire, quelles qu’en soient les conséquences.
Bien loin des clichés et du manichéisme qui encombrent la plupart des thrillers contemporains, Gillian Flynn nous offre ici une intrigue d’une densité rare, des personnages complexes, tragiques, terriblement humains. Considérée dès son premier roman, Sur ma peau, comme l’une des voix les plus originales du thriller contemporain, elle confirme avec ce livre, où l’on retrouve son style intense et viscéral, son immense talent.
Gillian Flynn est née à Kansas City. Après Sur ma peau (Calmann-Lévy, 2007), Les Lieux sombres est son deuxième roman.

Source : www.sonatine-editions.fr

Frédéric Fontès

mardi 24 novembre 2009

La Guerre des Vanités de Marin Ledun



Tournon, dix milles habitants, petite ville de la vallée du Rhône recroquevillée sur elle-même et balayée par le souffle glacial du Mistral. Immobile, presque éteinte. Jusqu’à ce qu’une série de suicides d’adolescents vienne perturber le fragile équilibre de la cité et libérer les vieux démons qui y sommeillent.
Le lieutenant Alexandre Korvine est dépêché sur place pour enquêter. Plus habitué à traquer les dealers et à pratiquer des autopsies qu’à fouiller les placards et feuilleter les albums de famille, il entame rapidement une descente aux enfers. Trois jours de chasse à l’homme qui voient la ville mourir à petit feu et entraîner ses enfants dans un processus autodestructeur. Trois jours de chaos au cours desquels Korvine, usé, hanté par son propre passé et au bord de l’explosion, se transforme en missionnaire pour tenter de percer le secret qui ronge les parents des suicidés.
Un secret en forme de nature morte, composé de portraits en trompe-l’œil. Mensonges par omission, suspects commis d’office, vidéos compromettantes et étranges résultats d’analyses médicales. Une guerre que Korvine doit mener seul sans jamais céder un pouce de terrain, quitte à se transformer en bombe humaine au service de la vérité. Là où précisément tout se complique…

Le nouveau roman de Marin Ledun va paraitre le 11 mars prochain !

Source : Polars Pourpres

Frédéric Fontès

Gone de Mo Hayder


Pascal Grosjean a écrit :

Jack Caffery nous reviendra en 2010 en Angleterre avec Gone...


It's November in the West Country, and evening is closing in as murder detective Jack Caffery arrives to interview the victim of a car-jacking. He's dealt with routine car-thefts before, but this one is different. This car was taken by force. And on the back seat was a passenger. An eleven-year-old girl. Who is still missing. Sergeant Flea Marley is head of the Police Underwater Search Unit and has a theory about the car-jacker. He's done it before, she says to Caffery. Don't underestimate him because he's far more dangerous than everyone thinks. Before long the jacker starts to communicate with the police: 'It's started', he tells them. 'And it ain't going to stop just sudden, is it'? And Caffery knows that he's going to do it again. Soon the jacker will choose another car with another child on the back seat. Caffery's a good and instinctive cop; the best in the business, some say. But this time he knows something's badly wrong. Because the jacker seems to be ahead of the police - every step of the way...





Le 05ème opus de la série des enquêtes de Jack Caffery paraitra en 2010 aux UK. Bientôt aux Presses de la Cité !


Frédéric Fontès

lundi 23 novembre 2009

Level 26 Dark Origins, Anthony Zuiker & Duane Swierczynski

 À paraitre à la mi-janvier aux éditions Michel Lafon.

Voilà un roman dont il va être très intéressant de découvrir l'évolution ...



Unlock a new level of fear

It is well known among law enforcement personnel that murderers can be categorized on a scale of twenty- five levels of evil, from the naive opportunists starting out at Level 1 to the organized, premeditated torture- murderers who inhabit Level 25.

What almost no one knows—except for the elite unnamed investigations group assigned to hunt down the world’s most dangerous killers, a group of men and women accounted for in no official ledger, headed by the brilliant but reluctant operative Steve Dark—is that a new category of killer is in the process of being defined.

Only one man belongs to this group.

His targets: Anyone
His methods:Unlimited
His alias: Sqweegel
His classification: Level 26




Le créateur de la série télévisée « Les experts » lancera dès la semaine prochaine un roman policier qui nécessite de se connecter toutes les vingt minutes à Internet.

Anthony Zuiker, créateur de la série télévisée américaine «Les experts» lancera la semaine prochaine le premier «roman numérique» aux Etats-Unis. Baptisé Level 26, ce roman policier sera accompagné par un site internet et des vidéos.

Toutes les 20 minutes, les lecteurs devront se connecter, via un code spécial, à un site web pour y visionner un film de trois minutes, baptisé «cyber-passerelle», qui donnera un nouvel éclairage sur l’histoire. Le livre pourra néanmoins être lu sans s’en référer à ces «cyber-passerelles».

Tout en étant certain que le roman numérique ne pourra pas remplacer l’édition traditionnelle, Anthony Zuiker estime que «l’avenir en termes de divertissement devra être la convergence des différents médias», notamment parce que la capacité d’attention des gens est de plus en plus réduite.



Citation:
Dear Reader,

Welcome to the Dark side.

The first television script I ever wrote was CSI. Almost overnight, the CSI franchise surpassed my wildest dreams and became a cultural phenomenon. And now, I am extremely pleased to announce my next project, Level 26: Dark Origins. Level 26 takes the best features of books, film, and interactive digital technologies and rolls them all into a unique storytelling experience we’re calling the world’s first “Digi-Novel™.”

Level 26: Dark Origins features Steve Dark, the ultimate crime scene tactician on the tail of a killer so brutal law enforcement has invented a new classification of evil to account for him. Dark Origins can be read on the beach or on an airplane without any digital access . . . but where the traditional story ends, a deeper level of immersion is available at www.level26.com, exclusively to readers of the book. About every twenty pages, you will have the option of logging in to experience a digital cyber-bridge—a three-minute motion picture scene with A-list actors you might’ve seen in blockbuster films and award winning TV shows. Before your eyes, the characters will spring to life, crime scene details will explode off the screen, and the Web site might even ask for a phone number—where the killer can reach you directly. You might call it CSI with an edge.

Level 26 is not just something you read. It’s an experience. Read, watch, log in. Enjoy!

Anthony E. Zuiker



Source : Livre Hebdo
Le site officiel : www.level26.com

vendredi 20 novembre 2009

Yegg : Autoportrait d'un honorable hors-la-loi de Jack Black

 
Le texte a paru tout d'abord en feuilleton sous le titre de Breaking the Shackles. Jack Black y narre son existence avec une ironie caustique mais sans jamais se départir de générosité et de compassion pour les exclus du système. You Can't Win s'inscrit dans la tradition du récit d'aventures de l'Ouest américain et de ces personnages qui ne tiennent pas en place, se jouent des frontières entre les États et pour qui aucune ville n'est trop éloignée. Nous le suivons à travers les États-Unis dans les trains de marchandises, dans les pensions, les fumeries d'opium, les tribunaux, les geôles de campagne et les pénitenciers. Il nous fait rencontrer un peuple d'Américains dont les livres d histoire ne disent rien, un peuple volontairement souterrain, avec ses codes, ses règles et ses héros. Devenu un livre culte aux États-Unis, ayant servi de matrice au Junky de William Burroughs et annonçant Sur la route de Kerouac, You Can't Win demeure une leçon de vie et un plaidoyer pour une existence affranchie de toute convention.

Francis Mizio vient de me recommander la lecture de cette auto-biographie avec tant de ferveur que je l'ai acheté. En lisant la quatrième de couverture, je ne peux m'empêcher de penser à Papillon d'Henri Charrière, du coup, ça me donne très envie de mettre mon nez dedans ...

Traduit par Jeanne Toulouse

Frédéric Fontès

Librairie : Terminus Polar




Un blog sur les livres, c'est aussi un endroit où l'on peut évoquer les coins sympa où l'on trouve des livres, des conseils et des sourires. Aujourd'hui, je vais vous parler de :

TERMINUS POLAR
1 RUE ABEL RABAUD PARIS 11e METRO GONCOURT OUVERT DU MARDI AU SAMEDI DE 10H A 20H

Une fois par mois, vous aurez l'occasion de retrouver des auteurs du genre pour une Apéro-dédicace. Hier par exemple, c'était l'occasion de rencontrer et de discuter avec Lalie Walker, Caroline Sers et Romain Slocombe, pour la sortie des trois premiers romans de la collection Noir 7.5 des éditions Parigramme. Ambiance conviviale et chaleureuse garantie.




Caroline Sers, Lalie Walker, Caroline Masson  et Romain Slocombe.(Merci à Francis Mizio pour ces trois dernières photos)

Et le 03 Décembre prochain, ce sera au tour de Jean-Hugues Oppel et Sébastien Rutés.

http://terminuspolar.blogspot.com

Frédéric Fontès

Le Symbole Perdu de Dan Brown


Par l'auteur du Da Vinci Code
Traduit de l'anglais par Dominique Defert et Alexandre Boldrini 


Après les secrets du Vatican et de la pyramide du Louvre, Dan Brown nous dévoile la face cachée de Washington et les mystères du Capitole.
Robert Langdon, professeur en symbologie, est convoquée d'urgence par son ami Peter Solomon, philanthrope et maçon de haut grade, pour une conférence à donner le soir même. En rejoignant la rotonde du Capitole, il fait une macabre découverte.
Ce sera le premier indice d'une quête haletante, des sous-sols de la Bibliothèque du Congrès aux temples maçonniques, à la recherche du secret le mieux gardé de la franc-maçonnerie.

Une aventure où s'affrontent les traditions ésotériques et la formidable intelligence de Robert Langdon.
"Fascinant, captivant, ce roman fourmille de codes et de mystères, nous entraînant sur des chemins inexplorés." THE NEW YOR TIMES
"Un roman qui bouleverse notre vision d'un monde que nous pensions connaître." NEWSWEEK

Le site de l'éditeur :  http://www.editions-jclattes.fr/

 Je viens de recevoir mon exemplaire, je vais en commencer la lecture dès ce soir !

Frédéric Fontès

Les Romans de William Bayer

On vient vivement de me conseiller la lecture des romans de William Bayer. Et j'adore quand on met de l'enthousiasme quand on me conseille un livre. Donc, je vais certainement m'y mettre très prochainement. Je vais jeter mon dévolu sur ces deux romans :



Pam Barret est journaliste à la télévision. Mais on ne peut pas dire que sa carrière décolle. Jusqu'au jour où elle assiste à une scène proprement stupéfiante : en plein New York, une jeune patineuse est assommée et égorgée par un oiseau géant qui disparaît aussi vite qu'il est venu. Panique, stupeur, les témoins croient avoir rêvé, mais des touristes ont filmé l'attaque. Pam comprend qu'elle a une chance de faire la " une " en rapportant ces images insensées. Un ornithologue lui confirme bientôt que le " meurtrier " est un faucon pèlerin femelle, mais un spécimen anormalement grand, et jamais ce type d'oiseau ne fondrait sans raison sur un humain, encore moins pour le tuer. De plus, comment cet animal s'est-il perdu dans Manhattan ? Peut-être n'est-il pas perdu justement, et dans ce cas, l'affaire n'est plus du ressort des ornithologues mais de la police. Palpitant, envoûtant, ce thriller nous plonge dans le monde mystérieux de la fauconnerie. Une fois encore, Bayer fait preuve d'une maîtrise éblouissante. Paru à la série noire dans une version tronquée, ce livre a été intégralement retraduit.


Kay Farrow avait rencontré Kim dans tes milieux underground de San Francisco, où il se prostituait et où elle aimait promener son objectif. Elle, dont l'univers se conjugue en noir et blanc, avait été fascinée,.par le regard lumineux du jeune homme. Sa beauté l'avait séduite.. Elle était devenue son amie. Kim est mort, assassiné. Curieusement, l'enquête est classée par la police, mais Kay ne lâche pas prise. Louvoyant entre les souteneurs, les michetons et autres riches clients en mal de sensations fortes, elle multipliera les risques pour découvrir l'effrayante vérité et démêler l'écheveau d'un passé tissé des plus sombres passions humaines.


En ce qui concerne ce second roman que je cite, on m'en avait déjà parlé sur www.superpouvoir.com quand j'avais lancé un sujet sur Carter contre le Diable. Le trède avait été l'occasion de lister quelques thrillers ayant pour cadre la magie et la prestidigitation. On y avait donc évoqué le Prestige de Christopher Priest, Nevermore de William Hjortsberg, et l'Homme qui Disparait de Jeffery Deaver.

Frédéric Fontès

mercredi 18 novembre 2009

Prix Polar des Limbes Pourpres 2009 : la sélection finale !

Nico, des Rivières Pourpres :

Bonsoir à tous,

Un grand merci à tous ceux qui ont participé au vote lors de la présélection. Nous avons comptabilisé toutes les voix, et nous sommes heureux de vous présenter les 5 romans finalistes cette année.

Il s'agit de :


Arrow Lien vers le topic sur L'Anneau de Moebius


Arrow Lien vers le topic sur La Chambre mortuaire


Arrow Lien vers le topic sur Monster

 
Couverture « Un Pays à l'aube »

Un Pays à l'aube

The Given Day (VO)

Dennis Lehane (2008)

Noté en moyenne : 9/10, 9 vote(s)
Editions du livre


Arrow Lien vers le topic sur Un Pays à l'aube


Arrow Lien vers le topic sur Vendetta
 

lundi 16 novembre 2009

LE FLÉAU t.1 (Roberto Aguirre-Sacasa / Mike Perkins)


Citation:
Les éditions DELCOURT ont confirmé qu'ils vont publié l'édition française de la BD s'inspirant du Fléau (The Stand en VO) de Stephen King.

LE FLEAU 1, sortira donc le 20 janvier 2010.
3 albums sortiront par an, et la série totale comprendra 10 tomes.

Un nouvel opus de la Tour Sombre en préparation ?



 Lors d'une séance de dédicace donnée à l'occasion de la sortie de son dernier roman, Under the Dome, Stephen King l'auteur de la célèbre série la Tour Sombre, a annoncé qu'il planchait sur un nouveau tome.

The Wind Through The Keyhole (titre de travail) sera centré sur des personnages secondaires de la série et reviendra sur des évènements importants qui ont eu lieu entre Magie et Cristal et les Loups de la Calla, soit entre les tomes 4 et 5.

Source : http://www.horroryearbook.com/546985/stephen-kings-new-dark-tower-book-the-wind-through-the-keyhole

Merci à Marv de www.superpouvoir.com pour la super bonne nouvelle !

Frédéric Fontès

Echo, d'Ingrid Desjours

Echo, d'Ingrid Desjours

Soumis par Marco sur Polars Pourpres, plébiscité par des lecteurs dans la sélection du Prix des Limbes Pourpres 2009, je vais prochainement, comme Mag, jeter mon dévolu sur ce roman :


# Broché: 320 pages
# Editeur : Plon (26 février 2009)
# Langue : Français
# ISBN-10: 2259208886
Psychologue rompue aux meilleures techniques de profilage criminel, Garance Hermosa doit un jour enquêter sur le meurtre des frères Vaillant. Animateurs particulièrement cruels et redoutés d’une émission à succès, ceux qui ont fait trembler le PAF des années durant, ont été retrouvés horriblement mutilés dans leur appartement, selon un étrange rituel où domine une oppressante atmosphère de perversion sexuelle. En détaillant cette macabre mise en scène, Garance comprend rapidement que le meurtrier des frères Vaillant réunit des particularités extrêmement malsaines. Il s’agit d’un tueur sadique, machiavélique, proche des victimes, et qui sait se fondre parfaitement dans la masse.
Pour la jeune profiler à la vie chaotique et à la déontologie élastique, découvrir l’identité de l’assassin s’avère particulièrement délicat. De l’agent véreux à l’animateur parvenu, en passant par les nombreuses victimes de la méchanceté des deux frères, tous les suspects de l’enquête sont plus manipulateurs les uns que les autres. Pour lui éviter d’échouer dans une investigation riche en pièges et tentations, Garance est assistée du commandant Patrik Vivier. Policier sceptique mais charmé par les méthodes de sa consœur, il va découvrir, ainsi que le lecteur, les subtilités du profilage criminel.

L'auteur vu par l'éditeur
Née en 1976, Ingrid Desjours est psychologue spécialisée en psychocriminologie. Après quelques années de pratique en Belgique, notamment auprès de criminels sexuels (bilan psychologique et thérapie), elle décide d’exercer dans divers pays d'Europe, les fonctions de consultante en formation. Parisienne, elle propose avec Echo, un thriller psychologique novateur, angoissant et fascinant. 


Le site de l'éditeur : http://www.plon.fr/

Frédéric Fontès

Les Visages de Jesse Kellerman


  •  Traduction : Julie Sibony
  • Broché: 471 pages
  • Editeur : Sonatine (15 octobre 2009)
  • Langue : Français
  • ISBN-10: 2355840261
Lorsque Ethan Muller, propriétaire d'une galerie, met la main sur une série de dessins d'une qualité exceptionnelle, il sait qu'il va enfin pouvoir se faire un nom dans l'univers impitoyable des marchands d'art. Leur mystérieux auteur, Victor Crack, a disparu corps et âme, après avoir vécu reclus près de quarante ans à New York dans un appartement miteux. Dès que les dessins sont rendus publics, la critique est unanime : c'est le travail d'un génie. La mécanique se dérègle le jour où un flic à la retraite reconnaît sur certains portraits les visages d'enfants victimes, des années plus tôt, d'un mystérieux tueur en série. Ethan se lance alors dans une enquête qui va bien vite virer à l'obsession. C'est le début d'une spirale infernale à l'intensité dramatique et au coup de théâtre final dignes des plus grands thrillers. Bien loin des polars calibrés habituels, Jesse Kellerman, styliste hors pair, nous offre ici un roman d'une indéniable qualité littéraire qui, doublée d'une intrigue machiavélique, place d'emblée le livre au niveau des plus grandes réussites du genre, tels Mystic River, de Dennis Lehane, ou L'Analyste, de John Katzenbach.
Jesse Kellerman est né en 1978. Il est le fils des écrivains Jonathan et Faye Kellerman. Les Visages est son premier roman publié en France.

Le site de l'éditeur : http://www.sonatine-editions.fr/

Frédéric Fontès

Dark Places de Gillian Flynn

Dark Places est le nouveau roman de Gillian Flynn publié en Mai 2009 aux USA.
On se souvient tous de la claque qu'avait été Sur ma Peau en 2007 aux éditions Calmann-Lévy.
La traduction française de ce roman, les Lieux Sombres, sera publiée en Février 2010 aux éditions Sonatine.


Libby Day was just seven years old when her Satan-worshipping older brother massacred her entire family while she hid in a cupboard. Ever since then she has been drifting, surviving for over twenty years on the proceeds of the 'Libby Day fund'. But now people have moved on, the money is running out and Libby is desperate. When she is offered $500 to do a guest appearance at a club, she feels she has to accept. But this is no ordinary club - the Kill Club is a group of true-crime obsessives who share information on notorious murders and swap gruesome memorabilia. And what Libby doesn't know is that most of the members of the Kill Club think her brother Ben is innocent. Brilliantly interwoven into Libby's story are the events of Jan 2nd 1985, the day of the murders. Ben is a social misfit. His family is extremely poor, and his father Runner is violent, gambles and disappears for months on end. But Ben does have a girlfriend - a brooding heavy metal fan called Diondra and through her, Ben gets involved with a group of shady characters who use drugs and experiment in the dark arts. Then two traumatic events take Ben over the edge.In a brilliantly interweaved plot, Gillian Flynn keeps the reader balanced on a knife-edge, constantly reassessing what might have happened. Set against a deeply unsettling portrait of small town prejudices and intense poverty, her razor-sharp writing will keep the reader hooked right to the very last page. 

Plus d'informations bientôt !


Frédéric Fontès

dimanche 15 novembre 2009

Chronique : Noir Corbeau de Joel Rose (Anne Carrière)

Traduit de l’anglais par Marie de Prémonville.
Éditions Anne Carrière
Nombre de pages : 544
ISBN : 978-2-84337-464-7
Parution le 22 août 2007
Prix 23 €
Présentation de l'éditeur
1841, le meurtre sanglant de Mary Rogers traumatise la société new-yorkaise et inspire à Edgar Allan Poe une de ses nouvelles les plus célèbres. L’affaire ne sera jamais résolue. Les circonstances de la mort du poète restent elles aussi à ce jour mystérieuses. Ouvrez Noir Corbeau, le New York des gangs et des poètes vous y attend. Avec Jacob Hays, le directeur de la police, et Edgar Allan Poe pour guides, vous ne risquez pas de regretter le voyage. Vingt années de travail ont été nécessaires à Joel Rose pour enquêter sur ce fait divers sanglant, ses protagonistes célèbres et l’impact qu’il eut dans toutes les strates de la société. Un grand roman entremêlant littérature, énigme policière et peinture sociale. Dans Noir corbeau , Joel Rose a su capturer avec un panache époustouflant la sauvagerie et la vitalité du New York d’Edgar Allan Poe. Il offre un portrait plein de vie de la ville dans tout l’éclat et toute l’exubérance de sa jeunesse, et la peuple de personnages inoubliables et impertinents, le tout servi par un récit trépidant et divertissant. Un roman extraordinaire. Patrick McGrath, auteur de L’Asile, Spider et Port Mungo.



« Il y a peu de personnes, même parmi les penseurs les plus calmes, qui n’aient été quelquefois envahies par une vague mais saisissante demi-croyance au surnaturel, en face de certaines coïncidences d’un caractère en apparence si merveilleux que l’esprit se sentait incapable de les admettre comme pure coïncidences.»
le mystère de Marie Roget, E.A.P.
Pourquoi a-t-on vraiment un drôle de feeling à la lecture des livres qui se déroulent à cette époque ? Parce qu’une chose stimule notre perception. Le point commun qu'ont ce genre de thrillers historiques, est que nos sens sont stimulés par un vocabulaire, un phrasé, une utilisation d'un décor qui va nous aider à rentrer dans le livre. À ressentir la vie de cette époque, à rentrer donc plus facilement dans la peau du héros.
« La pipe toujours vissée entre les dents, il ne met pas longtemps à fermer les yeux et, bercé par le cuir confortable du fauteuil et par les inflexions douces et rassurantes de la voix de sa fille, il succombe une fois de plus au sommeil.»
le Vieux Hays dans Noir Corbeau.
Nous avons dans ces livres l'impression d'entendre le crépitement de la bougie sur la table ou de la bûche dans la cheminée. Le bruit du parquet qui gémit, la morsure du froid, les crevasses dans la rampe d'escalier en bois. Le bruissement des pages d'un vieux livre relié, l'odeur du tabac fraîchement roulé. Même les douleurs ou les courbatures du personnage, nous avons l'impression de les ressentir. C'était le cas pour l’Alieniste de Caleb Carr, un Oeil Bleu Pale de Louis Bayard, pour aussi Nevermore de William Hjortsberg ou Carter contre le Diable de Glen David Gold, cela été encore plus le cas avec Noir Corbeau de Joel Rose. Quant en plus, vous y ajoutez une bonne pincée de poésie, qui mêle romantisme et mélancolie, cela fait littéralement planer. C'est très difficile à exprimer en fait...
« Attention, le Vieux Hays est à tes trousses !»
les brigands, au sujet du Chef de la Police dans Noir Corbeau.
Cela fait 20 ans que Joel Rose travaille sur ce manuscrit. 20 ans qu’il peaufine un roman où il va pouvoir relier un à un les évènements qui se sont déroulés entre 1841, année de la découverte du corps de Mary Rogers et 1849, année de la mort d’Edgar Allan Poe. Pour cela, il parlera des guerres de Gangs de New York, du colonel Samuel Colt, de l'éditeur Harper, des Tombs, de l'évolution de la Police, etc.


les Tombs en 1850

Dès le chapitre 2, nous faisons la connaissance du Vieux Hays, Jacob pour son prénom, qui, à 69 ans, occupe depuis 1802 les fonctions de chef de la Police. (Comme dans un Œil Bleu Pâle, nous retrouvons cette figure paternaliste qui va « faire la leçon » au lecteur et tenter de comprendre les tourments qui tempêtent dans l’esprit de Poe.) Hays est veuf et vit avec sa fille Olga. C’est elle qui va l’initier à l’œuvre de Poe, en décortiquant par exemple la technique de l’auteur pour résoudre les enquêtes de son Chevalier Dupin (Double Assassinat dans la rue Morgue), la ratiocination. Dupin qui n’est pas sans rappeler Hays en personne, de l’aveu même d’Olga. La ratiocination, c’est je cite « l’acte de déduire des conséquences à partir d’hypothèses. »


The Ladies Companion; A Monthly Magazine :
Première apparition de The Landscape Garden par Edgar Allan Poe

Alors pourquoi l’œuvre de Poe prend de l’importance dans l’enquête du Vieux Hays ? Parce que Poe va se charger de raconter sa version des faits en transposant le meurtre de Mary Rogers, de New York à Paris, dans une histoire en trois parties qui paraîtra à la même époque et dont la dernière partie promet de nommer le coupable … Olga ne sera donc pas de trop pour aider son père à déterminer si Poe n’est qu’un simple narrateur des faits ayant menés à la mort de Mary où si il est un des acteurs de sa disparition.


Outre le fait de nous plonger dans le monde du Gotham (surnom du New York du 19ème, donné par Washington Irving) de ce milieu du siècle, dans une période charnière, aussi bien politique que littéraire ou industriel, Rose nous plonge aussi au cœur de l’âme de Poe. En romançant les dernières années de sa vie, il nous conte les circonstances qui ont amené le poète à écrire les histoires qui sont désormais des références en matière d’énigmes policières. Un Poe qui œuvrait aussi pour que les droits d’auteurs soient respectés aussi bien sur le territoire national que dans le monde.

Une petite info que j’ai eu plaisir à découvrir, grâce aux notes de bas de page de Marie de Prémonville, c’est la signification du mot « cop » en anglais. C’est lié à la fameuse étoile en cuivre du shérif. Le cuivre se dit « copper » en anglais et le cop est resté pour donner le nom que l’on connait désormais.

Si l’on ne peut qu’être époustouflé par le travail de Joel Rose qui est parvenu à nous dépeindre les répercussions sociales d’un meurtre sur son environnement, de la vendeuse de mais ambulante au Maire de New York, il faut aussi féliciter le travail de la traductrice, qui a su donner une belle voix au narrateur, qui a traduit, de nouveau, les poèmes et les passages des histoires de Poe abordés dans le roman, et qui a, à chaque fois qu’elle l’a jugé nécessaire, ajouté une note pour, par exemple, nous aider à nous promener dans les quartiers de New York. Du travail d'orfèvre en fait.

Noir Corbeau n’a peut être pas eu l’exposition qu’il mérite face aux mastodontes qu’on été un Œil Bleu Pâle ou l’Interprétation des Meurtres. Parce qu’au minimum, il leur est égal en qualité. Et on peut facilement le placer en tête de ce tiercé. Ruez-vous donc sur ce livre passionnant qui ne vous laissera certainement pas insensible face à l’œuvre de Poe ou à la destinée du Vieux Hays.
Les trois dernières pages mettent un point final à l’histoire d’une manière aussi frustrante que passionnante. Vous ne pouvez terminer la lecture du livre qu’avec un immense sourire aux lèvres et une irrésistible envie de retourner dans cet univers là, le plus tôt possible !



Frédéric Fontès

Chronique : Modus Operandi de Marin Ledun (Au Diable Vauvert)

Un jeune garçon disparaît d’un collège de Grenoble, la police pense à une fugue. Mais quand deux jeunes filles du même établissement disparaissent à leur tour, peut-on encore y croire ?
Marginal opiniâtre et alcoolique invétéré, Eric Darrieux décide de mener son enquête parallèlement à l’enquête officielle confiée à l’un de ses collègues. Ses recherches, plus complexes qu’il ne l’imaginait, l’entraînent rapidement dans le quartier des Eaux Claires où il a passé son enfance.
Témoins fuyants, preuves confuses… alors qu’il cherche à comprendre à travers les brouillards de l’alcool et les démons de son propre passé, une mystérieuse voix laisse des messages d’appel à l’aide sur son répondeur.


Le site de l'éditeur : http://www.audiable.com
Le blog de Marin Ledun : http://www.pourpres.net/marin/


Mon avis sur Polars Pourpres : "Mon premier polar éthylique. Une fin qui demande à son lecteur quelques heures de dégrisement, tant il aura été étourdi, perturbé par les vapeurs d'alcools et les blessures de l'âme. Darrieux devient très vite attendrissant et l'on se surprend à avoir envie de le protéger. Bel ouvrage de Marin Ledun qui place son lecteur en position de rédempteur."

Quel frustration en terminant la lecture du livre, quand on découvre la vérité… C’est peut être le moment où l'on prend véritablement conscience du fait que nous nous sommes identifié à ce point au personnage. Son quotidien était le notre, rythmé par le bruit répété du verre vide qui claque sur le zinc.

Nous ne parlerons pas de descente aux enfers pour lui, vu qu'il y erre déjà, mais plutôt d'une ballade en eaux troubles. Il avance dans un monde qui évolue vite autours de lui.

C'est un bel exercice de style. Intéressant de voir comment l'auteur tisse son univers tout autours du personnage, comment il lui donne vie et comment il nous le révèle. On pense forcément aux univers de Shutter Island, de Therapie, ou d’Hématome : faux-semblants, personnages au lourd passé, qui cachent des secrets, jolie décors en sorte.

C’est aussi à cette occasion que l’on découvre, dans les histoires de Ledun, Lehanne, de Fitzek et de Mayeras, l’importance de ce qui va devenir un personnage à part entière : l’univers dans lequel le lecteur et les personnages vont évoluer. Un univers que l’auteur nous suggère et qu’il anime autours de son personnage principal. Ce qui lie lecteurs et héros dans une spirale infernale. Darrieux en découvre les limites et les contours, gorgées après gorgées.

On se surprendra à de multiples reprises à vouloir faire comme Catherine : sauver cet homme qui se noie petit à petit. Élan que l’on peut donc comparer à celui du lecteur qui va très vite avoir envie de protéger Eric. Peut être que c'est elle la véritable héroïne du livre ... (comme dans Marketing Viral, la femme à son importance dans l’histoire). C’est difficile à dire mais il semble que Marin Ledun arrive avec subtilité à laisser planer un parfum de femme dans cette histoire. Dans la sensibilité, la réflexion, les descriptions, il parvient à maintenir dans les parages de son héros, une sorte d’aura de douceur.

Catherine est à la fois une mère, une collègue, une maitresse, une infirmière qui pense les plaies. Elle écoute, elle réconforte, elle pardonne, elle insiste, elle accepte, elle affronte, elle est vivante. Elle est en quelque sorte l’ange gardien d’Eric. Elle est ce qui l’ancre dans la réalité, via un quelconque cordon (l’amour ?) qui va permettre à l’âme d’Eric de ne pas se désagréger dans l’éther.

En opposition avec ce dernier qui se tue à petit feu, qui se détruit de l’intérieur. Il attise un feu permanent qui brule en lui depuis de longues années. Il vit en permanence avec cette sensation de brulure qui lui mord les viscères et lui grignote le cerveau. Il est une sorte de mort-vivant qui a oublié pourquoi il s’agrippe toujours autant à la vie. C’est le survivant de son monde dévasté. Il ne veut plus « revivre » mais il s’empêche de mourir. Il s’invente un « devenir » mais à cesser d’être.

Catherine et Eric sont les deux faces d’une même pièce, le yin et le yang, l’un qui veut remplir et l’autre qui veut vider. L’un qui se blesse et l’autre qui le soigne. Vraiment l’impression qu’elle le porte en elle, qu’elle veut le protéger du monde extérieur dans une matrice et le rassurer au simple contact de sa peau.

C’est peut être ce qu’incarne la femme dans les romans de Marin Ledun : une conscience rédemptrice ou salvatrice ?

Frédéric Fontès